A la fin de Melancholia j étais vraiment très partagé. Partagé car ce que j ai préféré dans ce film sont les parties les plus contemplatives comme cette introduction assez déstabilisante mais que j ai trouvé tout simplement belle. Ensuite le trouble qu engendre la planète Melancholia chez les personnages que décrit le film est intéressant entre la peur mystique du personnage de Charlotte Gainsbourg, l acceptation presque désabusée de celui de Kirsten Dunst et l incompréhension qu elle engendre chez celui de Kiefer Sutherland et ses certitudes scientifiques. Ces différents points de vue sont assez intéressants même s ils ne sont pas assez poussés à mon goût ce qui fait que je ne me suis pas du tout ennuyé. En revanche je suis plus sceptique sur la mise en scène de Lars Van Trier qui sur les deux heures de film fait le même mouvement de caméra pendant plus d une heure et demie à savoir zoom sur un personnage et caméra qui bouge de droite à gauche si on comprend que cela lui permet d évoquer le trouble chez ses personnages c est assez insupportable au bout d un moment. En revanche la musique est admirable. Du coup si Melancholia n est pas le chef d œuvre auquel je m attendais il mérite cependant largement le détour.
Melancholia a l'esthétique inébranlée. Lars von Trier en tant que chef d'orchestre, nous a desservis un plat somptueusement beau. Fable onirique et proposition de cinéma ne font pas toujours bon ménage. Il croise un compère, nommé Terrence Mallick, dans la contemplation la plus divine qui soit. Le jeu des couleurs est hallucinant. Celui des deux actrices principales aussi. Les sept premières minutes sont à coucher dehors. La musique elle, est imparable.
Je ne sais ce que j'ai préféré, entre l' universalité du message, la structure du récit, la beauté intérieure des acteurs noyés dans leurs tourments, déchirés mais unis dans leur destin, la tragédie finale "comme éclipsée" (c'est ma lecture en tous cas...) par cet amour entre les 3 personnages... Je n'arrive pas à oublier ces plans, ces éclats de lumières, les regards magnifiques de Justine et de Claire, les yeux fermés de cet enfant... Quelle claque !
Un film "trois en un" : Une introduction originale et particulière avec cette première partie contemplative composée d'un enchaînement de tableaux prémonitoires se mouvant très lennnnteeeeeemeeeeennnnnttttttt, à la fois extrêmement plastique et oppressante, qui laisse entrevoir toute la palette d'émotions représentées dans le reste du film et dont la beauté de l'esthétique à la limite de l'irréel (voire du cauchemar) donne un sentiment de malaise assez caractéristique. Une deuxième partie consacrée à Justine, jeune mariée cyclothymique et... Mélancolique (oh ben ça tombe bien alors !). Alors pour paraphraser Florence Foresti "Johnny, lui, il a le blues, elle, elle fait une bonne grosse dépression"... Parce que Justine, donc, comme la quasi-totalité des personnes qui ont un don qui confine à l'autisme (genre Rain Man mais avec des haricots à la place des allumettes) a de très gros problèmes de relations sociales, d'égocentrisme et souffre d'un malêtre certain. Après le fait d'être (...) La suite ici :
Magnifique ! Pour moi c'est un conte qui nous ai raconté ici par Lars Von Trier, s'est magnifique de la réalisation au scénario et en passant par le casting. Je ne le connaissais pas, mais avec ce film, il m'a bluffé. Le film s'ouvre sur une magnifique introduction, qui certes m'a paru longue mais que j'aurais bien revue, une fois mon visionnage achevé. Toute la partie concernant Justine est son mariage est assez troublant et dénote entre son arrivé et le déroulement du dîné. La finalité est assez brutal, je pensais même qu'elle souffrait de trouble bipolaire, mais c'est à nous de tout analyser ce que l'on voit pour comprendre le fin mot. La seconde partie, concernant claire, et beaucoup plus compréhensible et suis un fil conducteur. A la fois drôle, touchant et inquiétant. Kirsten Dunst n'a pas démérité sa palme d'interprétation féminine, c'est très certainement l'un de ses meilleurs rôles à mes yeux, tout comme Marie-Antoinette. Charlotte Gainsbourg est également excellente, une actrice fétiche au réalisateur et j'ai compris pourquoi. Leur duo fonctionne très bien à l'écran et m'ont donné le sentiment d'être des grandes actrices tout le long du film. La réalisation est bluffante, notamment lorsqu'il film l'environnement, les paysages,... c'est beau, parfois intimiste. On a par le moment le sentiment de se faire tout petit, comme des souris dans nos sièges afin de ne pas déranger la scène. Un très beau film que je recommande vivement, j'ai beaucoup aimé et j'en suis encore scotché !
