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poneyexpress10
2 abonnés
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5,0
Publiée le 4 décembre 2012
Ce film a une énergie diabolique. Il tire sa force des plans séquences dont la durée loin de diluer l’action, nous oblige à soutenir toute la scène du début à la fin. La mise en scène rend obsédant la vie d’un obsédé. On ressent à quel point nous sommes tous condamnés à la liberté. Et que la vie peut tourner en rond, c’est le cas du personnage joué par Michael Fassbender qui peine à trouver un sens, et qui d’ailleurs ne peut rien fonder parce qu’il n’a pas d’assise. La famille est une fondation, mais visiblement, bien que ça reste en hors champ, il vient d’une famille où on ne s’aimait pas. Il est incapable de reconnaître ce sentiment, il ne connaît que le désir sexuel, l’assouvissement de ce désir, et n’a jamais rien construit de sérieux sentimentalement. La fin énigmatique, une femme qu’il a croisé et regardé avec insistance dans le métro, et qui a rendu ce regard qu’il lui portait, cette femme réapparaît dans la même ligne de métro, et une fois encore elle répond dans cet échange de désir, mais un plan final montre qu’elle ne porte plus d’alliance ( diabolique metteur en scène qui fait jouer au spectateur le rôle de celui qui est censé remarquer le moindre détail pris dans son désir sexuel) et cela indique peut-être que cette femme a quitté son mari, à cause de lui ? Donc qu’il a compté avec son désir individualiste et sauvage à effriter le conformisme et le code social d’un mariage. C’est un grand film sur le regard. Une société libre de regarder où tout est exposé, des grandes baies vitrées qui séparent des bureaux, des vitres d’hôtels chic où on voit des couples faire l’amour exposées à tous. La sœur Sissy est fragile, et une fois de plus, l’absence d’assise, avoir un appartement, un travail, la fragilise encore plus. A un moment donné on pense que le personnage central va finir dans la rue, tant il apparaît comme un vagabond (la chanson New York New York est un clin d’œil). On peut voir le film sur un plan religieux : tant les discours et les conversations qu’ont les personnages ne reposent souvent que sur du vide, l’enfer c’est l’emprise d’un désir qui détruit toute forme de fondement, de lien, qu’il consume dans sa logique d’appétence, et véritablement Michael Fassbender est à la recherche d’un pardon divin : lorsqu’il s’agenouille sous la pluie, et qu’il éprouve le désastre de sa vie, en quête de rédemption.
Ne vois pas bien l'intérêt du film... En a-t'il seulement un? J'ai bien aimé les 5 dernières minutes où on se dit que peut-être il va enfin se passer quelque chose... Mais en fait non!
Michael Fassbender excelle dans la peau d'un homme malade et torturé à vif. Il porte "haut " ce film, où l'on souffre avec lui de ne pas pouvoir atteindre des plaisirs simples sans s'auto-mutiler ou déséspérer. Cruel. 4/5
Visuellement somptueux, le film est surtout à voir pour sa première partie, mystérieuse et fascinante (à l'image de Michael Fassbender, bloc pulsionnel opaque). Car ensuite, le sujet s'épuise sans que le réalisateur n'ait à rien à dire dessus. Le beau personnage de la sœur est sacrifié à une mécanique tournant à vide. Intriguant mais finalement creux. Dommage.
