Ça faisait un moment que je voulais le voir mais les critiques spectateurs me faisait un peu peur. Bon au final ceux qui n'aiment pas semblent se diviser en 2 catégories: ceux qui se moquent de la politique et ceux qui n'ont pas compris le ton du film. Effectivement c'est assez déconcertant au début, le film n'est pas vraiment drôle mais plutôt très cynique, les scènes sont hachées, le scénario aussi. En soi il n'y a pas vraiment d'intrigue en fait, et c'est ce qui gêne beaucoup de gens. Et pourtant le film est très réussi, et il est loin d'être parodique sur la politique. Il en dresse un portrait peu flatteur et pourtant bien réel. Entre l’incompétence des ministres, qui sont là pour brasser du vent, qui n'ont pas vraiment d'idée, qui dépensent une énergie considérable à ne rien faire, qui suivent leur conseillers, et ces derniers qui en réalité font la pluie et le beau temps, certains faisait leur boulot (Arestrup, magistral), les autres rentrant dans ce bâteau qui n'a pas vraiment de cap. Toute la bureaucratie, l'inertie des institutions, tout cela est fort bien mis en scène. Toute cette attention autour d'un discours que personne n'écoutera tandis que le ministre attend que ses conseillers lui rappellent sa position vis à vis de tel pays. Le tout dans un grand cirque complètement désordonné ! En fait ces gens là ne font pas vraiment de politique, ils ne prennent aucune décision, ils paradent et c'est tout. Et finalement je trouve que le film n'en fait pas encore assez. Il pourrait être encore plus cynique, il devrait même. Car finalement on est face à une comédie presque gentillette, ça prête à sourire, on se dit que ce n'est pas bien grave, il n'y a pas de réelles conséquences face aux actes des personnages du film, et c'est un peu dommage. Mais ça reste quand bien très bien fait et assez représentatif de ce qu'il se passe dans les ministères.
Surjeu constant, mise en scène peu élégante (la caméra semble tout le temps à la mauvaise place, comme si on avait reléguer le spectateur sur un tabouret dans un coin de la pièce). Décevant, car le sujet est fort peu traité en France.
Film un peu passé inaperçu lors de sa sortie ,et qui mérite pourtant ,le plus grand intérêt. humour et dérision des situations... ou se cache la réalité dans cette fiction ? ou l'inverse ......? Thierry Lhermitte et Niels Arestrup,sont au sommet ..... un moment de détente sur un sujet pourtant maintes fois traité (les hommes politiques) mais ici ,l'immersion est vraiment réussie,irais je dire avec brio ? a stabiloter , pour ne pas oublier de le voir ....vous ne le regretterez pas.
Politiquement si réaliste que c'en devient captivant, ce Quai d'Orsay allie un humour d'une intelligence rare pour un rôle inoubliable pour Lhermitte. Tavernier chahute ses personnages comme personne et nous fait rire du début à la fin dans les affres de ce grand hommes et de ses conseillers de l'ombre qui tentent de le suivre. Preuve qu'il s'agit d'une comédie, Tavernier a même pensé dans son générique de fin de préciser qu'aucune porte n'a été maltraitée durant le tournage. Il faut certes "aimer" la politique ou en tout cas ce qu'elle représente pour comprendre les enjeux humoristiques de ce film. En clair, ceux qui n'ont pas compris cet humour n'ont peut être pas le niveau intellectuel.
Film très sympa sur un sujet pas si souvent traité à savoir le monde politique. Les acteurs jouent très bien et je pense que les personnages croquent d'assez près la réalité. Ce n'est pas le film de l'année mais on passe un bon moment
Certaines scènes m'ont fait sourire et même rire mais il n'y a aucune intrigue, aucun fil directeur, aucune trame à suivre et surtout pas de fin(!?!).Heureusement que les acteurs sont plutôt bon sinon c'était dodo assuré!
