Note moyenne
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potable grâce aux quelques coups de génie (la peinture de la cité, la belle utilisation de Wagner, la semi-caricature des années 80) mais l'ensemble reste fort décevant
La scène d'évasion au début donne le ton : ce sera donc un film mou et convenu, à la réalisation plate, à la photo fadasse et au scénario plus que prévisible. Comparé à son remake de 2025, c'est mauvais. Comparé au film d'Yves Boisset (et sa belle fin), c'est très mauvais.
Je vais me refaire un épisode de Starsky & Hutch pour me consoler, tiens.
Je vais me refaire un épisode de Starsky & Hutch pour me consoler, tiens.
La version ancienne avec Schwarzy est tellement imprégnée des années 80, c'est presque magique (so kitsch, effets spéciaux magnifiquement ratés, tous les codes sociétaux de l'époque qui devaient apparaître...) ! Il en ressort un certain charme malgré tout.
Ce film est tellement mieux que le remake de cette année. Ce film m’avait marqué dans mon enfance et ça a été un plaisir de le revoir même en 2026 après avoir visionné le nouveau. Alors oui c’est du pure film des années 1980 mais on est vraiment dans l’univers du jeu avec cet opus. Un vrai plaisir
Après avoir bien apprécié la récente adaptation de Running Man, le roman de Stephen King, j'avais envie de redonner sa chance à la version de 1987 avec Schwarzenegger. Je l'avais vue il y a longtemps, mais il ne m'en restait finalement que très peu de souvenirs.
Au final, j'ai passé un bon moment. Ce n'est clairement pas le film d'action du siècle et il a pris un petit coup de vieux, mais c'est aussi ce qui fait une partie de son charme. Il y a un vrai côté nanar par moments, avec des décors, des costumes, des effets spéciaux et une bande-son qui sentent bon les années 80.
Pourtant, derrière tout ça, le film propose une critique de la société qui reste plutôt intéressante, avec quelques idées d'anticipation qui font encore écho aujourd'hui. Bon, les caricatures et les stéréotypes sont bien présents, mais ça fait aussi partie de l'époque.
Ce n'est sans doute pas le Schwarzenegger qui m'a le plus marqué, et il est loin d'être son film le plus percutant. En revanche, si on le prend pour ce qu'il est, un bon divertissement sans prise de tête, ça fonctionne encore plutôt bien.
Je ne le mettrais pas dans mes incontournables, mais il m'a quand même fait passer un bon moment.
Et vous, vous préférez le Running Man des années 80 ou la nouvelle adaptation ?
Au final, j'ai passé un bon moment. Ce n'est clairement pas le film d'action du siècle et il a pris un petit coup de vieux, mais c'est aussi ce qui fait une partie de son charme. Il y a un vrai côté nanar par moments, avec des décors, des costumes, des effets spéciaux et une bande-son qui sentent bon les années 80.
Pourtant, derrière tout ça, le film propose une critique de la société qui reste plutôt intéressante, avec quelques idées d'anticipation qui font encore écho aujourd'hui. Bon, les caricatures et les stéréotypes sont bien présents, mais ça fait aussi partie de l'époque.
Ce n'est sans doute pas le Schwarzenegger qui m'a le plus marqué, et il est loin d'être son film le plus percutant. En revanche, si on le prend pour ce qu'il est, un bon divertissement sans prise de tête, ça fonctionne encore plutôt bien.
Je ne le mettrais pas dans mes incontournables, mais il m'a quand même fait passer un bon moment.
Et vous, vous préférez le Running Man des années 80 ou la nouvelle adaptation ?
Film globalement moyen, quelques bonnes idées mais bon j'ai pas spécialement accroché. L'acting est un peu trop exagéré et la fin un peu speedrun. Pas grand chose de plus à dire.
Running Man est un film d’action dystopique porté par Arnold Schwarzenegger, qui joue parfaitement le rôle du héros badass qu’on attend de lui. Le concept du jeu télévisé mortel est original et offre quelques scènes d’action vraiment divertissantes.
Le film a aussi un côté satirique intéressant sur la télévision, le spectacle et la manipulation des masses. En revanche, certains effets ont assez mal vieilli et l’histoire reste parfois très simple, avec un scénario qui aurait pu être davantage développé.
Malgré ses défauts, Running Man reste un film d’action sympathique, avec une bonne dose de violence, d’humour et de répliques mémorables.
