Blanc comme neige semblait bien parti... Le trio des trois frères était à sa manière intéressant et même émouvant. Leur différence de part leur milieu social était bien vue mais l'intrigue prometteuse nous emmène vite dans une avalanche de situations farfelues et normalement sans issue. Le clou final est vraiment de trop avec ce voyage en Finlande que n'importe quel quidam aurait fui comme la peste !!! Vraiment rocambolesque !
Le cinéma tricolore n’est pas un novice en terme de productions policières sombres. Si il y a bien un style de film, avec la comédie, qui ne nous a pas été inspiré à grandes pompes par Hollywood, c’est bien celui là. Citons simplement « Le cercle rouge » de Melville et « Série noire » de Corneau, ou encore plus récemment « 36 quai des Orfèvres » de Marchal et « Ne le dis à personne » de Canet, pour prouver que les français ont une longue histoires d’amour avec le genre. « Blanc comme neige » fait donc partie intégrante de ce cinéma obscur et stressant, froid et palpitant. Après une courte introduction et un générique à la Tarantino, qui donnent immédiatement le ton d’une œuvre ambitieuse, des acteurs en forme, et pas des moindres, se renvoient les répliques d’un scénario qui a tout pour plaire aux amateurs : un homme à la vie tranquille et tout à fait normale se retrouve malgré lui confronter à une situation inextricable, et embarque d’un coup, d’un seul, tout son petit monde avec lui. Loin d’être très novatrice, cette trame a au moins le mérite de pouvoir tenir en haleine une large partie du public. Un peu comme dans l’extraordinaire « 7h58 ce samedi-là » de Sidney Lumet, ou l'excellent "A history of violence" de Cronenberg, une famille banale se retrouve plongée dans une spirale violente et négative, suite au agissements d’un seul homme. Mais Christophe Blanc, le réalisateur et co-scénariste du film, se prend les pieds dans le tapis à quelques reprises tout au long de la projection. On aurait souhaité plus d’ampleur, de tension, autour de cette épreuve métaphysique. Si ses protagonistes sont interprétés justement et solidement, ils manquent en revanche de profondeur et sont mal cernés, trop banalisés. Quand aux "méchants", eux, manquent cruellement de charisme. Premier « dommage ». Son récit, comme dit précédemment, à beaucoup d’atouts et offre son lot de rebondissements pour se laisser facilement tenter par l’expérience, mais bien trop de charnières sont mal huilées, et certains passages sont évasifs. Deuxième « dommage ». Quand à la mise en scène, si elle joui de très bons moments, elle n’a pas le moteur d’un bolide haut de gamme comme ceux que vend le personnage de Cluzet, mais plutôt celui d’une bonne vieille bagnole. Ce qui fait qu’elle cale, et par conséquent, fausse souvent le rythme. Et le manque de subtilité flagrant du montage ne sauve rien. Troisième « dommage ». Et ça commence à faire beaucoup. Les puristes pourront aussi relever qu’aucun des acteurs n’a le moindre accent provençal, alors que l’intrigue se déroule dans la cité phocéenne. Reste à se consoler avec une photographie qui, notamment lors de la dernière partie, est vraiment superbe, quelques bons passages à suspense, des idées intéressantes par-ci par-là, et surtout avec ce que le film a à nous offrir de plus noir. La tentative de Christophe Blanc de faire un pur film de genre est plus que louable, mais son exercice de style est manqué. Si la mayonnaise ne prend donc pas bien, « Blanc comme neige » reste un divertissement très honnête qui ne souffre en vérité d’aucune longueur, mais qui peine cruellement à décoller, et par conséquent, ne parvient pas à nous séduire totalement. Si le film s’embrouille un peu, il ne s’enlise néanmoins jamais. Il y avait vraiment matière à bien mieux faire, ça se sent et c’est vraiment frustrant !
La note "pas terrible" est peut-être un peu sévère, mais ce film est du niveau d'une série française moyenne. On suit l'histoire, les acteurs sont corrects, en particulier Cluzet que j'aime bien, mais "blanc comme neige" est un épiphénomène de série B, avec ses personnages maladroits et une intringue parfois invraisemblable.