Sans la performance (théâtrale) des acteurs, Lhermitte et Arestrup en tête, cette comédie tournerait très vite en rond. Mais le rythme et la drôlerie des répliques l'emportent sur une intrigue minimaliste. Les seconds rôles sont savoureux (mention spéciale à l'apparition du "vrai" ministre Bruno LeMaire), et c'est plus la mécanique comique du film parfaitement maîtrisée qui séduit. Trop caricaturale pour être véritablement acide, cette sympathique peinture de l'exercice du pouvoir offre néanmoins de beaux moments de rire.
Arthur Vlaminck est embauché au Quai d’Orsay par Alexandre Taillard de Worms. Ministre des affaires étrangères shooté à la vitamine C et aux philosophes grecs, le charismatique et survolté Alexandre Taillard de Worms est une pile électrique et le Quai d’Orsay une pagaille sans nom dans laquelle Arthur va découvrir que s’atteler aux « langages » comprendre les discours, d’un homme politique n’est pas de tout repos.En choisissant d’adapter la survoltée et totalement barrée BD éponyme signée Christophe Blain et Abel Lanzac, Bertrand Tavernier s’est essayé à un bien difficile excercice. Le personnage haut en couleur d’Alexandre Taillard de Worms, portrait quasi hyper réaliste de Dominique de Villepin était absolument incontrôlable. Géant musculeux et dégingandé, apparaissant ici, disparaissant là, difficile de rendre ce que permettent les cases et la folie d’une bande dessinée dans le cadre d’une caméra, le montage fût il épileptique, utilisant le split screen pour essayer de faire plus moderne ou plus… BD justement…Permettez-moi donc de ne pas juger l’adaptation qui souffre forcément de la comparaison à son détriment, mais plutôt le film lui-même dans son parti pris de comédie burlesque et pas franchouillarde pour une fois étonne et fait rire. En allant un peu chercher le spectateur qui a un cerveau plutôt que celui qui végète en regardant ce que la télé à osé faire de pire depuis ces dernières années, Tavernier s’affranchi d’un portrait politique lorgnant vers le documentaire pour verser dans la justesse de la caricature pertinente comme le faisait fort bien la BD.Soyons clair, sans faire de condescendants raccourcis, le spectateur de base des Zamours, ne comprendra rien au bal de Thierry Lhermitte, hystérique, régissant ses conseillers ministériels à grands coups d’envolées lyriques comme un chef d’orchestre bourré à la 8.6.Ainsi, le film nous montre la véritable fourmilière qui aurait fusionné avec un panier de crabes qu’est le ministère des Affaires étrangères. spoiler: Ce dernier nous apparait comme un refuge de travailleurs épuisés par les sempiternelles sorties de leur grand patron et sa capacité à se contredire d’une demi-heure à une autre avec une constance qui confine à l’horlogerie Suisse. C’est là où joue la corde comique de Quai D’Orsay, dans la loufoquerie de son personnage principal monomaniaque du Stabilo, mais aussi dans la galerie de personnages secondaires aussi enclins à se serrer les coudes qu’à se planter une machette rouillée dans le dos.Surprenant et très juste dans la peau de ce Dominique de Villepin de Pellicule (double particule s’il vous plat !), Thierry Lhermitte arbore en permanence un joie évidente à incarner un névrosé qui, il faut le reconnaitre fait et porte tout le film même si ses conseillers ne sont pas en reste. Rspoiler: aphaël Personnaz, puceau de la politique doué en lettres et Niels Arestrup, magistral en vieux loups blasé des mers aussi agitées que politisées, blasé des traits de folie de son Patron.Ils forment un duo formidable, tantôt blasés, parfois au bord de la crise de nerfs, ils répondent avec un équilibre parfait à l’énergie que déploie Thierry Lhermitte l’un mettant en valeur l’autre avec une générosité rare, surtout dans la comédie française où le comique tourne souvent autour d’un seul et même individu. Les bonnes comédies politiques sont suffisamment rares qui plus est quand elles sont réussies pour être mises en valeur. Quai d’Orsay est loin d’être une comédie culte, mais reste très, très au-dessus de la production moyenne française du genre dans laquelle s’empêtrent des comiques affligeants de beauffitude et d’opportunisme.
