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Dr Seuss
218 abonnés
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1,5
Publiée le 18 octobre 2023
J’attends plus grand chose de la part de Luc Besson mais je reste fidèle à son cinéma uniquement par curiosité. Et j’ai trouvé ce film vraiment mauvais, non seulement le scénario a déjà été fait auparavant (par Besson lui-même) mais la mise en scène est relativement bancale.
Concrètement, la réalisation est travaillée ; on saisit plus ou moins le travail sur la lumière, malgré le fait qu’elle soit excessivement trop sombre, la photographie est soignée et la composition d’image est très réfléchie. La musique est un bon point également, je trouve qu’elle apparaît à des moments judicieux et elle est relativement forte. Par contre, je trouve que la caméra est trop tremblante et j’ai l’impression que c’est involontaire ; il semblerait qu’il y ait de légers zooms un peu dégueulasses au fil du film. Malheureusement, j’estime que la mise en scène de Besson n’est que superficielle et que si on creuse un peu, on peut apercevoir le cache misère que c’est.
Concrètement, j’ai la sensation que Luc Besson s’est trop inspiré de ses œuvres antérieures (en l’occurrence, “Léon”, “Nikita”, ou “Anna”) ; je sens trop le copié-collé dans ce film. Pour commencer, la narration est un peu trop chaotique rendant l’ensemble illisible et inutilement fatigant. Ensuite, le récit n’est pas non plus super intéressant ; d’autant plus que la caractérisation des personnages est un réel problème du film. En effet, le protagoniste est le cliché de la victime de la société qui se venge (un espèce de Joker low cost) face à des antagonistes foncièrement mauvais dénués de motivation (son père et son frère) ; le tout raconté à une psychiatre marquée par le fait qu’elle soit mère. Bref, le film ne présente aucune originalité.
C’est frustrant car Luc Besson a été fort à une époque ; mais il se repose sur ses acquis d’antan pour reproduire la même recette. L’intégralité du film manque d’implicite, tout est trop clair et peu subtil dans l’image ou dans l’écriture avec peu d'enjeux clair sur la longueur.
Pour moi, l'un des meilleurs films de Luc BESSON. Dur parfois mais aussi émouvant. On arrive à comprendre pourquoi DOGMAN en est arrivé là... L'interprétation est excellente, quel acteur
Au 20ème siècle il y a eu Brando et James Dean et au 21ème siècle il y a Di Caprio et Caled Landry Jones. Quelle performance! Prodigieux! Je ne vois pas qui d'autre aurait pu se glisser dans la peau de ce Dogman et faire croire à la résilience de cet homme qui arrive à continuer à aimer malgré toute la souffrance du monde. Il dégage une humanité incroyable. C'est une des plus grandes performances d'acteur qu'il m'ait été donnée de voir et rien que pour ça je vous conseille de voir ce film. La scène de Piaf est tout simplement rentrée dans mon panthéon des scènes cultes. Le film en lui même est très bon, complètement original, en général je suis toujours gênée quand il y a des failles dans le scénario, mais ici pas du tout. Car des failles, il y en a pleins, c'est une histoire impossible mais on s'en fout, ça marche, on est emporté par cette histoire jamais vu ailleurs. Pour moi c'est le meilleur Besson.
Après quelques beaux ratages et une petite absence de quatre ans (Anna, imbuvable) revoilà Luc Besson. Mais c’est surtout Caleb Landry Jones (je le suis depuis Antiviral en 2012) qui m’a attiré vers ce nouveau film. Les mauvaises langues diront que c’est lui qui sauvent l'ensemble. En tout cas, comme je l’attendais, il nous gratifie une fois de plus d’une prestation époustouflante (parfois à la limite d’en faire trop ?). En tout cas après Nitram et son prix d’interprétation à Cannes en 2021, il s’impose définitivement. A côté de cela, la mise en scène de Besson est toujours là avec ses gros sabots manquant toujours de subtilité, cela ne changera sans doute jamais. Son scénario est à la fois puéril et très violent, mais aussi drôle, touchant et poignant. De belles scènes, d’autres plus poétiques, d’autres plus limites. Un peu trop de symboles christiques et d’Édith Piaf à mon goût mais bon. Et ne cherchez pas une once de réalisme dans tout cela. Paradoxalement, j’ai adhéré totalement. Le tout est mené tambour battant, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Drame, fable, mélo, action, et tout de même un peu de fantastique, on trouve un peu de tout, il est vrai, dans Dogman. Mais voilà un film sombre et captivant avec un personnage, et ses fêlures, presque fascinant. Pas un chef d’œuvre, pas le meilleur opus de son auteur mais sans doute aussi pour tous ses défauts que j’ai beaucoup aimé.
