Là où chantent les écrevisses suit une jeune femme isolée dans les marais, entre solitude, romance, rejet social et enquête. J’ai plutôt passé un bon moment devant ce mélodrame accessible et soigné, même si son esthétique trop lisse m’a souvent empêché de croire pleinement à la dureté du récit.
Adapté du best-seller de Delia Owens, le film s’appréhende davantage comme un drame romanesque que comme un pur thriller. Situé dans l’Amérique rurale des années 1950 et 1960 et tourné en Louisiane, il mise beaucoup sur la nature, la lumière et l’atmosphère, davantage que sur une tension constante.
Le film parle avant tout d’abandon, d’isolement et de survie. Kya grandit en marge du monde, rejetée par une communauté qui la réduit à une image sans chercher à la comprendre. Le marais devient alors bien plus qu’un décor : un refuge, une école et presque une famille de substitution, là où la société humaine se montre souvent plus hostile que la nature.
Le récit aborde également le poids des préjugés, le désir de liberté et la difficulté d’aimer lorsqu’on a appris à ne compter que sur soi. Il montre comment une personne vivant hors des normes peut facilement devenir une coupable idéale, tout en laissant une certaine ambiguïté morale autour de la justice et de la survie.
J’ai apprécié la belle atmosphère naturelle du film, son mélange entre drame intime, romance et enquête, ainsi que Daisy Edgar-Jones, attachante dans le rôle de Kya. L’ensemble reste agréable à suivre, avec une douceur romanesque qui fonctionne plutôt bien.
Mais c’est aussi dans son esthétique trop maîtrisée que le bât blesse. J’ai eu du mal à croire pleinement au parcours de Kya, tant elle paraît toujours propre, bien coiffée et parfaitement mise en valeur pour quelqu’un censé avoir grandi seule dans les marais. Les personnages qui gravitent autour d’elle, notamment les figures masculines, m’ont eux aussi semblé trop idéalisés visuellement, tout en restant assez simples dans leur écriture et souvent réduits à leur fonction. L’intrigue demeure prévisible, et le film peine parfois à faire ressentir pourquoi Kya paraît à ce point étrangère aux yeux de la communauté. Tout cela atténue la dureté de son histoire et donne au récit un côté un peu naïf.
Au final, Là où chantent les écrevisses reste un mélodrame agréable, porté par une belle atmosphère et une héroïne attachante, mais trop propre et trop romancé pour donner toute sa force à son récit de solitude, de survie et d’exclusion.
Quel film! Excellent scénario, très bons acteurs, intrigues mêlées à suspense, et final inattendu! L’atmosphère du film est aussi étouffante que l’ambiance marécageuse où il se déroule. Je l’ai adoré. Pour moi un chef d’œuvre.
Lorsque j’ai vu ce film (sur une plateforme de replay, je ne l’ai pas vu en salle - ce qui est peut-être une bonne chose car j’avais presque les larmes aux yeux, même si pour une fois je n’en ai pas honte), j’étais assez réservé, je n’ai pas toujours eu de bonnes expériences envers des adaptations de romans (bien que je n’aie pas lu le livre original). J’ai franchement été époustouflé par les images de ce marais, la nature et l’intrigue qui, à ce que j’en sais, est entièrement tirée du livre original. On pourrait attaquer ce que je considère presque comme une œuvre pour le manque de détachement de l’intrigue du livre (encore une fois je ne l’ai pas lu mais je me suis renseigné) - malgré toutefois l’alternance entre le procès et le passé de Kya -, mais je considère qu’il vaut mieux respecter l’original et en faire quelque chose de fort plutôt que l’adapter pour créer un navet n’ayant de lien avec l’original que le nom (je caricature mais ce n’est pas loin pour certaines adaptations - la sf est, d’après ma pauvre expérience, plus concernée). J’aimerai (j’ai l’impression de suivre un plan et je n’aime pas cela) insister sur la relation à la nature dans ce film. En effet, j’ai vu que certains y voyaient une déclaration féministe (défendable, étant donnée la posture de Chase) ou un film romantique (la mise en valeur de ses relations amoureuses). Je prend cela comme une force, la quantité d’interprétations possibles (encore une fois on pourrait également l’accuser d’être conciliant). Ayant une relation à la nature assez profonde, j'ai été ravi de trouver dans ce film une version poussée de la vie que je serais capable d'avoir, ici celle d'une femme qui vit à l'écart de la société qui la rejette pour retrouver ce lien magnifique avec la nature sans pour autant être primitive (ce n'est pas péjoratif) ("la fille des marais connait le nom latin des animaux" (je n'ai pas la citation exacte)). L'omniprésence de la nature l'illustre parfaitement, dans ses dessins comme dans sa mentalité. Bien sûr, il ne faut pas oublier le côté policier et le suspense, qui donne du mouvement, car malgré la vie du marais, il est impossible de transmettre toutes ces sensations à l'écran. Le son et les images sont vraiment prenants mais rien ne remplace le réel, malheureusement (ou heureusement). J'ai été bluffé (oui). Bien que j'aie tout de suite détesté Chase (à raison je crois) et compris quel genre de personnage il était (ses réactions sont éloquentes), j'ai été, jusqu'à la fin, persuadé que Tate spoiler: était coupable et qu'il allait se dénoncé si elle était condamnée, et son bonnet (plus bordeaux que rouge, mais bon...) m'a conduit dans cette voie, alors que la fin rappelle brutalement l'humanité de Kya, alors qu'on l'a crue, dans tout le film, innocente et incapable de faire le mal. Mais elle dit "il n'y a pas de notion de bien ou de mal dans la nature, seulement des façons ingénieuses de survivre". Fidèle à elle même, du début à la fin, dans tous ses aspects. 10/10 mérité à mon goût, et merci d'avoir eu la patiente de me lire. Excusez moi s'il y a des fautes d'orthographe.