Le film a aussi un côté satirique intéressant sur la télévision, le spectacle et la manipulation des masses. En revanche, certains effets ont assez mal vieilli et l’histoire reste parfois très simple, avec un scénario qui aurait pu être davantage développé.
Malgré ses défauts, Running Man reste un film d’action sympathique, avec une bonne dose de violence, d’humour et de répliques mémorables.
On frise le ridicule dans ce film en particulier au vu des costumes, des dialogues et des effets spéciaux.
Quant au scènes d’action, les années 50 et 60 n’ont rien à lui envier.
Très mauvais
Quant au scènes d’action, les années 50 et 60 n’ont rien à lui envier.
Très mauvais
remake du film français "le prix du danger", ce film us (avec pourtant Schwarzy) est une catastrophe. Une série Z en bonne et due forme. Réalisation, dialogue, scénario : cela frôle le néant. Et si vous voulez vraiment regarder ce film : faîte le en VO, car en V F , on pourrait être sur une note négative
sérieusement même dans les plus grosses daubes, jamais vu une réalisation aussi nulle. les plans sont nuls et s'enchaînent mal gros plans ratés, effets ratés etc une cata. un peu sauvé par une vision de l'abrutissement des foules
Casa Nostra : femme, journaliste à « Plein la Gueule » redouté pour ses baffes cinéphiles et ses métaphores… explosives. Les polars bien sûr, mais aussi l'Amérique, les super-héros, les années 80.
« Ce qui me fascine avec Running Man, ce n'est pas Schwarzenegger qui distribue les uppercuts ni les costumes improbables des chasseurs. C'est la vision du futur qu'avaient les années 80.
Franchement... quel coup de cafard !
On parle pourtant de la décennie du disco qui finit sa course, des néons, des clips de MTV, des synthétiseurs, des vestes fluo, des coiffures impossibles et d'une créativité artistique qui partait dans tous les sens. Une époque qui débordait de couleurs et d'exubérance... mais qui imaginait notre avenir comme une immense prison à ciel ouvert.
Dans Running Man, pour sortir la nuit, il faut des laisser-passer. La télévision transforme les condamnés en gladiateurs. Le pouvoir manipule l'information avec un cynisme absolu. Et le régime récompense même les enfants qui dénoncent leurs propres proches avec des cadeaux de Noël. On est à mi-chemin entre le jeu télévisé géant et la dictature bureaucratique.
Les scénaristes des années 80 semblaient persuadés que, derrière les paillettes et les tubes de l'époque, notre futur cacherait forcément des caméras partout, une société de surveillance et un pouvoir prêt à transformer les citoyens en spectacle permanent.
Heureusement, nous n'en sommes pas là.
C'est d'ailleurs ce qui rend Running Man si intéressant aujourd'hui. Derrière ses répliques musclées, son humour noir et son action survitaminée, il nous rappelle à quel point les peurs d'une époque façonnent sa science-fiction. Les années 80 avaient peur des médias tout-puissants, de l'autoritarisme et de la perte des libertés individuelles.
Et finalement, ce qui paraît le plus daté dans le film, ce ne sont ni les coiffures ni les combinaisons en lycra... c'est cette certitude que le futur ne pouvait être qu'un cauchemar.
Même si, je l'avoue, certaines de leurs inquiétudes résonnent encore aujourd'hui d'une façon parfois troublante. »
Bulle de savon, femme critique pour « Les Colonnes Cinéphiles » qui a un faible pour les jolis acteurs et les belles actrices. Ce qui détermine ses choix cinématographiques : le casting avant tout.
« Casa, tu t'intéresses à la politique, à la société, aux dérives médiatiques... Moi, je vais être beaucoup plus terre à terre.
Ce qui me fait revenir devant Running Man, c'est d'abord son casting.
Arnold Schwarzenegger est au sommet de son charisme. Il occupe l'écran comme peu d'acteurs savaient le faire dans les années 80. Il suffit qu'il entre dans le cadre pour que tout le monde s'écarte. Il dégage une présence physique incroyable, mais aussi un second degré qui rend ses répliques délicieusement jubilatoires. À ses côtés, Maria Conchita Alonso dans sa moulante combinaison apporte une vraie énergie et une personnalité qui évitent au personnage féminin d'être réduit au simple rôle de faire-valoir. Quant à Richard Dawson, il est absolument fascinant dans la peau de Damon Killian. Son sourire permanent est plus inquiétant que n'importe quelle arme : il incarne à merveille un présentateur télé aussi charmeur que manipulateur.