Plongée dans les coulisses de l'état avec des acteurs efficaces et crédibles dans leur rôle respectif.PLV: on est porté par cette histoire dans un monde inconnu que l'on ne fait que soupçonner.
Une adaptation fidèle et rythmée de la BD de Blain et Lanzac. Je craignais un peu que Lhermitte ne soit pas à la hauteur du rôle mais il adopte bien la posture du ministre bavard qui n'écoute que lui-même. M^me si elle est un peu trop technocratique, cette comédie politique est quand même bien faite et on aura le plaisir d'y apercevoir Julie Gayet dans un rôle de femme fatale de Cabinet.
Pas mal d'attente autour de cette comédie politique et du nouveau film de Bertrand Tavernier, mais quelle horrible déception. Il nous est servi ici une bouffonnerie complètement hors du coup, qui croule sous une fiction idiote : on parle peut-être de sexe, on couche entre collègues, on a des problèmes de surligneurs, on dort sur son bureau... Et après ? Quid de l'importance du discours dans la politique ? Tout tourne autour d'une feuille de papier, qui ne parvient jamais à satisfaire un ministre, odieux personnage interprété par un Lhermitte toujours aussi monocorde : à part crier et faire les gros yeux, il ne nous fait pas grand chose. Seul point positif : la présence presque salvatrice de Niels Arestrup. On a dans tout le film l'expression d'un ego, surement aussi disproportionné chez Tavernier que chez ce ministre hautain.
Arthur Vlaminck, jeune homme brillant, est embauché comme scribe par Alexandre Taillard de Worms, ministre des Affaires Étrangères. Commence alors la découverte d'un monde étrange, exigeant, fantasque et bourré d'embûches.
Bertrand Tavernier adapte ici la bande dessinée "Quai d'Orsay" créée par Antonin Baudry alors que celui-ci travaillait auprès de Dominique de Villepin au ministre des affaires étrangères. On découvre les coulisses d'un ministère, l'effervescence qui y régne, l'abnégation des hommes d'état et la mégalomanie d'un ministre.
Le film est à la fois hilarant tant les situations et dialogues sont extrêmement drôles et effrayant tant on imagine que la peinture du ministre est proche de la réalité.
La riche distribution des seconds rôles est excellente (Niels Arestrup, Bruno Rafaelli, Julie Gayet, Thomas Chabrol, Anaïs Demoustier...). En première ligne Raphaël Personnaz est parfait en candide. On peine un peu avec Lhermitte, qui, bien qu'il ne démérite pas, ne s'efface que difficilement derrière son personnage.
Malgré cette petite réserve, les 2 heures de film se regardent avec plaisir et un réel intérêt sans le moindre ennui.
Elle commence quand l histoire ??? Plus sérieusement on découvre un milieu inhabituel mais pas d histoire, pas de rire, pas de suspense, pas d affection pour les personnages, juste des longueurs en se demandant ou ce film va nous mener... Que retenir du film?
Un film très bien mis en scène dont les acteurs principaux sont, finalement, le stresse, l'incompétence et le carriérisme. Pas étonnant que notre pays ne s'en sort pas bien en ce moment s'il est géré de la sorte : c'est-à-dire par ces hommes politiques plus soucieux de rendre la vie dure à leur administration de part leur incompétence et de préparer la future idée que ce feront les électeurs à la postérité... Flippant !
