C'est choquant et puissant mais profond et brut en émotions. Virginie Efira porte un film qui permet de retracer une diversité de traumatismes suite à un attentat. C'est réussi !
Drame d'une force rare ! Superbement joué par tous-tes les comédien-nes, notamment une Virginie Efira hyper juste dans son rôle de femme meurtrie, le film montre la complicité que peut créer un évènement extrêmement fort et proche de la mort. Il parle aussi des différentes quêtes qui en sortent, la quête de rédemption pour certaines, la quête de renouveau pour d'autres ou encore la quête d'amour, et même d'un bonheur dont on n'avait pas forcément conscience avant. Perle française des années 2020 !
Un très breau film sur la reconstruction post-traumatique et son difficile chemin. Porté par une Virginie Effira bluffante et accompagné par un Benoît Magimel plus vrai que vrai, ce film nous balade sur les chemins du déni et de la sidération, toujours portés par l'espoir de voir la lumière au bout du tunnel. Un scénario solide, une interprétation au carré et une belle motarde sur une superbe Triumph Bonneville... à voir absolument.
Belle interprétation de Virginie Effira, comme d'habitude. Je suis sorti de la séance assez décontenancé, entre le bonheur et la déception. Drôle de sentiment. Je trouve le film pas très abouti et d une lenteur sans doute voulue mais assez dérangeante. L'histoire, très romancée par rapport à la triste réalité, tient la route mais se perd dans des histoires inutiles à mon goût. Magimel est bien peu utilisé. La scène où Mia retrouve Assane m'a procuré la seule émotion du film, les jeux des mains et les regards étaient bien transcrit. Je mets 4 pour le film mais j aurais pu mettre moins. Film sans doute primé aux prochains Césars.
Une magnifique mise en scène servie magistralement par une Virginie Efira, époustouflante de talent, de justesse, qui s'est engagée dans cette œuvre avec force. La barre avait été placée haute avec "un amour impossible", mais cette nouvelle performance démontre à nouveau son immense talent.
Oh la la, grand film français servi par une mise en scène efficace et touchante. Le sujet des attentats de 2015 est traité du côté des survivants. Pas de sensationnalisme larmoyant, juste des émotions humaines sur le chemin de sa propre reconstruction à travers ceux qui sont unis à jamais par cette tragédie
Un excellent film. "Revoir Paris" est une œuvre remplie de poésie et d'humanité. Virginie EFIRA est magistrale et touchante. La réalisation est nickel et sert le récit. J'ai surtout remarqué le très important travail au niveau du son, qui marque vraiment les scènes clés du film et sert de transition (de façon même parfois brutale). Une très belle œuvre que je vous conseille.
Avancer, sans oublier. Alice Winocour revient sur Terre après son magnifique Proxima pour panser des plaies qui sont cette fois-ci bien réelles : celles des victimes et familles des défunts de l'attentat du Bataclan. On suit donc une jeune victime, traumatisée par ce qu'elle a vécu au point de confondre ce qu'elle a vu ou entendu (est-elle vraiment cette femme qu'elle revoit fermer la porte des toilettes, et condamner les autres clients qui la supplient d'ouvrir ?), au point d'être bouleversée par un bruit suspect, au point d'avoir des absences à répétitions dans ses journées, sortes de moments suspendus où l'on ressent toute la difficulté à tourner la page, si tant est qu'il soit vraiment possible de la tourner. Comment se relever, faire sienne cette blessure que l'on transporte comme un fardeau, partager avec ceux qui ne peuvent pas comprendre ? On vit tous ces questionnements dans Revoir Paris, un film qui a du cœur pour ses personnages (on aime énormément Virginie Efira et Benoît Magimel dans ces rôles, tous deux très touchants), malgré un certaine sensiblerie et une mise en scène définitivement moins inspirée que le précédent Proxima... On n'enlèvera pas toute la passion que l'on ressent pour son sujet, tout le respect et l'hommage rendu à ceux qui sont victimes de traumatismes (dans la généralité), aux groupes de soutien qui font un travail formidable sur la rémission, aux psys qui sauvent des vies, à tous ceux qui aident à avancer, sans jamais oublier. Revoir Paris, dans son hommage, se souvient (généreusement) de tous.
Alice Winocour passe totalement à côté de son sujet. Et même, elle le dessert.
Quitte à faire un film sur la reconstitution du souvenir, autant ne pas nous montrer d’entrée de jeu la scène à reconstituer.
