Jeune et jolie, elle se prostitue tout simplement parce que l'envie lui prend. Le jeu devient alors comme une drogue, elle y prend un certain plaisir, non pas réellement pour le sexe lui même mais plutôt pour la situation, tout ce qui tourne autour : le plaisir au moment de la prise des rendez-vous qu'elle évoquera avec son psychiatre. Mais cette jeune fille, pouvant quasiment paraître comme une psychopathe, personne sans sentiments, se montre finalement attachée à George et triste de sa mort, et oui George était gentil comme elle le dit si bien..
Un film très intéressant, avec un personnage des plus mystérieux qui se met tout d'un coups à se prostituer, sans réelle raison, juste par envie et parce qu'elle le peu du fait de sa sublime et envoûtante beauté, qui se retrouve face aux réactions de ses proches. Non la jeune fille n'est pas comme les autres adolescents de son âge, bien que pendant un moment du film nous pouvons penser qu'elle va s'intégrer dans la ligne commune des jeunes de notre siècle, c'est tout simplement un personnage différent que nous présente François Ozon, un personnage que certains désigneraient comme anormal, car non ce qu'elle a fait n'est pas normal, regardez sa mère qui se demande quelles erreurs elle a commise dans l'éducation de sa fille.
Mais après tout, avec un festival de Cannes dédié à la différence et à la liberté de tous de pouvoir vivre et coucher avec homme et femme quelque soit son sexe, Jeune et Jolie ne fait pas tache, vendre son corps sans complexes pourrait-il également être considéré un jour comme tout à fait normal par notre société, et la mère d’Isabelle en apprenant que sa fille se prostitue viendrait-elle peut être à l'accepter de la même façon qu'une mère moderne se rendant compte de l'homosexualité de sa fille ?
Je m'éloigne un peu du sujet, j'ai beaucoup aimé ce film, on nous raconte une histoire des plus particulières filmée de façon à ce que le spectateur ai l'impression de s’incruster dans l'intimité de cette petite famille bourgeoise parisienne, à l'instar de "Dans la maison" François Ozon aime visiblement bien l'idée du "spectateur voyeur", nous aussi parce que l'on est très curieux.