Adaptation de la BD éponyme, saluée en son temps pour sa pertinence de ton quant à la vie quotidienne au sein du Ministère des affaires Etrangères, "Quai D’Orsay" est l’une des vraies bonnes surprises de l’année 2013. Pourtant, le film ne démarre pas forcément sous les meilleures auspices avec un Thierry Lhermitte poussif (et pas forcément très juste) et un univers assez excluant. Pourtant, on se rend vite compte que cette introduction ne pouvait pas être différente au vu du sujet abordé par ce "Quai d’Orsay" qui met en exergue le fonctionnement bureaucratique et souvent assez absurde d’un Ministère. A travers les yeux d’un nouvel arrivant, à savoir Arthur (campé par l’excellent Raphaël Personnaz). Le personnage est, évidemment, le référent du spectateur et le film trouve sa vitesse de croisière à mesure qu’Arthur prend ses marques au sein du Quai d’Orsay. Et c’est peu dire que l’univers qui est proposé est particulièrement dépaysant et riche en situations ubuesques. En tête, on retiendra, sans surprise, le Ministre (joué par un Thierry Lhermitte incroyable), inspiré de Dominique de Villepin, qui ne ressort pas forcément grandi du film. Ses obsessions souvent délirantes (son goût pour les marqueurs fluo, ses idées fixes – et pourtant changeantes - sur la structure d’un discours…), ses exemples inattendus ("vous avez lu Tintin ? ") et ses citations d’Héraclite donnent au film ses scènes les plus drôles. Pour autant, le réalisateur Bertrand Tavernier prend le parti de ne pas ridiculiser totalement le Ministre puisque, parallèlement à ses excès, il dresse le portrait d’un homme déterminé et courageux, ce qui confère au personnage une complexité intéressante et humanise sa nature théâtrale. Autre personnage extraordinaire, le Directeur de Cabinet Maupas (joué par un Niels Arestrup fantastique et césarisé) qui impressionne par son détachement de façade (parfaitement complémentaire avec la suractivité du Ministre), offrant d’autres séquences mémorables au film (ses micro-siestes ou son air faussement désolé quand il envoie Arthur au charbon), mais aussi par son influence. L’aura de ces deux personnages irradiants ne doit, cependant, pas faire oublier le héros du "film" Arthur, qui semblait bien parti pour n’être qu’un simple faire valoir sans grand intérêt, mais qui réussit à exister grâce à sa maladresse et son jusqu’au-boutisme. Quant au reste du casting, il réserve quelques bonnes surprises, même si j’ai davantage apprécié les apparitions surprises de Didier Bezace en écrivain qui veut insuffler de la complexité, de François Perrot en père du Ministre ou encore de Jean-Paul Farré en poète que les autres membres du Cabinet (Julie Gayet, Thierry Frémont, Thomas Chabrol, Bruno Raffaeli…) qui n’ont rien à se reprocher mais qui ne bénéficient pas de la folie des autres personnages. Ainsi, "Quai d’Orsay" doit beaucoup à la richesse de ses personnages et de son univers (souvent absurde mais visiblement crédible) ainsi qu’à la qualité de ses dialogues, parfaitement ciselés et souvent très drôles… ce qui n’était pas gagné pour un film qui raconte l’histoire de l’écriture et de la récriture d’un discours ! Mais le film peut, également, se vanter de bénéficier d’une mise en scène inventive qui fourmille de grandes idées (les arrivées du Ministre annoncées par des feuilles de papier qui s’envolent, le montage calé sur les dialogues du Ministre au cours de ses monologues…) et qui a l’intelligence de ne pas trop s’étendre (le sujet n’aurait pas forcément supporter une durée plus longue). Seul regret, néanmoins : le final est trop peu mis en valeur et conclut le film de façon trop abrupte… alors que la lecture du discours devant l’ONU était censée être le point culminant du film. Cela ne suffit pas à gâcher le film qui, certes, reste assez excluant pour peu qu’on ne s’intéresse pas du tout à la politique, mais qui sait prendre intelligemment ses distances avec les comédies habituelles en traitant, avec drôlerie et subtilité, un sujet peu commun sur grand écran.