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Johan K.
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2,0
Publiée le 25 octobre 2025
Kathryn Bigelow signe un thriller ambitieux, raconté à travers trois points de vue — politique, militaire et civil. L’idée est brillante sur le papier, mais le résultat manque d’impact : la tension se disperse, l’émotion se dilue. Malgré une mise en scène impeccable et un casting solide, le film reste froid, intellectuel, presque clinique. On attend l’explosion annoncée… mais elle ne vient jamais.
Kathryn Bigelow, qui demeure pour rappel la seule réalisatrice oscarisée de l’Histoire du cinéma américain, est de retour aux affaires après une absence de près de huit ans. Et elle revient de manière toujours aussi virtuose. Mieux, elle réalise ici pour Netflix l’un de ses meilleurs films. Habituée du cinéma musclé mais intelligent, l’ex-compagne de James Cameron mêle toujours aussi habilement grand spectacle et propos avec du fond (ici une analyse de la géopolitique internationale à travers le prisme de l’arme nucléaire, attaque et/ou dissuasion). « A house of dynamite » est une œuvre coup de poing qui vous scotche à votre siège durant près de deux heures sans discontinuer ni nous laisser souffler. C’est du cinéma qui s’avère aussi brillant que redoutable et d’une actualité malheureusement incontestable.
Il y a cependant des partis pris qui risquent de dérouter une partie des spectateurs. Ou qui pourrait les frustrer car ils vont à contre-courant des attentes et des habitudes. C’est justement ce qui fait la force et l’intelligence du long-métrage. On pense notamment au fait de découper le film en trois segments qui font revivre les événements du point de vue de différents personnages occupant des postes à haut commandement des États-Unis. Il n’y pas un personnage par segment comme c’est souvent le cas dans ce type de films « Rashomon » mais plusieurs, correspondant à des lieux de commandements américains en cas de problème grave. Il y a, par exemple, la salle de crise de la Maison Blanche, un bunker souterrain de riposte en Alaska ou encore le haut commandement militaire du Pentagone. Cela permet de donner du relief aux différentes strates et postes d’action en cas d’attaque nucléaire contre le pays de l’Oncle Sam en balayant de manière plus ciblée tout le spectre dans ce type de situation. C’est dense mais lisible et surtout passionnant.
Plus clivant mais définitivement audacieux est le choix d’une telle fin. Aller à contre-courant de tout ce que peut faire Hollywood dans ce genre de production en prenant le parti de l’anti-spectaculaire est une sacrée gageure. Surtout quand, en plus, « A house of dynamite » nous laissera nous faire notre propre opinion sur la décision finale et les coupables. Sacrément culoté mais finalement logique. Le contexte géopolitique mondial est flou et Bigelow préfère décortiquer l’humain et les protocoles dans ce cas de figure que d’en mettre plein la vue ou d’expliquer le pourquoi du comment. L’action, on la ressent dans le sentiment d’urgence, dans la moiteur des mains, dans les regards hagards et dans cette peur de la mauvaise décision qui se distille à chaque image. Le film est sous haute tension permanente et il nous aspire dans un tourbillon d’angoisse pour ne nous relâcher qu’à la dernière seconde. Nous laisser sur un final aux conséquences incertaines et trouble quant à sa cause renforce ce sentiment de flou. C’est audacieux mais c’est un parti pris payant. Le film cartographie parfaitement les forces mondiales en puissance. En effet, « A house of dynamite » est une parfaite représentation de la pente glissante du monde en matière de stratégie nucléaire. C’est glaçant de réalisme et on sent une documentation très fouillée.
Enfin, on ne peut que saluer le casting qui regroupe une vingtaine de têtes connues et quelques stars. La grand Rebecca Ferguson est toujours aussi impeccable quand Idris Elba joue cette fois le Président américain de manière sérieuse et sans fausse note. Il le fait après avoir joué le Premier Ministre britannique à la rigolade cet été dans l’excellente comédie d’action « Heads of State » aux côtés... du président américain. On découvre aussi un Gabriel Basso très investi et un Tracy Letts intraitable aux côtés d’un demi-douzaine de seconds rôles plus ou moins connus qui n’ont parfois que quelques répliques et c’est peut-être le principal reproche du film. On dirait que tout Hollywood a voulu travailler avec la cinéaste même pour une minute ou deux d’apparition à l’écran. Les personnages ne sont donc pas forcément approfondis, le but étant de presque tout miser sur la tension. Il n’en demeure pas moins que « A house of dynamite » est un thriller explosif et magistral au réalisme qui fait froid dans le dos. Un coup de maître, un film choc et donc l’un des meilleurs films de sa réalisatrice.
