L'imposture Kechiche continue. On le voit nous dire "vous avez vu comme ma scène est choc !" alors qu'elle est juste ennuyeuse à mourir. Lui qui cherche le réalisme, le perd à chaque instant, quelqu'un qui a le nez qui coule se mouche (éventuellement dans sa manche), Questions pour un champion est diffusé à 18h10 : connaissez-vous beaucoup de gens qui mangent des spaghettis à cette heure-là ? Ce n'est d'ailleurs pas parce qu'on est d'un milieu populaire qu'on se colle de la sauce tomate partout autour de la bouche. Quant à la soi-disant performance d'Adèle, il faudrait vraiment avoir le charisme d'une moule pour ne rien dégager à l'écran en étant filmer d'aussi près pendant 3h, ce qu'avait toutefois réussi à faire le malheureux acteur du non moins malheureux La grain et le mulet. Du cinéma bobo par des gens qui feraient bien de remettre un peu les pieds dans les milieux populaires avant d'en parler. La bande-dessinée est par contre remarquable, la lire fait encore plus ressortir les défauts grossiers du film.
Voila un film qu'il est nul. On passera sur la mocheté des deux héroïnes, les décors atroces du nord, les dialogues bas de gamme, le jeu d'acteur nul, les scènes pornographiques juste inexplicables, les scènes à rallonge hautement inutiles. On passera aussi le refus caractérisé d'adaptation de la BD, ce qui n’est JAMAIS une bonne idée. Les multiples scènes qui auraient pu servir à quelque chose mais non. Car le plus gros problème est bien le scénario, l’atroce pauvreté du scénario, une histoire d'amour plus que banale, sans aucune saveur, et qui n'a strictement aucun interet, surtout pour ce que les deux en font ! On atteint l'apothéose dans la scène de retrouvaille, où là on ne peut décemment plus parler de réalisme, entre le bouffage de bouche en public, et boire du vin blanc à la morve sans jamais se moucher.
Dieu sait si j'ai tout fait pour éviter de voir ce film. Je me suis carrément forcé à le regarder, plus par devoir de cinéphile que par envie. Les polémique déplacée entre actrices et réalisateur d'une part, la palme d'or, la réception quasi unanime de la critique : ça sentait le piège à plein nez ! De fait, reconnaissons qu'on entre dans ce film en apnée : plans très rapprochés, scènes qui semblent s'étirer... oui mais, miracle du cinéma, on se fait peu à peu littéralement bouffer par La Vie d'Adèle, qui devient un peu notre petite soeur. La réalisation est extraordinaire, l'interprétation des acteurs, de tous les acteurs, est hallucinante : Kechiche les martyrise peut-être sur un plateau mais alors faut voir le résultat : quel directeur d'acteur ! Une histoire d'amour et de passion racontée de façon sublime : oui la Vie d'Adèle, au-delà de certains stéréotypes sociaux manquant un peu de finesse (seul petit défaut), est un pur chef-d'oeuvre, un film-date et qui fait honneur au cinéma français.
un témoignage bien cru, très réaliste et sans niaiserie, sur la passion amoureuse dans ses différentes phases successives. Le thème s'enrichit de la nécessité d'affirmer un jour son choix de la personne qu'on aime, vis à vis d'un environnement cruellement conformiste et réprobateur.
NB : ç'aurait pu être deux hommes ou un couple hétéro, le fait que ce soit deux femmes ne change rien à mon avis sur le fond du regard sur l'amour, si ce n'est peut-être que ça aura permis, vis à vis du public, de s'attarder plus longuement sur les séquences à nu.
La Vie d'Adèle c'est long, parfois trop long, comme ces scènes d'amours saphiques dont on se pose la question de la finalité, d'autant plus qu'on se sent assez vite gêné d'être voyeur à ce point de l'intimité sexuelle des deux héroines. Mais le film est beau, intense. C'est un parcours initiatique, filmé presque comme un documentaire, et à la fois une critique sociale d'une élite arty de province qui sonne juste. Alors malgré les controverses autour de ce film, il faut bien avouer que le résultat est là et qu'il est unique.
Cela commence une nouvelle fois par du Marivaux, comme si Abdelatif Kechiche opérait une continuité cinématographique de son œuvre, débutée presque une décennie plus tôt avec "L’esquive". Mais ce sont toutefois Schiele, Klimt et l’art contemporain qui prennent ensuite le relais, passant ainsi le flambeau pour l’élever vers une toute autre sphère créative. Porté par deux interprètes éblouissantes dont on n’est pas près d’oublier la performance, "La Vie d’Adèle" constitue l’aboutissement de son cinéma, confortant sa place incontournable au sein du paysage actuel. Si depuis "La Graine et le mulet" on lui connaissait une certaine faculté quasi pédagogique à montrer le simple, avec cette bouleversante histoire d’amour le cinéaste adopte son réalisme le plus époustouflant, où justesse et intelligence s’avèrent les maîtres mots. D’autre part, Kechiche ajoute à cette captation du quotidien sa remarquable mise à distance, évitant les écueils habituellement lié à un tel sujet. Film culte instantané, assurément.
