Dossier 137
Note moyenne
4,1
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674 critiques spectateurs

5
89 critiques
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375 critiques
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135 critiques
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42 critiques
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Wilfried G.
Wilfried G.

1 abonné 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2026
Film très réaliste et très sombre porté magistralement par Léa Drucker...
contrairement aux films américains, ce ne sont pas toujours les bons qui s'en sortent bien à la fin...
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

132 abonnés 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2026
Avec Dossier 137, Dominik Moll s’inscrit dans la lignée de son cinéma tendu et profondément ancré dans le réel. Après La Nuit du 12, il explore ici un nouveau terrain : celui de l’IGPN, la police des polices, à travers une enquête aussi sensible que troublante.

Au centre du récit, Léa Drucker incarne Stéphanie, enquêtrice rigoureuse confrontée à un dossier en apparence banal : une manifestation sous tension, un tir de LBD, un jeune homme blessé. Mais très vite, ce qui semblait n’être qu’une procédure administrative se fissure, laissant apparaître une réalité plus complexe, plus intime.

Dominik Moll excelle dans l’art de faire monter la tension sans jamais forcer le trait. Ici, pas d’effets spectaculaires, mais une progression lente, presque clinique, où chaque détail compte. Le film interroge avec finesse la notion de responsabilité, la difficulté de juger ses pairs, et les zones grises d’un système sous pression.

Léa Drucker livre une performance remarquable, tout en retenue. Son personnage, d’abord solide et méthodique, laisse peu à peu transparaître le doute, voire une implication personnelle inattendue. À ses côtés, Guslagie Malanda et Mathilde Roehrich complètent avec justesse un casting sobre et crédible.

La mise en scène, épurée, renforce le sentiment d’immersion. Les bureaux, les salles d’interrogatoire, les rapports… tout concourt à créer un univers réaliste, presque étouffant, où la vérité semble toujours partielle, fragmentée.

Avec Dossier 137, Dominik Moll signe un film à la fois politique et intime, qui évite les jugements simplistes pour mieux questionner notre rapport à l’institution, à la justice et à la vérité.
Arkab Prior
Arkab Prior

5 abonnés 165 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2026
J'ai aimé l'intelligence de ce film, qui montre le processus complexe d'enquête de l'IGPN, organisation chargée d'enquêter sur les bavures policières. Le parti-pris est pro gilets jaunes. Le garçon blessé... par qui ? est le gilet jaune dans sa candeur et son innocence originelles. Oui, mais s'est-il montré violent dans le feu de l’action ? Si non, pourquoi la police lui aurait-elle tiré dessus ? C'est bien compliqué de tirer le vrai du faux. Le jeune homme blessé est trop abîmé pour témoigner. Les différents potentiels témoins ne sont pas très bavards ou mentent. La famille attend justice et réparation. L'enquêtrice, Stéphanie, joue peut-être contre son camp, mais lequel est-ce ?
Le film aborde aussi la question du travail de la police et l'image de la police dans la société, à travers le point de vue des parents et du fils de Stéphanie.
Les acteurs sont justes et précis. Notamment Guslagie Malanda qui joue une femme de ménage d'un grand hôtel et Geneviève Mnich et Christian Sinniger qui jouent les parents de Stéphanie.
chantal krawczyk
chantal krawczyk

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2026
Film sur la réalité , qui malheureusement existe . FORT ET POIGNANT à regarder absolument , bien réalisé avec des acteurs super
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

147 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Passionnant de bout-en-bout, Dossier 137 est une plongée ultra-documentée dans les arcanes de l’IGPN, la police des polices. Parvenant l’exploit de rendre haletant des compilations de procès-verbaux et d’épluchages de caméras de vidéosurveillance, le film prend le parti d'évoquer un sujet hautement sensible, celui des violences policières lors du mouvement des Gilets jaunes de 2018-2019. Il se penche plus précisément sur l'affaire imaginaire d'une jeune victime d’un tir de LBD (lanceur de balles de défense) près des Champs-Elysées. Magistralement porté par une Léa Drucker au sommet de son art, Dossier 137 débute spoiler: comme une œuvre à la gloire de l'lGPN, avant de prendre du recul en pointant les limites de l'institution, et alors que l’héroïne va se muer en une justicière de plus en plus solitaire.
Si les conditions difficiles dans lesquelles elles exercent leur métier sont pointées, notons par ailleurs que les forces de l’ordre en prennent pour leur grade tandis que les Gilets jaunes sont un brin idéalisés – voire rendus involontairement exotiques – c’est l’une des limites d’un film qui verse parfois dans la caricature dans sa représentation des personnages non-Parisiens (provinciaux, banlieusards…).
pasmaldutout
pasmaldutout

58 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2026
Dossier 137, le dernier polar de Dominik Moll, cartonne en salles depuis sa sortie le 19 novembre 2025. Les critiques presse et spectateurs saluent unanimement la performance magistrale de Léa Drucker en enquêtrice de l'IGPN, ainsi que la mise en scène précise et immersive du réalisateur, qui évite le manichéisme sur un sujet sensible comme les bavures policières lors des Gilets jaunes.