C’est très mal écrit, le récit et les dialogues. Et on a cette infinité de petits détails qui empêchent le spectateur d’y croire : la présence du covid EN 2015. Dans le bus, "Monsieur est-ce que vous pourriez ouvrir la porte s’il vous plaît ?". Les parisiens n’ont jamais été plus polis que "LA PORTE !". La manière dont elle gare sa moto…
Benoît Magimel et Grégoire Colin se ressemblent physiquement.
Le personnage de Virginie Efira n’a pas d’autre trait de caractère que d’être témoin d’un attentat.
Résumé à la con : Une femme qui a eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment tente de retrouver les pièces manquantes du puzzle pour reconquérir sa vie.
L’avis contexte : D’accord, le film est sorti il y a deux semaines. Okay, il aborde un sujet franchement pas folichon, bien loin d’être divertissant. Mais pourriez-vous m’expliquer pour quelle raison j’avais la salle pour moi tout seul en allant voir ce film hier dans un grand UGC Parisien? Où étiez-vous? Ça suffit les pudibonds! On prend son petit paquet de mouchoirs mentholés premier prix et on va donner de la force à cette réalisatrice de talent nondediou. En plus d’être à l’origine de cet excellent moment de cinéma, Alice Winocour est surtout la soeur d’une personne qui se trouvait dans le Bataclan lors des attentats du 13 novembre 2015 et a su comme personne tisser un bouleversant récit entre sidération et pulsion de vie.
L’avis cool : Un film dans la retenue où aucun sensationnalisme n’a sa place. La scène de l'attaque ne dure qu'une minute et vous ne verrez jamais d’intervention policière ni même le visage des agresseurs. L’intelligent point de vue adopté est celui, partiel, d’une héroïne (Virginie Efira bouleversante de crédibilité) qui après avoir vécu l’innommable, entame son chemin vers la résilience auprès de victimes directes et indirectes, si différentes mais toutes connectées par cet événement traumatique. Acteurs et mise en scène, tout sonne extrêmement juste. Un vrai drame qui marque tant par son sujet que par son élégante pudeur et sa propension à nous montrer qu’au-delà de l’effroyable perdure le grandiose de l’Humanité.
Si tu veux voir d’autres films où des gens étaient au mauvais endroit au mauvais moment : - BABEL, Alejandro González Iñárritu - 2006 - DE ROUILLE ET D'OS, Jacques Audiard, 2012
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Un tres beau recit de ce qu a pu etre l attentat a Paris il y a quelque annee. Virginie Efira au top, une tres bonne ambiance, je dirai meme que c est un film dur a regarder. Tres bien construit mais reste oubliable.
Aaaaaah, Efira. Elle est tellement excellente cette actrice. Sa force d'interprétation nous plonge dans cette période sombre de novembre 2015 et surtout de sa suite. On y voit donc plus les soucis que les rescapés ont vécu, tant au niveau physique que psychologique. En plus de cela, le film aborde l'aspect des travailleurs clandestins exploités au sein de la restauration à Paris. Un très beau film, touchant et émouvant nanti d'une très belle interprétation.
Le scénario est convainquant, les rôles bien tenus : Mia (Virginie Efira), jeune femme jolie, dynamique et élégante (elle roule en Triumph Bonneville par tous les temps !), son mari (Grégoire Colin) qui a beaucoup de mal à comprendre ce qui se passe et à ''garder le contact'' avec Mia, le garçon dont elle croise le regard juste avant l'attentat (Benoît Magimel), mais aussi les seconds rôles dont celui, émouvant, d'une jeune fille qui cherche le souvenir de ses parents tués dans l'attentat (Nastya Golubeva Carax).
J'ai bien aimé comment A. Winocour montre le mécanisme des souvenirs visuels, des choses parfois insignifiantes sur lesquelles nos regards s'arrêtent un court instant et qui participeront à la mémoire que l'on gardera du moment.
J'ai été par contre un peu décontenancé de n'avoir pas assez d'émotions pour mesurer réellement le trauma de Mia, mais juste d'en avoir une compréhension intellectuelle. Plus d'images traumatisantes de l'attentat n'y auraient rien fait ; la panne de mémoire que subit Mia, en fait un phénomène d'auto-protection psychique, ne peut être dominée que par le partage serein avec d'autres qui ont subi la même ''aventure'', c'est en tout cas ce que le film tente d'expliquer. Les spectateurs, qui heureusement n'ont pas vécu en direct ce type d'attentat, ne sont pas mieux armés que le mari de Mia pour ''comprendre''.
Malheureusement, à cause de cette approche intellectuelle plus qu'émotionelle, le film ne nous marque pas autant dans la durée qu'il le devrait.