Et puis il y a tous ces "stalkers", extravagants, théâtraux, presque sortis d'une bande dessinée. Ils sont excessifs, parfois kitsch, spoiler: Fire Ball, Dynamo le guignol impuissant qui a deux piles à la place des couilles,
ridicules, mais ils donnent au film une identité visuelle immédiatement reconnaissable.
Je l'avoue sans détour : le casting compte énormément dans mon plaisir de spectatrice. Un bon scénario est essentiel, mais lorsqu'il est porté par des acteurs et des actrices qui possèdent une véritable présence à l'écran, le film prend une tout autre dimension.
Running Man n'est peut-être pas le film le plus subtil des années 80, mais il réunit des interprètes qui marquent durablement les mémoires. Et rien que pour cela, il mérite qu'on le revoie avec plaisir.
Maggy la Courtoise : qui est tout sauf courtoise, elle aime la comédie, les enquêtes spéciales avec beaucoup de suspense, et les films qui font peur.
« Vous allez encore me dire que je casse l'ambiance... Tant mieux, c'est un peu ma spécialité.
J'aime bien Running Man. C'est rythmé, c'est drôle malgré lui, Schwarzenegger distribue les répliques comme les coups de poing et on ne s'ennuie jamais. Mais, franchement, je le trouve bien léger dès qu'il prétend dénoncer la société du spectacle.
Si je veux voir un film qui traite vraiment de la télévision transformée en machine à broyer les êtres humains, je préfère de très loin Le Prix du danger d'Yves Boisset. Là, le sujet est traité avec beaucoup plus de mordant. La critique des médias, de l'audience à tout prix et du voyeurisme y est plus frontale, plus dérangeante et, à mes yeux, plus convaincante.
Et puisqu'on parle des années 80, il faut aussi regarder ce que le film raconte malgré lui.
Les femmes y sont rarement autre chose que des personnages secondaires : secrétaire, assistante, danseuse, présentatrice ou simple faire-valoir du héros. Elles gravitent autour des hommes sans véritablement faire avancer l'histoire par elles-mêmes.
Ce n'est pas un reproche adressé uniquement à Running Man ; c'était un travers de nombreux films d'action de cette époque. Mais ici, cela saute particulièrement aux yeux. La caméra s'attarde souvent davantage sur leur apparence que sur leur rôle dans le récit.
Aujourd'hui, ces scènes donnent un petit coup de vieux au film. Elles rappellent une époque où les héroïnes avaient souvent bien moins de place que les héros.
Alors oui, Running Man reste un divertissement efficace, plein d'énergie et de punchlines. Mais si l'on cherche une réflexion plus percutante sur les dérives de la télévision et de la médiatisation, ou des personnages féminins davantage développés, je trouve que Le Prix du danger va beaucoup plus quoi, parfois, les Français ont dégainé avant Hollywood... et avec une précision redoutable. »
Bulle de Savon admet que oui les tenues et danses sexy sont abusives. Et avec de telles images on comprend pourquoi les mœurs ont tant de mal a changer.
« Là, Maggy, je te rejoins. Je suis la première à défendre le charme des acteurs, des actrices et des beaux costumes. Mais il y a une différence entre mettre en valeur un personnage et réduire un personnage à sa seule apparence.
En revoyant Running Man, certaines tenues et plusieurs chorégraphies très sexualisées paraissent franchement excessives. Elles étaient peut-être dans l'air du temps, mais elles illustrent aussi une manière de représenter les femmes qui a heureusement beaucoup évolué depuis. Le plus gênant, ce n'est pas qu'il y ait des personnages séduisants. C'est que les femmes sont souvent filmées comme un élément du décor, là où les hommes sont présentés comme ceux qui agissent, décident et font avancer l'histoire. Quand ce type d'images se répète pendant des années dans les films, les séries, les clips ou les publicités, il finit forcément par influencer les représentations que l'on se fait des rôles de chacun. Le cinéma ne crée pas à lui seul les mentalités, mais il y participe.
Et c'est précisément pour cela qu'il est intéressant de revoir ces classiques avec un regard d'aujourd'hui : non pas pour les condamner ou les effacer, mais pour comprendre ce qu'ils racontaient de leur époque... et mesurer le chemin parcouru, comme celui qu'il reste encore à faire. »
Nos chroniqueurs ont donné une note de 2,8 à ce Running Man datant déjà de 1988. Plus de 35 ans après, il paraît qu'ils vont en faire le remake.
« Ce qui me fascine avec Running Man, ce n'est pas Schwarzenegger qui distribue les uppercuts ni les costumes improbables des chasseurs. C'est la vision du futur qu'avaient les années 80.
