Il faut sans nul doute avoir son âme d'enfant pour réellement gouter cette fantaisie. Cela ne manque ni de charme ni d'élégance. Les tours de magie sont en fait des trucages de cinéma souvent éculés, ce qui rend assez difficile notre identification aux personnages et spectateurs du théâtre du XIXième. Cette surenchère dénote au regard des grosses ficelles cinématographiques utilisées. Un manque certain d'émotion avec une romance fadace. Edward Norton assure néanmoins le rôle de ce personnage charismatique et pourtant sympathique.
Le réalisateur Neil Burger signe un élégant drame teinté de fantastique sur fond de magie et d’illusion. La mise en scène raffinée bénéficie d’une photographie soignée ainsi qu’une lumière aux tons sépia offrant un cachet rétro au récit se déroulant dans la ville de Vienne du début du XXème siècle et reposant sur une intrigue solidement construite, habile dans ses rebondissements jusqu’au surprenant twist final. Bénéficiant également d’une solide distribution, emmené par Paul Giamatti, Jessica Biel et surtout en tête d’affiche le charismatique Edward Norton. Si le film souffre évidemment de la comparaison avec « Le Prestige » sortie peu de temps avant, il n’en demeure pas moins un divertissement plaisant bien que manquant d’une pointe de talent supplémentaire à la mise en scène pour être mémorable.
Film mêlant magie et romance avec une atmosphère mystérieuse. L’histoire est plaisante mais parfois un peu prévisible, et le rythme manque parfois de dynamisme. Une œuvre correcte qui séduit surtout par son ambiance.
Adapté d’une nouvelle de Steven Millhauser, “l'Illusionniste” est une oeuvre à la photographie très soignée, sombre, mystérieuse et dramatique, dans laquelle se trame une belle romance saupoudrée d’une bonne dose de magie (façonnée par des effets spéciaux de qualité) mise en scène par un Edward Norton qui mène un jeu subtilement dramatique et mystérieux avec brio. Philip Glass, qui a tendance à m'énerver habituellement à cause du manque d’alchimie de sa musique (pourtant jolie) avec les images, m’a ici agréablement surpris en parvenant à trouver les bonnes tonalités, mélodies et rythmes pour une composition fluide, magique et mystérieuse. Mais au-delà de toute cette ambiance fantastique qui indéniablement divertit, la mise en scène se fait terriblement sage (en dépit de l’effort pour nous faire le coup de commencer le film par la presque fin), les dialogues trop classiques, et les personnages n’ont aucune véritable valeur historique. Et pour le tour de passe-passe final consistant à nous pondre une fin joyeuse de dernière minute sans rien nous expliquer clairement, on est éblouis deux secondes avant de se demander sérieusement comment l'illusionniste a fait. spoiler: Il a illusionné tout le monde, nous les premiers, et il a enfin réussi à les faire disparaître lui et la duchesse d’accord, mais peut-on nous expliquer comment autrement qu’avec un flash-back accéléré ? Quels sont donc les secrets de ses tours au final ? Parce que là c’est inattendu certes mais c’est trop brusque, ça fait vraiment rajouté, et la conséquence est que les incohérences de narration se font nombreuses. Plutôt que de jouer avec notre naïveté, on aurait pu amener ce coup de théâtre au fur et à mesure, l’oeuvre aurait été beaucoup plus fluide et intéressante. Un beau conte de fée auquel on aurait aimé croire les yeux fermés.
Neil Burger a co-écrit et réalisé cette adaptation d'« Eisenheim l'Illusionniste », un recueil de nouvelles fantastiques de Steven Millhauser paru en 1990.
Ce conte romantique et mystérieux raconte l'histoire spoiler: d'amour d'Eisenheim, né Edouard Abramovitch, fils d'un charpentier, et de Sophie, duchesse de Teschen, qui se voient interdire de se côtoyer dès leur adolescence et tentent de s'évader pour vivre librement leur amour .
Quinze ans plus tard, spoiler: Eisenheim a étudié la magie en parcourant le monde et excelle dans cet art. De retour à Vienne pour sa première représentation, il rencontre Sophie, fiancée au prince héritier Léopold, qui fomente un coup d'État contre son père, l'empereur François-Joseph Ier .
