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Green Book : Sur les routes du sud
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Charles G
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4,0
Publiée le 22 mars 2020
S'il a remporté l'Oscar du meilleur film en 2019, c'est parce que ce film traite de la ségrégation d'une façon inédite, à travers deux personnages que tout oppose : milieu social, références culturelles, couleur de peau, éducation, centres d'intérêt... Ce qui est intéressant aussi, c'est que c'est le Noir qui est la star aisée et le blanc issu du prolétariat, le gros bras dur à cuire au service du premier cité. C'est rare dans les états dans les états du Nord, mais encore plus dans ceux du Sud, où la ségrégation est une institution. Les deux rôles sont confiés à de grands acteurs que sont Mahershala Ali et Viggo Mortensen. Le personnage joué par le premier doit se confronter à une hostilité constante et généralisée dès qu'il se rend dans des lieux publics. On a beau avoir appris ça en cours d'histoire, ça n'en est pas moins choquant lorsqu'on y assiste à l'écran. La sauce qui fait que le film est un grand plat est l'humour omniprésent dans le long métrage. On rit très franchement, à gorge déployée, en alternant avec des moments assez durs. C'est cette alternance qui confère au film son caractère bien particulier. Réussite totale donc, pour un film qui traite d'un sujet grave avec finesse, au travers de la naissance d'une amitié improbable.
Un film rédempteur nous faisant voyager avec un duo en apparence hétéroclite. Le temps passe si rapidement grâce à un rythme doux mais entrainant que la fin arrive vite et on est attristé de quitter les personnages
Un feel good movie par excellence, incarné par l'évolution d'un duo attachant qui n'a d'apparence rien en commun, lors d'un voyage dans l'Amérique ségrégationniste. Un bijou plein d'humanité
Green Book : Sur les routes du Sud est l’exemple même du film à Oscars. En effet, il traite un thème social important avec un regard humaniste sans être trop militant (on est loin de BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan de Spike Lee qu’il battra pour l’Oscar du meilleur film) : un bon moyen de s’acheter une bonne conscience pour l’Académie ! Cependant, le premier film dramatique de Peter Farrelly (travaillant pour une fois sans son frère Bobby) reste un bon film réalisé sans grande originalité mais racontant une belle histoire et servi par un excellent duo d’acteurs (Viggo Mortensen et Mahershala Ali). Cependant, s’il est dur de ne pas apprécier le long métrage et si on peut trouver que Mahershala Ali n’a pas volé son Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, on peut estimer que le récompenser des Oscars du meilleur scénario original et du meilleur film était peut-être un peu exagéré.
Amateur de piano je ne peux qu'aimer ce film. Surtout pour la cause qu'il défend. Un duo qui fonctionne plutôt pas mal. Une réalisation correcte. Un bon moment a passé.
«Le génie ne suffit pas, il faut du courage pour changer les mentalités.» Le périple d'un pianiste noir et de son chauffeur blanc dans le Sud ségrégationniste au début des années 60. Un road movie qui manque un peu d'intensité, mais d'une grande humanité, doté d'une belle mise en scène et servi par un duo d'acteurs qui fonctionne bien. Oscar du meilleur film.
Un beau film retraçant cette histoire incroyable mais pourtant inspirante. Deux acteurs brillantissimes permettant au spectateur d'entrer dans l'histoire et d'être captivé.
En 2019, on a eu droit à "Joker" réalisé par Todd Phillips, la série "Chernobyl" scénarisée par Craig Mazin, et "Green Book" réalisé par Peter Farrelly. Cette année semble donc avoir provoqué chez les spécialistes de la comédie US pas finaude, une vocation vers le drame sérieux, et qui plus est avec une certaine réussite ! Pour "Green Book", c'est finalement à moitié étonnant, Peter Farrelly ayant été habitué à mettre les minorités en valeur dans plusieurs de ses films. Ici, on s'intéresse à l'histoire vraie d'un pianiste virtuose afro-américain qui décide de faire une tournée dans le Sud, et qui engage comme chauffeur (et garde du corps) un italo-américain. L'un est hautain et précieux, mais digne et intelligent, l'autre est grossier et violent, mais à bon fond et débrouillard. C'est la relation entre ces deux hommes qui sera le fil rouge du film, plus que la trame de fond qui délivre une peinture du Sud déjà-vue et un message anti-racisme assez primaire et consensuel. Ces deux protagonistes (interprétés par un étonnant Mahershala Ali et un Viggo Mortensen à contre-emploi) s'avèreront en effet complémentaire, et de rebondissement en problèmes à gérer, ils apprendront chacun de l'autre. Le tout est servi avec une pointe d'humour, un certain optimisme, et une réalisation professionnelle. Un bon feel-good movie.
Ça fait un bon moment que je n'avais pas vu un si bon film, sur une idée originale, et surtout avec un personnage principal tellement attachant. Plus le film avance, plus on l'aime le Tony. Belle peinture de la société des états du sud des USA durant les années 60.
Quel film ! Un chef d'oeuvre ou douceur et sensibilité y sont les maîtres mots ! Les acteurs y font également un travail remarquable ! Tout simplement à voir !
Green book, petit manuel à l’usage des Noirs, sorte de guide du routard pour savoir où dormir sans déranger les Blancs. "Green book" : sur les routes du sud" est un savant mélange de gravité et d’humour animé par deux grands acteurs : Viggo Mortensen et Mahershala Ali. Un road-buddy movie dans une Amérique ségrégationniste, une ségrégation institutionnalisée ! Un musicien prodige, Don Shirley, fait appel à un chauffeur pour l’accompagner dans sa tournée dans le sud confédéré des Etats-Unis. Il fallait avoir un sacré culot ou faim pour accepter une tournée dans des Etats racistes. Comme « 42 », biopic sur Jackie Robinson, premier joueur de baseball afro-américain à évoluer en Ligue Majeure, comme « La couleur de la victoire », biopic sur Jesse Owens, champion Olympique dans l’Allemagne Nazie, c’est l’Amérique perpétuellement contradictoire et bourrée d’incohérences qui nous est donné à voir encore une fois ; pour une notoriété de couleur, le Blanc peut se mettre en trois pour l’accueillir, l’applaudir, créer des moments privilégiés, dérouler le tapis rouge mais pas au point de partager ses W.C et la salle d’un restaurant fréquentée que par des Blancs. Plier en trois à la rigueur, en quatre, faut pas pousser ! Une barrière infranchissable comme celle qui sépare ce champ de paysans Noirs de la route où Don Shirley s’évente le temps que son chauffeur désaltère le moteur de la voiture ! Une double barrière pour le coup, car cette séquence montre aussi la séparation sociale entre Noirs et Noirs, il n’est pas certain que ceux qui croulent sous l’exploitation des Blancs se reconnaissent dans ceux qui tentent de jouer d’égal à égal dans la cour des Blancs. Et vice-versa. Dans la série « The Knick », le docteur Algernon Edward subissait aussi des réflexions désobligeantes, voire racistes, de "ses semblables" parce qu’il portait des chaussures vernies. Quelle que soit sa condition sociale, le Noir demeure seul et discriminé. Peter Farelly, Mahershala Ali et Viggo Mortensen composent un trio gagnant. Une belle histoire d'amitié à découvrir en V.O si possible.