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    Ibrahim : focus sur Samir Guesmi, réalisateur et comédien aux 80 films
    23 juin 2021 à 09:30
    Brigitte Baronnet
    Brigitte Baronnet
    -Journaliste
    Passionnée par le cinéma français, adorant arpenter les festivals, Brigitte Baronnet est journaliste pour AlloCiné depuis 10 ans. Elle anime le podcast Spotlight.

    "Ibrahim", premier long métrage de Samir Guesmi, sort sur les écrans ce mercredi, précédé du Label Cannes 2020, et de plusieurs prix au Festival d'Angoulême. Focus sur son réalisateur et comédien, à l'impressionnante filmographie... de 80 films !

    Nouvelle aventure pour Samir Guesmi ! Ce mercredi, le comédien à la filmographie longue de 80 films (sans compter ses rôles dans des séries, téléfilms et sur les planches) sort son premier long métrage en tant que scénariste (coécrit avec Camille Lugan) et réalisateur. 

    Ibrahim, le nom de ce film et de son héros (la révélation Abdel Bendaher), a bénéficié du Label Cannes 2020 et est auréolé de plusieurs prix au Festival du film francophone qui s'est tenu en août dernier.

    Ce film pudique et délicat, où la question de la filiation occupe une large place - que Samir Guesmi dédie notamment à son père -, est précédé de très bons échos.

    La vie du jeune Ibrahim se partage entre son père, Ahmed (Samir Guesmi), écailler à la brasserie du Royal Opéra, sérieux et réservé, et son ami du lycée technique, Achille, plus âgé que lui et spécialiste des mauvais coups.

    C’est précisément à cause de l’un d’eux que le rêve d’Ahmed de retrouver une dignité se brise lorsqu’il doit régler la note d’un vol commis par son fils et qui a mal tourné. Les rapports se tendent mais Ibrahim décide alors de prendre tous les risques pour réparer sa faute... 

    Ibrahim
    Ibrahim
    Sortie le 23 juin 2021 | 1h 20min
    De Samir Guesmi
    Avec Abdel Bendaher, Samir Guesmi, Rabah Naït Oufella, Luàna Bajrami, Philippe Rebbot
    Presse
    3,9
    Spectateurs
    3,4
    Séances

    Les débuts à l'écran de Samir Guesmi remontent à 1987 : après s'être formé dans plusieurs cours de théâtre, il joue pour la première fois dans Jaune revolver, un film policier avec Sandrine Bonnaire et François Cluzet.

    Après quelques petits rôles (dont IP5 de Jean-Jacques Beineix), la reconnaissance vient sept ans plus tard avec Malik le maudit en 1994. Il reçoit pour ce film le prix Michel Simon et le prix d'interprétation au Festival d'Amiens.

    Il mène en parallèle une carrière au théâtre. Au cinéma, son parcours est partagé entre des seconds rôles dans des films d'action policier (Anthony Zimmer, 2005), des participations à des films d'auteur tels que Violence des échanges en milieu tempéré (2004), Selon Charlie (2006) ou Mon colonel (2006) et des films plus grands publics comme Banlieue 13 ou RRRrrrr !!!, la comédie réalisée par Alain Chabat.

    L'acteur se démarque surtout côté court métrage en participant à des réalisations de cinéastes parmi lesquels Erick Zonca et Guillaume Nicloux. En 2008, il interprète ainsi le rôle du réceptionniste dans le court-métrage oscarisé Le Mozart des pickpockets de Philippe Pollet-Villard.

    En habitué du genre policier et du petit écran, il apparaît également au générique de la série télévisée française Engrenages où il incarne un trafiquant de drogue craint et respecté, lui qui eut l'un de ses premiers rôles dans Julie Lescaut en 1994. Qu'il prête ses traits à un policier, un ouvrier ou un truand, Samir Guesmi est désormais - et ce même s'il est rarement en tête d'affiche - un comédien connu par le public français.

    Après le succès de Ne le dis à personne en 2008, dans lequel il joue un commissaire à la poursuite de François Cluzet, il fait des choix de films de plus en plus variés. Il s'affiche dans Ca$h, une comédie policière avec Jean Dujardin, puis part pour le Festival de Cannes grâce à Un conte de Noël, un drame familial d'Arnaud Desplechin au casting trois étoiles.

    La même année, il tient l'un des rôles principaux de Leur morale... et la nôtre aux côtés d'André Dussollier et Victoria Abril et de la nouvelle comédie dramatique de Bruno Podalydès intitulée Bancs publics (Versailles rive droite).

    Cultivant son penchant pour les grands auteurs du cinéma, Samir Guesmi tourne avec Claude Miller (Je suis heureux que ma mère soit vivante, 2009) et Rachid Bouchareb (Hors-la-loi, 2010). Après avoir côtoyé, par le biais de seconds rôles marquants, Benoît Magimel (L'Avocat), Benoît Poelvoorde (Mon pire cauchemar), Ethan Hawke (La Femme du Vème) et Laura Morante (La Cerise sur le gâteau), ce visage familier du cinéma français retrouve Bruno Podalydès et Cannes avec Adieu Berthe ou l'enterrement de mémé (2012), présenté à la Quinzaine des réalisateurs.

    Samir Guesmi poursuit sa carrière à un rythme toujours soutenu. On peut le voir dans Camille redouble en petit ami de Noémie Lvovsky, qui connaît un succès public important. Il refait également équipe avec Sólveig Anspach pour Queen of Montreuil et L'Effet aquatique, témoignant par la même occasion de son goût pour les comédies dramatiques farfelues.

    Ce qui ne l'empêche pas de jouer l'un des amis du paysan endetté Guillaume Canet dans Au nom de la terre, un drame rural réaliste. Ou encore de participer aux comédies plus conventionnelles comme La Mélodie et Parents d'élèves, ainsi qu'au film d'action Le Transporteur Héritage.

    En 2019, il réalise son premier long métrage, Ibrahim, un drame sobre centré sur la relation complexe entre un père et son fils. L'acteur réalisateur avait, en 2007, déjà abordé cette thématique via le court métrage C'est dimanche !, qui a obtenu plusieurs récompenses dans des festivals internationaux, dont le Prix du public au Festival de Clermont-Ferrand.

    Reporté en raison de la pandémie, Ibrahim sort enfin le 23 juin 2021.

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