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ogerardin
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3,5
Publiée le 27 février 2016
bon film, les personnages sont d'une grande sensibilité, toutefois, on a peine à penser que la religion était aussi fermée à cette époque. On s'imagine aisément le calvaire de ces femmes.
"Les innocentes" est un drame français historique réalisé par Anne Fontaine. Il raconte le viol de nonnes polonaises dans un couvent polonais par un régiment russe après la guerre. Une équipe française est envoyée sur place pour leur venir en aide. Sujet âpre, "Les innocentes" bénéficie d'une réalisation solide et de compositions de qualité (Lou de Laage, Vincent Macaigne...). Le film ne parvient pas sujet oblige à se départir d'une certaine raideur qui m'a cependant fait trouvé le temps un peu long. En creux, on mesure bien la situation difficile de la Pologne qui, coincée entre l'Allemagne et la Russie, a toujours eu beaucoup de mal à exister en tant que nation pendant plusieurs siècles.
Toutes nos critiques, émissions et débats sur notre site Critique Esteban : 5,5/10 Le sujet est très loin d'être inintéressant, au contraire : il est fascinant. "Les Innocentes" est par son fond et par sa forme la démonstration la plus emblématique du "culte du tabou". Ceci débouche sur des dérives graves, et bien plus glauque que la situation initiale. Entre obscurantisme religieux, refoulement, passion et "appel au secours" : le postulat du film est audacieux et claire ! Mais étais-ce une raison pour que cette oeuvre se permettre d'être d'un tels ennuie ? "Les Innocentes" prend une forme austère et horriblement fade. Sans une grande dose de bonne volonté, impossible d'apprécier ce film ultra soporifique...
Cinétime c'est le mardi de 18h à 19h en direct sur Radio Campus Rouen
Drame remarquable. On pourrait penser que l'on va assister à un film austère mais bien au contraire, grâce à la finesse de la réalisation qui distille par touches des éléments d'une extrême sensibilité et intelligence. On assiste à un film d'une grande beauté et énergie. Ces femmes sont admirables dans leur foi et le chemin qu'elles décident de prendre. Pas de féminisme et de message exacerbé sur la dure réalité des femmes (le sujet est aussi actuel) mais des femmes qui essayent de comprendre et tenir debout. Je ne connaissais pas cette histoire dramatique, juste ignoble. Elle est portée avec force par Anne Fontaine adepte de tels sujets. Encore une fois, elle sait se met à juste distance de ses personnages et son histoire, sans pour autant se perdre et nous avec, sans pour autant ne pas tout montrer et dire. Elle le fait avec grand savoir faire et avec tout ce qu'il faut pour justement ne pas trop voir mais ressentir et comprendre. Les actrices sont bouleversantes. Lou de Laage est magnifique. Elle l'était avant mais ce rôle là semble être celui de la maturité qui lui va très bien. Belles promesses à suivre! Son personnage est ambigue au début et se découvre dans ce drame. Sa relation avec le médecin apporte des parenthèses bienvenues. Le cadre de la neige, de ce monastère fermé au bout d'une route remplie d'embuches et de violences est juste superbe. Il confine à faire de l'ensemble un huis clos mais pas du tout étouffant, ouvrant au contraire vers la vie avec un final juste merveilleux de vie et d'espoir. A voir pour comprendre le monde dans lequel on vit et comment vivre après le drame.
Passablement déçu par le dernier long d'Anne Fontaine. Refroidis sans doute par l'austérité de la mise en scène et de la photographie, je n'ai jamais été émotionnellement embarqué par ce récit pourtant ô combien intéressant, rien à reprocher non plus à un casting irréprochable mais la mayonnaise n'a pas pris, tout simplement. Je me suis profondément ennuyé et n'ai que trop rarement été touché, outre la rigidité de l'ensemble, l'absence de rythme et de tension dramatique n'aide pas non plus à apprécier ces deux longues heures. Seul le scénario finalement aura maintenu un quelconque intérêt à mes yeux, un scénario dans lequel la mise en abîme de l'hypocrisie religieuse n'a d'écho que le comportement ignoble des "glorieux" vainqueurs soviétiques de cette sale guerre. Loin d'être palpitant en somme malgré la jolie Lou De Laâge et sa belle prestation, toute en retenue.
Je ne comprends rien au cinéma en ce moment. Il semblerait qu'on s'évertue à rendre intéressants des films qui sont d'un ennui profond, sous prétexte qu'ils sont tirés d'une histoire vraie ou ont des plans grandioses et de belles images. Certes les sœurs sont filmés en gros plans et ont de merveilleux visages, les paysages enneigés en noir et blanc etc..Cette histoire de soeurs violentées sauvées par une femme médecin communiste n'a pas réussi à m'émouvoir
Un personnage principal infirmière lisse et insipide. On explique et on ne ressent rien de son engagement. En revanche la foi de ces nonnes est jaillissante et puissante.
Oui oui celà reste un beau film avec une très belle histoire. Mais il y a quand même quelques longueurs. Et il manque légèrement de pep's. Ceci dit j'ai quand même apprécié l'histoire.
Excellent scénario très bien interprêté, n'y cherchez pas des scènes de violences, c'est au dela. Anne Fontaine présente à l'avant première m'a plu par sa sincérité, son sens de la dérision et ce film n'a pas été simple à réaliser, langue, climat, interrogations, elle n'a pas recherché la facilité. Mais voilà, on est transporté ailleurs, on oublie tout et on découvre. J'aime ce cinéma.