Shame est un film intéressant. Avec un synopsis alléchant, ce long-métrage traite d'un sujet de société relativement peu présent sur grand écran, mais de plus en plus actuel notamment avec l'éclosion d'internet. L'addiction sexuelle, vaste sujet en effet... Je ressors de ce film avec une impression mitigée. Il y avait tout pour nous faire vivre un très grand moment, pour vivre la vie tragique de Fassbender, pour vivre ses troubles et espérer qu'il s'en sorte... Mais au final -est-ce du à la réalisation et aux nombreux plans séquences sur le visage fermé de Fassbender ou non-, nous manquons cruellement d'empathie pour cet homme, et dès lors le sort qui lui est réservé nous importe peu... Nous suivons alors l'histoire douloureuse d'un homme en attendant le dénouement sans être véritablement concerné... Cet homme a de graves troubles psychologiques, oui et? Il ne nous est pas sympathique, alors peu importe ce qui lui arrive au fond. C'est à mon sens là que le bât blesse. Si Steve McQueen avait réussi à donner une once d'humanité au personnage, il nous aurait alors ému, on se serait senti concerné par ses problèmes, avec l'envie qu'il s'en sorte.. Là on assiste à la déchéance progressive d'un pervers sexuel, et ce n'est peut être pas plus mal finalement... Néanmoins, ce film nous amène tout de même à nous poser pas mal de questions, est intriguant, complexe, et mérite donc quand même que vous y jetiez un œil, ne serait-ce que pour la belle prestation de Carey Mulligan qui, pour le coup, nous touche davantage.
Sublimé par une direction d'acteurs magnifique et une esthétique fabuleuse, Shame est la dissertation sur l'obsession sexuelle la plus pertinente que j'ai pu voir dans le rayon cinéphile. Finement axée sur la psychologie en captant chaque réaction de ses personnages, flirtant avec le trash à plusieurs reprises (notamment une scène de partouze finale assez longue), c'est une démonstration technique et psychologique des plus appréciables. Une révélation du talent de Steve McQueen dans mon cas...
16 228 abonnés
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3,5
Publiée le 12 novembre 2012
Ce deuxième long-mètrage de Steve McQueen est d'une grande maitrise, filmè d’une manière quelque peu ètrange mais valorisè par une photo soignèe! Tout rèside dans les dètails, tout est suggèrè, impliquè, montrè! En homme perdu dans New York, de corps et d'allure, Michael Fassbender est èblouissant dans un rôle complexe mais taillè sur mesure! Le prèdateur qu'il incarne est palpable de la première à la dernière minute, et plus que jamais dans la sèquence du mètro, d'un Fassbender qui dèshabille des yeux une jolie rouquine! Le ton est donnè! Glacè et glaçant, "Shame" est avant tout une oeuvre sur les addictions sexuelles dont on ne sort pas indemne! Quand arrive enfin la meilleure sèquence du film dans ce restaurant chic où l'èmotion emporte tout sur son passage parce qu'elle semble dèfinitivement venir d'un autre monde, celle d’une Carey Mulligan chantant magiquement "New York New York". D'un incroyable rèalisme, "Shame" va de l'èmotion aux larmes amères en passant par la poèsie la plus trouble! Mais peut-être est-il trop dèrangeant ? trop froid ? (c’est souvent le cas dans le cinèma britannique), malgrè ses qualitès indèniables...
Un film perturbant,cru sur l'addiction sexuelle qui est ici montré sous son vrai angle: une maladie. C'est d'ailleurs l'une de ces forces de ce film, car la mise en scène de Steve Mc Queen nous revoit une image différente du sexe, en particulier du dégoût et du besoin du personnage enlevant au scènes de sexe toute tendresse ou émotion et se concentrant sur son côté brutal, maladif. En effet, le film place son personnage dans une perpétuelle introspection rendant cet homme plus tourmenté par cet envie qu'il ne peux contrôler. Car ce qui surprend pour un film traitant de l'addiction est le fait que le personnage soit totalement conscient de sa situation, accentuant un côté émotionnel plus fort dans la tournure plus psychologique que prend le film. Mais le film s'axe aussi sur les conséquences sociales de cette addiction et le personnage de Micheal Fassbender le rend bien grâce à l'excellente interprétation de ce dernier et de Carrey Mulligan, jouant une soeur voyant son frère se refermer sur lui-même. Plus qu'un simple film, Shame dégage un sentiment de malaise fasciné envers cet homme accro et malade qui se retrouve seul.