Je n'ai rien contre le scénario et les acteurs de ce film qui sont sublimes. Cependant, j'ai été révolté parla facon dont il est filmé, avec de très gros plans , caméra vacillante , donnant l'impression detestable d'être un voyeur répugnant, violant l'intimité de cette famille de psychopathes.
Je ne vais pas recommencer avec de multiples éloges sur la beauté du film. Car évidemment, il est esthétiquement magnifique. Mais je voudrais parler ici de l'humanisme de ce film. Du fait qu'il est profondément humain et que Lars Von Trier nous propose ici des personnes comme vous et moi, avec des sentiments humains. Ils ne sont pas stéréotypés, ils sont humains. C'est tout. Et le fait de s'identifier, de se sentir dans cette reception, d'être mal à l'aise, d'être angoissé, c'est ça le tour de magie. C'est ça la beauté du film. Il casse les codes, avec perfection.
Après un début fort étrange et très fidèle au réalisateur, j'ai trouvé ce film très intéressant et surtout captivant, sans parler de l'incroyable travail au niveau du graphisme de Melancholia à partir de la deuxième moitié du film.
Après une séquence plus ou moins sensationnelle, avec des effets numériques de fausse peinture sur une musique lancinante, on tombe dans une histoire de mariage dans un château qui traîne, qui traîne... les fausses coupes, les recadrages ratés, les zooms et dézooms qui dérangent, j'ai vraiment été bloqué au niveau mise en scène. A la sortie de cette purge qui n'en finit jamais, je me demande encore pourquoi c'est toujours la même musique saoulante qui revient sans arrêt... j'ai vraiment pas aimé du tout, même les personnages s'ennuient... le film est chapitré inutilement aussi... autant j'avais aimé dogville du même réalisateur mais là... ce fut une séance pénible.
Melancholia est un film troublant. Première fois qu'un film me laisse troubler, perplexe ne sachant pas si j'ai apprécié ou non. J'hésite donc beaucoup à me lancer dans une critique mais je tente. Je vais donc partir sur le fait que l'ensemble ne m'a pas convaincu car pour moi tout était réuni pour en faire un chef d'œuvre qui du coup est malheureusement loin d'en être un pour moi. Le scénario intéressant sur le papier, l'es beaucoup moins une fois à l'écran. La réalisation spéciale bien connue du réalisateur par contre est intéressante avec de beaux plans. L'introduction est géniale avec pour fond sonore de la musique classique dont le thème sera réutiliser d'une belle façon tout au long du métrage. Le gros point fort du film en résultera de par son casting, ses acteurs et surtout ses actrices avec de magnifiques interprétations. Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg valent à elles seules le coup que l'on regarde le film jusqu'au bout. De toute façon même si ce film ne convainc pas, il reste néanmoins à voir une fois dans sa vie. Mais il est beaucoup trop contemplatif, élitiste et aurait mérité d'être plus fort, plus poignant car il n’y a pas de véritables émotions, ni d’empathie envers les personnages et l'on a du mal a vraiment rentrer dedans ce qui fait donc que l'on s'ennuie. Je dirais donc que je suis déçu et la note que je lui attribue concernera seulement le travail de qualité effectué sur ce film. Tout ce que j'avais à y dire est là, mais pour autant je ne sais toujours pas si j'ai apprécié ou non. Ma note : 6/10 !