Ce film. gagne a être vu l'intrigue est prenante et le suspens est complet C'est comme un conte de perrault sous sa forme originale ... (pas vraiment enfantin)
Kya grandit seule dans les marais de Caroline du Nord. Pour ceux de la ville elle est la "fille des marais". Devenue adulte, elle dérange la plupart des habitants mais peut être séduisante au regard de certains jeunes-hommes. Alors, "Là où chantent les écrevisses", c'est quoi ? Un film d'amour ? M'ouais, plus ou moins...en tout cas, pas très original et assez gnagnan... Un film de procès ? Pas totalement, juste partiellement et sans grand intérêt (Kya est accusée d'avoir tué un jeune-homme de la ville). Alors quoi ? Un film pour amateurs de faune et de flore ? C'est finalement là que le film est le plus réussi, dans ses images d'un "biotope" riche et intéressant. Ça reste un peu maigre comme objet de cinéma.
Un bon film, très bien joué, qui énerve aussi parce qu'il montre bien la société qui rejette ceux qui ne partagent pas leurs valeurs. Le suspense est bien mené parce qu'on ne devine rien durant tout le film. A voir, pour ses images et son ambiance.
Un bon film mais assez long par moment, j'avoue que la fin me laisse perplexe. Chacun peut avoir son point de vue dessus, personnellement spoiler: je pense qu'elle l'a bien tué . La fin de la vie de l'héroïne a été rush parcontre.
Vu le 25/01/2026. Un excellent thriller dans la zone mystérieuse des marais éclairé par le charisme de l'actrice principale Daisy Edgar-Jones (dans le rôle de Catherine « Kya » Clark) qui vit recluse dans son marais suite à une enfance très difficile avec un père alcoolique et violent, une mère qui quitte le foyer pour ne pas être battue (mais qui ne prend pas sa fille avec elle... bizarre cette mère là...) et une fratrie qui s'enfuit également. On y voit la difficulté à vivre, à être jugée presque comme un animal quand elle revient en société (notamment sa seule tentative d'aller à l'école) mais on y voit aussi la bonté de certaines personnes notamment la famille Madison (des chrétiens...) qui prennent soin d'elle ainsi que de son ami Tate (joué par l'excellent Taylor John Smith). Après il fallait bien un opposant aussi en la personne de Chase (joué par Harris Dickinson) qui joue bien son rôle de dandy égoïste et qui a toujours tout ce qu'il souhaite. Le film alterne entre scènes d'enfance de Kaya, sa vie actuelle avec les flashs-backs et les scènes du procès. Le film est prenant car on sent vraiment la vie tellement dure de cette jeune fille tombée sur la mauvaise famille (le père) et le jugement méprisant des gens de la ville face à la sauvageonne des marais, c’est un reflet aussi de la société actuelle où on dénigre ce qui est différent. La fin est excellente et marque beaucoup le spectateur. Dans l'ensemble un excellent thriller qui touche et fait son effet avec la lumineuse Daisy Edgar-Jones qui est une beauté simple mais touchante
Bon, je l'ai vu parce qu'il n'avait pas l'air si mal et puis il quittait Netflix donc c'était le moment. J'ai passé un bon moment. spoiler: J'ai bien aimé la petite romance et l'enquête même s'il n'y avait pas vraiment de résolution...
J'ai aimé également que son 1er petit ami la pousse à publier son livre.
J'ai moins aimé le début : elle qui vit avec un père violent et sa famille qui l'abandonne.
À rebours des avis de la presse, le public ne s’y est pas trompé et ce film mérite sa bonne note. D’ailleurs, quand Télérama étrille un film, c’est souvent bon signe. J’ai longtemps hésité à le regarder. Ayant beaucoup aimé le livre, je me demandais comment une telle histoire pouvait être adaptée à l’écran. Pourtant, le résultat est convaincant. Un film réconfortant, une parenthèse feel good, dans une atmosphère proche de Dawson’s Creek, au cœur des États-Unis historiques du Sud. Un récit épuré, une œuvre minimaliste et contemplative, portée par des acteurs attachants, une intrigue prenante et une narration immersive, même si la fin, comme dans le livre, va un peu vite... Que l’on ait lu le roman ou non, il est garanti de passer un moment agréable. Ce n’est pas une œuvre majeure, mais une belle réussite. Et ça, on aime.