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C'est dans les moments de tensions internationales qu'il est intéressant d'extrapoler. Et si ? Spécialiste du cinéma sous tension, Kathryn Bigelow se règle sur le pas d'un Sidney Lumet et imagine l'onde de choc provoqué par le tir d'un missile nucléaire vers les États-Unis. À la différence du classique Point Limite sorti en pleine Guerre Froide, A House of Dynamite fait le choix d'une narration en Rashōmon (et en caméra à l'épaule) pour relater le dérèglement stratégique qui ébranle toutes les strates opérationnelles. Une belle idée mais qui se heurte à un storytelling contre-intuitif. Logiquement, chaque partie devrait apporter un nouvel éclairage ou remettre en question ce qu'on a vu. Ce qui n'est jamais le cas ici. La volonté d'immersion est éminemment respectable, mais la narration créé ce sentiment désagréable de répétition. Pire, achever chaque segment sur le même "cliffhanger" annihile le suspense puisqu'on a déjà compris où tout cela va mener. Alors, finalement que raconte ce film qui n'a pas déjà été traité et en bien mieux il y a soixante ans ? Si l'on passe outre les grosses ficelles - assez surprenantes chez Bigelow d'ailleurs - avec la figurine du dinosaure, de la famille endeuillée et j'en passe, il ne reste à constater qu'un dédale de protocoles devient terriblement absurde quand le facteur humain se retrouve à devoir l'appliquer. Et même avec une distribution irréprochable (Idris Elba impérial, Rebecca Ferguson très bien, Jared Harris parfait), l'impression d'avoir déjà regardé (de plus près) cette abime est prégnante.
Donc le réalisateur a jugé bon qu'avec un scénario de 40mn, il pouvait faire un film de 1h55 spoiler: juste en bouclant sur la même scène façon Angle d'Attaque spoiler: en donnant soit disant un point de vue différent . Sauf que 1/ il n'y aucune différence notable entre les séquences 2/ il n'y a aucune spoiler: explication donnée à la fin . Aucun interêt de perdre 2 heures de sa vie uniquement pour montrer au spectateur "que c'est difficile de gérer une attaque nucléaire". Comme si on avait eu besoin de ce scénario pour le savoir. Et pourtant, ça aurait pu être un très bon film si on ne nous avait pas pris pour des quiches.
Encore un pétard mouillé. Faire monter la tension facon dents de la mer c'est bien mais on aimerait voir le requin à un moment... mais là rien. La meme scene vue sous 3 angles différents et une musique stressante du début à la fin ne suffisent pas à en faire un bon film de mon point de vue. La réalisatrice Kathryn Bigelow s'amuse à faire passer tous les militaires gradés ou non pour des amateurs pleurnichards, c'est assez aberrant de voir comment tous tombent dans la panique dès les 1ers instants. C'est peut etre le message qu'elle a voulu nous faire passer, le monde est assis sur une bombe que personne n'est en mesure de controler. Mais ce n'est pas convaincant.
Une horreur ce film ! mais dans le bon sens du terme (si il y en a un) ... Au générique, c'est le choc... on vient de vivre un reportage sur ce qu'il va se passer dans un temps indéterminé mais qui, d'après la loi de murphy, arrivera sauf à décider de supprimer l'arsenal nucléaire mondial. Un chef d'oeuvre donc car non seulement d'une réalisation parfaite, mais qui touche en plein dans le mille pour ce qui est de l'holocauste nucléaire #spollier qu'on ne voit même pas mais qu'on devine dans sa plus grande horreur #fin spoiler inévitable en l'état actuel du monde. Enfin un film qui ne montre pas la fin du monde comme un pretexte à film d'action (blockbuster comme on dit) ou à propagande mais juste comme la fin et contre laquelle même l'administration la plus puissante du monde ne peut rien.
Bigelow ne se mouille pas , exposant le Point de vue de 3 différents partis.... L'exercice de style est vain est d'une vacuité assez déconcertante vu qu'elle se contente dans les trois points de vue d'être dans la même terminologie de temps se qui absou tout suspense et qui pour finir laisse le spectateur dans une fin ouverte qui pourrait être séduisante si sont processus était pas abscons.
