Qui brille au combat
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traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2025
On a beaucoup apprécié Joséphine Japy actrice, dans Mon inconnue et dans Eugénie Grandet, par exemple. Serait-elle passée derrière la caméra si elle ne portait pas en elle une histoire très personnelle ? Elle le dira peut-être, mais en attendant, nous voici devant Qui brille au combat, qui expose le quotidien d'une famille confrontée au lourd handicap d'une fille cadette. Sujet terrible que la néo-réalisatrice n'entend pas atténuer, dans une volonté de réalisme qui rend parfois certaines scènes difficiles à supporter. Certes, la famille dont il est question vit dans une certaine aisance, mais le regard se pose ailleurs, sur des parents obligés de faire avec et de mettre en danger leur propre couple, sur une sœur de 17 ans, aimante et qui donne tout ce qu'elle peut, quitte à sacrifier un peu de sa jeunesse et, surtout, de son insouciance. Le film ne trouve pas toujours son équilibre entre les moments de crise et les accalmies, ou les à-côtés du sujet central, mais l'ensemble est d'une dignité constante, évitant autant que faire se peut tout pathos. Comment qualifier la performance de Sarah Pachoud ? Elle est tout simplement incroyable, tandis que Mélanie Laurent et Angelina Woreth se mettent à son diapason, ne cédant jamais à un surjeu éventuel. Qui brille au combat fait souffrir, assez souvent, mais il en émane une lumière et un souffle qui valent la peine d'être partagés.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 décembre 2025
Cette première réalisation signée Joséphine Japy nous plonge dans un drame inspiré de sa propre vie, avec sa jeune soeur Bertille atteinte d'un handicap sévère depuis la naissance (une perte génétique sur un chromosome ayant pour effet un déficit neurologique).
Le quotidien de la famille Roussier (le père, la mère, la grande soeur de 17 ans et donc Bertille, 15 ans) est difficile à vivre, chacun tente de faire au mieux, mais cet équilibre est très fragile.
Toutes les difficultés pour gérer une telle invalidité sont abordées : fracture du couple, conflits sociaux, complexité de grandir et de s'épanouir dans un tel contexte (pour la grande soeur), combat et peur de chaque jour...
Mais malheureusement (pour moi), j'ai plus été oppressé et abattu qu'ému, peut-être la faute à une réalisation trop axée sur le réalisme plutôt que la légèreté.
Quoi qu'il en soit, même si ce film donne peu d'espoir quant à une telle situation, il a le mérite de dire et de montrer les choses telles qu'elles sont, avec humanité et amour : c'est là son véritable impact !
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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2025
Révélée par Respire de Mélanie Laurent, Joséphine Japy passe derrière la caméra avec Qui brille au combat, un premier long-métrage à la fois intime et ambitieux. À travers ce drame familial tourné dans la lumière dorée de la Côte d’Azur, l’actrice devenue réalisatrice s’attèle à un sujet personnel : le poids de l’engagement familial face au handicap, la difficulté d’exister à côté d’un être souffrant, et la quête d’émancipation.

À travers le personnage de Marion (Angelina Woreth), adolescente tiraillée entre le poids de l’assistance envers sa sœur lourdement handicapée et son besoin d’émancipation, Japy projette des fragments de sa propre jeunesse, éclairant ainsi l’origine intime de cette vulnérabilité qu’elle a souvent laissé transparaître à l’écran (Mon inconnue). Cette mise en abîme prend des allures de thérapie filmée, entre douleur intériorisée et quête d’air libre. Le choix de confier un rôle à Mélanie Laurent, en mère aimante mais dépassée, n’est pas anodin : c’est une boucle artistique et affective qui se referme, dans une compréhension mutuelle entre deux femmes liées par l’intime, l’amitié, et le cinéma.