De très bonnes interprétations (un duo Cluzet/Gourmet détonnant) mais rien d'autres ne vient sauver ce thriller d'un naufrage annoncé au bout de quelques minutes, où rien ne sonne juste.
Un thriller que j’ai trouvé quand même assez décevant. Honnêtement l’interprétation porte à bout de bras le métrage. Le casting finlandais est particulièrement bon et tire son épingle du jeu, alors même qu’il apparait fort peu finalement, et le casting français est suffisamment consistant pour emporter le morceau. Cluzet est solide, il est épaulé par Olivier Gourmet et Jonathan Zaccaï qui forment un contraste intéressant avec le personnage de Cluzet, et le résultat s’avère donc concluant. A noter la petite touche féminine avec Louise Bourgoin, un peu en retrait certes mais qui joue juste, avec une certaine subtilité qui fait plaisir à voir. La qualité du casting est l’atout majeur d’un film qui souffre en revanche sérieusement d’un scénario pas bon. L’idée de départ est honorable, il y a quelques bons moments, mais on sent une écriture laborieuse, incohérente parfois, et on sent que le réalisateur a plus cherché à se faire plaisir (notamment pour le final) qu’à pondre quelque chose de crédible et de tenu. Le final d’ailleurs est vraiment révélateur de cette dimension foutraque. Honnêtement je ne vois pas comment on peut croire à ce film, malgré les efforts des comédiens, malgré de belles scènes, avec, de surcroit, une première partie un peu laborieuse niveau rythme et une narration chaotique. Formellement le réalisateur livre une mise en scène propre pour un film assez raffiné. Le cinéma français ne manque pas de techniciens habiles et Blanc comme neige possède une belle photographie, des décors réussis, et la mise en scène de Christophe Blanc est élégante, c’est un fait, avec de jolis plans, et une réelle attention comme en témoigne le final. La bande son aussi n’est pas vilaine, elle est même parfois un atout de premier ordre. Pour conclure je dirai qu’on tient un film esthétiquement soigné, avec une belle interprétation, mais où le scénario bâclé est une gêne notable. Evidemment ça ne rend pas le film calamiteux, mais indéniablement ça porte atteinte à sa qualité générale, à l’intérêt qu’il peut susciter, et c’est dommage car il y a des atouts. 2.5
Film mou , lent et ennuyant . Le scénario et l'histoire ne sont pas terrible , on n'y accroche pas . Le film manque de rythmes , il n 'y a pas beaucoup d'action et pas beaucoup de suspens . Un tout petit peu d'action et un tout petit peu de suspens ( pas grand chose ) , et l'histoire n'est pas intéressante . Le film policier , le moins bien que j'ai vu . Egalement , le film avec François Cluzet et Olivier Gourmet , le moins bien , que j'ai vu .
Thriller sec et efficace où les personnages sont entrainés dans une histoire qui les dépasse. Son interprétation (en particulier Gourmet et Cluzet) est le point fort de ce film.
Blanc comme neige n'est pas une mauvaise tentative de polar français, la 1ère heure est quand même pas mal du tout et vraiment nerveuse, les situations s'enchaînent rapidement et sans perte de temps et dans un 1er temps l'histoire semble crédible mais soudainement (surtout dans le dernière demi-heure) tout s'emballe, le réalisateur semble en vouloir trop faire et gâche la fin de son histoire. L'interprétation est bonne et l'absence d'accent contrairement à ce que j'ai lu n'est pas gênant (je suis du Sud de la France et tout le monde ne parle pas avec accent 'taing cong, ce qui est mon cas).
Divertissant. Le film se veut noir et saillant mais le scénario s'embourbe dans d'invraisemblables péripéties, dans des voyages sans but ni raison ... Ellipses multiples et réactions de personnages impensables qui perdent le spectateur. Cluzet est très bon, pas le film malgré une bande-annonce jouissive.