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konika0
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2,5
Publiée le 24 avril 2020
So phare away. J’avais plutôt bien aimé The Witch, le premier long d’Eggers, un film déjà puissant et oppressant. Ce coup-ci, on change de décor et on radicalise davantage le projet. On est à la fin du XIXème et deux gardiens de phare arrivent sur un îlot venteux pour s’occuper du lieu pendant un mois. Un vieux ronchon autoritaire habitué au chaos et un jeune paumé. Peu à peu, les rapports vont se tendre et les esprits vont divaguer. Dès les premières images, on est dans l’ambiance. C’est filmé en noir et blanc sur pellicule au format 4/3. Pourquoi ? Pourquoi pas. Le grain est beau et les contrastes très réussis. C’est là qu’on retrouve la touche visuelle de The Witch. Deux acteurs seulement à l’écran pour un huis clos qu’on aurait pu imaginer sur une scène de théâtre. Les acteurs sont bons, très bons même, Dafoe en particulier. Leurs trognes d’un autre temps sont expressives et vides à la fois. On croit les avoir déjà vu mais en fait non. Un peu comme l’arrière grand oncle au regard étrange sur une vieille photo de famille. Dehors, il pleut et il vente et les Goélands occupent leur territoire. L’obscurité de la nuit se confond avec le noir du charbon qui alimente le phare, la lumière froide nourrie du feu. Voilà. C’est beau. De son côté, le récit est cryptique. Pour être tout à fait honnête, je dois manquer de références car un certain nombre de choses m’ont échappé. Les dialogues sont bien écrits mais on ne sait pas ce qu’ils veulent dire, où ils veulent en venir. De fait, pendant tout le film, j’ai eu le sentiment qu’il n’y avait pas la volonté de m’embarquer dans l’aventure. Alors je suis resté sur le bord du chemin, comme si je regardais le film de l’extérieur. Et à la fin est venue la question : Et donc ? Tout ça pour dire quoi ? J’ai bien vu le rapport à la mythologie, à la Bible, à Moby Dick, l’inspiration expressionniste, la référence à Bergman. Ok. Au final, le sentiment tenace que l’auteur a comblé le vide de sa pensée ou plutôt la vacuité de son objet esthétique par un fatras savant pour lui donner une impression de densité sémantique.
film très soigné au niveau de l'image, de la reconstitution d'époque, des dialogues très bien écrits, film littéraire avec une épouvante plus suggérée que montrée, ce qui marche mieux, mais des longueurs et une maitrise imparfaite du suspens.
Commençons par le positif ...... la photographie est superbe, c'est indéniable ..... mais, pourquoi un format carré qui tronque une partie de l'écran ? Pour le reste, j'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à accrocher sans jamais pouvoir rentrer dans le délire du réalisateur !!!!
Le noir et blanc de ce film est sublime, c'est bien réalisé, les acteurs sont bons, mais à mon avis il manque quelque chose pour en faire un film incontournable. J'ai pas accroché, je me suis même ennuyée.
J'ai vu un film... avec lequel j'ai eu du mal... Peut-êtreest-ce cette période de confinement qui rend ce huis-clos angoissant. En tout point, je reconnais le talent certain, l'ambition, la force du casting, la qualité de la réalisation, la folie du film, la maîtrise, la puissance des séquences... Willem Dafoe et Robert Pattinson sont brillants et lorsque leur carrière sera loin derrière eux, ce film fera date, c'est évident... Ce film est une expérience incroyable, expérience sonore, visuelle, stressante, mystérieuse...une expérience pleine de bruit et de fureur... de folie et de tension... avec une occupation sonore capable de rendre fou, ce qui ne manqua pas... Une fois ceci dit, j'ai vécu ce film comme un désagrément total... Sans doute bousculé par la période... ce qui m'amène à cette note, et j'ai bien conscience que ce film ne mérite pas ça, mais à cet instant, ce n'était pas ce que je devais voir...
Quatre ans après son époustouflant premier long-métrage, Robert Eggers revient avec un nouveau film qui aborde des thématiques très proches de son oeuvre précédente comme l'isolement dans un environnement hostile, la lente plongée dans la folie et la confrontation face à de mystérieux phénomènes surnaturels. A mi-chemin entre "Eraserhead" de David Lynch pour son rythme peu trépidant et sa mise en scène presque lancinante et "Shining" de Stanley Kubrick pour sa dérive mentale aliénante dérangeante, malsaine, un film assez difficile d'accès, ambitieux et contemplatif, aérien un peu à l'image du récent "Ghost story" avec Casey Affleck. Un face-à-face incroyable entre Willem Dafoe et Robert Pattinson, tous deux extraordinaires de noirceur, de turbidité et d'électricité. Quelques passages vraiment saisissants, âpres mais un récit qui manque, à mon avis, un peu de renouveau dans son écriture, copiant de trop près à mon goût à la réalisation précédente du cinéaste américain "The witch". Un ensemble de très bonne facture mais qui n'est pas exactement le coup de coeur attendu.
