Dans ce film plutôt léger, on ne trouvera pas d’analyses profondes de la fonction présidentielle. C’est un face à face surprenant entre deux anciens présidents et leurs femmes. L’interprétation magistrale de Grégory Gadebois dans le rôle de François, avec ses colères spontanées et violentes ne fait pas oublier celle de Jean Dujardin dans celle de Nicolas ; si la ressemblance est moins frappante, la justesse des attitudes apporte le sourire. La parodie reste gentillette et le rythme peu entraînant, l’exercice est toutefois intéressant.
Synopsis : un ancien Président de la République qui se nomme Nicolas et qui supporte mal la fin de sa vie politique se permet d’espérer un retour sur le devant de la scène s'il se trouve un allié. Nicolas va partir en Corrèze, pour convaincre François, un autre ancien Président alors que ce dernier coule une retraite paisible et campagnarde. Il lui propose de faire équipe. Réticent au début, François finalement se pique au jeu, mais Nicolas découvre que le bonheur n’est peut-être pas là où il croyait… Leurs compagnes respectives vont bientôt prendre part à cette opération, et changer le cours des choses.
Vu sur netflix un soir de fin aout 2026. J'étais passé complètement à coté. Je n'avais pas entendu parler de ce film, ce fut une totale découverte.
J'ai pas vraiment accroché. Pourtant c'est original. Surpris de voir si peu de critique avec la note 5. J'ai trouvé ça "too much" / pas crédible, pas très drôle non plus, mélange de vrai et de faux ... Les prestations de Gregory Gadebois et Jean Dujardin sont amusantes, très belles performances, mais est-ce une oeuvre de cinéma ou un concours de sosie ? Cela n'en fait pas un chef d'oeuvre, mais probablement la seule raison pour trouver un peu d'intérêt à ce film. Le scénario est bien fait mais l'histoire manque de piment. La fin, un peu mièvre, gentille ...
Au début, j'ai été surpris mais au final, je me suis un peu ennuyé. Ah, si, par certains côté, beau documentaire sur la Corrèze, mais cela ne rattrape rien. Je donne la note de 2,5 et je dis que c'est MOYEN Je conseille de le voir mais uniquement parce que c'est original et pour les deux acteurs cités plus haut.
Présidents est une comédie politique réalisée par Anne Fontaine, avec Jean Dujardin et Grégory Gadebois. Le film imagine Nicolas et François, deux anciens présidents inspirés de Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui décident de s’allier pour revenir sur le devant de la scène et empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir.
Le principal atout du film est le duo Dujardin/Gadebois. Jean Dujardin joue un Nicolas nerveux, ambitieux et incapable de rester éloigné de la politique, tandis que Grégory Gadebois campe un François plus calme, bon vivant et installé dans sa retraite corrézienne. Leur opposition crée plusieurs échanges amusants et quelques scènes très réussies.
J’ai apprécié le ton léger du film. Il ne s’agit pas d’une reconstitution politique, mais plutôt d’une fiction fantaisiste qui joue avec l’image publique des deux anciens présidents. Le contraste entre la vie agitée de Nicolas et le quotidien tranquille de François fonctionne bien, tout comme les interventions de leurs compagnes et de certains personnages secondaires.
Le film aborde aussi la question de l’après-pouvoir. Nicolas supporte mal de ne plus être reconnu et cherche à retrouver son importance, tandis que François semble avoir trouvé un équilibre loin de l’Élysée. Cette opposition donne au récit une dimension plus humaine derrière la satire politique.
Film en apparence léger et il l’est dans la forme et pas tant que ça dans le fond. J’y ai beaucoup ri, les 4 acteur-trices sont excellents, le scénario rebondit, les plans sont souvent cocasses. Bref de la bonne puvrage
C'est eux mais ce n'est pas eux. Voilà un film original qui fait penser à Nicolas Sarkozy (Jean Dujardin) et François Hollande (Grégory Gadebois), sans en faire des caricatures. On sent que l'histoire qu'ils partagent ici est plausible tout en étant irréaliste. Ce qui crée de nombreuses situations délicieuses. Quelques répliques font sourire, comme lorsque François dit à propos d'Emmanuel Macron : "Emmanuel à des qualités, plus au niveau intellectuel qu'au niveau moral." Ou encore lorsque Nicolas dit, se faisant penseur : "Quand le mal à toutes les audaces, le bien doit avoir tous les courages." (après vérification, citation de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais). J'ai aussi ri lorsque Nicolas parle d'EELV sans arriver à prononcer leur nom : "Rap Locomotive Les Verts". Le cartouche final met aussi en avant cette remarquable citation Périclès : "L'homme qui ne se mêle pas de politique n'est pas un citoyen paisible, c'est un citoyen inutile." On termine en se demandant si Nicolas Sarkozy et François Hollande ont vu le film et ce qu'ils en ont pensé, tout en se disant qu'il donne un joli visage champêtre à la politique.
