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Adelme D.Otrante
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4,0
Publiée le 20 décembre 2025
Une femme sans enfant et sans volonté d’en avoir se retrouve forcée à développer un sentiment protecteur quand sa soeur disparaît une belle nuit d’été en abandonnant sa marmaille. Ce n’est pas tant le comportement incompréhensible pour la plupart des spectateurs d’un abandon familial qui est scruté ici mais plutôt comment créer du lien quand â la base on en a pas vraiment envie. Les deux enfants sont extraordinaires dans leur jeu. Et on ne peut être que bluffé par la maturité de ce jeune réalisateur, qui fait irrémédiablement penser au Dolan des débuts.
Avec tendresse et une remarquable acuité, cette chronique familiale épurée explore le manque, puis le vide laissé par une absence inexplicable. Les enfants vont bien dresse les portraits de 2 femmes, celui de Jeanne omniprésente, et en creux celui de Suzanne, qu’on ne verra presque pas et qu’on finit tout autant par connaitre. C’est aussi l’histoire d’un parcours personnel, et d’un apprivoisement. Entre tension et émotion, Camille Cottin, Jeanne donc, joue avec délicatesse cette femme triste et solitaire qui peu à peu devient une mère de substitution aimante, que la mise en scène de Nathan Ambrosioni accompagne d’une lumière de plus en plus chaleureuse. Et puis comment ne pas être touché par l’incroyable performance des deux jeunes comédiens, Manoa Varvat et Nina Berman.
Deux sœurs aux destins distincts, l’une professionnelles en évaluation des sinistres et l’autre paumée et déprimée mais mère célibataire de deux enfants qu’elle semble chérir, vont voir leur vie basculer après une décision radicale. Camille Cautin rayonne dans un rôle de célibataire lesbienne devenant mère malgré elle, avec son lot de galères et de moments de graces. Une très belle photigraphies, des plans rapprochés qui rapprochent de l’émotion des personnages, jusqu’à nous donner un peu le tournis.
De Nathan Ambrosioni (2025). Un film sur la famille, sur la parentalité au commencement subie avant d'être pleinement acceptée et assouvie . Commencé comme un thriller le film nous emmène peu à peu vers une chronique familiale positive . Où Camille Cottin rayonne et porte avec finesse ce rôle que la vie l'oblige à tenir à savoir devenir une mère attentionnée et aimante . Rien n'explique le départ de la ''vraie'' maman car l'essentiel n'est pas là . L'intérêt du film est ailleurs . Il est dans l'acceptation d'une responsabilité que l'on s'était forgé à ne pas assumer . Le célibat sans enfant comme ligne de mire d'une vie accomplie . Et patatras . Des enfants abandonnés que l'on ne peut pas laisser de côté . Peu à peu la force du film est dans la façon de montrer les changements au débuts imperceptibles de la personnalité de Camille qui va revêtir les habits maternels . C'est très bien interprété notamment par Camille Cottin et les enfants . Un film qui interroge sur ce que l'on ferait si une telle situation venait à nous arriver . Avec Camille Cottin, Juliette Armanet, Monia Chokri .
Le film est très lent et la fin frustrante même si elle est sensée, cependant il retentit encore en moi quelques jours après son visionnage. Camille Cotin convaincante toute en retenue et gravité.
Un film très délicat sur le thème d’une disparition qui au-delà des questions analyse sans pathos la réaction des adultes et des deux enfants . Le jeu des acteurs est juste, sobre et émouvant.
Les Enfants vont bien est un film délicat sur le manque, l'absence et les liens (maternels et affectifs), qui traite son sujet avec maturité et une certaine distance pudique, suggérant les émotions plus qu’il ne les exprime, à travers une atmosphère flottante.
Il chronique cette histoire familiale avec beaucoup de bienveillance et de justesse. Mais cette retenue permanente, si elle témoigne d’une certaine élégance, finit aussi par créer une certaine froideur en nous tenant à distance des personnages et de leurs émotions. Malgré tout, ce film installe définitivement Nathan Ambrosioni comme un réalisateur qui compte dans le cinéma français.
"Les enfants vont bien" n'est pas un thriller ou un film à suspense sur la disparition d'une maman. C'est plus subtil que ça, un film sur les liens familiaux, le désir d'enfants, les lourdeurs administratives, la survie. Le jeune réalisateur Nathan Ambrosioni montre une très bonne maîtrise de la narration et surtout du dialogue, tant tout paraît naturel et puissant dans la bouche d'un casting parfait à tous les niveaux, de Camille Cottin au plus petit second rôle... On assiste donc à la révélation de la maternité chez Jeanne, qui n'est pas un doux utopisme, mais reste malgré tout une série d'épreuves et de remise en question. Malheureusement quelques facilités viennent alourdir un peu l'ensemble et la fin est plutôt... surprenante et tombe un peu à plat en ce qui me concerne. Je n'avais pas besoin de réponse, ça aurait été superflu, mais à 2 minutes de la fin on est encore dans des enjeux qu'il me semblait important de développer... Je reste un peu sur ma faim, mais touché tout de même.
Par hasard, j’ai vu successivement Amanda (avec Vincent Lacoste) et ce film. Dans les deux cas, il s’agit du récit d’une parentalité obligée. Après bien des hésitations et des ratés, l’amour se montrera plus fort que la liberté "égoïste" pour ce personnage complexe de femme subtilement interprété par Camille Cottin.
Excellent film ! Camille Cottin fabuleuse… les enfants formidables….. un très beau film où toutes les actrices et acteurs sont excellent. Un très bon cinéma français !!
"Les Enfants vont bien" commence comme une énigme silencieuse : un soir d’été, Suzanne (Juliette Armanet) débarque chez sa sœur Jeanne (Camille Cottin) avec ses deux jeunes enfants, puis disparaît sans explication au petit matin, laissant derrière elle seulement une valise, un mot et des questions sans réponse. Jeanne, d’abord bouleversée, doit alors assumer malgré elle la charge affective et pratique de Margaux et Gaspard, tout en affrontant ses propres peurs et doutes face à un rôle de mère de substitution qu’elle n’avait jamais imaginé. Camille Cottin se révèle particulièrement juste dans ce rôle de femme forte en façade mais vulnérable à l’intérieur, trouvant dans la retenue et les regards ce que certains drames cherchent dans les grandes scènes. Sa Jeanne n’est pas une héroïne grandiloquente, mais une personne qui découvre peu à peu que l’amour peut surgir de l’imprévu. Un portrait touchant porté par une actrice au jeu subtil et nuancé.
Très beau casting, des performances convaincantes de tous les acteurs, mais je me suis ennuyé. d’une maman qui laisse ses enfants à sa sœur et ne donne plus jamais de nouvelles. Le réalisateur s'éternise à nous montrer des scènes de vies quotidiennes, de longs plans, de longs silences ; il ne se passe pas grand chose, et c'est répétitif. Je suis restée sur ma faim, je n’ai pas accroché et pourtant ce film est très bien noté d'où l'erreur d'aller le voir..