Quand Luc Besson fait du Luc Besson, le plaisir de voir un film magnifique constitue un plaisir incommensurable. Les dialogues sont sensés, l’image est magnifique, la musique de Serra sublime les scènes et l’acteur principal est juste « amazing ». Quand déplaise à une certaine presse qui dégomme systématiquement Luc Besson, Luc si vous lisez ce message, sachez que vous êtes et resterez un très grand réalisateur. Merci.
Très beau film et une belle scénographie, un jeu d'acteur époustouflant !! Une histoire bouleversante et touchante d'un écorché vif dans toute sa complexité .... qui me ferait penser au film Joker ..
Un film moins rythmé qu'habituellement. Il est plus introspectif, pose la question du rejet, de la source d'amour, de la reconnaissance sociale. L'acteur est brillant.
Besson n'est pas très aimé des critiques et c'est dommage car ces derniers sont pour bcp passés à côté de cet excellent film. Grande fable qui nous transporte dans le monde de dogman avec un acteur extraordinaire et une histoire forte et qui fait du bien dans son drame.
Le film de l'année ! Pour moi, le meilleur Besson... Un acteur époustouflant, une mise en scène au cordeau, de l'action, de la cruauté, de l'émotion, de l'humour, il y a tout dans ce film. Je l'ai vu 7 fois, depuis sa sortie, je trouve des détails supplémentaires à chaque visionnage... Un scénario sans faille, de flash-back en moments présents, un conte cruel et émouvant à la fois, une bande son géniale, une multitude de personnages (42 rôles ai-je cru lire sur internet). Je ne vois rien à reprocher à ce film, qui ne se veut pas forcément réaliste mais qui nous emporte et nous attache... Pour moi, un chef d'œuvre.
Encore un excellent film de Luc Besson. Le personnage principal joué par un excellent acteur nous prend aux tripes. J ai adoré et à la fin j ai été émue et j avais quelques larmes dans les yeux.
Depuis 1985 et Subway, il en a fait du chemin et des films Luc Besson en déclenchant, sinon la polémique, en tout cas, presque toujours, un hiatus entre la critique et le grand public. Ces 114 minutes n’échappent à la règle. Personnellement, je n’ai jamais été un grand fan de ce cinéaste, dont je reconnais par ailleurs un vrai savoir-faire. Ici, il nous raconte par le menu l’incroyable histoire d’un enfant, meurtri par la vie, qui trouvera son salut grâce à l’amour que lui portent ses chiens. Le talent de Besson pour mettre en images l’outrance et la démesure n’est plus à mettre en doute. Mais, hélas, son goût pour les dialogues lourdingues, balisés de sentences pseudo philosophiques – et ici de citations de Shakespeare -, rend l’ensemble un tantinet difficile à digérer. Cela dit, le 7ème Art est respecté, mais par un cinéaste qui ne sait pas faire table rase de ses tics et de ses obsessions. C’est en lisant un article sur une famille qui avait jeté son enfant de 5 ans dans une cage que Luc Besson a eu l'idée de DogMan. L’histoire nous explique comment un être humain peut traverser une telle épreuve, surmonter ce traumatisme psychologique et émotionnel. Le scénario réussit ce tour de force de nous rendre sympathique un personnage qui est loin de l’être de de nous faire partager sa douleur qu’il surmonte tout en gardant intacte sa dignité. La réalisation est virtuose et la musique d’Eric Serra – un vieux compagnon de route de Besson -, qui, de toute évidence, utilise des cris de chiens est fort belle et participe souvent avec bonheur à l’émotion dégagée par cette histoire. Donc, pour se résumer, Besson est un formidable cinéaste auquel on peut reprocher non seulement de ne pas faire dans la nuance, mais, souvent de trop charger la barque. Pour une fois ici, il a su mesure garder et éviter le naufrage de son embarcation, grâce essentiellement au talent inouï de son interprète principal. On avait découvert l’acteur américain, Caleb Landry Jones, dans un petit rôle chez Jim Jarmush avant que son immense talent d’explose dans Nitram en 2021, pour lequel il reçoit le Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes. Il porte évidemment le film de Besson avec une force et une conviction étourdissantes. Il est la vraie raison de voir ce drame. Jojo T. Gibbs lui apporte une réplique tout en nuances. Ajoutons les noms de Christopher Denham et Grace Palma, qui s’en sortent avec les honneurs parmi une distribution où les acteurs et actrices campent des personnages tellement caricaturaux que ça finit par retirer de la force au récit principal. Toujours ces outrances, dont je parlais plus haut. Dommage !