Le Loup de Wall Street
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Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

166 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2018
septiemeartetdemi.com - Quand on est Scorsese, on n'a pas besoin d'avoir peur de ce qu'on fait. Pourtant son œuvre est effrayante ; le loup du titre n'est pas qu'une métaphore, il est incarné aussi dans les trois heures que dure le film, dans le talent de DiCaprio, et il est comme l'esprit flottant au-dessus des orgies de la Bourse de Wall Street. Il y aura tellement de corps nus qu'il faut en parler au partitif plutôt qu'au pluriel : du corps nu, que Scorsese censure avec toute la douceur de sa technique quand il ne le laisse pas paraître intégralement ; ça reste une orgie et il faut bien la montrer comme telle.

La particularité du film est d'être beaucoup joué en voix off, au point qu'elle n'est plus un outil mais une finalité. Explicative, rythmante, répondue ou ignorée, elle peut constituer des dialogues qui ne se produisent que dans l'imaginaire des personnages. Un détail sans importance, qui ne construit rien mais qui vaut le détour. D'autant que cela nous amène à parler du « jeu off », qui fait s'adresser les acteurs directement à la caméra. Là, c'est le ton qui est suffisamment bien géré pour que ça ne fasse pas tâche d'huile. Et ce n'est peut-être pas un hasard si le « off » est tellement présent, puisque les traders jouent de la voix dans leur profession et qu'ils sont en « off » de l'autre côté du téléphone, pour le client. Le tout peut n'avoir l'air de rien mais c'est comme ça que le spectateur ressent la Bourse comme une arnaque aux proportions de la Grosse Pomme tout en étant irrémédiablement attiré par ses fastes le temps du visionnage.

Mais le procédé principal autour duquel s'enroule l'intrigue est celui-ci : dans la jungle de Wall Street, les fauves sont nourris de gros morceaux de dialogues, et leur roi n'est pas un lion mais un loup. L'assimilation de ces grands textes déclamés par eux répond de la même technique de laquelle résulte une partie du « off » : l'improvisation, que Scorsese chérit. Elle provoque des conversations qui parfois se mélangent un peu trop pour être plaisantes, mais ce n'est là que la raison qui fait son retour pour nous rappeler que la Bourse est un milieu sauvage.

On finit sur les défauts ? Tout marche trop bien, pour aboutir sur une partie finale qui est un escalier descendant dans lequel on chute plutôt qu'on marche. La plupart des derniers rebondissements semblent superflus et la fin ne s'attache pas beaucoup de mérite à ne pas être un simple happy end. Le personnage de Jean Dujardin pique pas mal aussi ; il est l'interlude comique dont on aurait pu se passer, qui tue sa propre crédibilité dans un mutisme inexplicable et un sens de la diplomacie qui ferait pâlir un berserker.

Au global, l'œuvre reste un coup de génie dans la façon de percevoir la vie délurée de certaines personnes parmi les plus riches. Elle dépeint presque aussi bien la dépendance à la drogue que Requiem for a dream et s'en sert pour se métamorphoser tout entière en un trip dont le spectateur peut profiter sans états d'âme. Un trip inoffensif et feelgood, comme en témoigne la scène qui met en parallèle la cocaïne et les épinards de Popeye, dont la consommation permet ni plus ni moins de sauver une vie. Et n'est-ce pas le genre de choses qui fait qu'on aime Hollywood ?
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 mars 2018
Je ne m'attendais pas à cela.
Je suis très déçu de ce film.
Leonardo pourquoi as tu accepté de jouer dans ce film dépourvu d'intérêt.
Film ennuyant à mourir. Trop long. Beaucoup trop de scène tordu. Film très gênant à voir.
C'est une honte.... un gros navet je vous le déconseillé fortement
gizmo129
gizmo129

