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Cyril
57 critiques
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4,0
Publiée le 20 août 2026
Un monument de l'animation. Manga de masamune shirow, réalisation de mamoru oshi, musique de kenji kawaii. Que dire de plus. Sombre, lent, contemplatif, intense. Des scènes mémorables esthétiquement parlant. Même si je le trouve parfois compliqué à comprendre, je le revois à chaque fois avec plaisir.
J'ai déjà regardé quelques œuvres animées qui se faisaient cette réflexion, comme To Your Eternity ou Vivy: Fluorite Eye's Song. Je savais que Ghost in the Shell était un grand classique de l'univers cyberpunk, que j'ai appris à connaître avec Cyberpunk 2077 et Akira avant lui (oui, on peut clairement dire qu'Akira est cyberpunk).
Ghost in the Shell est sans doute tout ce que j'adore dans un film. C'est contemplatif, ça a son rythme précis, sans être trop lent ni trop rapide, et c'est libre à l'interprétation.
C'est un film de 1995 et, même si on voit parfois des facilités d'animation, comme des personnages qui parlent de dos pour justement limiter l'animation, le film n'a absolument pas perdu de son charme et prend le temps de nous faire voyager dans cette époque.
Comme dans beaucoup d'œuvres cyberpunk, les cyborgs ont souvent une certaine froideur par rapport aux humains. J'aurais peut-être aimé que Ghost in the Shell pousse davantage cette idée. Parce qu'au final, Motoko et Batou ne donnent pas vraiment l'impression d'être « plus machines qu'humains ». Ils ont leurs émotions, leurs doutes et leurs personnalités. Togusa, qui est encore 100 % humain, aurait justement pu être utilisé comme un contraste beaucoup plus marqué avec eux. Je pense que ça aurait rendu cette réflexion sur l'humanité encore plus intéressante.
Et en regardant le film, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Mars Express. On sent vraiment que ce genre d'œuvre a laissé une grosse empreinte sur le cyberpunk moderne. La manière de représenter les cyborgs, les augmentations, les villes futuristes et surtout cette réflexion autour de la conscience et de ce qui nous définit en tant qu'humain m'a rappelé pas mal de choses vues dans Mars Express. Évidemment, Ghost in the Shell va beaucoup plus loin dans la contemplation et la réflexion philosophique, mais c'est assez fou de voir à quel point certaines idées sont encore présentes aujourd'hui.
Honnêtement, mis à part ça, je n'ai pas grand-chose à reprocher au film.
Les musiques sont marquantes et ont vraiment cette signature de leur époque, avec ces chants puissants et ces cloches qui m'ont parfois fait penser à Devilman Crybaby. On n'a pas énormément de personnages et chacun semble humain à sa manière, ce qui est assez ironique pour un film qui parle justement de ce qui définit l'humanité, tout en gardant une certaine froideur liée à leur époque et à leur mode de vie.
Et puis cette fin,spoiler: douce-amère, où l'on comprend que pour atteindre son rêve de liberté, le personnage principal doit finalement abandonner son identité individuelle pour devenir la fusion d'un nouvel être.
Et c'est justement là que je trouve la fin particulièrement intéressante. Elle qui tenait tellement à cette liberté finit par l'obtenir, mais le prix de cette liberté est finalement de renoncer à une partie de ce qui faisait son identité : ses pensées, sa personnalité et tout ce qui faisait d'elle un individu à part entière.
Son rêve de liberté prend donc le dessus sur son propre besoin de rester elle-même.
C'est assez paradoxal : elle devient enfin libre, mais pour y parvenir, elle doit accepter de ne plus être exactement celle qu'elle était.
Et maintenant que je connais un peu mieux le cyberpunk, je comprends pourquoi Ghost in the Shell est considéré comme un classique. On retrouve encore son ADN dans des œuvres beaucoup plus récentes comme Mars Express ou Cyberpunk 2077.
