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Cadreum
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3,5
Publiée le 19 avril 2026
Avec Everybody Knows, Asghar Farhadi quitte l’Iran au profit de la lumière espagnole et la présence magnétique de Penélope Cruz et Javier Bardem. Tout commence loin du drame. Laura revient au village pour un mariage. Les êtres se frôlent, le vin circule, les souvenirs et les rires affleurent. Puis la fête se brise : sa fille Irene disparaît, une rançon est exigée. L’événement fait remonter à la surface l’argent, les terres vendues, les anciennes dettes et les amours tues. Le titre, Everybody Knows, sonne comme une rumeur. Tout le monde sait. Oui, mais quoi ? Et depuis quand ?
La stratégie narrative la plus décisive tient au retardement de l’incident déclencheur. Farhadi consacre une longue première partie à la matière affective que la disparition va ensuite fissurer. Ainsi lorsque le drame survient, il fracture un tissu que nous avons appris à habiter.
La photographie signée José Luis Alcaine, collaborateur historique de Pedro Almodóvar, baigne la première partie d’une lumière chaude. Les vignes, les façades ocres, les peaux dorées n’a rien d’ornemental. Plus le cadre est lumineux, plus la disparition d’Irene semble irréelle. L’angoisse naît au grand jour, à la lumière chaude de la campagne. Mais l’enlèvement reste hors champ ; les informations arrivent par messages, par fragments. Le spectateur, privé de propos intelligible, doit combler les blancs.
Ensuite, Farhadi multiplie les scènes où plusieurs personnages occupent le cadre, chacun réagissant légèrement différemment à une même information, où la suspicion circule sans jamais se fixer. Ainsi, quand un secret entre Laura et Paco se précise au delà du soupçon, il reconfigure les alliances et les gestes prennent un autre sens.
En d'autres mots, le film n’interroge pas seulement un enlèvement mais l’illusion de transparence d’une communauté. Tout le monde sait, dit le titre. En réalité, chacun sait quelque chose, et personne ne sait tout.
L’enlèvement d’une jeune fille lors d’un mariage dans un petit village d’Espagne lève le voile sur de vieilles rancunes et des secrets biens enfouis. L’écriture ouatée est tout en non-dit, le réalisateur Asghar Farhadi prenant grand soin de ses personnages fouillés et bénéficie de l’aura de la réunion à l’écran entre Penelope Cruz et Javier Bardem parfaitement entourés par des seconds rôles de qualités.
A mi-chemin entre drame familial et thriller, ce film fait patiemment monter le suspense et la tension entre ses protagonistes, grâce à un scénario bien ficelé et une réalisation sobre mais maîtrisée. Tout le monde est suspect, aux yeux des personnages comme des spectateurs.. Tout le monde ou presque... Et c'est là que réside l'habileté du réalisateur et scénariste iranien, qui retranscrit très bien la mécanique cruelle des secrets de famille dans cette Espagne rurale qu'il photographie avec brio. Personnellement je n'y ai pas vu le côté carte postale que certains ont décrié. Côté acteurs, Penelope Cruz fait le job en mère éplorée mais c'est surtout la performance toute en retenue de Javier Bardem qui vaut le détour. Alors même si les enjeux n'ont pas l'envergure attendue d'une chef d'oeuvre, même si le dénouement manque un brin de souffle, on passe un très bon moment de cinéma.
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2,5
Publiée le 26 juin 2024
Un kidnapping fait voler un secret en èclat dans "Everybody Knows". Conclusion ? Un thriller d'enlèvement noueux dans un petit village viticole de Castille pour l'entrèe! Avec le couple puissant Penèlope Cruz / Javier Bardem rèunis à l'ècran pour le plat de rèsistance! Le tout, par le cinèaste oscarisè Asghar Farhadi qui ècrit et rèalise! Intense non comme programme ? A dire vrai, ce film qui fit l'ouverture au Festival de Cannes 2018 est long à dèmarrer et la jeune Carla Campra est vraiment insupportable dans le rôle d'Irène! Après l'enlèvement de cette dernière, ça va un peu mieux grâce à un Bardem tout en retenue qui s'implique beaucoup dans cette histoire de rapt d'adolescente! On s'attendait quand même à plus de surprise de la part de Farhadi! On comprend vite que ce ne sont pas des inconnus qui sont derrière tout ça et qu'il y a un truc entre Bardem et Cruz! Bref, on est plus dans le mèlo pur et simple que dans le thriller dense et tendu! A voir malgrè tout pour le cadre, la photo et le jeu des acteurs...
Ce drame familial se regarde mais s'oublie vite malgré la présence de Pénélope Cruz et Javier Barden. Les acteurs principaux et secondaires sont bons, mais l'intrigue longue finit par nous ennuyer.
