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jean-baptiste L
33 abonnés
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3,0
Publiée le 13 avril 2015
Inutile de justifier la mélancolie désespérée et fatale par l'arrivée d'une catastrophe homicide, il suffit, de constater l'absence de sens des relations humaines et de la vie tout court. Ce que Lars Von Trier nous redit avec talent et cynisme de film en film. Heureusement que sa vision s'équilibre avec celle d'autres réalisateurs plus généreux, plus humanistes, ou plus drôles :-) Reste que Mélancholia est ennuyeux. La première partie aurait suffit.
Un chef-d’œuvre, peut -être même le meilleur film de Lars Von Trier. Tout y est bouleversant et grandiose. Les deux parties se complètent de façon efficace ; l'une traite de la dépression comme état d'esprit incompréhensible et inéluctable, l'autre évoque le rapport entre l'homme et la mort. Le réalisateur Danois traite ces thèmes avec une grâce qui les rend encore plus tragique : la mise en scène, la photographie, la musique, le jeu des acteurs (Kirsten Durst est sublime), le film dans son intégralité vous prend aux tripes et ne vous relâche qu’après le final apocalyptique.
Je me suis lancé dans le film en pensant qu'il aillait être bien, étrange et original. Quelle déception... Le début est assez bizarre mais vraiment impressionnant, mais la suite est d'un ennui! La réalisation, caméra à l'épaule, zoom et dezoom est juste insupportable, même si c'est voulu et que ça ne dure pas tout le film. ça m'a vraiment énervé. J'ai trouvé aussi le tout vraiment ennuyeux, avec des longueurs et des temps morts à tire-larigot, mais ce qui m'a le plus énervé c'est de voir à quel point ce film est élitiste. C'est assez dommage car la prestation des acteurs est vraiment bien.
Un bijou d’esthétisme, il est vrai. Mais on ne va pas au cinéma comme on va au musée, et un film ne peut pas se cantonner à une succession de tableaux, aussi époustouflants soient-ils. L’histoire, si on peut appeler cela une histoire, est d’une « chiantitude » aussi phénoménale que consternante. Même Wagner a fini par me coller la migraine. Je me rappelle être sortie de la salle avec la tête comme une coucourde. Ca n’était déjà pas , il est vrai, mon compositeur favori, mais là, ce fut l’overdose absolue !
"Melancholia" fait partie de ces films hors normes qu'il est très difficile de noter. Ses qualités ne seront sans doute pas perçues comme telles par de nombreuses personnes. Il s'agit d'un film de science-fiction étant donné le sujet. Toutefois, il est filmé sur un plan tellement intimiste qu'on pourrait considérer qu'il ne s'agit absolument pas de science-fiction mais d'un drame. Il se focalise le ressenti de deux soeurs très différentes et raconte leur réaction face à la fin du monde dans le contexte très personnel de leur histoire familiale.
Ceci étant dit, "Melancholia" est un grand moment de cinéma. La narration est très poétique. L'immersion dans l'intimité du mariage est totale grâce à l'emploi de plans rapprochés, caméra sur épaule, comme si le spectateur était parmi les invités. Les personnages ont une profondeur et leur personnalités s'articulent les unes par rapport aux autres. Les interprétations de Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg et Kiefer Sutherland sont magistrales, et on notera également la présence d'autres acteurs prestigieux comme Charlotte Rampling, John Hurt, Alexander Skarsgård...
Au final, "Melancholia" apparaît comme un chef d'oeuvre. Mais attention, sachez à quoi vous attendre, on ne peut pas dire qu'il s'agit d'un film catastrophe.
Une première partie, axée sur le mariage du personnage de Justine, quasi parfaite. Une seconde qui bascule légèrement dans l'ennui et la métaphore métaphysique. Voilà comment résumer "Melancholia", de Lars von Trier. Une œuvre très singulière, difficile à appréhender, mais à la réalisation hallucinante de maîtrise et de beauté. Kirsten Dunst est magnifique et convaincante, Charlotte Gainsbourg à fleur de peau. Pas de montée en tension devant cette fin de monde annoncée, mais au contraire un sentiment paisible, qui relativise la fin de l'espèce humaine. Les interactions entre personnages sont pétris d'une intensité sourde. Indispensable pour tout cinéphile averti, ne serait-ce que pour la maîtrise de la réalisation.
Sans être un fan de Van Trier, il faut reconnaître la qualité de ce film aux images splendides. J'aime beaucoup moins la première partie, cette fameuse scène du mariage, caméra tournoyante et monologues glauques rappelant toujours rétrospectivement "Festen" La seconde partie est formidablement esthétique, Kirsten Dunst est troublante à souhait. Le thème de la fin du monde abordé de manière originale, loin du catastrophisme habituel avec un zest de spiritualité. Les cinq dernières minutes et la dernière scène du film sont tout simplement sublimes.