Président(s) avance avec la solennité d’une fable politique et l’énergie d’un exercice profondément hésitant. Le film prétend observer le pouvoir, mais se contente surtout d’en contourner les aspérités, sans jamais oser s’y confronter.
Avant d’aborder le film, mieux vaut savoir qu’il repose sur un principe rapidement problématique. Les personnages évoquent très directement d’anciens présidents français, sans jamais assumer ni la caricature franche ni l’imitation crédible. Ce flottement installe un malaise plus qu’une finesse de regard, comme si le film hésitait en permanence entre farce et portrait intimiste. Le jeu stylisé reste au stade du clin d’œil et l’absence de position claire transforme ce qui se veut fable politique en abstraction tiède, où la parole circule beaucoup sans jamais créer de véritable tension.
Le contexte de fabrication éclaire en partie ces limites. La mise en scène minimaliste frôle souvent l’appauvrissement. La lenteur et l’épure semblent moins relever d’un choix fort que d’un retrait poussé à l’excès. Le regard intimiste appliqué à la figure présidentielle ne parvient jamais à lui donner une véritable épaisseur dramatique. L’idée intrigue sur le papier, mais le film paraît trop fragile et trop sage pour exister pleinement à l’écran.
Ce positionnement indécis constitue l’un de ses défauts majeurs. Le film ne tranche jamais entre caricature assumée et portrait crédible, laissant ses personnages dans un entre-deux constamment bancal. Le spectateur ne sait jamais sur quel registre se placer, ce qui empêche toute adhésion réelle. Les figures deviennent reconnaissables mais jamais incarnées, réduites à des silhouettes conceptuelles.
À cela s’ajoute un manque criant de tension dramatique. Le récit repose presque exclusivement sur la parole et le face-à-face, sans progression ni enjeu clairement perceptible. Les dialogues, sages et peu mordants, finissent par tourner en rond. La mise en scène accentue encore cette impression d’immobilité, enfermant le film dans son propre dispositif, jusqu’à donner une sensation persistante d’inabouti.
Personnellement, j’ai trouvé Président(s) pénible à regarder, avant tout parce que je n’ai jamais su comment l’appréhender. Parodie, comédie politique, portrait intimiste ? Le film ne donne aucune clé claire. Je ne savais pas si j’étais censé rire ou réfléchir, mais je n’ai jamais ri. Le rythme m’a paru lent, parfois laborieux, et même le dispositif du duo semble déséquilibré. À cela s’ajoute un malaise plus personnel, lié au regard porté aujourd’hui sur certaines figures auxquelles le film fait clairement référence. Certains partis pris résonnent désormais de façon étrange, voire gênante, tant le réel a depuis contredit cette posture, donnant au film un coup de vieux et une naïveté rétrospective difficile à ignorer.
Sur le plan thématique, le film aborde pourtant des sujets intéressants : solitude du pouvoir, après-mandat, vide laissé par la perte d’influence, enfermement de la parole politique dans l’entre-soi. Mais ces pistes restent à l’état d’intentions, jamais réellement incarnées ni mises en tension.
Président(s) laisse ainsi l’impression d’un film trop prudent pour déranger et trop abstrait pour captiver. Une œuvre qui regarde le pouvoir sans jamais oser l’affronter et qui, à force d’hésiter, finit par s’annuler elle-même.
On félicitera le concept, paradoxalement avant-gardiste : spoiler: pour sauver la France du péril fasciste, un ancien président de la République de droite cherche à entrer en contact avec un ancien président de la République socialiste, quitte à le harceler. L’enjeu : créer ensemble un ticket républicain . Si l’inscription du film dans une Corrèze bucolique est charmantespoiler: , la déception réside dans la morale finale du film d’Anne Fontaine, un peu... téléphonée.
Voilà un film déconcertant, et donc difficile à noter. En effet, après analyse, il s'avère que ce film ne nous a pas fait parcourir beaucoup de chemin. On part d'un postulat, simple en soi, et qui fini pas capoter au détriment d'un autre, sans pour autant que celui-ci aboutisse. On a donc plutôt l'impression d'avoir fait sur du sur-place. Pour autant, les acteurs jouent tous très bien, et apportent un véritable atout à ce film. Les paysages sont superbes. Mais voilà, cela ne me semble pas suffisant pour mettre au-delà de la moyenne. C'est dommage, mais je ne vois rien qui eut pu être ajouté à ce scénario pour en faire quelque chose de plus intéressant. Peut-être une élection d'une présidente à la République? A voir par ceux qui oseront se faire un avis par eux-même.
On ne va pas y aller par Quatre Chemins. C’est totalement nul, insipide, inefficace, pas du tout drôle ou entraînant. Comment ces (habituellement) bons acteurs ont ils pu se laisser entraîner dans un tel naufrage ?