Gatsby le magnifique
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Alexarod

359 abonnés 1 874 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2015
Je me souviens l'avoir lu en anglais, puis l'avoir vu en anglais sans sous titres et franchement : génial. Déjà le film suis bien le livre, les exceptions sont rares et peu dérangeantes. Le livre retranscrit bien l'ambiance et la réalité de l'époque, l'insouciance, les fêtes, la façon d'être, et les acteurs rendent le tout très réaliste (mention spéciale à Robert Redford qui est parfait), quoi de mieux ?
On pourrait rajouter la musique, tantôt fastueuse, tantôt plus calme, comme le rythme du film qui oscille mais reste juste, à l'instar des décors, on voit la luxure et l'opulence mais cela reste réel (pas comme le remake avec Di Caprio qui regorge d'effets spéciaux et n'ont pas remporté d'Oscar), on sent l'Histoire autour qui se déroule (la crise de 29 au bout, la guerre avant), la trame n'est pas la plus originale mais on s'en départit bien, la mise en scène est claire et précise, les dialogues sont justes ainsi que les costumes (un Oscar encore). Quelques longueurs évitables toutefois, un sujet qui ne passionnera pas les foules par manque d'action et de sexe, ainsi qu'un traitement du son pas génial empêchant de comprendre certaines phrases. Cependant, cela reste négligeable au regard du monument qu'est cette adaptation d'un des meilleurs écrivains des États Unis, devenu un classique du genre.
chrischambers86

16 162 abonnés 13 115 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2013
Le Jack Gatsby, inventè par Scott Fitzgerald pour son roman autobiographique, deviendra le film de Jack Clayton en 1974, intitulè "The Great Gatsby", reflet de l'èvolution d'un moment historique et prècis qui dèmystifie la splendeur du rêve amèricain! Ce phènomène que l'on a baptisè « mode rètro », et qui provoqua ègalement aux Etats-Unis l'opèration "The Great Gatsby", laquelle fût un èchec sans doute parce que trop ouvertement dècorative, se rèpercuta en Europe, notamment en Angleterre avec le Losey de "The Got Between" ou son avatar "The Hireling" d'Alan Bridges, avec Ken Russell dans une inspiration flamboyante visant à la provocation plus qu'à l'hommage nostalgique ou à la reconstitution fidèle tels "Music Lovers" ou "Mahler". Mais revenons à cette version de Clayton où Robert Redford est beau comme un dieu! Même si la mise en scène s'avère un peu acadèmique et dècorative (Oscar des meilleurs costumes tout de même), le film (très fidèle à Fitzgerald) n'en demeure pas moins un classique au sens fort du terme où le spectateur plonge dans le monde luxueux de Gatsby, qui tèmoignent de ses amours, doutes, dèsillusions et malheurs! il est opportun d'ajouter que la version de Elliott Nugent en 1949 est tout de même bien meilleure que la version pourtant satisfaisante de Clayton! Petit rôle de Patsy Kensit qui fait ici sa première apparition au cinèma à l'âge de quatre ans seulement et musique cèlèbre (et oscarisèe) de Nelson Riddle qui fit pleurer dans les chaumières jet setteuses...
Fêtons le cinéma