J'ai bien aimé Dossier 137 pour son intensité procédurale et sa sobriété clinique, qui captivent sans verser dans le sensationnalisme. Léa Drucker y livre une prestation exceptionnelle, portée par un montage fluide et une réflexion nuancée sur les fractures sociétales. C'est un thriller politique qui marque par sa justesse, bien plus efficace qu'un café serré pour vous tenir éveillé.
Cocoro59
Cocoro59

5 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Magistrale interprétation de Léa Drucker qui mène le film de bout en bout.
Venant d'intégrer l'IGPN elle va tout faire pour prouver que des policiers de la BRI sont coupables d'avoir tiré volontairement sur un jeune manifestant lors de la manifestation des gilets jaunes de 2018, le laissant handicapé à vie.
On se trouve au sein des arcanes de la police et Léa Drucker est excellente dans ce rôle, déchirée entre sa conscience professionnelle et ses collègues.
Ricco92
Ricco92

297 abonnés 2 356 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2026
Malgré les dilemmes dramatiques qu’elle peut représenter, l’IGPN est une branche de la Police ayant rarement été au centre d’œuvres cinématographiques. C’est donc avec un grand intérêt que l’on peut se plonger dans Dossier 137 d’un Dominik Moll qui poursuit sa plongée dans le monde des Forces de l’Ordre après La Nuit du 12. À l’instar de son précédent opus, le cinéaste offre une œuvre formellement simple mais possédant une puissance indéniable renforcée par un sujet brulant. Le tout est porté par une interprétation extrêmement juste menée par une Léa Drucker exceptionnelle qui mériterait bien un second César pour ce rôle. Ainsi, cette plongée pessimiste et assez antisystème au sein d’une institution aussi contestée que rarement condamnée est une œuvre prenante de bout en bout qui allie sujet de société explosif et suspense dramatique prouvant que Dominik Moll reste un nom important du cinéma français.
Bab Font
Bab Font

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
Tout d'abord Léa Drucker est franchement remarquable dans ce rôle. Très bon film qui met en évidence à la fois la difficulté des "flics" face aux insultes, crachats, violences lors de quasiment toutes nos manifestations françaises où ça casse du flic de +en+ et l'autre côté la violence de ces mêmes flics qui non seulement craquent et deviennent tout aussi violents mais en plus mentent, se couvrent et sont couverts par la hiérarchie. La difficulté de faire la lumière sur d'inadmissibles dérives policières, le peu de sanctions et surtout l'aval des supérieurs et des politiques. Dommage que justement cet aspect politique n'ait pas été un peu plus approfondi.
Vendome
Vendome

6 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 février 2026
Le film est bien realisé mais il est extremement dommage que le realisateur ait choisi ce sujet si sensible en ce moment prenant la police en otage qui si elle n’est pas parfaite est quand meme la garante de notre sécurité, alors qu’il y a tant de sujets a traiter.
Maria Giudice
Maria Giudice

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2026
Histoire malheureusement vraie, faire toute la lumière sur ce genre de bavure n’est pas une mince affaire quand on voit la complexité de l’administration
alchimissste
alchimissste

14 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2026
Un nouveau film sur les violences policières, et un coup de projecteur lors du mouvement des gilets jaunes.
J'ai aimé :
- Léa Drucker, une prestation sobre et efficace, son jeu apporte beaucoup au film
- une enquête du point de vue de l'igpn
Je n'ai pas aimé :
Le rythme, un peu lent
J'ai eu l'impression de voir un film des années 90 de par la photographie, et le rythme, mais cela n'empêche pas que le sujet est intéressant, ma note 11/20
AZZZO

367 abonnés 1 026 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
Pour son nouveau film, le très engagé Dominik Moll s'est attaque au sujet des violences policières. De façon habile, suivre une inspectrice de l'IGPN lui permet de montrer les différents aspects du problème, le point de vue des victimes comme celui des policiers. Ne soyons pas naïfs pour autant, le film n'est pas neutre, et le réalisateur dénonce une violence intolérable mais malheureusement tolérée au sein de l'institution policière. Comme le dit Léa Drucker, parfaite dans le rôle : "Si on laisse agir les mauvais flics, ceux qui font bien leur boulot vont finir par partir".
Plus linéaire, plus didactique, le film n'a pas la subtilité de "La nuit du 12" mais il reste un moment de cinéma très intéressant.
Alolfer
Alolfer

193 abonnés 1 900 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2026
Le meilleur film français de l'année 2025 sans aucun doute. Dossier 137 maintient son public avec brio, plongeant dans la Police des polices durant la crise des gilets jaunes où une affaire mêle les conditions de cette période. Palpitant, angoissant, et terriblement réel avec une performance de Léa Drucker impuissante par les événements
Fiers R.
Fiers R.

