Rencontre avec Joe Black est un film se déroulant sur un court intervalle de deux jours, où nous découvrons que William Parrish, joué par Anthony Hopkins, patron d’une grande société, ressent des douleurs à la poitrine et est destiné à mourir. La Mort, joué par Brad Pitt, vient le voir pour l’emporter, mais lui propose de lui laisser quelques jours de plus s’il accepte de lui faire découvrir le monde en l’hébergeant et en l’intégrant à sa vie. William accepte évidemment.
La Mort prend alors le nom de Joe Black et l’apparence d’un jeune homme qui, par hasard, avait rencontré Susan, jouée par Claire Forlani, la fille de William Parrish, dans un café. Ils avaient eu une belle alchimie lors d’une discussion, mais se séparent à la fin, dans une scène mythique où chacun hésite à faire demi-tour en se retournant, l’un après l’autre, sans se voir.
Le jeune homme, distrait, se fait ensuite percuter par une voiture ce qui explique que la Mort ait pris son corps.
Malgré les milliers d’années qu’elle a vécues, la Mort n’a aucune expérience humaine, ce qui paraît invraisemblable et donne lieu à des moments lunaires. Elle se comporte comme un enfant découvrant la vie, notamment à travers son amour pour le beurre de cacahuète. Cela amène de nombreuses scènes humoristiques, marquées par un décalage entre Joe Black et les autres personnages, notamment Drew, le grand méchant du film : l’ex-fiancé de Susan et haut placé dans la société de William Parrish, qui cherche à s’approprier l’entreprise.
William a aussi une autre fille, Allison, qui a le sentiment justifié d’être délaissée au profit de sa sœur Susan par leur père. Elle se consacre donc avec obsession à l’organisation de la fête d’anniversaire de son père, dans l’espoir d’obtenir sa reconnaissance. William Parrish doit ainsi tenter de recoller les morceaux avec sa famille et dans le même temps de ne pas laisser couler son entreprise, avec une deadline claire, tout en acceptant sa propre mort.
Pendant ce temps, Joe Black commence à se plaire dans ce nouveau monde et vit une romance avec Susan, malgré la réticence de William, qui craint qu’elle ne l’emporte aussi par amour. Il se confronte également à sa propre fonction dans une scène touchante avec une femme jamaïcaine gravement malade à l’hôpital le reconnaissant et suppliant d'abréger ses souffrances, qui lui rappelle ce qu’il est réellement : la Mort.
Cependant, le film se concentre davantage sur les relations entre les personnages que sur l’aspect fantastique
. La fin est mémorable : d’abord, Joe et William parviennent à sauver l’entreprise en faisant passer Joe pour un agent des impôts auprès de Drew, une idée crédible au vu de la présentation mystérieuse de Joe dans la société jusque-là. Ensuite, la grande fête organisée par Allison symbolise l’accomplissement et l’apaisement de William Parrish, enfin prêt à partir. Joe et William traversent alors le pont et quittent le spectacle, les feux d’artifice représentant la vie. Le jeune homme du café réapparaît enfin, amorçant une nouvelle romance avec Susan, comme on aurait pu s’y attendre dès le début bouclant ainsi le film de manière poétique et satisfaisante, sur un nouveau départ.