134 abonnés 1 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2018
On trouve nombre de critiques dithyrambiques sur le film de Martin Scorcese : Le loup de Wall Strett, et pourtant je ne serais pour ma part pas aussi élogieux. Coté casting, rien à dire, c'est parfait, Di Caprio en fait des tonnes mais le fait bien et sait être touchant quand il le faut tout en étant drôle aussi, la maturité lui va si bien. Les seconds rôles sont costaux aussi, avec notamment un Jonah Hill à contre emploi et un Matthew Macgonogay qui nous sort une scène culte dès le début du film et qui aurait mérité d'être bien plus présent à l'écran par la suite ! Pour la réalisation c'est très propre, comme toujours avec ce réalisateur, mais quand bien même, à quoi sert ce film ? Terriblement long (3h), terriblement fatigant par sa débauche de drogue, d'alcool, de sexe, d'insulte, pourquoi nous faire subir tout ca ? Le sujet aurait pu être bien plus passionnant sans ce partie pris, d'en faire toujours plus, de faire le film avec le plus d'insultes, de montrer du sexe à tout bout de champ, de montrer quelle drogue est la meilleure, etc. Finalement la morale est absente, sauf dans les 5 dernières minutes mais c'est bien peu pour un film de cette longueur... Oui cela reste plaisant à suivre, on peut soit être horrifié par ce monde de la finance et ses excès soit admiratif, mais quoi qu'il en soit cela reste bien loin de la réalité de la finance française voir de nos petites agences de quartier, ne confondons surtout pas tout ! Alors pour ma part, je reste sur ma faim, un traitement moins fou furieux aurait pu être envisagé, et un travail sur le fond plus que la sur forme appréciable. Que retenir du film alors ? Une seule chose, parmi tout ce foutras, la grâce et la beauté vertigineuse de Margot Robbie qui est la fois belle et très bonne actrice, quelle classe !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 février 2018
Pour la première fois de sa carrière, Martin Scorsese se voit récompensé par l’Oscar et le Golden Globe du meilleur réalisateur pour « Les infiltrés », polar certes divertissant mais qui m’a laissé sur ma faim. Son vingt deuxième long-métrage ? « Shutter Island ». Pour mon premier visionnage, ma réaction est : spectacle subjuguant totalement incritiquable aujourd’hui (attendons un deuxième visionnage pour en comprendre toutes les variantes !). Les deux récompenses citées ci-dessus colleraient mieux à « Shutter Island ». Mais cela n’engage que moi (!). Arrive ensuite le pilote de la série « Boardwalk Empire » qu’il dirige et produisant, au passage, la saison une (l’histoire se passe dans les années 1920 à Atlantic City) ; puis « Hugo Cabret », accueilli ‘à tombeau ouvert’ dès sa sortie (pluie de récompenses, -onze !!- parmi lesquelles le Golden Globe du meilleur réalisateur, méritées car il fait une fois de plus l’éloge du cinéma en invitant l’artiste Méliès dans son cinéma !). Son projet suivant en tant que réalisateur ? « Le Loup de Wall Street ». 2008 étant l’année de crise aux Etats-Unis, le tournage du film est reporté car aucun producteur ne voulait financer un projet aussi coûteux et pharamineux.
Le scénario de l’adaptation du roman éponyme de Jordan Belfort ? L’ascension et la chute de Jordan, jeune courtier et imposteur de la bourse new yorkaise… .
Terence Winter, également scénariste des « Soprano », réussit un tour de force en la compagnie de Scorsese : raconter pendant trois heures un spectacle démesuré sur la vie hors norme de Jordan Belfort à qui tout lui vient : argent, pouvoir, femmes, avarice, envie. De cette narration scorsesienne, toujours dans le juste ton, Winter nous invite à suivre cette débauche friquée qui s’apparente davantage à un pamphlet contre les us et coutumes des boursiers que sur l’apanage du gain (énormément facile). Les aventures contées par Terence nous invitent à apprécier Jordan qui se fait l’associé du diable tout en étant ce héros de l’American way of life. Un héros déchu qui ressemble étrangement à un certain De Niro dans « Casino », un Ray Liotta dans « Les affranchis », un Harvey Keitel dans « Mean streets », vous l’aurez compris un thème cher à Scorsese qu’il réussit à remettre au goût d’aujourd’hui. Les séquences d’orgie, tout comme les discours de Jordan nous laissent sans voix et c’est sur un rythme tendu et effréné que l’humour grinçant scorsesien s’incruste dans le métrage, ainsi que les homards que lancent Jordan sur les hommes du FBI (!). Un scénario limpide donc, mais ficelé tel un gangster sortirait son gun : bim ! Le modernisme scorsesien dans toute sa splendeur.
Ajoutons là-dessus la mise en scène de maître Scorsese : une leçon magistrale de sa part ! L’on ressort tout secoué de ce métrage concocté par le futur réalisateur de « The irishman ». Explosive, abrasive, détonante, dilettante, cette satire sur les gourous financiers foisonne de la technique de Marty qui retrouve ici sa bande fétiche (DiCaprio, Shore, Robertson, Winkler, Sandy Powell, et la collaboratrice de la toute première heure : l’indétrônable Madame Schoonmaker !) qui font tous un boulot d’enfer.
Avec le réalisateur de « La valse des pantins », mise en scène et bande-son s’allient. « Le loup de Wall street » ne déroge pas à la règle ! La bande sonore proposée par Howard Shore, aidé d’un certain assistant nommé Robbie Robertson, nous prouve la passion du gamin de Little Italy pour le blues et le rock. On se prend à reconnaître Bo Diddley, John Lee Hooker, Plastic Bertrand… et donc à vibrer par le sens du rythme donné par le maître. Jubilatoire !
Un métrage scorsesien est également caractérisé par une direction d’acteurs plus-que-parfaite. Le film sur Jordan Belfort remplit ainsi le contrat : un casting en or nous est ainsi proposé. Dans la peau du courtier argenté : Leonardo DiCaprio. Il est le loup, et le Golden Globe du meilleur acteur remporté est amplement mérité. Une composition hallucinante pour un rôle de gourou qui lui sied à merveille. Crions tous au loup : aoooouuuuuh ! A ses côtés, on trouve Matthew McConaughey (primé par l’Oscar du meilleur acteur pour « Dallas buyers club »), irrésistible dans la peau du mentor de Jordan, Jonah Hill (« Supergrave », « War dogs ») en affreux trublion et meilleur copain de Belfort et qui trouve dans ce rôle le passant comique du « Loup de Wall street », et Margot Robbie (ici révélée par Scorsese, et aujourd’hui connue pour avoir joué dans « Suicide squad ») qui forme avec DiCaprio un couple charnel, étincelant et déchirant. Avec également Rob Reiner, Jean Dujardin et Jon Favreau qui se renvoient la balle avec une répartie communicative. Vive les loups !
Pour conclure, « Le Loup de Wall Street »(2013), une production Scorsese, DiCaprio & Winkler et cinquième collaboration DiCaprio/Scorsese, est un biopic pamphlétaire scorsesien à la limite du chef d’œuvre : mmmh mmh… mmh mmh mmmh… !
Interdit aux moins de 13 ans et accord parental souhaitable.
PS : mon cycle du cinéaste de Little Italy terminé, je me permets de dire une dernière chose à son sujet. Son film culte : « Les affranchis » ; son film mythique : « Silence » (que je considère actuellement comme le parachèvement de son œuvre).
Spectateurs, un taxi driver peut-il être un infiltré new yorkais ayant les nerfs à vif ?
Mathieu B.
Mathieu B.

