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Kouto
29 abonnés
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4,0
Publiée le 16 août 2025
De cette chronique douce-amère sur le retour aux sources d’un jeune algérien qui découvre son pays natal pour la première fois on retiendra davantage la générosité et l’alliance réussie de la légèreté de ton et de la gravité plutôt que le platonisme de la mise en scène et d’une interprétation plus quelconque. « Né quelque part » est aussi un film qui dépeint le pessimisme de la population algérienne tout comme sa simplicité avec une profonde sincérité.
Le scénario est intéressant, les répliques du personnage principal sont bof. Je veux dire par là qu'en terme de récit ça nous guide bien mais quand il exprime ses émotions (déjà il vaut mieux les montrer que les dire au ciné) mais ça paraît générique / faux. L'acteur principal a un jeu limite franchement ça casse la dynamique du film, il est tout de même le personnage qu'on suit tout au long du récit et on se sent moins concerné du coup. Par contre woaw l'énergie des acteurs en Algérie est dingue. Ça c'est ce que j'ai aimé le plus, on se sent vraiment imprégné de la culture algérienne on dirait qu'on est là bas c'est impressionnant comment le réalisateur a réussi à transmettre ça à travers un écran. Donc pitch vraiment accrocheur mais le film en lui même n'a pas atteint mes espérances et j'en suis triste presque !
Je n'ai pas passé un mauvais moment, mais je m'attendais à mieux. C'est un film qui, dans l'ensemble, reste facile et sans grande prise de risque. L'intrigue est souvent prévisible, même si quelques pirouettes scénaristiques, au succès mitigé, tentent de dynamiser l'historie. Certains passages tombent notamment dans un pathos un peu artificiel et affaiblissent l'émotion qu'ils cherchent à créer.
Ma déception vient également du niveau de jeu de l'acteur principal, que j'ai trouvé en deçà des attentes. Son interprétation détonne particulièrement de celle de certains de ses partenaires à l'écran, bien plus justes.
Histoire assez simple. L'histoire d'un jeune français d'origine algérienne qui part au bled pour régler un problème et se fait voler ses papiers par un cousin.
Vu en avril 2025 sur Netflix, je suis surpris de l'avoir loupé quand cela est sorti. Je suis plutôt enchanté par ce film, bien interprété. Des décors sympas, des dialoges bien faits, des costumes bien vus. Tout pour que la note soit bonne.
Mais surtout, amusant de faire cette histoire. Un français sans papier en Algérie. Un regard sur l'immigration, la recherche de ses racines, et etc ... Je trouve quand même qu'il y a des trucs pas super crédibles. spoiler: L'erreur de tenter de passer clandestinement, par exemple.
Je décide de mettre la note de 4, dire que c'est TRES BIEN et je vous invite à le regarder.
Un film qui sous couvert d’une certaine légèreté aborde des thèmes qui parlent à beaucoup de personnes issues de l’immigration, le rapport à la terre d’origine, la chance ou pas que nous avons eu par rapport à d’autres rester au pays Très bon film
Ce film de Mohamed Hamidi est pas mal, il retrace la vie d'un jeune homme franco algérien obligé d'aller en Algérie voir la maison que son père a construit brique par brique , seulement il ne connaît que de nom l'Algerie, il ne parle même pas l'Arabe pourtant son père y tient tant
Une comédie initiatique inégale mais chaleureuse, qui parle de quête d’identité et d’immigration avec humour et profondeur, portée par une interprétation séduisante.
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1,0
Publiée le 28 septembre 2020
L'histoire du film lui-même n'est pas très intéressante. Le décor est magnifique mais les acteurs Tewfik Jallab et Jamel Debbouzene ne sont pas authentiques en tant qu'acteurs. On ne voit pas l'Algérie, on ne peut donc pas la sentir et même le soleil semble faux à travers l'écran. La déclaration de Fahrid à la fin explique clairement de ce le Né quelque part traite. Il dit Je ne sais toujours pas si mon expérience est bonne ou mauvaise. Mais pour moi c'est sur l'expérience a été simplement mauvaise...
Un petit film qui est un peu passé hors des radars mais qui se trouve être d'une grande intelligence et subtilité. Des thématiques fortes (identité, colonialisme, émigration clandestine) traités avec toutes les doses qu'il faut d'humour, de tendresse et de second degré pour en faire un bel hymne à la vie et un hommage au peuple algérien.
" Né quelque part " est un joli film mis en scène par Mohamed Hamidi et coécrit avec Alain-Michel Blanc (également scénariste de "La vache" en 2016). Leur scénario nous conte une histoire émouvante emplie de personnages attachants. Cette comédie sociale montre la condition de vie difficile des hommes en Algérie ainsi que le climat politique et policier envers les enfants "d'expats" pour qui la vie est loin d'être un long fleuve tranquille. La réalisation de Mohamed Hamidi donne un rythme intéressant à cette comédie au ton chaleureux, superbement soutenu par une BO haute en couleur avec la musique d'Armand Amar et la trompette de l'excellent Ibrahim Maalouf. Avec Jamel Debbouze et Fatsah Bouyahmed, ce film se démarque par un collège de comédiens talentueux rendant leurs personnages authentiques. Avec un coup de cœur particulier pour la prestation de Tewfik Jallab parfaitement crédible dans son premier rôle principal.
Agréablement surprise par cette comédie plus fine qu'elle n'en a l'air... La vraie force de "Né quelque part", c'est son regard à la fois cynique et touchant du personnage principal sur sa propre culture, qu'il ne connaît pas et découvre de façon forcée (il se fait voler ses papiers par son cousin, ce qui l'oblige à rester sur la terre de sa famille)... Tewfik Jallab est toujours juste dans son jeu d'acteur et parvient à transmettre la détresse de ce jeune homme qui semble perdu, puis son émerveillement face au lâcher-prise local (il faut voir le café ! Meilleurs passages du film !). D'ailleurs, Fatsah Bouyahmed, avant de percer dans la comédie La Vache, nous fait déjà mourir de rire en réceptionniste "made in Algérie" (il passe ses journées sur la terrasse du café près du combiné pour décrocher au moindre coup de fil, et de parler avec un accent à couper le beurre, et de sortir des expressions déformées qui en deviennent brillantes et hilarantes à la fois). Jamel Debbouze aurait pu prendre le devant de la scène, mais finalement il laisse la place au jeune talent Tewfik (on ne le voit que le temps de lancer l'intrigue), ce qui est appréciable. Bien sûr la fin est assez naïve et bon enfant, mais peut-on vraiment s'en plaindre lorsque l'on a le sourire d'une oreille à l'autre en fin de film ? Simple mais efficace, le regard tendre et la parole cynique, cette comédie brille par une finesse étonnante.
Un film sur un immigré de 2e génération que ses racines rattrapent, et qui témoigne qu'il est bien difficile d'être un français comme les autres quand on a le teint mat et des origines algériennes...