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Un visiteur
1,0
Publiée le 22 décembre 2019
Cela aurait pu être un grand film si le réalisateur avait recruté des acteurs plus jeunes. Hélas, il a préféré remettre cela avec Joe Pesci, De Niro et Al Pacino. J'en aurais presque pleuré de voir ces trois acteurs formidables se traîner de scène en scène. De Niro est maquillé comme une voiture volée et par moment ses yeux n'ont vraiment pas l'air de lui appartenir. Joe Pesci fait peur dès la première prise et à la rigueur Paccino peut faire illusion. Mais impossible de croire à leur "jeunesse" et leur vieillissement durant le film. L'histoire est pas mal, beaucoup de références au passé américain mais c'est assez confus par moments. les coups de feu ressemblent à des claquements de pétards de gamin, seuls les décors sont irréprochables (et encore). Bref, on a hâte que cela finisse !!! En définitive, j'ai vu 3 merveilleux acteurs en train de mendier 1 dollar à la sortie d'une salle de ciné. Le film aurait du s'appeler : The finishmans...
Le film est long, mais hormis le dernier quart d'heure, ça passe très bien. La mise en scène de Scorcese est toujours un plaisir pour les yeux. C'est beau, soigné, comme d'habitude. Seul bémol, le rajeunissement effectué sur De Niro est vraiment bizarre. Le rythme est plus lent , il ne faut pas s'attendre à revoir Les Affranchis ou Casino. Là c'est plus calme, on décortique les enjeux politiques. Les acteurs sont incroyables, même si je trouve que De Niro cabotine un peu. Al Pacino et Joe Pesci sont magistraux. Le film est vraiment à voir car on sent que le réalisateur s'est fait plaisir et a eu une totale liberté.
En introduction de mon avis, je tiens à préciser que je suis un adepte des films de gangster, que Scorsese est mon réalisateur préféré, et que Les Affranchis est mon film préféré. Ce nouveau film était attendu comme le messie par beaucoup de personnes dans la même situation. Il est donc difficile de ne pas être pointilleux après une telle attente. Néanmoins avant tout, ce film, en tant que tel, reste un film d'exception, peu importe les détails dont on va parler ci dessous. Il surpasse la plupart des films actuels. Il est désormais rare d'avoir des films construits de cette façon aujourd'hui. Il vaut clairement la note de 5 d'entrée. Le casting est ce qui se fait de mieux, ce trio légendaire fait frissonner et la réalisation est toujours aussi impeccablement soignée. Foncez voir ce film !
Maintenant que cela est dit, passons aux détails. D'abord commençons par LA chose qui m'a bien empêché de rentrer dans ce film pendant presque 2h. Les fameux yeux bleus de De Niro, mais quelle mauvaise idée ! Ca ne lui va pas du tout ! C'est ça qui m'a choqué, pas le fameux rajeunissement numérique qui a fait grand bruit. Ca rend pas trop mal finalement. Bien que sur ce point, j'aurai bien vu à la place notre trio légendaire en passage de témoin à de jeunes acteurs talentueux, mais ça n'aurait peut être pas pu rentrer dans ce scénario. Car il est vrai que la scène de bagarre chez l'épicier fait mal comparé à la scène du bar des affranchis. Le deuxième point qui m'a dérangé, et là ça ne concerne pas les puristes du VO, c'est la VF de Joe Pesci, alors ce n'est donc pas sur le film en lui même, mais sur le doublage. C'est dommage car généralement ils sont bien fait pour le coup dans les films de Scorsese. Mais là pardon, mais ça ne correspond pas du tout à l'acteur, celui d'un petit teigneux, peu importe son âge.
Parlons maintenant plus globalement. L'ambiance du film, comme à l'accoutumé avec ce réalisateur, est toujours impeccablement mise en scène. Les décors sont magnifiques, les costumes soignées, et la bande son travaillée. The Five Satins dès les premières secondes en ouverture, c'est somptueux. On sait tout de suite que l'on va passer un bon moment. Bien que j'ai tout de même trouvé la bande son moins fourni que pour les précédents films, surtout vu la durée. Pour la moitié de temps de film, celle des affranchis est plus importante. Dommage. Enfin, la voix off est de retour, et ça c'est vraiment le pied !