Véritable monument de l'animation japonaise, "Ghost in the Shell" est l'adaptation la plus connue du manga du même nom. Sorti dans les années 90, le film est encore considéré comme une référence à notre époque, et je dois dire que je partage cette opinion. Ayant mis du temps avant de visionner ce projet, je dois dire que j'ai rapidement regretté ce retard, car j'ai tout de suite été plongé dans l'univers si particulier qu'il installe. La première chose qui m'a frappé vient d'ailleurs de ce point, l'ambiance amenée étant d'une rare maîtrise. Et pour moi, c'est même clairement ce qui fait la plus grande force du long-métrage ! Nous plongeant dans un monde futuriste usé, le récit se déroule au sein d'une ville très riche en idées futuristes et à l'atmosphère grisonnante. Dominé par des couleurs globalement ternes, le film installe donc son futur dans la lignée d'œuvres comme "Blade Runner". Et en tant que spectateur, nous sommes immédiatement pris par ce contraste entre technologies créatives et ambiance peu chaleureuse. À ce niveau, la musique joue d'ailleurs un rôle central à cette impression, cette dernière étant parfois très discrète, tout en étant bien plus exubérante à d'autres instants. Et en ce sens, je trouve que le thème principal est absolument iconique, ces voix exotiques donnant énormément de profondeur aux images de Mamoru Oshii. Au niveau de son animation, le film s'inscrit donc aussi dans cette continuité, beaucoup de séquences m'ayant marqué par cette approche. La mise en scène laisse notamment le temps à l'ambiance de prendre, au risque de développer un rythme parfois un peu lent. Pour le coup, ce style pourra peut-être en déplaire à certains, mais cela s'avère malgré tout très efficace. Que ce soit dans cette ouverture avec le personnage du Major ou dans plusieurs scènes d'actions usant à fond des technologies de ce monde, le film nous marque par des visuels tellement réfléchis qu'ils en sont devenus iconiques. Au travers de cet univers, il est alors important de comprendre que ce que vous allez y trouver ne sera pas forcément des plus accueillants. Si l'ambiance est froide, les thématiques abordées au sein du scénario le seront tout autant. Ici, le développement sera néanmoins très large et chacun pourra en retenir ce qu'il veut. Grâce à ce monde cyberpunk, énormément de sujets sont présentés et c'est clairement ce qui fait la force de cette œuvre. Cependant, il est clair qu'une dualité entre humanité et avancée technologique se fait ressentir comme propos principal. Cela s'exprimera notamment par le personnage du Major, qui n'est pas foncièrement une héroïne très attachante, mais qui met bien en avant cette idée. On se demandera ainsi ce qu'il reste réellement d'humain en elle, le principe clé du film (le Ghost) renvoyant directement à l'âme d'une personne. Réflexion et analyse plus approfondie seront alors au programme à la fin de votre visionnage, sans que ce style ne vienne le déranger. La grande majorité de l'intrigue reste compréhensible, bien que je lui reproche quand même un certain manque de subtilité à certains instants. À ce propos, je pointe surtout les dialogues du doigt, ces derniers étant parfois très explicatifs, uniquement dans le but de développer au maximum les thèmes. Cela s'explique probablement par la durée peu conséquente du film, ce qui le force à devoir tout expliquer assez frontalement. Les échanges n'ont donc parfois rien de subtil, amenant le propos de l'auteur directement devant notre visage, même si cela n'est pas extrêmement gênant pour autant. À mon sens, les thématiques sont suffisamment intéressantes pour nous intéresser, que le tout soit raffiné ou non. Par conséquent, même si j'ai quelques reproches à lui faire, je suis bien obligé d'admettre la qualité indéniable de cette adaptation. Les Japonais prouvent encore leur supériorité dans le traitement de ce genre d'histoires au travers de ce film, et je vous recommande donc de ne pas hésiter plus longtemps à le découvrir si ce n'est pas déjà fait. Pour conclure, un long-métrage à l'ambiance franchement marquante.
spoiler: Curieuse déception que fut ce film, qualifié comme un des grands classiques et chef d'oeuvres de l'animation japonaise. Le potentiel de 'Ghost in the Shell' était énorme. Un mix Cyberpunk, Blade Runner, avec un concept futuriste et un oeil sur la technologie assez lointain, mais clairement pas assez poussé. Je pensais avant d'aller le voir, qu'il allait s'agir d'un animé futuriste, profond dans la dénonciation de la société, mais aussi dans l'écriture psychologique des personnages, avec une complexité satisfaisante, comme a pu faire 2 années plus tard l'animé 'Serial Experiments Lain', un des plus grands chefs d'oeuvres cinématographique de l'histoire. Je me trompais. C'est justement tout ce qui manquait à 'Ghost in the Shell' : de la profondeur, de la complexité, et de l'écriture pointue pour ces personnages.