C'est lent et très peu innovant. Les personnages sont bof ; les scènes de sexe décevantes ; les dialogues plats et le scénario manque de rebondissements. On plonge dans la vie d'un Sex-addict qui n'a rien d'autre que son travail, sa soeur et son ordinateur. On le découvre beau, propre et ordonné. On le quitte négligé, souillé et perdu. L'évolution du personnage de Brandon est la seule chose qui sauve le film. Moyen.
Le film est porté par son acteur principal, magistral dans un rôle pourtant très compliqué d'accroc au sexe qui tente ainsi de remplir le vide et la solitude de son quotidien. Un quotidien perturbé par l'arrivée d'une soeur dépressive mais qui elle aussi s'auto-détruit faute d'arriver à donner un sens à sa vie. La réalisation froide et placide de McQueen colle parfaitement à l'histoire sans jamais tomber dans le glauque/sordide, ce qui n'était pas évident non plus. Seuls regrets: un scénario qui reste finalement à la surface du problème et une fin un poil prévisible.
Un très beau mais très dur drame sur l'addiction au sexe, un regard froid et profond sur la froideur de notre époque. Constat vraiment glauque, le scénario raconte l'addiction d'un homme au sexe, et qui doit supporter ce fardeau avec le retour de sa soeur dépressive mais pleine d'espoir, l'histoire d'un homme comme un autre et qui est parfois vraiment insipide, mais qui parle de la froideur d'une société qui abandonne et qui délaisse dans des immeubles et des rues immenses. Génie de sa génération, Michael Fassbender est exceptionnel, une performance brillante et presque indescriptible tellement il se transforme en pervers aussi victime que voyeur, une performance qui écrase pourtant celle de Carey Mulligan, plus enjouée que dans ses rôles habituels. Après son Hunger, qui avait lancé Michael Fassbender dans la cour des grands, Steve McQueen signe une mise en scène aussi froide que son scénario, un regard implacable et sordide sur la relation entre les hommes de notre époque mais plein de sens et d'images marquantes. Un drame froid, remarquable et surtout porté par un Michael Fassbender toujours exceptionnel.
A l'heure où la galaxie internet règne sur nos quotidiens comme la dynastie des Windsor règne sur la Grande-Bretagne, le sexe est devenu aussi simple qu'un clic, aussi envahissant qu'un spam. Et c'est de cette surconsommation d'une sexualité en barquette surgelée dont parle ici le nouveau cinéaste indépendant en vogue du côté de chez la Reine Elisabeth, Steve McQueen. Ce-dernier habille celui qui est déjà son acteur fétiche, le très performant Michael Fassbender, avec le costume d'un jeune cadre dynamique new-yorkais, consumé de l'intérieur par le feu d'une terrible obsession, pour mieux le mettre à nu. Honteux de cette drogue qu'il s'injecte malgré tout à en frôler l'overdose, cet homme cynique et mécanique, prisonnier de son corps et esclave de ses pulsions, voit le pauvre contenu d'une vie de solitaire sans le moindre sentiment lui exploser en pleine face du jour au lendemain. Le réalisateur homonyme du légendaire acteur de Bullitt impose son style glacé et distant, son regard ultra-épuré et contemplatif, dans l'exacte continuité de son premier et précédent film Hunger. Si il peut dérouter ou déranger, jamais Shame ne veut choquer gratuitement, ni ne cherche en vain des justifications à ce mal du mâle moderne. Juste à l'exposer de façon frontale, via un réalisme sans la moindre petite concession. Ainsi, on se retrouve devant cet instant cinématographique pas toujours facile d'accès car un peu dénué d'émotions, mais doté d'une beauté fascinante et porté par un acteur remarquable. Retrouvez ma critique complète de "Shame", ainsi que beaucoup d'autres, sur CINE IS A BLOG, ma page dédiée au cinéma : http://soldatguignol.blogs.allocine.fr/ Merci !
C'est tellement beau qu'on pourrait presque oublier le scabreux et le pathétique de la vie de cet homme. Michael Fassbender livre une prestation sans faute tandis que McQueen s'invite dans le club sélecte des grands réalisateurs.