Finissions par le film en lui même, le scénario. Ce qui m'a le plus, presque déçu, même si il l'avait annoncé, c'était ce côté vraiment différent par rapport à ses deux précédents films. Terminé le côté glamour de la mafia, ici on y voit un côté plus cru. Ca peut être aussi un angle bien sûr, mais du coup j'ai tout de même trouvé qu'il y avait moins de péripéties, moins de moments à émotions fortes, moins de scènes marquantes. Finalement un petit peu moins de tout, alors qu'on avait là 3h30 de bonheur.
Ce film, sans doute le dernier dans le thème des gangsters pour Scorsese, a été justement réalisé ainsi. La fin d'un monde, la fin d'une génération. On trouve finalement des émotions dans la lenteur de ces scènes, de ce road-trip, post-visionnage. C'est peut être ça que voulait nous faire ressentir Martin Scorsese. Adieu à notre génération de mafieux. C'était une belle vie cinématographique...
Une fresque dantesque, par un réalisateur au sommet de son art, cet Art très personnifié et tant copié, à qui on a approprié un adjectif personnalisé (“Scorcésien"), très définissable par sa mise en scène et la mise en abîme des histoires, talent et marque de fabrique qui ne lui appartiennent qu'à lui-seul. “The Irishman" est donc une pure oeuvre "Scorcésienne". En reprenant la thématique des films de mafieux, que M.Scorcese n'a cessé d'inventer et de (se) réinventer, en reprenant ce magnifique duo de Cinéma formé par R. De Niro et J.Pesci, en re-mettant en scène ces plan-séquences mythiques et ses cadrages qui lui sont propres, en captant la violence subite, en filmant la famille, la fratrie, l'escalade, les chûtes et les règlements de compte: “The Irisman“ est un concentré de l'oeuvre du Maître sur son terrain de prédilection. Le film a beaucoup à dire et à raconter, et prend son temps pour le faire: 3h30, c'est long, certes, mais c'est sans ennui, nécessaire pour gagner en intensité, et c'est surtout sans temps mort et sans baisse de régime. Le passage obligé pour parler d'un temps qui passe et surtout pour le décrire. Cette réflexion, mêlée de nostalgie et d'impuissance, est constamment présente dans le film, et ne manque pas de faire écho sur le parcours du réalisateur et de ses trois acteurs phare, à l'aube d'une retraite qu'on leur souhaite le plus tard possible, mais dont on est conscient que les échéances sont de plus en plus courtes. Même si J.Pesci est toujours parfait chez M.Scorcese, la première à l'écran de A.Pacino derrière la caméra du réalisateur, est une évidence qu'on n'attendait plus et qui sublime encore plus ce film. Associé à un R. De Niro qu'on n'espérait plus revoir dans un rôle aussi intense, les 2 dinosaures nous rappellent à l'ordre, que leur puissance de jeu est toujours aussi vivace et intense. Mention spéciale à R. De Niro, particulièrement saisissant et impressionnant dans un film qu'il porte de bout en bout. Beaucoup parlent d'un film testamentaire pour qualifier “The Irishman“. Ce n'est pas complètement faux, tant on retrouve tous les ingrédients qui ont fait la réussite, la richesse et la beauté de la filmographie de M.Scorcese. Le réalisateur, comme ses acteurs, et comme l'histoire elle-même de “The Irishmen“, n'ont de cesse de rappeler tout ça, de brasser des époques et de la nostalgie, comme de comparer cette prestation aux précédentes (“Casino“, “Les Affranchis“, “Mean Street“,...). Même si on peut ressentir une sagesse plus présente, moins de flamboyance dans la réalisation, une vision d'abnégation et mélancolique inhérente à un homme d'un âge avancé dans sa vision des choses et de sa modernité, “The Irishman“ ne sera pas le meilleur film de M.Scorcese. Mais une forme de conclusion de haut-vol, de savoir-faire indéniable, un bijou de réalisation et de narration, comme un épilogue émouvant, égal et conforme à lui-même, la pâte et l'empreinte du (plus) grand réalisateur de tous les temps.
