Hakim, un hacker de renommée internationale, découvre qu’il est doté d’un pouvoir extraordinaire, dont dépend la survie de l’humanité.
La seule et unique raison d’accorder un peu de notre "temps de cerveau disponible" à Atoman (2025), c’est qu’il s’agit ici du tout premier film de super-héros marocain de l'Histoire. Mais on ne va pas se mentir plus longtemps, dans les faits, le film n’a strictement aucun intérêt tant celui-ci s’avère particulièrement mauvais, tant dans le fond que dans la forme.
Côté scénario, c’est la douche froide et ça commence dès l’ouverture avec une intrigue à la mord-moi-le-noeud avec des élucubrations d’archéologues dont on se contrefout. Les scénaristes se sont évertués à écrire des dialogues faussement alambiqués, avec des termes pseudo techniques (la scène d’ouverture est WTF) afin de rendre crédible leur histoire, sauf qu’en contrepartie, ils étaient obligés de mettre des tirades sur-explicatives
(afin de s’assurer que le moindre teubé puisse comprendre de quoi il en retourne)
.
Concernant la mise en scène, on est clairement devant un sous-film de super-héros puisque ce dernier n’aura pas beaucoup l’occasion d’utiliser ses pouvoirs (en l’absence d’un budget adéquat (moins de 2M€), ils ne pouvaient pas se le permettre). On se retrouve donc devant un film de super-héros avec un protagoniste lambda qui se sert de ses pouvoirs qu’à de très rares moments. Enfin, il est important de signaler l’absence totale de rythme et il ne faudra pas compter sur le montage pour rattraper les dégâts (on a même droit à du slow motion pompé sur Matrix (1999), mais réalisé sous Tranxène).
Enfin, pour ce qui est de la distribution, on retrouve dans le rôle-titre un rappeur (Lartiste, Youssef Akdim de son vrai nom) qui tente tant bien que mal de nous faire passer la pilule mais on ne s’improvise pas acteur du jour au lendemain (c’est son premier film). A ses côtés, on retrouve (comme si c’était pas déjà suffisant) un autre rappeur du nom de Doudou Masta (Mamadou Doumbia) dans le rôle du bad guy (assez ridicule dans son restau japonais) face à Samy Naceri qui,
après avoir incarné le chef de la branche algérienne de Daesh (où il ressemblait plus à un livreur Uber Eats qu’à un terroriste) dans l’insipide Redemption Day (2021),
tente de noyer le poisson en incarnant ici le super vilain, sauf que sa prestation frise plus le ridicule qu’autre chose.
Bref, si le film à bénéficié d’une exploitation en salles dans son pays d’origine, on comprend mieux pourquoi il a échoué dans l’indifférence la plus totale sur Prime Video. Entre les dialogues affligeants et faussement badass, la abjecte, le sidekick et son humour lourdingue et l’absence totale de direction artistique, il n’y a absolument rien à sauver ici, même pas la scène post-crédit qui met en place le MCU (le Maroc Cinematic Universe).
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