Franchement... quel coup de cafard !
On parle pourtant de la décennie du disco qui finit sa course, des néons, des clips de MTV, des synthétiseurs, des vestes fluo, des coiffures impossibles et d'une créativité artistique qui partait dans tous les sens. Une époque qui débordait de couleurs et d'exubérance... mais qui imaginait notre avenir comme une immense prison à ciel ouvert.
Dans Running Man, pour sortir la nuit, il faut des laisser-passer. La télévision transforme les condamnés en gladiateurs. Le pouvoir manipule l'information avec un cynisme absolu. Et le régime récompense même les enfants qui dénoncent leurs propres proches avec des cadeaux de Noël. On est à mi-chemin entre le jeu télévisé géant et la dictature bureaucratique.
Les scénaristes des années 80 semblaient persuadés que, derrière les paillettes et les tubes de l'époque, notre futur cacherait forcément des caméras partout, une société de surveillance et un pouvoir prêt à transformer les citoyens en spectacle permanent.
Heureusement, nous n'en sommes pas là.
C'est d'ailleurs ce qui rend Running Man si intéressant aujourd'hui. Derrière ses répliques musclées, son humour noir et son action survitaminée, il nous rappelle à quel point les peurs d'une époque façonnent sa science-fiction. Les années 80 avaient peur des médias tout-puissants, de l'autoritarisme et de la perte des libertés individuelles.
Et finalement, ce qui paraît le plus daté dans le film, ce ne sont ni les coiffures ni les combinaisons en lycra... c'est cette certitude que le futur ne pouvait être qu'un cauchemar.
Même si, je l'avoue, certaines de leurs inquiétudes résonnent encore aujourd'hui d'une façon parfois troublante. »
Bulle de savon, femme critique pour « Les Colonnes Cinéphiles » qui a un faible pour les jolis acteurs et les belles actrices. Ce qui détermine ses choix cinématographiques : le casting avant tout.
« Casa, tu t'intéresses à la politique, à la société, aux dérives médiatiques... Moi, je vais être beaucoup plus terre à terre.
Ce qui me fait revenir devant Running Man, c'est d'abord son casting.
Arnold Schwarzenegger est au sommet de son charisme. Il occupe l'écran comme peu d'acteurs savaient le faire dans les années 80. Il suffit qu'il entre dans le cadre pour que tout le monde s'écarte. Il dégage une présence physique incroyable, mais aussi un second degré qui rend ses répliques délicieusement jubilatoires. À ses côtés, Maria Conchita Alonso dans sa moulante combinaison apporte une vraie énergie et une personnalité qui évitent au personnage féminin d'être réduit au simple rôle de faire-valoir. Quant à Richard Dawson, il est absolument fascinant dans la peau de Damon Killian. Son sourire permanent est plus inquiétant que n'importe quelle arme : il incarne à merveille un présentateur télé aussi charmeur que manipulateur.
Et puis il y a tous ces "stalkers", extravagants, théâtraux, presque sortis d'une bande dessinée. Ils sont excessifs, parfois kitsch, spoiler: Fire Ball, Dynamo le guignol impuissant qui a deux piles à la place des couilles,
ridicules, mais ils donnent au film une identité visuelle immédiatement reconnaissable.
Je l'avoue sans détour : le casting compte énormément dans mon plaisir de spectatrice. Un bon scénario est essentiel, mais lorsqu'il est porté par des acteurs et des actrices qui possèdent une véritable présence à l'écran, le film prend une tout autre dimension.
Running Man n'est peut-être pas le film le plus subtil des années 80, mais il réunit des interprètes qui marquent durablement les mémoires. Et rien que pour cela, il mérite qu'on le revoie avec plaisir.
Maggy la Courtoise : qui est tout sauf courtoise, elle aime la comédie, les enquêtes spéciales avec beaucoup de suspense, et les films qui font peur.
« Vous allez encore me dire que je casse l'ambiance... Tant mieux, c'est un peu ma spécialité.
J'aime bien Running Man. C'est rythmé, c'est drôle malgré lui, Schwarzenegger distribue les répliques comme les coups de poing et on ne s'ennuie jamais. Mais, franchement, je le trouve bien léger dès qu'il prétend dénoncer la société du spectacle.
Si je veux voir un film qui traite vraiment de la télévision transformée en machine à broyer les êtres humains, je préfère de très loin Le Prix du danger d'Yves Boisset. Là, le sujet est traité avec beaucoup plus de mordant. La critique des médias, de l'audience à tout prix et du voyeurisme y est plus frontale, plus dérangeante et, à mes yeux, plus convaincante.