J'attendais ce film depuis de nombreuses années et je dois dire que je n'ai pas été déçu !! Scorsese a su montrer qu'on n'est pas obligé de faire un film au cinéma pour qu'il soit génial, et que même avec des acteurs vieillissant un film ne perd pas de sa superbe, au contraire, le film en est même plus mature. The Irishman, est un film qui deviendra culte par ces choix artistiques( rajeunissement des acteurs, 3h30 de film, des musiques des années 50 à 70...) et par le fait qu'un réalisateur aussi talentueux et marquant que Martin Scorsese décide de le diffuser un film aussi attendu uniquement sur Netflix !!(n'en déplaise au détracteur de la plateforme) Ce film n'est peut-être pas parfait mais c'est une bouffée d'oxygène pour le cinéma actuel qui est en perte de repère... De Niro, Al Pacino et Joe Pesci forme un trio légendaire peut-être le plus marquant de cette décennie !! Ce film doit être vu pour tous ce qu'il représente mais aussi et surtout pour toutes ces qualités qui font de lui un grand film à savoir son jeu d'acteur, son histoire, sa musique et surtout sa mise en scène !!!
Une grande énigme du cinéma que ce film dont on a fait tant de cas sur sa production, sa sortie et ses coûts faramineux avant de voir que le grand Scorsese se plante royalement en compagnie des plus fameux mafieux du 7 ème art : Robert De Niro et Al Pacino. Un petit chauffeur de poids-lourds grimpe les échelons au sein de la mafia new-yorkaise. Tous les clichés du genre sont rassemblés en moins d’une heure. Ça tourne à vide, c’est plat ( pour les procès on ne refait pas tous les jours Preminger.. ) , l’aspect historique autour des élections présidentielles me parait éjecté et la direction d’acteurs si lâche que les vieux bougres en rajoutent dans le tic et la mimique. Harvey Keitel en toile de fond ou plus proche Joe Pesci sous les projecteurs sauvent un brin la mise. Mais la donne à l’origine est si forte qu’au final le jeu fait un grand flop. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Très très long...mais punaise, ce casting (De Niro, Pacino, Keitel, Pesci, j'en passe et des meilleurs), et cette histoire....wahou!!!Une grosse claque, 3h30 de film (dont 10 bonnes minutes de génériques tout de même) qui passe crème, Scorsese confirme que c'est un grand! Excellent film de gangster!
Wow, après 10 ans à utiliser Allociné comme lecteur, j'ai créé un compte car la hype autour de ce film me semble hors de propos. Il est extrêmement décevant. Les acteurs, pourtant mythiques, luttent tous dans leur rôle (à part Pacino, qui est au niveau, mais sans plus). On peut ne pas leur en vouloir, car on ne peut pas jouer un type de 35 ans quand on en à 75. Peut-être aurait-il fallu, comme dans beaucoup de films, prendre différents acteurs pour jouer les différentes étapes de vie ? La scène de vengeance sur l'épicier sera l'ombre à la carrière de DeNiro comme la scène de trépas de Marion Cotillard dans Batman. J'étais gêné pour cet acteur que j'admire. A part ça : Scénario assez vide et laborieux (en plus des ficelles/scènes "vues et revues"), image moyenne, longueurs, scènes clichées carrément surjouée... C'est très faible. C'est bâclé.
A voir en urgence! Enfin un film digne de ce nom pour l'année 2019. Moi qui croyais le cinéma mort je me suis trompé. Scorsese, encore lui qui ébloui le cinéphile que je suis avec un film au casting incroyable. De Niro à travers plusieurs époque même si le rajeunissement numérique est un peu juste cela reste une prouesse technologique. Al pacino comme on le connaît et enfin Joe Pesci dans un rôle plus nuancé que d'habitude. Ce trio est magique aussi bien sur papier qu'à l'écran. Merci Mr Scorcese pour ces 3h20 de pur bonheur
De Niro de nouveau chez Scorsese cela fait plaisir, comme ses vieux complices Joe Pesci et Harvey keitel même si celui ci se montre timidement et de prendre Al Pacino était aussi un coup de maître. Le réalisateur retrouve sa grâce d'antan des Affranchis pour le côté mafieux, même si la durée est très longue, la qualité est toujours là ! L'histoire de Jimmy Hoffa et de Frank Sheeran qui ont changé la vie politique plus que scabreuse et douteux des annees 60 et 70 . Sans oublié cette impression sur la vieillesse qui caractérise le récit jusqu'au boutiste. L'humour est bien présent et des nouvelles techniques de rajeunissement viennent embellir l'œuvre. Et comme d'habitude très documenté, narrrativement et photo a l'appuie, ce qui rend tous crédible. La tension, même si elle n'est pas énorme, est quand même là bien présent. Un bon moment de film et si vous avez vue le film regarder le documentaire qui suit. Bon visionnage !