On a du mal à ne pas évoquer "l'arbre de vie". Ils marchent tous les deux sur les mêmes platebandes et c'est tant mieux. C'est une expérience de cinéma sensorielle. Je trouve même que Charlotte est mieux que Kirsten. On ne comprend pas tout mais ce n'est pas grave. J'aime être emporté par une énergie même superficielle. La première partie est moins irréelle que la seconde. J'ai même eu envie de citer "Festen" dans la psychologie des personnages. Les images de l'espace sont somptueuses dans la seconde et la fin est sans appel. Une réussite.
Lars von Trier nous embarque ici dans un film de fin du monde – angoisse multiséculaire, les Romains déjà ne craignaient-ils pas que le ciel ne leur tombât sur sur la tête ? – à l'atmosphère difficilement descriptible, à la fois angoissante et magnétique. Et il en profite pour nous offrir de somptueuses images, à l'instar de la séquence d'ouverture, époustouflante de beauté, qui n'est pas sans évoquer (en moins long) la scène introductive de The Tree of life de Terrence Malick. Si le film contient une part de mystère, cette ambiance apocalyptique mérite en tous cas le détour. Le cinéaste danois nous suggère un lien entre la première partie – un mariage qui se mue en débâcle totale – et la seconde partie, centrée sur l'inéluctable avancée de Mélancholia, nom de la planète qui va percuter la Terre et mettre fin à toute forme de vie humaine. Sa dénomination n'a d'ailleurs rien d'un hasard. Il fait écho à l'état dépressif de Justine (Kirsten Dunst) mais aussi à la vacuité et à l'épuisement d'une société à bout de souffle, en voie d'auto-destruction, que von Trier prend un malin plaisir à filmer à travers cette fête ratée. Une société qui, avec ou sans météorite, court droit à sa perte. Si l'héroïne se désolidarise complètement des codes qui lui sont imposés, jusqu'à sombrer dans une forme de folie, seule la perspective du drame semble avoir un effet d'apaisement sur elle. Une expérience à vivre.
A la fin de Melancholia j étais vraiment très partagé. Partagé car ce que j ai préféré dans ce film sont les parties les plus contemplatives comme cette introduction assez déstabilisante mais que j ai trouvé tout simplement belle. Ensuite le trouble qu engendre la planète Melancholia chez les personnages que décrit le film est intéressant entre la peur mystique du personnage de Charlotte Gainsbourg, l acceptation presque désabusée de celui de Kirsten Dunst et l incompréhension qu elle engendre chez celui de Kiefer Sutherland et ses certitudes scientifiques. Ces différents points de vue sont assez intéressants même s ils ne sont pas assez poussés à mon goût ce qui fait que je ne me suis pas du tout ennuyé. En revanche je suis plus sceptique sur la mise en scène de Lars Van Trier qui sur les deux heures de film fait le même mouvement de caméra pendant plus d une heure et demie à savoir zoom sur un personnage et caméra qui bouge de droite à gauche si on comprend que cela lui permet d évoquer le trouble chez ses personnages c est assez insupportable au bout d un moment. En revanche la musique est admirable. Du coup si Melancholia n est pas le chef d œuvre auquel je m attendais il mérite cependant largement le détour.
Melancholia a l'esthétique inébranlée. Lars von Trier en tant que chef d'orchestre, nous a desservis un plat somptueusement beau. Fable onirique et proposition de cinéma ne font pas toujours bon ménage. Il croise un compère, nommé Terrence Mallick, dans la contemplation la plus divine qui soit. Le jeu des couleurs est hallucinant. Celui des deux actrices principales aussi. Les sept premières minutes sont à coucher dehors. La musique elle, est imparable.
Je ne sais ce que j'ai préféré, entre l' universalité du message, la structure du récit, la beauté intérieure des acteurs noyés dans leurs tourments, déchirés mais unis dans leur destin, la tragédie finale "comme éclipsée" (c'est ma lecture en tous cas...) par cet amour entre les 3 personnages... Je n'arrive pas à oublier ces plans, ces éclats de lumières, les regards magnifiques de Justine et de Claire, les yeux fermés de cet enfant... Quelle claque !
Un film "trois en un" : Une introduction originale et particulière avec cette première partie contemplative composée d'un enchaînement de tableaux prémonitoires se mouvant très lennnnteeeeeemeeeeennnnnttttttt, à la fois extrêmement plastique et oppressante, qui laisse entrevoir toute la palette d'émotions représentées dans le reste du film et dont la beauté de l'esthétique à la limite de l'irréel (voire du cauchemar) donne un sentiment de malaise assez caractéristique. Une deuxième partie consacrée à Justine, jeune mariée cyclothymique et... Mélancolique (oh ben ça tombe bien alors !). Alors pour paraphraser Florence Foresti "Johnny, lui, il a le blues, elle, elle fait une bonne grosse dépression"... Parce que Justine, donc, comme la quasi-totalité des personnes qui ont un don qui confine à l'autisme (genre Rain Man mais avec des haricots à la place des allumettes) a de très gros problèmes de relations sociales, d'égocentrisme et souffre d'un malêtre certain. Après le fait d'être (...) La suite ici :