"La vie d'Adèle" est une complète réussite artistique ! Déjà par sa comédienne principale Adèle Exarchopoulos qui est en tous points magnifique. Douceur et souffrance se confondent. Elle m'a rappelé par certains moments le désespoir de Vanessa Paradis dans "Noce Blanche". Il serait injuste de ne pas souligner l'apport essentiel de Léa Seydoux qui devient, non pas le personnage essentiel du spectateur, mais celui indispensable de son binôme. Mais deux comédiennes talentueuses ne seraient que peu de choses sans l'indéfinissable talent du réalisateur... Et très sincèrement, je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse, derrière "La vie d'Adèle", se cacher une oeuvre aussi aboutie ! Abdellatif Kechiche maîtrise sont projet de A jusqu'à Z et n'oublie rien, ni personne sur sa route. Et puis il y a la photographie de Sofian El Fani, quel plaisir visuel. Trois heures de film d'une traite, c'est la plus belle preuve que je puisse apporter à mon enthousiasme. Après un tel moment, je dis : MERCI.
J'ai pris trois heures, et par curiosité, je me suis lancé dans la Palme d'Or de 2013 dont j'avais tant entendu parler, parfois en mal à cause de la polémique Kechiche. 3 heures c'est long, mais à quelques détails près, le film est très bon. Il est surtout excellent de par le réalisme qu'il veut transmettre à l'écran. On peut dire que mêm si le parti pris de Kechiche de faire 95 % de gros plans dans le film a des inconvénients, ceela permet au moins de faire ressortir cet aspect. Le film est très cru, très brut, possède peu de mise en scène, il a surtout pour but de nous montrer les émotions et l'évolution de ses personnages, et cela marche plutôt bien. Je dirais que si la réalisation a des problèmes, c'est à cause du sentiment de malaise que cela dégage. Le fait de voir toutes les scènes de très près a tendance à gêner et à donner l'impression constant et oppressant de s'immiscer dans la vie des protagnistes, ce qui est en plus ponctué par la durée assez longue des cinq scènes de sexe présentes dans le film, réalisées elles de manière très larges et explicites. De plus, le réalisme est tellement poussé que les détails les plus disgracieux d'un visage sont très bien mis en avant, mais ceci est un parti-pris de réalisation assez compréhensif pour quelqu'un ayant voulu forcer le réalisme. Si ceci marche très bien, c'est aussi grâce au jeu d'Adèle Exarchopoulos, faisant parfaitement ressentir ses émotions, sa détresse et son évolution émotionnelle, et à celui de Léa Seydoux, que je n'ai jamais vu joué aussi bien, avec cette fille aux cheveux bleus extrêmement charismatique. Outre l'histoire d'amour, La Vie d'Adèle est un choc des classes, des milieux et des cultures extrêmement bien illustré. Pour résumer, est-ce que le film mérite sa Palme d'Or? Pas sûr. Mais il est très fort, atteint ses buts, est assez bien rythmé donc les 3h passent relativement vite. Certaines scènes, outre sexe, sont très poignantes, notamment la dispute entre Adèle et Emma. Le long-métrage vaut donc au moins un petit coup d'oeil.
Ce film était beaucoup trop long; il y a largement trop de scènes qui ne servent à rien, qui ennuient très vite et l'histoire met trop de temps à démarrer, c'est franchement lassant et le film n'aurait rien perdu si des scènes avaient été coupées. J'ai été un peu déçue car je m'attendais à quelque chose qui soit plus dans le thème de la BD au lieu de rester dans une histoire un peu trop simple. Bref, j'ai été pas mal déçue, et je trouve que ça aurait pu être bien meilleur si ça avait été moins long et moins fade.
Un film tout simplement incroyable, j'ai mis beaucoup de temps à le regarder car j'attendais la fin de la médiatisation autour de ce dernier. D'une simplicité dans le jeu d'actrice, de la franchise, on a tout simplement l'impression d'être dans notre quotidien, comme si ces deux jeunes filles étaient nos amies. Absolument bouleversant sur tout les plans, autant la réalisation, que les actrices, un grand bravo!
le plus remarquable dans ce film.... le jeu d'actrice!!! incroyable, on en oublie qu'on est devant un ecran, grosse grosse performance particulièrement d'Adele à mes yeux
La vie d'Adèle est un film avec très peu de dialogues qui laisse place au jeu des acteurs. Adèle parvient très bien par son jeu à exprimer ses sentiments et ce qu'elle pense. Le scénario est simple, ce qui permet d'éviter tous les clichés. Le titre correspond très bien au film car la caméra est toujours centrée sur Adèle et le style est immersif.
que de scènes inutiles! ça aurait pu être un beau film d'amour, mais il est plombé par des longueurs indigestes. le réalisateurs devrait apprendre l'art du montage, parce que 3 heures pour un film qui en nécessitait même pas 2, c'est très exagéré. dommage pour les deux actrices, très justes. et je me pose aussi la question du prix à Cannes. il n'y avait vraiment rien de mieux en compétition? ça me parait très difficile à croire.
Un film très émouvant. cependant, les scènes à caractère sexuel non censurées peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, car il s'agit quand même de scènes choquantes. néanmoins, le film reste très touchant.