44 abonnés 840 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2018
Un Di Caprio magistral dans le rôle d’un jeune trader particulièrement doué pour vendre tout et (surtout) n’importe quoi à n’importe qui. Jordan Belfort n’obéit qu’à une règle : le profit à tout prix ! Il va alors sombrer dans l’indécence et la dépravation, avec des prostitués à gogo, des drogues toujours plus puissantes et un mépris de la loi et des autorités. Mais malgré toute cette débauche, Scorsese réalise presque un film humoristique avec son loup de Wall Street, si on aime l’humour corrosif... Il en faut toujours plus à Belfort et son équipe qui s’affranchissent allègrement des lois, malgré la pression du FBI. Mais ils ont de quoi payer les meilleurs avocats pour les conseiller et passer au travers des mailles du filet. Une partie de l’intérêt de ce film repose sur cette confrontation entre le FBI (la moralité) et Belfort (l’audace et l’indécence). Un grand film avec un superbe Di Caprio
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 janvier 2018
"Le Loup de Wall Street" est un chef d'œuvre qui tient toutes ses promesses : 3 heures de purs délires, d’excès, de sexes et de drogues. Un biopic passionnant, brillant et hilarant avec une mise en scène aussi délirante que la vie du héros, une bande son folle et parfaite, un scénario original et très bien écrit, des acteurs talentueux et une histoire vraiment géniale. C’est magistralement filmé, Leonardo DiCaprio est parfait dans son rôle et certaines scènes valent le détour à elles toutes seules. Quant à Margot Robbie, non seulement elle joue parfaitement bien mais elle possède aussi une plastique et un corps qui ne peut laisser indifférent.
Saladin Y.
Saladin Y.