848 abonnés 3 653 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2020
Lorsque la caméra de Jack Clayton capte le journaliste Nick Carraway après la mort du protagoniste principal, c’est esseulé qu’il apparaît, figé dans une pièce centrale aux tonalités blanches et grisâtres : lui est en noir, immobile parmi les colonnes de marbre, regarde par la fenêtre aux nombreuses découpures un paysage qu’il comprend enfin, ce phare au loin et la lumière verte dont il colore, le soir venu, l’horizon. La voix off redouble efficacement l’amer constat : une vie devant soi pourtant gâchée par le passé, par cette ombre au tableau qui raccorde le journaliste à son milieu d’origine, modeste, tout comme Gatsby d’ailleurs. Le réalisateur a parfaitement compris la relation d’interdépendance qui unit ces deux personnages : l’un apparaît comme le regard critique de l’autre, disposant du recul nécessaire et surtout de la capacité à juger ce qu’il perçoit depuis un point de vue presque omniscient, le point de vue de l’écrivain, celui de l’auteur de fiction, à la fois engagé dans l’action et suffisamment en retrait pour la raconter. La mise en scène de Clayton réussit à mêler l’effervescence d’une époque avec le classicisme aristocratique de la caste investie, si bien qu’il donne vie à une œuvre magistralement composée et équilibrée dont le scénario, signé Francis Ford Coppola, respecte point par point le roman original de Fitzgerald. Au plus près du clinquant, la caméra s’avance, colle à la peau, saisit la sueur qui perle au front des protagonistes ; la lumière accentue jusqu’à leur paroxysme les contrastes entre clarté et obscurité, de sorte à produire une image aux allures suspectes, à la fausseté révélatrices de la calcification à l’œuvre dans ce microcosme anxiogène et détestable. Ce faisant, Clayton adapte véritablement la révolte inhérente au roman en la pensant par le prisme de l’esthétique : comme dans l’adaptation qu’en fera Baz Luhrmann, l’individualisme se pare de mille et une couleurs, saute, vibre au son du jazz, glisse d’un espace (confiné) à un autre espace (confiné lui aussi). Rien ne tient en place, et pourtant les échanges romantiques entre les amants sont interminables, la preuve avant l’heure que l’échange est biaisé d’avance. Et le beau Robert, perdu parmi ses rêves ternis et les reflets de ceux-ci dans le miroir de l’océan, adopte l’attitude d’un jeune premier que rien, en apparence, ne touche ; ce jeu ténébreux parvient à divulguer l’incertitude d’un cœur qui ne bat pas à l’unisson du milieu qu’il visite, à l’instar de ce regard lancé derrière lui avant que lui et son matelas pneumatique ne gagnent le fond de la piscine. Un coup d’œil sur ses arrières, comme confrontation inévitable avec ce que l’on est, avec son moi profond et immuable, et qu’un père endeuillé explicitera sur sa tombe. S’il souffre du manque d’alchimie entre les membres de son duo romantique central, s’il rend Daisy Buchanan plus insupportable que fragile et impitoyable, Gatsby le magnifique cuvée 1974 s’affirme telle une adaptation magnifique de Fitzgerald qu’il convient de reconsidérer aujourd’hui.
VeganForAnimalRights
VeganForAnimalRights

148 abonnés 233 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2013
Quelle merveille, surtout à côté de la nouvelle version, si médiocre, de Baz Luhrmann. Bref, toute la différence, aussi, entre Redford et DiCaprio : d'un côté un acteur magnifique, aérien, de l'autre un certes bon acteur, mais dénué de toute poésie, et si fadement adulescent.
Julien D

1 337 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2013
Sur un scénario de Francis Ford Coppola d’après le célèbre roman de Scott Fitzgerald, il n’est pas étonnant que ce film s'avère être une image plutôt effrayante des excès propres à cette Amérique en pleine effervescence dans les années vingt. Car ce mystérieux milliardaire sans réel passé mais torturé par sa nostalgie est une métaphore assez glaçante de cette société où l’opulence semblait ne faire que cacher une profonde quête d’identité. Interprété avec froideur par un Robert Redford plus beau que jamais, cet être impénétrable est au cœur d’une passion romantique assez classique mais suffisamment bien écrite pour être agréable à suivre. Cette trame s’attarde en effet moins sur cette romance dramatique que sur la description de ce milieu embourgeoisé, passant par une belle imagerie chimérique et une mise en scène académique.
Plume231

4 405 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mai 2013
Un superbe écrin (décors, costumes, accessoires, plans donnant l'impression d'être vaporeux, que du bon à ce niveau !!!) mais rien à l'intérieur ; avec le talentueux réalisateur de joyaux comme "Les Innocents" ou "Our Mother's House" aux commandes et Francis Ford Coppola au scénario, on était en droit de s'attendre à beaucoup mieux que cela. Quand il avait écrit son chef d'oeuvre, une des ambitions de Francis Scott Fitzgerald était de montrer par l'intermédiaire de ses fastes la vacuité qui régnait pendant les Années folles ; ici on a les fastes mais le problème c'est que la vacuité ne s'étend juste à l'époque de l'histoire mais à tout le film. On a juste l'impression que les années 20 se résument uniquement qu'à du charleston et à du champagne qui coule à flot. Le fait que Robert Redford fasse le minimum syndical et qu'au contraire Mia Farrow en fasse des tonnes dans la minauderie, conséquence aucune alchimie et aucune conviction, enfoncent encore plus le clou ; le seul acteur qui s'en sort bien est Sam Waterston, bon choix pour le rôle de Nick Carraway. Pour résumé, désespérément qu'illustratif...
ludivine b.
ludivine b.