Un film bien trop long pour ce qu'il a à dire. On est loin des grand film de Scorsese. Les parties du film où les acteurs ont été rajeunis ne fonctionnent pas bien car si leurs traits ont été laissés on se rend bien compte qu'ils n'ont pas le physique qui suit. Dans 10ans ce film aura pris un gros coup de vieux ce qui n'est pas le cas des autres film intemporels de Martin.
The Irishman, dernier film de Scorsese à l'heure où j'écris ces lignes est un pur film de gangster "à l'ancienne", une plongée dans le monde de la mafia du point de vue de Frank Sheeran (Robert De Niro), ancien criminel dans une organisation qui le dépasse.
Ce film est une pure merveille, malgré le fait qu'on puisse regretter de ne pouvoir le voir que sur Netflix (en France en tout cas). Martin Scorsese réussit un coup de maître avec ce (très) long-métrage, à l'heure où les films de super-héros et les comédies sont les maîtres d'Hollywood, et où lui vient s'imposer sur une plateforme parfois décriée par l'industrie avec son style, ses acteurs et ses histoires sombres et complexes.
Déjà, inutile de préciser que si vous voulez regarder le film, il est préférable d'avoir du temps devant vous (3h30, ça peut paraître long). Ensuite, il faut bien s'accrocher car le nombre de personnages et leurs liens ainsi que le contexte historique peuvent paraître parfois durs à saisir. Heureusement, le film prend son temps et ne précipite pas l'action, ainsi on peut assimiler les informations sur les personnages, leurs vies et leur univers. Car oui, les personnages sont extrêmement bien écrits et développés (sans compter le jeu d'acteur grandiose de ceux qui les incarnent). On se plaît à suivre la vie de nos protagonistes et on en veut toujours plus, si bien qu'à la fin, on en ressort avec un manque malgré la durée du métrage. L'histoire se déroulant sur plusieurs décennies, on explore en profondeur l'Amérique à différentes époques dans le long flash-back de Frank Sheeran. On suit ses débuts avec Russell Buffalino (Joe Pesci), son amitié avec Jimmy Hoffa (Al Pacino) et je n'en dirais pas plus pour éviter le spoil.
La musique du film est superbe (In The Still Of The Night est parfaitement bien calée ans l'histoire). Les musiques viennent d'ailleurs de chaque époque montrée dans le film, ce qui rend le tout d'autant plus appréciable part l'authenticité apportée. Authenticité que l'on retrouve d'ailleurs dans la violence, crédible et crue. Les morts sont expéditives et pas forcément glorieuses. Le monde de la mafia est très bien retranscrit dans un ton sombre mais parfois amusant et c'est ça qu'on aime chez Scorsese: du réalisme, de la violence, de la musique et de l'humour.
Pour finir, je ne peux que vous conseiller ce film si vous avez aimé Les Affranchis et si les films très longs et compliqués ne vous font pas peur!
Une belle premiere heure, on se dit "Scorsese" reste Scorsese, puis 2 heures so-po-ri-fiques ... Si on laisse tomber les oeilleres ("Scorsese est forcemment bien") il faut se rendre à l'evidence : ennui profond.
The Irishman de Martin Scorsese ne bénéficie d’aucune distribution en salles en France car son auteur a trouvé à financer sa réalisation uniquement chez Netflix. Au pays de l’exception culturelle à la française, le réseau 2.0 de distribution d’œuvres cinématographiques est, jusqu’à nouvel ordre, considéré « incompatible » avec la version 1.0 estampillée « chronologie des médias » devenue anachronique. Nous avons donc visionné The Irishman depuis notre salon sans attendre la livraison d’un patch correctif qui tarde à arriver. En sortie de « projection », une question reste insondable. Comment un tel cinéaste réunissant un casting prestigieux pour animer un excellent scénario de Steven Zaillian, oscarisé en 1994 pour La liste de Schindler (1993, Steven Spielberg), n’a-t-il pu trouver un financement dans le réseau 1.0 des producteurs ? Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2019/12/16/the-irishman/
Parfaitement soporifique Je l'ai regardé jusqu'à la fin, pour les acteurs. C'est une suite de séquences interminables, totalement inintéressantes pour la plupart.