Le troisième opus était déjà de trop. Ce quatrième en forme de spin-off l'est plus encore.
Pourtant, le casting des acteurs principaux fonctionnait plutôt bien. La version jeune de Patrick, Serge et Dov est assez convaincante. Pareil pour Yvan (même si légèrement moins ressemblant que les autres). Tout comme le sont les acteurs plus âgés, comme Gilbert Melki spoiler: (qui prend cette fois le rôle du père de Patrick) et François Berléand, même si on sent bien qu'ils sont là avant tout pour cachetonner.
Le problème du film, c'est son rythme, qui est quasi inexistant. Le film ressemble plutôt à un enchaînement de petites scénettes. Il ne raconte quasiment rien. Chaque personnage a son propre arc. Même s'ils se croisent de temps en temps, chacun vit sa propre histoire. Une histoire souvent peu développée et peu intéressante.
spoiler: On nous parle de Serge, qui est la victime de sa classe et qui raconte des bobards à ses parents. De Dov qui séduit une femme d'âge mûr. De Yvan qui a du mal à boucler ses fins de mois et qui gère seul la boutique, tandis que Patrick, qui est le seul à avoir une histoire légèrement plus développée, rencontre une fille dans un contexte assez cliché (belle française catho tradi de la haute qui joue forcément du violon alors que lui est issu d'un milieu juif pied noir). Rencontre qui ne sera finalement pas développée, la fille préférant retourner vers son ex-petit copain tandis que Patrick est envoyé de force à l'armée, épisode qui ne servira qu'à justifier l'idée de son prochain business (assez bidon par ailleurs).
Le film s'étant concentré sur le fait de rendre ces jeunes acteurs crédibles dans la peau de leurs prédécesseurs, il en oublie de raconter une histoire. Il n'y a quasiment pas de blagues, l'humour reposant principalement sur quelques gags ou comiques de situation qui tombent à plat la plupart du temps. Aucune scène / phrase culte (contrairement aux deux premiers), sans parler de la BO où l'on pourrait presque croire que les réalisateurs ont oublié de la mettre là où les trois autres films avaient fait de la musique un veritable personnage de la saga.
Les personnages secondaires sont tous oubliables. La mère de Serge est jouée par... la mère de Serge dans le 1 (Gladys Cohen) ce qui n'a aucun sens vu qu'elle a pris 20 ans de plus alors que le personnage de Serge est censé avoir 20 ans de moins mais bon elle reste sympa de ce rôle.
Donc malgré quelques personnages crédibles dans leurs rôles, tout le reste est fade, plat. Le principe d'un spin-off, c'est de raconter quelque chose que la saga originelle ne racontait pas. Nous faire découvrir l'envers du décor ou l'envers d'un personnage, et enrichir ainsi cette saga. Et c'est peut-être là la question. Est-ce qu'un spin-off de la Vérité Si Je Mens était nécessaire ? Je ne crois pas. On en avait déjà fait le tour, des personnages dans le 1 et le 2. On a voulu en rajouter avec le 3, et ça se sentait déjà.
Pour rendre le passé de ces personnages intéressants, il aurait fallu l'explorer à travers une histoire captivante, avec beaucoup d'humour, et de scènes mémorables, comme c'était le cas avec le 1 et 2. Il aurait été plus intéressant de nous parler de leur rencontre et d'ancrer l'histoire de ce film autour de ça mais finalement, on choisit de nous raconter plusieurs histoires banales qui se croisent de temps à autres dans un scénario assez prévisible, sans colonne vertébrale et sans saveur.
Il ne manquait pas grand choses pour que le film soit réussi. Le véritable intérêt de ce film est de voir l'ascension de Patrick Abitbol , doué dans le sens des affaires. Un film qui n'est pas raté, mais pas réussi non plus.
Bon ce n'est pas le chef d'œuvre de l'année mais je me suis quand même bien amusé devant ce film sans prétention mais avec plein de bonne humeur. J'ai retrouvé aussi l'ambiance et les préoccupations des jeunes des années 80 qui étaient assez bien décrites. Pour moi le film est même meilleur que le 3, qui est une redite des deux précédents avec plus de caricature.
Le cinéma se lance aussi dans les préquels des sagas à succès et La Vérité n’y échappe pas. Une petite comédie de divertissement du dimanche soir, sans surprise, avec quelques bons gags et quelques passages un peu mièvres voire gênants. Interprétation facile, on apprécie le clin d’oeil de Gilbert Melki en papa Abitbol.
La vérité si je mens 2 représente ma meilleure comédie égale avec le diner de con. J'aime le 1 et le 3. Mais le 4 n'est vraiment pas bon, tant sur le fond que sur la forme. L'idée d'un prequel était intelligente mais je me suis vraiment ennuyé au point de voir le film en 6 fois et de ne pas arriver à le terminer
J'ai été surpris de la note globale de ce préquel à la trilogie "La vérité si je mens". On n'est pas dans le chef d'oeuvre certes, mais les premiers opus n'en était pas non plus. On reste dans le thème du sentier et dans le commerce de la fringe. L'ambiance années 80 est bien reconstituée, les années lycée, les années d'insouciance. Les acteurs campent bien leur rôle devant ce scénario simpliste sans surprise. Certaines séquences sont de bonne facture et amène le sourire.
Grossier par moments avec des blagues potaches (et trop répétitives pour le couple extra-conjugal). On retrouve bien les personnages des 1ers opus. 2/5
On va peut-être arrêter le massacre ici, j’ai vraiment pas tenu jusqu’à la fin du film, c’était pas bien du tout, le scénario complètement à la ramasse, le film est ennuyant.
Ce quatrième opus de la saga "La Vérité si je mens !", qui constitue un préquel au premier, réalisé cette fois par Michel Munz et Gérard Bitton, n'est vraiment pas terrible. Nous suivons ici, comme le titre l'indique, les débuts de la bande de potes du Sentier. Et c'est assez amusant de constater que nous sommes finalement dans un teen movie à la française, ce qui rend le film moins indigeste qu'il n'y parait. Effectivement, si en revanche vous êtes de la saga, alors cet épisode n'est pas pour vous ! Mais si vous êtes amateurs de teen movie, alors, sans en être extraordinaire bien-sûr, le film est passable. Malgré tout, on sent bien ici la suite facile. Un quatrième opus en tant que "vraie" suite aurait été de trop, tout a été raconté, les scénaristes ont alors la bonne (?) idée de situer l'intrigue dans les années 80. Ce qui permet ainsi de garder les mêmes personnages, tout en changeant les acteurs, mais en gardant le fond de ce qui a fait le succès de la saga. C'est ainsi que l'on retrouve l'exact même scénario que les trois précédents. Du premier, le film en reprend le petit nouveau qui intègre l'équipe (ici Dove) et des deux autres, on reprend les galères, les problèmes d'argent, les gags centrés sur Serge etc. Malgré la forme qui change, ce n'est en réalité qu'une soupe réchauffée, ce qui est un peu dommage ! C'est en même temps le problème à vouloir faire perdurer des films qui se suffisaient amplement en eux-mêmes ; d'ailleurs ce n'est pas pour rien que le film a été un échec, à la fois critique et commercial. Néanmoins, le film se suit assez facilement, il n'est pas non plus catastrophique et propose quelques situations drôles, ou qui prêtent en tout cas à sourire. Du côté du casting, il n'est pas mauvais non plus, tous jouent assez bien et on reconnait bien les personnages à travers leur jeu/physique. "La Vérité si je mens ! Les débuts" est donc un film bien mineur mais qui n'est pas catastrophique non plus.