215 abonnés 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2026
Après l’immense film policier « La Nuit du 12 », Dominik Moll nous assène une seconde claque avec un film d’investigation sur les violences policières. Le cinéaste avait été révélé en grande pompe il y a vingt-cinq ans avec « Harry, un ami qui vous veut du bien » puis « Lemming ». Il a ensuite connu une traversée du désert avec des œuvres généralement moins convaincantes durant une quinzaine d’années. Il s’agit là d’un retour en grâce avec ce coup double enchaîné. Mieux, ce « Dossier 137 » figure comme notre Palme d’or du cru 2025. On confirme donc que le palmarès rendu cette année nous apparaît en dépit du bon sens et que le jury ne devait pas avoir les yeux en face des trous. En effet, le film est reparti bredouille malgré l’engouement général et sa force de frappe politique et artistique.

Il manquera peut-être juste une chose à ce film. Un droit de réponse. On s’explique. Un peu comme « BAC Nord » prenait le point de vue de la police et « Les Misérables » celui des jeunes de cité il y a quelques années concernant les banlieues et leurs rapports avec la police, il faudrait qu’une œuvre future prenne le point de vue de cette dernière sur les violences des forces de l’ordre ainsi que les casseurs et dégradations durant la période des Gilets Jaunes. Pour équilibrer et pour que ce soit plus juste pour tout le monde car rien n’est jamais tout noir ou tout blanc. Malgré tout, « Dossier 137 » parvient à ne pas être trop manichéen et à apporter de la nuance. Même si dans le cas précis qui a inspiré le film, la police demeure inexcusable.

On part donc d’une enquête suite à un tir de LBD qui a entraîné de graves blessures pour un jeune homme venu manifester pacifiquement. « Dossier 137 » sera donc un film d’investigation tendu et fouillé pour retrouver les coupables et comprendre leur geste, mais surtout voir s’ils ont agi en dehors du cadre légal. Durant deux heures, on ne lâchera pas cette enquête passionnante au scénario méticuleux. Moll alterne les points de vue, fait interagir tous les intervenants et devient également et aussi bien un film témoin qu’un film pédagogique qui revient sur le fonctionnement de l’IGPN. Bien sûr, c’est également une oeuvre profondément politique puisqu’il nous présente un pays qui va mal, qui ne fonctionne plus et dont les institutions prennent l’eau. Le long-métrage a le bon goût de ne pas diaboliser la police et de montrer la complexité de ce genre d’affaires. Il explique mais n’excuse pas dans un équilibre fragile mais bien tenu.

En outre, la documentation derrière le film, que ce soit dans la manière dont est conduite l’enquête ou celle dont on traite ce genre d’affaires flirte avec la perfection. Jamais trop vague pour être taxée d’approximation et jamais trop complexe, didactique ou touffue pour ne pas confronter le spectateur à l’ennui ou l’incompréhension, laissant ainsi le spectateur dans cette zone de divertissement qui fait le plaisir de la salle de cinéma. Le récit est tendu, millimétré et toujours prenant. Et puis il a ce côté humain, presque humaniste, où chaque personnage peut être compris même dans ses actes les plus répréhensibles. Le réalisateur utilise toutes les techniques de mise en scène moderne et adaptées à son histoire avec une maîtrise confinant au génie.

Enfin il y a la prestation des acteurs au sein d’une distribution de seconds rôles parfaitement castés. Mais c’est bien évidemment la grande Léa Drucker qu’on ne cesse de redécouvrir depuis le tout aussi immense « Jusqu’à la garde », qui lui avait valu un César, qui livre une partition de très haut niveau. Il est d’ailleurs fort probable qu’elle soit nominée et qu’elle décroche une seconde fois la récompense cette année. Ici, de tous les plans, elle bouffe littéralement l’écran dans un rôle complexe qu’elle empoigne avec un naturel désarmant. De son attachement à un chat qui permet de l’humaniser intelligemment à sa ténacité sur l’affaire ou encore à sa perspicacité sur la police et ses violences, elle nous scotche. Et son monologue final sur l’affaire et les lourdeurs/errances administratives qui parle tout autant de nos sociétés et notre monde malade finit de parfaire ce très grand film d’utilité publique. On dit jamais deux sans trois! Le troisième uppercut de cinéma est attendu pour Monsieur Moll!

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