7 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2013
Un casting irréprochable, pour cette tragique histoire d'amour... Bien sûr, c'est un peu court pour décrire ce film : Le malaise de la haute société américaine de l'entre deux guerre est patent, entre les fêtes somptueuses pour enivrer les sens et le vide sidéral de l'existence oisive...

Robert Redford est intrigant, et trouve là, l'un de ses plus beau rôles...
Estonius

4 733 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2019
Que de longueurs, que de plans inutiles, l'argenterie, les petits oiseaux… 2 heures 20 pour un fait divers qui peine à passionner et dont les personnages ne provoquant à aucun moment l'empathie. Les rares moments de tension s'avèrent décevant dans ce film qui semble oublier ce qu'est le rythme. Alors évidemment il y a l'interprétation très correcte sans être exceptionnelle, certains aspects de la réalisation notamment les scènes de fêtes, la musique endiablée, les costumes, tout cela est positif mais ne donne pas pour autant une épaisseur à ce film dont la conclusion nous indifférent totalement.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2020
Un très beau film à la fois romantique et intriguanteréalisé par le cinéaste Jack Clayton !! Datant de 1974, "Gatsby le magnifique" possède un scénario écrit pas par n'importe qui, monsieur Francis Ford Coppola à l'époque très occupé par la saga "Le parrain", d'ou ma curiosité. Cette oeuvre aura droit aussi à un Remake réalisé en 2014 par Baz Lhurmann avec Léonardo DiCaprio dont on peux faire la comparaison en étant à égalité en terme de qualités. L'histoire d'un homme qui a comme voisin Jay Gatsby, un personnage discret au milieu des fètes mondaines qu'il organise qui demande a le rencontrer et sympathiser. Tout bascule quand Gatsby retrouve son amour d'autrefois, aujourd'hui mariée à un homme qui a une maitresse de son coté (la femme d'un garagiste), faisant plusieurs rencontres pour la reconquérir mais pas facile. J'ai beaucoup aimé ce film qui bénéficie d'une très bonne mise en scène, d'un scénario passionnant et de remarquables comédiens comme Robert Redford tout en élégance, la belle Mia Farrow, de Sam Waterston en vieux frère excellent ou dans un second role la présence de Bruce Dern. La deuxième partie est captivante, je ne la raconte pas. Une superbe adaptation du roman de Fitzgerald.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2013
Pour la troisième adaptation du célèbre roman de Francis Scott Fitzgerald, c'est le fringant Robert Redford qui succède à Warner Baxter et Alan Ladd en incarnant le dandy amoureux. Scénarisé par Francis Ford Coppola, Gatsby le Magnifique version 1974 se voit offrir un gros budget idéal pour mettre en œuvre une telle adaptation, cette histoire d'amour tragique remplie de riches décors et de fêtes impensables méritant un traitement de faveur particulier. Malheureusement, si le casting est d'or et la mise en scène de Jack Clayton (Les Innocents, Le Mangeur de citrouilles...) plutôt réussie, on ne peut pas dire que le résultat final soit très brillant... Non pas que le film soit raté, loin de là, mais il contient bon nombre de défauts difficilement oubliables avec un premier lieu une direction d'acteurs pas vraiment soignée, quelques séquences peu impressionnantes (comparé au roman bien entendu) et une ambiance rose bonbon pas toujours bienvenue. Ainsi, couchers de soleil par dizaines, scènes de romance d'une mièvrerie déconcertante et autres légères séquences d'une même style en agaceront certains, plus encore face à la détestable performance d'une Mia Farrow ici énervante en héroïne pleurnicharde à la limite de l'imbécilité qui ose sortir en pleurs : « J'avais jamais vu une aussi belle chemise ». Une réplique censément touchante qui n'évitera pas les moqueries justifiées. On sera également légèrement déçu par la sobriété de mise en scène de Clayton qui n'osera pas grand chose et offrira une réalisation quasi-télévisuelle parfois. Pour le reste, le long-métrage reste fidèle au roman et demeure complètement happé par la présence d'un Robert Redford au sommet de son charisme, parfait en héros-titre aux côtés du convaincant Sam Waterston et de l'excellent Bruce Dern, ici épatant en mari volage possessif et violent. Se joignent également au casting la discrète Lois Chiles, le fantastique Scott Wilson et la déjantée Karen Black, tous ayant un rôle important dans cette histoire d'amour tragique où le capricieux destin va bouleverser leurs existences. Le rythme du film, langoureux au début puis haletant à la fin, s'avère dans l'ensemble soutenu, porté par des interprètes au top (excepté Mia Farrow, l'un des principaux points noirs du film), des décors luxuriants et la magnifique musique de Nelson Riddle. Ainsi, Gatsby le Magnifique est une adaptation imparfaite mais néanmoins globalement réussie.
alain-92