Le titre du film renvoie d’ailleurs au prénom de la jeune sœur, Bertille (Sarah Pachoud), dont le sens étymologique est « qui brille au combat ». Atteinte du syndrome rare de Phelan-McDermid, Bertille est au centre d’un drame familial pudique, où chaque membre lutte à sa manière pour préserver l’équilibre, la dignité et l’amour. Sa condition – un bébé dans un corps d’adolescente – rend difficile toute lecture émotionnelle directe, mais c’est justement à travers cette absence d’expression que Japy parvient à faire naître l’émotion, en montrant la tendresse et la résilience de ceux qui gravitent autour d’elle.

Malgré l’intensité émotionnelle que porte le projet, la narration peine à canaliser cette matière première. Le choix du récit choral, bien qu’intentionnel – chaque personnage vivant un engagement sacrificiel différent, tend à diluer la force du propos. Les sous-intrigues se multiplient sans toujours se répondre, et le film semble parfois éparpillé, ce qui nuit à l’impact global. Dans son dernier tiers, Qui brille au combat accélère trop brutalement. Là où un rythme plus posé aurait permis de mieux digérer les enjeux et les choix déchirants des personnages, le montage précipite les résolutions, amoindrissant l’intensité des scènes finales, pourtant porteuses d’un espoir presque miraculeux.

Visuellement, le film bénéficie d’un soin particulier. Le choix du format apporte une verticalité intéressante, comme pour mieux cadrer les corps, souvent à bout de souffle, et leurs visages marqués par l’épuisement. Romain Carcanade signe une photographie lumineuse, capturant la chaleur de la Côte d’Azur, lieu du drame, et contrastant avec l’austérité intérieure des personnages.

Cependant, ce réalisme esthétique, allié à une mise en scène pudique, peut aussi instaurer une distance involontaire avec le spectateur. Les émotions, bien que présentes, peinent parfois à percer l’écran, comme si le film se protégeait autant qu’il voulait se dévoiler. Le résultat : une œuvre touchante, mais qui reste parfois sur le seuil de l’émotion, sans nous y plonger totalement.

Les séquences les plus réussies du film sont sans doute celles où la cellule familiale est réunie. Joséphine Japy excelle à faire surgir la vérité des gestes simples : un repas, un regard, un silence partagé. Mélanie Laurent et Pierre-Yves Cardinal (Simple comme Sylvain), en parents confrontés à une fatigue morale sourde, apportent une grande justesse à leurs rôles. Ces moments, trop rares, auraient mérité davantage de place, tant ils incarnent le cœur battant du film.

Qui brille au combat est un film profondément personnel, où Joséphine Japy tente de réconcilier passé et présent à travers une fiction habitée. Si certaines maladresses de construction trahissent l’inexpérience d’un premier long-métrage, la sincérité du propos, le soin esthétique et la direction d’acteurs laissent entrevoir une cinéaste à suivre. Il manque à ce film une cohésion narrative pour pleinement emporter le spectateur, mais l’émotion affleure, par éclats, dans ce combat quotidien pour la dignité et l’amour.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2025
Premier film de Joséphine Japy...et c'est pas mal. Alors ce récit familial porté sur les conséquences ressenties du handicap génétique de la petite soeur manque un peu de focus à mi-parcours (on est pas loin du personnage-token concernant le handicap) mais contrebalancé par une étonnante tenue de mise en scène, une photo léchée et une très bonne firection d'acteurs (Angelina Woreth en tête mais même Mélanie Laurent joue bien pour une fois). Régulièrement sensible : c'est pas mal pour un premier film
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 janvier 2026
Film sur une fille handicapée et qui prend l'attention quasi constante de ces parents et de sa sœur. Pas facile de trouver un équilibre et c'est le principal sujet du film. Mais , on n’arrive pas a s'attacher a cette histoire ou il ne se passe pas grand chose au final et une fin qui n'en ai pas vraiment une.
Claire M.
Claire M.