2 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2018
Film encore une fois exceptionnel de Monsieur Martin!!encore une autre vision du milieu New yorkais! Decidemment cette ville aura fait la carrière de cet homme! Di caprio est juste stratosphérique dans ce rôle de chef d’ entreprise qui part à la conquête du pouvoir! Encore une fois très sombre et encore une fois des dialogues et des scenes surréalistes qui rendent ce film exceptionnel!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2017
Mon film préféré . Rien a dire si ce n’est que Léo est magique, hystérique, hilarant, ... bref parfait
Caroline S.
Caroline S.

29 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 novembre 2017
Ce film est un est chef d’œuvre!

Du grand art.. voilà ce que j’appelle du vrai cinéma, les acteurs jouent extrêmement bien leur rôle surtout Leonardo DiCaprio qui reste pour moi un des meilleurs acteurs du 20e siècle.

Je ne comprends pas pourquoi il n’à pas remporter d’oscar pour son rôle, Jordan Belfort lui correspond tellement bien. Chapeau
JustinSvn
JustinSvn

14 abonnés 673 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2017
Film grandiose ! Les 3 heures ne se voient absolument pas passer !
Côté scénario, rien à dire, les scénaristes ont mis le paquet. Il en est de même côté acteurs, tous jouent leur rôle à la perfection.
L'histoire pourrait se résumer par cette morale : à trop en vouloir, on finit par tout perdre... A conseiller donc !
FADIGAS Y
FADIGAS Y

9 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 octobre 2017
Le film est trop long (j'ai vu passer les trois heures). Martin Scorcèse aurait pu abréger tant la plupart des scènes étaient inutiles pour constituer une vraie histoire et non une simple succession de faits.
Certes, c'est inspiré d'une histoire vraie mais de là à tout montrer jusqu'au moindre détail n'était pas vraiment utile. On comprend sans forcément tout voir. Le scénario est truffé d'insultes et de moments gênants (s'il suffit de mettre plusieurs insultes à chaque phrase pour être nommé à l'Oscar du meilleur scénario, dans ce cas tout le monde peut écrire des scénarii) et le film s'avère rapidement épuisant et lassant tant Scorcèse nous montre la même chose. Si Scorcese n'était pas à la réalisation, je ne suis pas sur qu'il aurait eu ce succès là. A croire que de nos jours, il faut montrer un excès de drogue, de sexe, d'alcool et d'insultes pour faire un film (ou une série) qui cartonne. Très déçu par ce film.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 octobre 2017
J'ai trouvé ce film long (3h quand même !). On ne sait pas vraiment où on nous emmène. J'ai trouvé cela gênant car j'ai cru assisté à une apologie de la décadence sans aucune morale, voir même un film qui nous envois un message malsain (comme si le personnage principal avait raison, vous devez comprendre votre vie est nulle puisque vous ne vous tapez pas x putes et ne prenez pas de drogues !!! Bref vous n'êtes pas un tueur !! Certe le film est très propre niveau décors, anciennes voitures... Il y a eu les moyens !! Mais bon il y'a quand même du pitoyable, la séquence émotion ou Jordan Belforth rappelle qu'il a prêté 25 000 dollars à son assistance et elle pleure en le remerciant, Jordan ne précise pas qu'il s'est fait ces 25 000 dollars sur le dos des pauvres achetant ses actions pourries ! Les scènes s’enchaînent, le film passe mais bon pas vraiment de fin concluante. C'est un film dans l'air du temps, esthétique, qui va vite, pas moral et très creux !
Sur le même thème je préfère The Big Short avec Christian Bale.
Arès
Arès

6 abonnés 183 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2018
C'est inoubliable. Toute cette énergie qu'apporte le film est un vent de fraicheur ! Scorsese montre une fois de plus qu'il sait tout faire et bien faire. L'acting est LE grand point fort du film avec une belle bande de déjantés aux succès improbable. La scène que j'ai retenu : spoiler: Lorsque que Belfort demande au personnage de Jon Bernthal (son collaborateur) de montrer comment il vend un stylo : En créant l'offre et la demande !
christophe M.
christophe M.

10 abonnés 483 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2017
3 heures de débauches sans limite plongés dans le monde de la finance décrit et défini dès le début comme un lieu ou l'on vend du vent ( principal reproche qui lui est fait ).
Victor A.
Victor A.

90 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2017
Un film dingue avec des personnages dingue dans un monde dingue ! Les points forts du film sont ces acteurs dont l'incroyable DiCaprio qui ne déçoit jamais , ainsi que l'humour du film qui marche très souvent. Le point faible est surement le ventre mou et les scènes refondante en milieu de film. Peut être que la descente en enfer du personnage principal aurait pu être plus poussée et plus dramatisé.
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