349 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2013
Après avoir relu le roman de Francis Scott Fitzgerald, revu le film dans la version réalisée par Jack Clayton en 1974, je ne retiens essentiellement que cet incroyable charisme de Robert Redford dans le rôle titre. Les costumes justement récompensés par un oscar sont magnifiques et correspondent aux descriptions du roman. Il en va de même pour les décors. La musique de Nelson Riddle, elle aussi récompensée aux Oscars, en 1975 est pour beaucoup dans la réussite de cette belle reconstitution de ces années 1920. Je n'ai pas retrouvé toutefois la magie des mots de Fitzgerald au travers des images ou de la réalisation. C'est beau mais il n'y a pas cette ambiance si particulière qui rend le roman inégalable. Des œuvres écrites, très fortes, supportent souvent mal l'adaptation cinématographique. Aussi belles soient les images, et ce, malgré le talent des comédiens.
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2013
Gatsby le magnifique : Après avoir vu (en premier) l’excellent remake que j’ai adoré. La surprise est moins grande avec ce Gatsby d’époque qui est après visionnage des deux films : la même chose. Ce que je conclus que les deux films sont d’excellentes adaptations du livre. Mais malgré que j’ai préférer le nouveau remake avec l’exceptionnelle Leonardo Dicaprio. Ce film est tout aussi maitrisé pour son époque et je suis toujours aussi séduit par son ambiance et son histoire d’amour qui je le dis encore est une des meilleurs de l’histoire du cinéma. Vraiment, ce Gatsby de 1974 fait les choses dans le classique, l’élégance et la maitrise qu’avaient les films a l’époque. A commencer par une réalisation juste magnifique. Très classique dans l’âme, avec de plans posé, carré, avec une bonne utilisation des zooms pour renforcé l’émotion des personnages. Et bien sur, la mise en scène est sublime avec une maitrise de l’ambiance et une belle reconstitution de l’époque. Bien sur, ce film ce différencie du remake car il est moins bling-bling est plus classique mais chacun son époque. Ensuite coté histoire, c’est exactement la même que le remake (logique) mais c’est vraiment pareille, on dirait du copié coller ^^. Mais, je pourrais dire la même chose du remake. La seule chose que je peux dire, c’est qu’elles doivent être de bonne adaptation. Et qu’aussi, l’histoire est toujours aussi passionnante et maitrisé. Vraiment, j’adore cette histoire d’amour impossible que rêve Gatsby et se rêve qu’il touchera de près. Enfin voila, la magie opère et le personnage est toujours aussi excellent à suivre. Malgré que je trouve qu’il y a plus d’émotion dans le remake que celui la. Surtout grâce a Leonardo Dicaprio qui donne une émotion du a son grand charisme. Mais je ne critique pas Robert Redford qui est parfait en Gatsby. Vraiment, ce prestation est excellente mais j’ai ressenti plus d’émotion a travers les yeux de Leonardo Dicaprio. Ensuite, les autres acteurs sont tous aussi convaincants dans leur rôle. Malgré que certains personnages du film reste plus effacé que le remake et plus énervant : comme le personnage de Daisy Buchanan, mais bon, cela n’enlève en rien au film. Donc voila, un classique du genre car il est maitrisé de toute pièce. Voila, ce que le remake donne dans les années 70 et vraiment, ce film est tout aussi magnifique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2013
J'ai tout simplement adoré ce film !
Je le trouve vraiment bien, et je suis ressorti bouche bée du cinéma, j'ai pas pu parler pendant 5 minnutes !
On m'a demandé ce qui m'avait plus dans ce film plus tard. Musique, acteurs ou scénario ?
J'ai simplement répondu que tout m'avait plu. C'est comme un Titanic, tu sais pas ce qui te plait, mais ça reste un chef d'oeuvre.

