William Forsythe développe très tôt un goût pour les arts de la scène et se forme au théâtre avant de tenter sa chance à Hollywood. Son physique robuste et son regard intense l’orientent rapidement vers des rôles de durs, de policiers ou de criminels. Après plusieurs apparitions à la télévision dans les années 1970, il commence à se faire remarquer au cinéma au début de la décennie suivante. Cette présence singulière lui permet de bâtir progressivement une carrière solide.
Dans les années 1980, William devient un visage familier des films policiers et des thrillers urbains. Il apparaît notamment dans Il était une fois en Amérique, fresque mafieuse ambitieuse réalisée par Sergio Leone. Même lorsqu’il occupe des rôles secondaires, il impose une intensité qui marque durablement les spectateurs. Son jeu nerveux et instinctif attire l’attention de nombreux réalisateurs spécialisés dans le cinéma d’action et les récits criminels.
Au fil des années 1990, il enchaîne les films, en privilégiant le genre criminel. On le retrouve ainsi dans Dick Tracy, Justice sauvage, Sans rémission, Dernières Heures à Denver, Programmé pour tuer, The Substitute, Le Chacal ou encore Flic de haut vol, et dans plusieurs séries télévisées américaines à succès (Le Retour des Incorruptibles où il campe Al Capone). Capable d’incarner aussi bien des gangsters que des figures d’autorité, il apporte toujours une vraie crédibilité à ses personnages.
Dans les années 2000 et 2010, William poursuit sa carrière avec la même régularité, en privilégiant la télévision. Il collabore notamment avec le réalisateur Rob Zombie, qui lui offre plusieurs rôles marquants dans son univers sombre et violent (notamment le personnage du flic coriace traquant le trio maléfique de The Devil's Rejects). Le grand public le redécouvre également grâce à la série Boardwalk Empire, où il confirme son aisance dans les récits criminels charismatiques.
Toujours côté petite lucarne, on le voit dans Hawaii Five-O, Daredevil, Magnum, ainsi que dans peau de J. Edgar Hoover dans Le Maître du Haut Château.
Laurent Schenck