6 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2025
Vu au festival.
C'est pas mal, mais un peu convenu et filmé de manière un peu clichée..
Des seconds rôles un peu fades.
Une photographie qui aurait pu être largement meilleure étant donné le décor.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 586 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2026
Drame délicat et profondément humain, Qui brille au combat aborde une situation que l’on ne souhaite à personne : celle de parents confrontés au handicap de leur enfant. Le film ne cherche jamais le pathos facile, mais alterne avec justesse entre moments de douleur et instants de joie, comme des respirations nécessaires dans un quotidien éprouvant.

La difficulté ne concerne pas seulement les parents, mais aussi la sœur, contrainte de trouver sa place entre sa propre vie et l’amour immense qu’elle porte à sa cadette. Cette tension intime est l’un des points les plus touchants du film, tant elle sonne juste.

Mélanie Laurent est remarquable dans ce rôle de mère qui se bat pour rendre la vie la plus joyeuse possible à sa fille, malgré l’épuisement, les doutes et les épreuves qui fissurent peu à peu le couple et la famille.

C’est un film dur, parfois bouleversant, mais traversé par une vraie lumière. Une œuvre sensible qui rappelle à quel point certaines situations peuvent ébranler des vies entières, tout en offrant une belle leçon de courage et d’amour.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2026
Réalisation qui tient son titre « Qui brille au combat » du prénom « Bertille » de Joséphine Japy, cette jeune comédienne-réalisatrice et scénariste qui n’ en finit pas de surprendre la trentaine à peine. A partir de ce récit autobiographique inspiré de sa propre adolescence, elle nous transporte dans un climat familial assez méconnu, où elle met en scène la jeune Bertille interprétée magistralement par Sarah Pachoud, cette jeune fille en situation de handicap, une véritable performance qui sera sans doute récompensée ! Entourée de parents aimants, démunis mais combatifs, Madeleine ( Mélanie Laurent ) et Gilles ( Pierre-Yves Cardinal ) livrent une belle composition de tendresse et d’ espérance. Mélanie Laurent avait dirigé Joséphine Japy dans « Respire » en 2014 où les rôles étaient inversés….tandis que Joséphine Japy s’ était déjà signalée dans « Mon inconnue » avec Francois Civil et dans « Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan » en 2025. Encore plus fort que l’ attention des parents, c’ est l’ attitude de la sœur ainée Marion ( Angelina Woreth ) en pleine découverte propre de l’ adolescence, tentée, sollicitée, dans un environnement aisé et assez libre, et pourtant sérieuse, qui sera une épaule indéfectible avec une approche irrationnelle. Quelle émotion, dans ce rôle lumineux de douleur intérieure, évitant le pathos, réalisant l’ équilibre harmonieux…….!!**
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2026
Tout est sous contrôle, dès le début. Les gestes. Les regards. Les silences, surtout. Qui brille au combat avance comme quelqu’un qui retient son souffle trop longtemps, persuadé que respirer plus fort serait déjà une faute. Le film s’organise autour d’un enfant dont la fragilité redéfinit tout. Mais au lieu de filmer la déflagration, il filme les ajustements. On déplace les meubles intérieurs, on range la peur, on fait tenir le quotidien par petites corrections invisibles. Rien ne casse. Rien ne déborde. C’est là que quelque chose résiste — et pas dans le bon sens. La mise en scène regarde les personnages comme on regarde des êtres qu’on ne veut surtout pas déranger. Elle s’interdit l’accroc, le décalage, la scène qui ferait désordre. La souffrance est constante, mais domestiquée. Comme si la caméra s’était juré de ne jamais provoquer de malaise inutile. Les adultes tiennent. L’adolescente tient. Même l’épuisement reste à sa place. Personne ne lâche. Personne ne pense trop fort. Le film croit sans doute rendre justice à cette retenue. Il oublie que le réel, parfois, déborde sans demander l’autorisation. Quand le récit se réoriente, ce n’est pas une secousse. C’est un rééquilibrage. Une autre façon de continuer. Le film ne se trompe pas : il choisit. Il choisit la continuité, la tenue, la dignité tranquille. 10/20. Un film qui tient bon. Mais qui respire trop peu pour inquiéter vraiment.