En effet, bien que le film soit assez juste dans l'ensemble, que les dialogues sont plutôt riches, et que le visuel et le show don't tell battent de leur plein, le reste ne suit pas. L'histoire est une simple enquête, hachée par de trop longue scènes d'actions et de dialogues, ralentissant cruellement l'efficacité de l'oeuvre, qui ne dure que 1h22. En prime, l'enquête sur cette IA, révélée vers la fin du film, reste assez grossière au final : peu de twists, peu de complexité scénaristique, l'organisation est peu détaillée, aucune autre intrigue n'est introduite, le don d'information est mal équilibré : d'un coup 5min de dialogues sur ça puis plus rien pendant longtemps, que de l'action est quelques infos visuelles, puis re 5min de dialogues, et c'est comme ça durant tout le film quasiment.
Le point qui gène le plus pour le film c'est clairement l'écriture des personnages. Les personnages sont si peu attachants, on ne sait rien d'eux, leur personnalité est effleurée, aucune backstory, aucune dynamique vraiment marquante, et surtout aucun développement durant les 1h20 de films, on peut dire que c'est assez déroutant.
Le fait d'avoir des personnages si peu relatables, si peu intéressant éteint radicalement le peu de possibilité d'émotions dans ce film. On ne ressent rien durant cette heure et quart, absolument rien. Je pense n'avoir jamais visionné un seul autre film qui m'ait procuré le néant en termes d'émotions. Le peu de scènes à haute tension, ou légèrement tristes étaient surtout dans la partie finale, qui était bien trop sujette au plot armor (la prota qui ne meurt pas, et qui a réussi miraculeusement à fusionner en gardant en plus le contrôle après s'être fait arracher le corps mdr d'accord).
Un des points les plus intéressants du film et qui n'a pas du tout été traité, c'est bien cette thématique de la destruction des souvenirs par les Hommes qui se font "hacker", comme a pu l'être l'éboueur, mais qui n'a été au final décrit que par 4-5 pauvres dialogues. La thématique principale même de l'antagoniste, c'est-à-dire par rapport à l'intelligence artificielle, à la découverte de sa propre existence, du désir de "procréer" et de s'autoproclamer être vivant en étant initialement qu'un simple programme. Une thématique en quelque sorte révolutionnaire en 1995, mais qui n'a pas été approfondie, et qui n'a été au final que le sujet d'un monologue trop long de l'antagoniste du film. Bien trop pauvre pour un résultat qui aurait pu donner une approche similaire à de la nouvelle 'I have No Mouth but I must scream'
J'ai vraiment apprecié l'univers de Ghost in the Shell. La musique est vraiment génial et c'est visuellement très jolie la remasterisation en 4K aidant forcément.
Découverte de ce classique des années 90! Sujets toujours d’actualité, c’est bluffant! L’animation reste agréable, mais on reste un peu sur sa faim à la fin du film! On veut voir la suite!!!
un grand classique de l'animation japonaise de science fiction il quasiment parfait, que ça soit de l'histoire, de l'animation et surtout de la musique
Je comprends pourquoi Ghost in the Shell est considéré comme un classique de l'animation et de la science-fiction, mais son rythme très lent et son côté contemplatif m'ont empêché de réellement apprécier le film. Malgré ses thèmes intéressants, j'ai eu du mal à rester captivé et j'aurais facilement pu m'endormir devant certaines séquences.