Le génie spoiler: d'Eisenheim et son amour sincère et réciproque pour Sophie humilient Léopold, qui fait arrêter Edward après avoir assassiné Sophie .
Le final révèle que spoiler: le film est conçu comme une succession de tours de magie qui s'entremêlent pour former un tour de magie global et monumental .
Edward Norton dans le rôle d'Eisenheim et Jessica Biel dans celui de Sophie livrent des performances remarquables, tout comme le reste du casting.
Les lieux de tournage spoiler: tchèques sont sobrement mis en valeur par la photographie de Dick Pope, qui rend subtilement une atmosphère de spoiler: fin de XIXe et début XXe siècle . Tout comme la bande originale douce, mystérieuse et romantique de Philip Glass.
J’ai passé un bon moment devant le film ! J’ai bien aimé cette question que le film nous pose, à savoir est-ce que tout est vrai où est-ce une illusion ? Le propos a bien été amené.
Toutefois, le grand final du film est très prévisible, personne ne sera surpris. Mais ça gâche pas le visionnage pour autant. Belle manière d’amener une romance.
De Neil Burger (2006). Tout n'est qu'illusion mais pas que ! Un film passionnant voire parfois envoutant . Une mise en scène des plus soignées notamment par une mise en images et perspectives de cette (vielle) europe de la fin du 19 dème sicle. En ce sens, et jusque dans l'utilisation d'une couleur type ''sépia'' donne au film un caractère presque historique au travers des décors, des tenues vestimentaires et de la description de la vie notamment celle des théâtres. Servue par une bonne distribution notamment par Edward Norton autant mystérieux qu'énigmatique, , Paul Giamatti campant un inspecteur pugnace autant que perspicace et la belle Jessica Biel dans le rôle de sophie. Au delà de la prestation des comédiens, le film est passionnant de part son intrigue dont nous aurons la conclusion à la toute fin qu'au travers de tous ces tours de magie où l'illusion se mélange au réel et à l'irréel .
L'illusionniste ne fait malheureusement pas illusion, c'est "Le Prestige" du pauvre, sorti à peine 2 mois avant. Le film nous apprend un tour de magie avec une balle. J'aurai donc dorénavant toujours une balle sur moi, prêt à épater la galerie.
L'illusioniste à quelques moments sympa mais c'est très ennuyant l'histoire en elle même est bonne mais je n'arrive pas à kiffé les personnages. Un film tout de même à voir.
Un film frais, envoûtant et surprenant. La magie opère ; c'est simple mais efficace avec un joli final et un Edward Norton toujours au top . A voir absolument.
Un très bon thriller dans une ambiance envoutante et poétique, Edward Norton est parfait dans ce rôle de magicien amoureux. L’ intrigue est vraiment bien ficelée ! Je le conseille vivement.
Le film semble vouloir rester cartésien malgré la présence de magie et éviter la tentation de tomber dans le surnaturel bien plus accommodant pour régler des problèmes dans l'écriture du scénario. Toutefois plusieurs éléments sortent de cette ligne clamée par le magicien lui-même "tout cela n'est qu'une illusion !", notamment dans la dernière partie, ce qui est un peu bizarre. Cela nous est laisse dans l'expectatif pour tout le reste. Et puis, l'ingéniosité du plan est disproportionnée par rapport au but poursuivi, c'est vraiment prendre un marteau pour écraser une mouche.
Mouais, comment dire, regarder ce film après avoir vu "Le Prestige" de Christopher Nolan ça fout un sacré coup de clim.
Une narration étrange : on ne saisit pas bien l'aversion de l'empereur pour Edward Norton et la dangerosité de ce dernier pour la société (apparemment ce serait un charlatan, mais n'est-ce pas le principe même d'un illusionniste ?). L'amour de la duchesse pour le protagoniste reste peu crédible et les risques qu'elle encoure pour le prouver le sont encore moins.
Du coup on rentre pas dedans, on survole les tours, sans les expliquer, la magie n'est qu'un prétexte, qui demeure jusqu'à la fin qu'un prétexte à dérouler cette histoire pas vraiment passionnante.