Et puisqu'on parle des années 80, il faut aussi regarder ce que le film raconte malgré lui.
Les femmes y sont rarement autre chose que des personnages secondaires : secrétaire, assistante, danseuse, présentatrice ou simple faire-valoir du héros. Elles gravitent autour des hommes sans véritablement faire avancer l'histoire par elles-mêmes.
Ce n'est pas un reproche adressé uniquement à Running Man ; c'était un travers de nombreux films d'action de cette époque. Mais ici, cela saute particulièrement aux yeux. La caméra s'attarde souvent davantage sur leur apparence que sur leur rôle dans le récit.
Aujourd'hui, ces scènes donnent un petit coup de vieux au film. Elles rappellent une époque où les héroïnes avaient souvent bien moins de place que les héros.
Alors oui, Running Man reste un divertissement efficace, plein d'énergie et de punchlines. Mais si l'on cherche une réflexion plus percutante sur les dérives de la télévision et de la médiatisation, ou des personnages féminins davantage développés, je trouve que Le Prix du danger va beaucoup plus quoi, parfois, les Français ont dégainé avant Hollywood... et avec une précision redoutable. »
Bulle de Savon admet que oui les tenues et danses sexy sont abusives. Et avec de telles images on comprend pourquoi les mœurs ont tant de mal a changer.
« Là, Maggy, je te rejoins. Je suis la première à défendre le charme des acteurs, des actrices et des beaux costumes. Mais il y a une différence entre mettre en valeur un personnage et réduire un personnage à sa seule apparence.
En revoyant Running Man, certaines tenues et plusieurs chorégraphies très sexualisées paraissent franchement excessives. Elles étaient peut-être dans l'air du temps, mais elles illustrent aussi une manière de représenter les femmes qui a heureusement beaucoup évolué depuis. Le plus gênant, ce n'est pas qu'il y ait des personnages séduisants. C'est que les femmes sont souvent filmées comme un élément du décor, là où les hommes sont présentés comme ceux qui agissent, décident et font avancer l'histoire. Quand ce type d'images se répète pendant des années dans les films, les séries, les clips ou les publicités, il finit forcément par influencer les représentations que l'on se fait des rôles de chacun. Le cinéma ne crée pas à lui seul les mentalités, mais il y participe.
Et c'est précisément pour cela qu'il est intéressant de revoir ces classiques avec un regard d'aujourd'hui : non pas pour les condamner ou les effacer, mais pour comprendre ce qu'ils racontaient de leur époque... et mesurer le chemin parcouru, comme celui qu'il reste encore à faire. »
Nos chroniqueurs ont donné une note de 2,8 à ce Running Man datant déjà de 1988. Plus de 35 ans après, il paraît qu'ils vont en faire le remake.
oui je sais ce film n'est pas très bon, mais ce film a un petit côté kitsch et nanard desk qui m'empêche de le détester
Un scénario très éloigné de l'œuvre originelle de Stephen King qui ne rend pas du tout hommage à l'excellence du roman et qui aligne des personnages des plus ridicules (notamment les traqueurs) pour une succession de scènes plus ratées les unes que les autres et de dialogues pitoyables. Le film a par ailleurs très mal vieilli et ne doit son maigre intérêt qu'à la présence de Schwarzenegger sans qui l'ensemble ne s'apparenterait qu'à une minable série Z.
Cette série B, avec Schwarzy devant la caméra et Starsky (Paul Michael Glaser) derrière, est franchement boiteuse, kitch, sans suspense et très librement adaptée d’un roman de Richard "Stephen King" Bachmann. Un nanar quoi.
Dans un futur violent, la chasse à l’homme est devenue un divertissement de masse à la télévision. "Running Man" reprend le point de départ du roman de Stephen King : un homme traqué, transformé en spectacle, sacrifié sur l’autel de l’audience. Sur le papier, la matière était idéale pour une satire politique féroce et désespérée. À l’écran, il ne reste finalement qu’un film d’action bruyant, bien loin de l’esprit du livre. Arnold Schwarzenegger impose sa carrure, mais le scénario se contente de l’utiliser comme une machine. La dimension tragique du roman, notamment la relation du protagoniste à sa fille et l’urgence de la sauver, est totalement évacuée. Or c’était là le véritable cœur émotionnel du récit, ce qui donnait un sens à la fuite et à la révolte.
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