Première fois que je vois ce dessin animé, annoncé comme culte pour les amateurs de science-fiction. Bon, j'ai plutôt aimé, mais loin d'être totalement convaincu. D'abord, ces "animes" japonais où l'image se fige souvent, ou se répète, notamment lorsqu'un personnage parle, et que sa bouche effectue un mouvement répétitif à peine synchronisé avec les paroles (c'était en VOST, donc on ne peut se tromper), je suis un peu frustré par rapport aux dessins animés de bout en bout. Ensuite, si le scénario est intéressant, cela devient très vite conceptuel et, disons le franchement, un tantinet trop alambiqué. Enfin, j'avoue que, depuis que j'ai vu Blade runner en 1983, à sa sortie, et donc sortie bien avant cette oeuvre japonaise, je suis un peu blasé des univers et visuels plus ou moins similaires, mais qui ne renouvellent pas vraiment le graphisme sublime de ce chef d'oeuvre... Mais je ne me suis pas ennuyé et, étant un fana de SF, je considère toutefois qu'il mérite d'être vu et, pour mettre en avant un héros féminin, je lui accorde une demi-étoile de plus !
Ceux qui disent que Ghost in the Stella est pas mal ou bien mais pas un chef d'œuvre n'était pas nés ou dans un grotte à sa sortie... Il y a un AVANT et un APRÈS!!! Ce film a tout changé... T0UT! Si on devait cité une œuvre culturelle moderne qui à changer la face de la pop culture, Ghost in the Shell serait sur le podium!
Ghost in the Shell est bien plus qu’un film de science-fiction d’animation. Malgré une première scène d’action et de poursuites un peu naïve, le film rebondit immédiatement avec un questionnement moral clair et réfléchi. Une intrigue tout sauf inintéressante et basique. Tout y est réfléchi, profond, on plonge dans cet univers cyber punk comme dans les profondeurs du « Ghost » et de l’identité humaine. Un choc également sur le plan sonore et visuel. De nombreuses trouvailles esthétiques bien exploitées pour transcender le propos. Du travail propre et symbolique. Près de Blade Runner et 2001: Odyssée de l’espace. Bravo.
un film qui je trouve demanderai des explications, lisez, relisez le synopsis d’Allo ciné. Donc si l’on s’attache aux détails, j’avoue, c’est complexe….Point fort, les graphismes, les personnages et un monde de cyborgs, où cela devient une loi du genre, on veut donner une conscience à ces êtres soit disant mécaniques, les rendre humains . C’est un peu le sujet du film, mais je ne peux rien confirmer. Bon, c’est agréable à regarder, c’est dynamique, et cela fait réfléchir sur le futur possible de notre planète. Pas sûr que nous allions dans le bon sens….Format très agréable 83 minutes….Je conseille plutôt aux amateurs de science fiction et de manga….
formellement superbe : mise en scène, plans où on dirait de la peinture, son/musique. mais l’histoire est très alambiquée et il est difficile de percevoir le fond / l’intérêt du sujet
Adapté du manga éponyme (1991) de Masamu Shirow (27 ans), le film se déroule en 2029, où 2 cyborgs (de l’anglais cybernetic organism), de sexe différent, d’une brigade anti-terroriste poursuivent un pirate informatique surnommé « puppet master » (le marionnettiste). spoiler: Ce dernier a la possibilité de manipuler les personnes en s’introduisant dans leur cerveau car ce dernier peut être connecté à internet. Le graphisme est magnifique mais le scénario est confus, d’autant qu’il y a de nombreuses courses poursuites où le spectateur moyen a du mal à comprendre qui est qui et qui fait quoi, empêchant de rentrer dans l’histoire et de s’y intéresser. Etonnant qu’il soit devenu un film culte. Probablement en raison de sa préscience en matière d’intelligence artificielle et de piratage informatique. Même le titre aurait mérité plus d’explications : apparemment, ghost (littéralement fantôme) désignant le cerveau, siège des émotions et de la connaissance, situé dans une enveloppe humanoïde dite shell (littéralement coquille). Cela rappelle, bien sûr, « Blade runner » (1982) de Ridley Scott, qui se déroulait, non pas au Japon mais à Los Angeles en 2019, et où un ancien policier poursuivait des réplicants, c’est-à-dire des robots humanoïdes. On peut supposer que le réalisateur s’interroge sur la différence entre humain et robot, le 1er ayant une conscience mais le film étant avant tout dominé par l’action, laissant peu de place à la réflexion. Qualité que possède un roman ou même un manga où le lecteur peut s’interrompre et réfléchir. Impossible au cinéma, sauf si on visionne un DVD.