La fine fleur du cinéma espagnol au service d'Asghar Farhadi, dans un thriller à la construction intéressante mais reposant sur beaucoup d'éléments et de personnages qui entraînent un fort sentiment de confusion au fur et à mesure que le long métrage avance. Il y a certes de très belles images de l'Espagne, globalement une interprétation de qualité, mais aussi une surenchère dans cette dramaturgie nourrie de silences et de non-dits qui frise l'exagération.
Je n'est pas du tout apprécié ce film. J'ai eu l'étrange impression d'être dans une série télévisée de seconde zone. Le film qui est rempli de bonnes intentions m'est apparu terriblement lent et prévisible. La gestion du temps est surprenante: l'arrivée de la mère et la fille s'étire en embrassades et en même temps, le père qui vient d'Argentine semble par contre comme téléporté tellement son apparition est sans introduction, sans transition. La gestion de la lumière m est apparue incohérente. Enfin, j'ai très peu apprécié que le film joue sur la frustration en ouvrant volontairement de nouvelles portes juste avant la fin puis en se terminant avant de les résoudre.
Le film démarre bien et l'intrigue est bien menée. Par contre la fin me laisse sur ma faim!! Elle paraît bâclée, inachevée. Dommage !! Cela aurait pû être beaucoup mieux !!
L'acting est particulièrement génial, Javier Bardem et Penelope Cruz crèvent l'écran. L'ambiance chaleureuse du sud de l'espagne mêlée à un thriller fonctionne parfaitement, la tension monte parfaitement tout au long du film on passe du chaud au froid. Mais la fin malheureusement reste décevante et facile. Toute cette jalousie accumulée ne sert à rien à l'intrigue. Au lieu de cela, le motif purement financier prend le dessus sur tout. On joue avec le spectateur un peu à l'image d'Inception où on laisse libre court au spectateur de choisir son dénouement et je dois dire que je déteste cela, pour moi un film doit avoir une fin ou au moins des détails sur la raison réelle du principal évènement. Surtout qu'on apprend plus tôt que l'un des participant ne manque pas d'argent. Le motif financier est difficile à cautionner pour une trahison familiale. La jeune fille est dans un état critique et ils décident de ne pas l'emmener à l'hôpital et pire de lui faire prendre l'avion pour traverser l'atlantique. Un dénouement trop facile qui laissera intentionellement tout spectateur sur sa fin
A. Farhadi, après le grand succès public et critique rencontré par " une séparation "( ours d'or Berlin en 2011) , fit deux incursions comme realisateur sur le sol européen.
" le passé ' tout d'abord, fût tourné en France, puis " Every body knows" en Espagne. Parfois peu apprécié, cet opus ibérique est pourtant, à mes yeux du moins, une réussite.
Tres voisin dans son scénario de ' à propos d'Elly" filmé en Iran, " every..." se propose de révéler ce qui se cache derrière l'apparence policée d'un groupe ( ici une famille) qui semble unie et solidaire.
Le détonateur sera activé après l'enlèvement de la fille adolescente d'une des membres de la fratrie revenue d'Argentine pour assister à un mariage.
Javier Bardem domine le casting ou figure pourtant les talentueux R Sorin et P Cruz ( notamment) et livre une interprétation formidable
Les points fort de cet opus de Farhadi porte essentiellement sur les dialogues, sur sa capacité à donner vie à ce film aux allures de film choral et sur l'adresse avec laquelle il révèle les impensés des trois personnages principaux.
On pourra, certes, regretter les quinze dernières minutes, qui laissent sans doute un peu trop le spectateur les bras ballants, mais " every..." ne dénote pas dans la filmographie de son auteur comme j'ai pu le lire ou l'entendre ( je pense précisément au " masque et la plume").
Évidemment la situation géographique de l'action ne permet pas au spectateur de culture occidentale de retrouver la puissance du dépaysement que comporte les opus du cineaste tournés dans son pays d'origine.
On a connu Asghar Farhadi bien plus inspiré que dans cet opus d'un niveau tristement abyssal. L'introduction pose déjà les bases d'un scénario chiant à mourir : un quasi huis-clos totalement atone, embourbé dans des personnages stéréotypés au possible, des dialogues faméliques, ou des considérations toutes plus insignifiantes les unes que les autres, le tout filmé et monté sans aucun panache.
Désolé, mais pas de dithyrambe pour ce film que je trouve très très moyen. Tout le début est totalement fouillis, la scène du mariage est interminable et on a déjà vu ça 100000 fois. L'intrigue est longue à se mettre en place et le film s'étire pendant 2h, pour un épilogue pas très intéressant finalement. Ça sent le film de commande... On peut passer son chemin...