Un ovni radical qui ne tient pas toutes ses promesses. La photographie en noire et blanc carré est magnifique, le duo d'acteurs épatant et l'angoisse palpable. Les toutes premières minutes sont assez rébarbatives d'autant que l'on comprend dès lors que nos deux confinés ont déjà un sérieux pet au casque. Dommage car ajoutez à cela la fusion attendue du réel et du rêvé (voir l'invraisemblable : le monologue de l'enterrement) et vous comprendrez pourquoi on ne s'attache guère aux personnages. Le final (comme souvent dans ces films-exercice-de-style) n'est pas à la hauteur des attentes suscités. Reste une expérience oppressante où l'on assiste à la regression d'hommes crasseux qui pètent, se bourrent la gueule, rêvent, se masturbent, s'embrassent puis se battent et surtout cherchent à dominer l'autre.
The Lighthouse est un film complètement cohérent dans sa fabrication autant que son fond. Traitant à la fois de la solitude, la condition humaine, de luttes de pouvoirs, de masculinité, de regrets enfouis et des fautes du passé, Robert Eggers signe un film d’une efficacité et d’une originalité admirable. Allié à à un duo d’acteurs impérial et un visuel millimétré de toute beauté, The Lighthouse prône l’originalité en étant à contre-courant des carcans de l’industrie actuelle. Et c’est la seule raison à donner pour voir cet OVNI.
Quatre ans après son éblouissant The Witch, Robert Eggers persiste dans l’exploration des failles de l’esprit humain, de ses mécanismes d’adaptation et de survie en milieu hostile, et de la perte d’identité. Totalement hors genres, The Lighthouse ne s’avère pourtant pas moins qu’un brillant hommage à la littérature et au cinéma fantastique. Notre critique complète est en ligne ici : http://www.terreurvision.com/2020/01/the-lighthouse-2019-de-robert-eggers.html
Ce film est vraiment spécial et je reste mitigé à son égard. Il a une vraie personnalité grâce à sa réalisation bien particulière. Le choix du noir et blanc va donner un côté sombre et angoissant à cet environnement de base peu accueillante. La corne de brume qui se répète sans cesse, va venir en rajouter une couche. Le film se déroule en 1890, et pour accentuer ce côté antique, Robert Eggers a décidé de tourner en format d’image 1.20, qui était celui utilisé au début du cinéma sonore. Je dois avouer que cet aspect visuel peut en rebouter plus d’un, mais j’ai trouvé cela intelligent car il se démarque. C’est plus sur le dérouler que je n’ai pas accroché. Avec ce récit, on rentre dans quelque chose d’hypnotique et on va presque subir ce qui arrive. On est comme enfermé dans une spirale qui se répète sans arrêt. Je regardais pour savoir ce qu’il advenait, mais au bout d’un moment je commençais à être lassé de cette redondance. Il y a quelques passages très forts, mais ils ne sont pas disposés assez régulièrement pour remonter l’attention. Une chose est certaine, on ne peut rien reprocher au casting. Dans ce huis clos oppressant, Robert Pattinson et Willem Dafoe vont être extraordinaire. J’ai été tout particulièrement impressionné par le futur Batman, dont la folie nous emporte. Willem Dafoe quant à lui, est une valeur sûre.
Rattrapage de The Lighthouse, film déroutant venu d'un autre temps. Une plongée philosophique étonnante sur la solitude, la perversité humaine, ses désirs, ses obsessions et surtout ses faiblesses. Quant aux deux acteurs, ils sont tous simplement incroyables.
De Robert Eggers (2020); Un curieux film entre documentaire et fantastique tant la mer y est filmée comme une personne à la fois inquiétante et envoutante. Le film de la vie de ses deux gardiens de phares que tout semble différer. Il y a autant de révulsion que d'attirance cachée entre les deux hommes et de perversité. C'est parfois violent , glauque voire carrément poisseux jusque dans certaines scènes presque intimistes. Dérangeant et parfois étouffant, on a envie de sortir de ce phare. Par contre à noter la très grande performance de Robert Pattinson et Willem Dafoe.
Alors oui c'est une expérience qui laisse libre court à l'interprétation de nombreuses scènes hallucinatoires. Oui chacun aura une lecture différente tant la réalisation semble s'amuser du spectateur certainement dérouté par le réel et l'irréel. Mais le principal c'est qu'on s'ennuie ferme. Reste le jeu des acteurs, la photographie impeccable et puis, c'est tout. Cartésien, passe ton chemin.
Fascinant / 20 Une histoire incroyable et psychotique, une image en noir et blanc et un format carré oppressant à souhait. The Lighthouse nous emporte dans son délire halluciné et ne nous lâche pas. Interprété magistralement par deux fantastiques acteurs : Robert Pattinson (si jamais il y en a encore qui en doute) et Willem Dafoe. Laissez-vous gagner par la folie avec eux, c'est une expérience qui vaut le coup.