Après j'ai remarqué que les avis sont très partagés sur ce film, beaucoup de gens ne l'aiment pas.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juin 2013
Des romans ont, sans forcément le vouloir, un pouvoir qui les dépasse. Comment expliquer que telle oeuvre fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques, tandis que d'autres restent au statut de « simples » livres ? Parce que des cinéastes ont su trouver en elles un potentiel graphique, une façon de transcender une histoire afin d'y mettre leurs propres thématiques. Avec cinq transpositions à son actif, l'ouvrage de Francis Scott Fitzgerald Gatsby le Magnifique fait partie de ces dernières.

On connaît le refrain, Jay Gatsby est un grand milliardaire aussi secret qu'atypique. Nick Carraway, son voisin, aura l'honneur de le connaître sous le cercle intime, et de découvrir son vrai visage. En regardant ce film trente-neuf ans après sa sortie, nous sommes obligés de reconnaître qu'il a pris un petit coup de vieux. Pour certains longs-métrages, ces légers rides leurs donnent un ton charmant et nostalgique. Mais pour Gatsby, ces mêmes rides prouvent seulement que le temps est passé sur lui. Si nous ne reprochons pas à la mise en scène son côté très classique, on regrettera cependant un montage abusant de fondus enchainés à maintes reprises, qui rendent le tout indigeste. Autre problème : l'interprétation de Mia Farrow pour le personnage de Daisy, le grand amour de Gatsby. Celle-ci en fait des caisses et en devient ridicule. Mais une fois de plus, nous ne savons pas si son jeu est la volonté du réalisateur, ou l'incapacité de l'actrice à jouer ce personnage complexe et torturé.

L'époque mise à part, des thèmes bien spécifiques retiennent notre attention. La surmultiplication de miroirs accentuent le paraître de tous ces personnages vides de sens et d'humanité. Il est inutile de préciser que l'argent représente le leitmotiv du film, ou tout le reste n'est que futilité. Mais si les sujets principaux traités par Fitzgerald sont présents, le film ne se révèle pas d'une grande profondeur. Certaines scènes qui auraient pu être décisives (dialogues entre Jay et Nick sur le balcon) sont coupées bien trop tôt pour laisser place à des scènes de fêtes dansantes peu dynamiques. Pourtant, on peut féliciter Coppola (scénariste) d'avoir respecté le roman à la ligne prêt puisque de nombreux dialogues sont repris du livre. Malheureusement, cela ne suffit pas pour faire de Gatsby un grand film. Nominé aux Oscars, celui-ci ne remportera que celui de la musique et des costumes (merci Ralph Lauren).

Nous devons avouer qu'il est toujours difficile d'émettre un jugement sur une oeuvre vieille de dizaines d'années. Malgré tous les efforts possibles, adhérer à cet univers froid et sans vie (alors qu'il devrait être tout l'inverse) est difficile malgré un charme que l'on ne peut enlever à Robert Redford. Une dernière question porte enfin sur lui : pourquoi diable voue-t-il un culte à Daisy, alors que cette dernière est odieuse à souhait. Difficile alors de rentrer en empathie...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film ne m'a pas du tout plus et je pense pas qu'il rende hommage au livre dont il est tiré, livre que j'avais plutot apprécié. La faute en premier à la réalisation plus que prétentieuse, maniérée, qui s'attarde sur des détails insignifiants comme un cendrier ou de l'eau qui s'écoule d'une goutière. Cette lenteur ne fait qu'endormir un peu plus le spectateur, déja fatigué par ce manque d'intensité qui transparait dans le jeu des acteurs qui n'arrivent pas à fare passer des émotions. L'image est quant à elle d'une laideur infinie avec des halos de lumières sur les personnages que l'on croirait sortis des pires épisodes des "Feux de l'amour". L'intrigue elle aussi semble avoir été tirée de cette série tellement les personnages semblent se débattre pour des causes superficielles et vaines. Ou est passée le peu de profondeur qu'offrait le livre? Peut-etre cette question permettra aux spectateurs ne ne pas sombrer totalement dans le sommeil à la vue de cette adaptation pompeuse et inutile de livre de Fitzerald. Et dire que certain y voient un chef-d'oeuvre de l'esthétique, c'est à n'y rien comprendre...
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