Ce film est beau, émouvant et fait réfléchir. Il nous interroge sur la notion de l'engagement des soeurs dans la foi, de la règle qu'est la leur, mais aussi sur l'engagement des volontaires à la Croix Rouge et l'étendue de leur mission, sur la barbarie des hommes, et la réalité de la guerre. Le contexte historique n'est qu'un prétexte à des émotions qui vont bien au-delà. Les images sont sublimes de part le décor et le visage de ces soeurs qui sont toutes très belles dans leur manière d'exister.
Capable du meilleur (Entre ses mains) comme du pire (Mon pire cauchemar, Perfect Mothers) ces dernières années, Anne Fontaine passe aujourd’hui dans la catégorie du drame historique. C’est donc avec un pas incertain qu’on est allé voir Les innocentes. Ou le récit tragique de bonnes sœurs polonaises violées, enceintes et obligées d’accoucher dans le secret de la Seconde Guerre Mondiale.
Pour ce baptême du feu, il faut reconnaitre que la réalisatrice de La fille de Monaco s’en sort avec les honneurs. Sobre et teinté d’une photographie immaculée, presque virginale (l’atmosphère qui règne renvoie au terrible Ida), le film dépeint un tableau humain déchirant de réalisme et de non-dits destructeurs. Dans ce couvent qui a connu l’horreur et la honte, plusieurs bonnes sœurs ont subi l’humiliation la plus totale. Mais chacune réagit à sa façon. L’émergence de l’instinct maternel, la perte de la foi ou la conviction que rien n’arrive par hasard tissent une toile scénaristique complexe et réfléchie.
Mais le moteur de ce récit surgit ailleurs, en territoire athée. Jeune médecin de la Croix-Rouge, Mathilde vient en aide aux croyantes par un concours de circonstances. Elle y découvre alors une sphère religieuse dont elle se méfiait et qui pourtant la fascine. Fontaine filme ce choc entre pieux et athées de façon constructive, bienveillante. C’est une optimiste qui rapproche son récit vers la lumière. Son drame n’est pas une simple retranscription d’un fait historique méconnu. Mais une œuvre qui fait le lien entre le passé et le présent. Le physique de ses deux acteurs principaux (l’électrisante de Laâge, le clown romantique Macaigne) en témoigne : à la fois classique, et pleinement contemporain.
Film bouleversant qui retrace la vie de ces religieuses polonaises entre les mains de leurs nouveaux maîtres soviétiques après cinq années dans les griffes nazies. Devant les conséquences de ces viols sur les religieuses tant physiques que morales pour ces femmes, l'implication de cette infirmière/médecin française, idéaliste, laïque, communiste est proprement admirable. Le tout est filmé avec une vraie sensibilité, sans non plus en faire des tonnes. Vraiment un très beau film, dur mais nécessaire. A voir !
Très lent, trop lent. Des dialogues pas très intéressants. Le film peu faire sérieux voire intello à cause de son côté austère mais la répétition des accouchements de sœurs finit par faire redite. Une fin un tantinet cucul et pleine de bons sentiments sur fond de mère supérieure forcément méchante, antipathique et revêche. Bref l'archétype des films du genre.
Un film magnifique On se laisse séduire par cette oeuvre qui nous mène vers 1945 dans ce couvent isolé de Pologne Magnifiquement interprété avec un casting excellemment maîtrisé,on arrive facilement à s'imprégner de la vie dramatique de cette communauté .Bravo
On revient sur un épisode très connu de la deuxième guerre mondiale : le viol. Et en particulier celui infligé par l'armée rouge aux femmes des territoires qu'ils ont "libérés". Mais cette fois-ci attention, il s'agit de nonnes. on arrive à un autre niveau. Pourquoi s'intéresse au viol de nonnes ? Est-ce que viol en est plus horrible ? Les Soviétiques au violé dans tous les sens, y compris des enfants (filles). Alors pourquoi s'intéresser à des nonne. Ben déjà, c'est dans l'air du temps. En plus, avec leur collerette et leur fichu sur la tête, c'est vrai que c'est esthétique. Et puis, c'est un peu la mode de nous faire des films sur les bonnes soeurs, avec un peu les même mêmes affiches en plus : une jeunes nonne dans la neige (si si, vous pouvez vérifier). Il y a eu Ida et la religieuse en 2013. Mais bon, il n'en reste pas moins que l'histoire est forte. L'image est belle est le scénario bien ficelé. Un trop put-être à mon goût. Tout y est en effet, un intrique, un intrique secondaire (comme il se doit) une histoire d'amour, une mère supérieure détestable (mais humaine quand même), une vieille nonne gentille et douce, une jeune nonne qui n'a pas la vocation, une jeune non qui a "fait la vie" avant mais qui a maintenant la vocation, un déni de grossesse, un accouchement difficile, des infanticides, des enfants heureux à la fin, une histoire d'amour, un médecin juifs, un colonel dur mais juste, des russes ivrogne et un gradé russe toujours dur mais juste (décidément les chefs sont toujours durs mais justes, c'est sans doute pour ça qu'ils sont chefs), Et un happy end. J'en oublie forcément mais en gros on y est. Bref tout y est. on nous parle de tout. On a bien fait attention a ne rien oublier en 1h55. Le scénario est donc bien ficelé. Il passe comme une lettre à la poste. Les personnages on souvent au moins deux facettes. On sent un peut le travail d'écriture (un peu scolaire) mais bon, ça fonctionne.