Je connais la réputation sulfureuse de Lars von Trier mais je n'ai pas encore eu la chance de visionné son travail. Alors quoi de mieux que de commencé par l'un de ces long métrages qui a fait le plus couler d'encres ... J'affirme que ce type est un génie, en un film il me subjugue et je suis fou d'impatience de découvrir le restant. Pour la première fois de ma vie j'ai adoré Charlotte Gainsbourg, elle qui m'horripile tant à l'accoutumé. Ici elle est bouleversante, " humaine ", toute en fragilité elle est déconcertante et brille. Sa sœur Justine ( Kirsten Dunst ) elle toute en froideur est terrifiante, elle fascine et nous inquiète. Elle éclipse tout les autres et pourtant le niveau est extrêmement élevé. Un film de femmes, oui car mis à part ces deux actrices qui m'on littéralement bluffé s'ajoute Gaby ( Charlotte Rampling ) la mère peut être encore plus dérangé que sa seconde fille, elle est un monstre de cruauté ! Les hommes eux sont en fuites, ils quittent le navires ... Les comédiens sont supers également Kiefer Sutherland, John Hurt, Alexander et Stellan Skarsgard ainsi que le très jeune Cameron Spurr. On atteint une beauté visuelle transcendante, les ballades à cheval, les gros plans sur les acteurs et tout les à cotés et puis p***** le prologue ma scotché me laissant stupéfait devant autant de merveilles et de prouesses techniques. Par moment il m'est arrivé de penser à Leos Carax et plus particulièrement à Holy Motors pour l'inventivité, le culot, la virtuosité, et aussi pour se gout de la provocation et des polémiques ... Melancholia devient une de mes plus belles sensations cinématographiques sans nul doutes, un opéra catastrophique majestueux !
L'apocalypse vue selon Lars Von Trier. Un film lent, empreint de tristesse et très beau. Le jeu des acteurs, et surtout des 2 actrices principales, est excellent. Les musiques collent parfaitement à l'ambiance du film. Cependant, ce n'est pas un film qui plaira à tout le monde, justement du fait de sa lenteur, mais aussi à cause du pessimisme général qui dégage de l'oeuvre. Mais à moi, en tous cas, ça m'a plu.
Lars von Trier devrait vraiment engager un monteur, un dialoguiste, un cameraman, un autofocus, un musicien... Ce film est long mais surtout il ne s'y passe rien, l'intrigue et l'évolution des personnages est caricaturale et cousue de fil blanc. J'ai perdu plus de 2h de ma vie devant ce que certains appellent un film.
Difficile de faire une critique sachant que j'ai craqué très tôt mais j'ai eu le courage de finir bien que ce fut difficile, je vais dire ce qui ne m'a pas plu. Tout d'abord le début (les 2 premières minutes) n'est pas du tout accrocheur, c'est extrêmement lent et je pèse mes mots. Après je trouve qu'il ne se passe rien, alors peut être que c'est trop abstrait ou "artistique" (dans le sens d'une oeuvre d'art) pour moi mais je n'ai pas vu l'intérêt. Du coup j'ai lutté pour ne pas que mes yeux se ferment (bon ils se sont quand même fermés à certains moments), et je me suis dit que le film allait peut être se lancer tardivement. Nada, au bout d'une heure mon avis n'a toujours pas changé, c'en est fini pour moi je n'étais réellement plus dedans. C'est vrai qu'on peut y voir une sorte de peinture filmée, avec des musiques très mélancolique, mais bon ça me fait penser à l'ambiance qu'on peut retrouver lors d'un opéra, chose dont je n'adhère pas. Dommage les acteurs ne sont pas mauvais, par contre Charlotte Gainsbourg je suis pas fan mais Kristen Dunst est très impressionnante sur certains plans statique, elle arrive à nous faire parvenir des émotions en étant figée. Je ne jugerais pas la deuxième partie car je ne serais surement pas objectif vu que j'étais désintéressé après cette première partie. Finalement j'ai surement rien compris à ce film...à si quand même quelque chose, c'est que c'est pas pour moi.