Me retrouver sur YouTube avec @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles !
Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 décembre 2025
très bien joué très bonne mise en scène .
mais avec beaucoup de longueurs malgré tout .
on a quand mm l'impression d'effleurer la problématique de la vie quotidienne d'une famille face à ce type de handicap sans aller au fond du problème et sans mesurer les difficultés à vivre que cela implique.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 332 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2026
Un film en miroir du propre vécu de la réalisatrice, Joséphine Japy, qui nous livre ici un bout de sa vie d'adolescente.

On suit cette famille qui vit avec une cadette qui a une maladie génétique rare et qui tente de la comprendre et de l'élever au mieux malgré son handicap.

Cette famille a traversé des années d'errances pour diagnostiquer cette maladie et il est difficile d'avancer sans savoir ce dont son enfant souffre : ça doit être horrible à vivre !

Le rôle qui m'a le plus marqué est celui de la mère courage, incarnée par Mélanie Laurent. Elle bouleversante et criante de vérité. Elle est juste dans tous les rôles qu'elle incarne.
On la voit lutter au quotidien pour que ses filles aient une vie normale. Elle reste lumineuse et souriante malgré la fatigue et surtout elle garde son humour : elle force le respect !

Le couple qu'elle incarne avec Pierre-Yves Cardinal, que je connais grâce à la filmographie de Xavier Dolan et surtout dans "Simple comme Sylvain" est méconnaissable sans son accent !
Au départ, on pense que tout les oppose mais j'ai aimé que leur lien soit développé avec douceur et délicatesse au fur et à mesure du récit.

Petit clin d'œil aux seconds rôles que j'ai découvert dans des rôles plus importants comme "Tony en famille" avec Thomas Gioria, "Miséricorde " avec Félix Kysyl ou encore "On ira" avec Juliette Gasquet : ça m'a fait plaisir de voir autant d'acteurs/rices de la nouvelle génération !

Mention spéciale à Sarah Pachoud qui joue une personne en situation d'handicap avec une justesse incroyable.

C'est un film ancré dans le vrai, on sent que la réalisatrice ne veut pas nous épargner et a le courage de montrer la réalité du quotidien de sa famille.

Ce film aborde un thème peu traité dans le cinéma et il met en lumière ces personnes de l'ombre qui donnent leur vie pour leur enfant.

C'est un premier film réussi qui mérite d'être vu : une belle leçon d'espoir et de courage !
Fred Bouffet
Fred Bouffet

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
Un très bon film, à la fois très triste, mais également plein de vie (et de courage, et de résilience, et d’ amour). Le jeu des comédiens est d’ une justesse remarquable, avec bien sûr une mention spéciale pour l’ incroyable performance de l’ interprète de Bertille. Une belle surprise, qui vous prend aux trippes, et vous impacte.
Diego le cinéphile
Diego le cinéphile

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2026
Bouleversant, admirable, nécessaire ! Je n’en suis pas ressorti indemne. Magnifique récit sur un sujet difficile à traiter.
Brunovandaele53
Brunovandaele53

6 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2026
On ne doute pas de la sincérité, de la véracité de ce film, du bien que cela peut apporter mais quel est l'intérêt d'un film par rapport à un documentaire? Je m'étonne quand même de la prise en charge médicale qui est à peine soulevé cette fille de 15 ans non scolarisé occupe une place centrale dans la famille.
C'est un film consensuel un peu ennuyeux. On y apprend rien ni sur la pathologie, ni sur la psychologie
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2026
Joli premier film de l'actrice/réalisatrice Joséphine Japy, plein de tendresse, de soleil, de rires et qui évite d'être larmoyant alors que celle au cœur du film est lourdement handicapée.
Mélanie Laurent est sensationnelle.
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