Ni plus ni moins une comédie française hystérique qui lorgne terriblement vers "Very bad trip". Sauf qu’ici, au lieu d’être dans un enterrement de vie de garçon, nous sommes propulsés dans une histoire de babysitting improvisé par un père qui ne pense qu’à son propre intérêt, le jour-même de l’anniversaire du babysitter… Evidemment, à l’image de la trilogie américaine, ça dérape vite puisque les bons potes vont tout faire pour célébrer dignement ce jour de fête. L’entame est super, et on se dit qu’on va passer un bon moment. Donc, comme ça a dérapé, les parents sont rappelés de toute urgence par les forces de l’ordre, principalement pour une suspicion d’enlèvement d’enfant. Sur place, dans le chaos le plus total, une caméra est trouvée et ce qui est enregistré est visionné sans ménagement sous le regard médusé des parents sous le choc. Qui peut croire que les policiers visionnent une vidéo devant des parents sans savoir ce qu’il y a dedans ? Non désolé, je n’y crois pas une seconde. Mais bon bref, passons. Pourquoi pas après tout ? Voilà que nous assistons au déroulement de la soirée, où tout s’enchaîne avec une énergie incroyable ; ça n’arrête pas. Nous découvrons en même temps qu’eux, les différents événements ayant parsemé la soirée, un peu à la manière de "[Rec]", c’est-à-dire la caméra au poing des protagonistes. Si quelques gags sont excellents au prix de bonnes trouvailles
(comme la course poursuite en kart, l’histoire du cigare ou encore un des flics présent filmé à son insu)
, d’autres sont particulièrement révélateurs sur la bêtise humaine, sans parler d’un florilège d’incohérences.
Les karts ne sont-ils pas sensés être dans un parc fermé ? Et la clé du Range ? Et le gamin qui résiste aux sédatifs…
Non désolé, non. L’idée de départ était pourtant bonne malgré ce petit manque d’originalité (quoiqu'il fallait y penser quand même) de par le mélange des deux films que j’ai cité précédemment. Les acteurs sont bons et le rythme est enlevé, Clotilde Courau étant très à son avantage en femme qui a de la caillasse et dotée d'une classe folle à en faire pâlir le babysitter, sans parler du standing de la propriété bien entendu. Tout cela est loin de suffire pour relever un niveau dont je m’étonne de voir à quel point les spectateurs l’ont plébiscité. D’autant plus que je ne comprends pas bien le happy end à l’histoire qui, au bout du compte, ne m’a fait que très peu rire.