Passionnant, fin, équilibré, émouvant Léa Drucker exceptionnelle, scénario mesuré qui explore toute la complexité de la police des polices. Une justesse rare dans la représentation de tous les enjeux, un montage impeccable, les images d’archives et les reconstitutions se superposent et créent une véritable partition émotionelle Un vrai film politique. Un vrai film d’enquête. Un vrai film de société.
Braquer les projecteurs sur les manifestations insurrectionnelles de décembre 2018 à Paris est vraiment intéressant. Rien que pour cela c'est un film à voir. L'enquête est très bien faite, avec des parties un peu techniques mais aussi des bons rebondissements de cinéma. Léa Drucker est impeccable, comme toujours, en flic de l'IGPN chargée de retrouver les policiers qui ont gravement blessé un manifestant sans lui porter secours ensuite. On sent au départ une intention intéressante d'amener le spectateur à se défaire de tout biais afin de considérer une situation le plus objectivement possible : des manifestations d'une violence inédite et des policiers envoyés au casse-pipe sans préparation. Mais malheureusement on retombe en fait assez vite dans la critique anti flics, certes nuancée et même parfois paradoxalement dénoncée, mais elle est là, subtile et insidieuse. Parce que les policiers qui ont tiré sur le manifestant sont présentés comme des menteurs et leur hiérarchie les soutient. Parce que le manifestant blessé est un type bien, juste venu en famille pour défendre son travail. Pourquoi n'a-t-on pas mis au scénario un manifestant violent (pas forcément un casseur qui l'aurait "bien cherché" mais pas non plus un "babe in the wood") ? Pourquoi n'a t'on pas vu plus le point de vue du groupe de policiers incriminés, par exemple lorsqu'ils se préparaient à aller en première ligne le jour de la manifestation, de la même manière que l'on voit la famille de manifestants arriver à Paris en voiture ? Le plan final n'est vraiment pas subtil et nous ramène trivialement au gentil versus le méchant. On aurait aimé un film qui amène le spectateur à tendance "pro manifestants" à réfléchir à la situation compliquée de ces policiers, et le spectateur "pro policiers" à comprendre les erreurs des flics et pourquoi elles sont inacceptables. On aurait aimé un film qui laisse filtrer un début de rapprochement entre ces 2 mondes...
Enquête millimètrée avec une Léa Drucker excellente ! Selon notre sensibilité on vit ce film différemment ! les flics sont les méchants, tout n’est peut-être pas aussi manichéen, même si dans le cas présent il n’y a pas photo
Une nouvelle réussite de Dominik Moll, où la tension qui sous-tend cette enquête au temps des gilets jaunes ne retombe jamais. Porté par une Léa Drucker parfaite, le récit est à l'image de son personnage principal : implacable et déterminé. Certaines scènes sont proches du documentaire, renforçant ainsi l'inexorabilité du dénouement.
Malgré des réserves concernant Léa Drucker le film est vraiment très bien. Le réalisateur de La nuit du 12 conserve cette nuance qui caractérise ses films et qui nous permet de mieux apprécier les points de vus de chaque personnages, se gardant loin d’un un manichéisme lourd et biaisé. Le film réussi quand même à bien faire passer son message principal : les mauvais policiers sont beaucoup trop protégés par un système dont la justice fonctionne à 2 vitesses
Ce film est présenté comme une fiction... mais si comme moi, vous avez été GJ, vous ne voyez pas très bien où est la fiction. Je suis à la fois émerveillé par le réalisme, et terrorisé par la désespérance. Il ne manque pas grand chose au film pour être 5 étoiles : nous, citoyens, aurions certainement appréciés que le film ait l'audace de s'aventurer 5 minutes dans les coulisses de la politique, pour montrer qu'il n'y a pas de fatalité, que derrière l'absurdité de certaines situations, il y a des pressions, des lobbys, il y a des choix assumés et coupables, dictée par une peur tout autant assumée et coupable.
J’ai plutôt bien aimé le film, même s’il ne m’a pas totalement convaincue.
Il y a pas mal de clichés dans la manière d’aborder certains mécanismes policiers et institutionnels, et ça m’a parfois un peu sortie du film. On sent des schémas déjà vus, des situations un peu attendues, qui enlèvent parfois de la subtilité au propos.
Cela dit, le film reste solide, notamment grâce à son interprétation. Léa Drucker porte clairement le film : elle est juste, crédible, jamais dans la surenchère. Son personnage fonctionne parce qu’elle joue beaucoup dans la retenue, ce qui apporte une vraie épaisseur émotionnelle et évite le pathos.
Un film très intéressant, qui, bien qu’engagé, parvient à demeurer nuancé et à montrer toute la complexité du sujet des violences policières. Léa Drucker y est, comme toujours, excellente.
Excellent film avec une Léa Drucker impressionnante une mise en scène et un montage qui vous attrapent des les premières images et qui ne vous lâchent plus. Pas de manichéisme toutes les parties ont la parole dans cette enquête de l'IGPN. C'est passionnant !
Dossier 137 propose une réflexion exigeante sur la violence, la responsabilité individuelle et collective, et notre rapport au jugement. Porté par une mise en scène quasi documentaire et le regard précis de Léa Drucker, le film installe une forte impression de vérité avant de la fissurer dans une chute dérangeante. Il interroge notre besoin de récits clairs face à la complexité du réel, et pose une question centrale : comment rester lucide sans renoncer à la justice ?
Un film impressionnant, intelligent, et militant. Dominik moll réintroduit le même concept que son précédent film la nuit du 12. En effet nous suivons une enquête suite à un drame, dans dossier 137 c est l agression qu à subit un jeune homme durant une manifestation des gilets jaunes. Lea drucker enquêtrice a l igpn, doit faire face à cette plainte de la famille de ce jeune homme grièvement blessé accusant les forces de l ordre d en être les responsables. Cette enquêtrice va tenter de découvrir la vérité mais difficile à atteindre à cause des protections, des non dits et de dissimulation. C est un film âpre, froid, qui a pour but d essayer de disséquer un système plus que raconter une histoire confortable avec un happy end. Ce film fait écho à la situation actuelle que nous vivons en France et surtout un hommage de ses gilets jaunes qui se sont battus et revendiquer des situations injustes et qui au entourage ont été brutalisé. Un film très intéressant, et confirme le talent du réalisateur dominik moll.
Un thriller qui tente de surprendre mais sombre dans les clichés. Le scénario est décousu, les personnages peu crédibles, et la tension quasi inexistante. Une intrigue qui se perd avant même d’avoir commencé.
Scénario précis mettant en évidence les blocages internes, l’omerta et la lenteur institutionnelle. Le film évite de désigner des coupables simples ou des victimes idéalisées. Politiquement fort mais non militant, il interroge plus qu’il ne tranche. Léa Drucker nous livre encore une fois un jeu impeccable.