« Lorsqu’un film catastrophe ou d’horreur se dépouille peu à peu de sa stylisation pour être ramené à une réalité tangible et brûlante d’actualité, cela donne A House of Dynamite. Kathryn Bigelow sait y faire avec ce type de récit à haute tension, où elle déconstruit le mythe de la puissance américaine et l’illusion du contrôle avec une précision chirurgicale. Elle conserve une approche chorale et politique, injectant autant d’adrénaline que de réflexion sur un monde au bord de l’anéantissement. »
« Dès ses débuts, Bigelow s’impose comme une cinéaste audacieuse, capable de mêler la rigueur du film d’action à une réflexion métaphysique sur la violence, le pouvoir et les mythes fondateurs des États-Unis. Avec Blue Steel et Point Break, dans les années 1990, elle s’approprie des genres traditionnellement masculins pour y introduire une dimension existentielle : la quête d’adrénaline devient le miroir d’un besoin d’absolu, où maîtrise et transgression se confondent. Sa mise en scène physique, sensorielle et tendue révèle déjà les zones de fragilité du héros américain et l’ambiguïté d’une société fascinée par la puissance autant qu’elle en est prisonnière. »
« Tout commence par une routine protocolaire : une responsable des opérations de crise (Rebecca Ferguson) franchit les portes de la Maison-Blanche, abandonnant sa vie privée — et ses chaussures confortables — à l’extérieur de la salle de crise, active 24h/24. Ici, rien n’est laissé au hasard, pas même les apparences. Bigelow prend soin d’en faire un symbole : celui d’une machine administrative obsédée par le protocole, que la réalisatrice viendra peu à peu fissurer. [...] Bigelow ancre la peur dans les données chiffrées : chaque minute avant l’impact, chaque probabilité de réussite, chaque estimation du nombre de victimes alimente la tension psychologique autant que le protocole administratif. Le film transforme alors la logique bureaucratique de la quantification en machine à produire de la peur. »
« Privé d’une sortie en salle en France, le film trouve paradoxalement sa juste place sur Netflix, plateforme de la diffusion mondiale et de la simultanéité. Dix-huit minutes de tension suspendue suffisent à faire de cette œuvre un miroir de notre époque : hyperconnectée, surexposée, mais incapable d’échapper au danger qu’elle génère. Dans cette maison de dynamite qu’est notre monde contemporain, Bigelow ne filme pas seulement la peur, elle filme l’attente. Celle d’une déflagration, peut-être inévitable, que seul le cinéma semble encore pouvoir retarder. »
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Haletant et servi par un casting brillant, on voit bien les enjeux politiques et militaires d'une crise nucléaire. Mais une seule chose reste et émerge de ce chaos : notre humanité.
Un missile de provenance inconnue est lancé vers les États-Unis. Dix-huit minutes avant l’impact, les plus hautes instances militaires s’affolent. Avec A House of Dynamite, Kathryn Bigelow revient à la tension brute, un cinéma de précision où chaque regard, chaque ordre peut précipiter la fin du monde. Le film, écrit par Noah Oppenheim, suit trois lieux de décision en temps réel : Fort Greely, le STRATCOM et la Maison-Blanche. Idris Elba, Rebecca Ferguson et Jared Harris portent cette mécanique dramatique qui repose sur un réalisme froid, sans emphase. La réalisatrice filme la peur institutionnelle, l’absurdité d’un protocole capable d’anéantir l’humanité en quelques minutes. Sobre, tendu, A House of Dynamite privilégie le silence à la démonstration et l’humain à la panique. Le film, salué à la Mostra de Venise, s’impose comme un huis clos nerveux, intelligent et glaçant, dans la droite lignée de Démineurs et Zero Dark Thirty.
Palpitant dans la mise au point mais très vite ça s essouffle. La déception est importante et démoralisante. On espère que ce n est pas le reflet de la réalité. On attend jusqu’à la dernière seconde et arrive la déception ultime. Décevant
Un navet. Beaucoup d'agitation tout le long, pour un "mechant" qu'on ne connaitra jamais, et une fin .... qui nexiste pas ! Que dire de plus? Vu le plateau, avec de tels acteurs, on sattend à passer un bon moment. Or, si on ne s'ennuie pas vraiment, c'est dans l'attente d' un final que tout suggère etre une apothéose. Mais on reste cruellement sur sa faim. ... Et ca , si cest acceptable pour un film intellectuel, d'auteur, ca ne l'est vraiment pas pour un film classé "thriller", qui fait peu a peu monter la sauce ... A oublier.
L'action selon 4 points de vue , ok, pourquoi pas , rien de bien neuf mais le problème c'est que le point de départ est complètement absurde Un groupe de jeunes militaires US n'arrive pas à stopper un missile étranger de leur base de l'Alaska en envoyant juste 2 missiles anti-missiles dont un ne va pas fonctionner et l'autre rater la cible. On n'en envoie pas d'autres parce que.. on en a que 50 en stock ! La suite ? Ben tout le monde attend 10 minutes sans rien rien faire que l'ogive vienne tuer 10 millions d'habitants On parle de a première puissance du monde là .. mais c'est quoi ce cirque ?