La suite de Papa ou Maman (2015), réalisée par Martin Bourboulon, reprend les mêmes personnages et la même dynamique de comédie, mais avec de nouveaux enjeux qui repoussent encore plus loin la rivalité entre les deux parents divorcés. Si le premier film avait su surprendre et captiver par son humour décalé et ses personnages hauts en couleur, cette suite, bien qu’amusante, manque un peu de la fraîcheur et de l’originalité qui avaient fait son succès.
Les performances de Laurent Lafitte et Marina Foïs, qui reprennent leurs rôles respectifs de Vincent et Florence, sont toujours aussi solides. Leur alchimie comique, caractérisée par des répliques acerbes et des situations burlesques, reste efficace, et leur capacité à donner vie à des personnages aussi exaspérants que attachants demeure l’un des points forts du film. Toutefois, les scènes de comédie deviennent un peu plus prévisibles, et certaines situations, bien qu’encore drôles, semblent tournées en rond.
Le film poursuit sur la même lancée que son prédécesseur avec un humour souvent caustique et un rythme soutenu, mais l’intrigue s’essouffle un peu dans cette nouvelle confrontation entre les parents. Si certaines scènes sont encore réussies et provoquent des éclats de rire, la répétition des schémas narratifs et des gags crée une impression de déjà-vu, ce qui empêche le film de dépasser le stade du divertissement léger.
Visuellement, le film reste assez simple, sans grande originalité, mais les décors sont suffisamment efficaces pour soutenir l’intrigue. L’humour est clairement l’élément central du film, et bien qu’il fonctionne dans la plupart des scènes, on aurait aimé voir plus d’innovation dans la façon dont l’histoire est racontée.
En résumé, Papa ou Maman 2 offre une comédie sympathique, portée par des acteurs convaincants et quelques moments hilarants, mais la répétition des situations et un scénario parfois trop convenu le rendent moins marquant que le premier volet. Un divertissement agréable, mais qui n’atteint pas la même intensité que le film original.