75971 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 265 critiques spectateurs
5
660 critiques
4
379 critiques
3
110 critiques
2
60 critiques
1
30 critiques
0
26 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pray Betty
1 abonné
58 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 26 juillet 2026
Pas le film de guerre le plus spectaculaire (hormis le débarquement qui reste mémorable) mais le plus émouvant sans aucun doute. Tom Hanks à l'affiche de ce chef-d'œuvre, une histoire très bien tiré de A à Z, on espère une fin sans accro. On s'attache à tout le monde, mais la guerre nous rappelle que personne n'est épargné, personne.
Du grand cinéma ! Déjà, parlons des scènes de batailles qui sont toutes sans exception absolument spectaculaires et bouleversantes ( rien que la séquence d’introduction sur le débarquement d’Omaha Beach, qui dure presque 30min, nous prend aux tripes par son réalisme et sa violence ). Ensuite, Tom Hanks est très touchant dans le rôle du capitaine Miller. La justesse de son jeu s’exprime par son comportement à l’égard de ses hommes, la profondeur de son regard, et les responsabilités qu’endossent son personnage ( qui avance malgré le traumatisme d’avoir vu mourir 90 de ses hommes au champ de bataille ). Les seconds rôles et les figurants ont tous fournis une interprétation exceptionnelle aussi. Le seul truc que je pourrai reprocher au film c’est qu’il est dégoulinant de patriotisme pro-USA, mais l’histoire est touchante. Plus qu’un simple documentaire sur la guerre, Spielberg a choisi de raconter un véritable périple et c’est ce qui fait que ce film est aussi marquant. L’Oscar était amplement mérité.
Devenu un classique " Le soldat Ryan " est sans doute un des opus les plus réussis de Spielberg. Alors certes, on pourra reprocher la faiblesse des scènes de dialogues au regard des scènes d'actions vraiment spectaculaires.
Il n' y a certes pas la profondeur du " voyage au bout de l'enfer "de Cimino, de " Apocalypse now " de FF Coppola, de " Full metal jacket " de Kubrick ou de " la ligne rouge" de Mallick pour ne citer que les titres les plus fameux du cinéma de guerre de ces cinquante dernières années qui ont ma préférence.
Mais malgré ses petits défauts, il est vrai défauts tout de même, " Le soldat Ryan" a sacrément bien vieilli (1998). Je l'ai même préféré ( en le revoyant en conditions optimales en salle ) assez nettement à mon premier visionnage au moment de sa sortie en première exclusivité.
La première demi-heure est d'anthologie et la fin est largement inspirée de " Attaque" excellent opus de Robert Aldrich.
On notera la présence pendant la dernière heure de Matt Damon, dans le rôle titre, alors totalement inconnu du grand public lors de la sortie du film en 1998.
Avec Il faut sauver le soldat Ryan, Steven Spielberg marque durablement le cinéma de guerre grâce à une représentation du combat d’une intensité physique et sensorielle rarement atteinte auparavant. La séquence du débarquement demeure un morceau de bravoure saisissant, où la mise en scène plonge le spectateur au cœur du chaos avec une brutalité qui conserve toute sa force. Tom Hanks apporte une humanité discrète à ce récit de mission impossible, donnant au film une dimension morale qui dépasse le simple spectacle militaire. Pourtant, malgré son réalisme impressionnant et la qualité de son exécution, le film paraît parfois osciller entre la violence de son regard sur la guerre et une vision plus héroïque et sentimentale de ses protagonistes. Une œuvre techniquement remarquable et profondément influente, mais dont l’émotion programmée laisse une impression moins durable que la puissance de certaines de ses images.
Chef d'œuvre du film de guerre qui a révolutionnë le genre. Surtout la scène du début qui reconstitue le débarquement des Américains sur la plage d'Omaha la sanglante. Avec un tel réalisme qu'il vous dégoûterai un SS de la guerre !
Très bon film, il montre le choc qu’est la guerre comme je ne l’ai jamais vu avant. De la violence gore présente mais discrète notamment dans la scène du début. Discrète, oui. Car ça n’es pas la l’intérêt du film, c’est un chemin que l’ont suit.
Néanmoins j’ai légèrement décroché au milieux du film quand spoiler: l’un des soldats est mort dans le film avant d’être de nouveaux accrochés quand ils laisse fuir le soldat allemand .
« Il faut sauver le soldat Ryan » est un film profondément marquant, à la fois par sa puissance émotionnelle et son réalisme saisissant. La mise en scène est immersive, notamment dès la scène du débarquement, qui plonge le spectateur au cœur de l’action avec une intensité rare. Le film ne se contente pas de montrer la guerre : il la fait ressentir, dans toute sa brutalité mais aussi dans son humanité.
Les personnages sont attachants et nuancés, chacun portant ses doutes, ses peurs et son courage. On suit leur mission avec tension, mais aussi avec une réflexion constante sur le sens du devoir, du sacrifice et de la vie humaine. C’est un film qui reste longtemps en tête après le visionnage, tant il est à la fois spectaculaire et profondément touchant. Un véritable chef-d’œuvre du cinéma de guerre.
Envoyer plusieurs hommes risquer leur vie pour en sauver un seul paraît d’abord insensé et le film ne cherche jamais à dissiper cette impression. Au contraire, il la laisse circuler dans les dialogues de l’escouade : doutes, sarcasmes, objections sourdes. Puis, peu à peu, la contestation cède la place à autre chose. Les soldats parlent de leurs mères, de leurs métiers, de leurs vies d’avant. L’absurdité stratégique ouvre un espace intime. Le cadre du cimetière, qui enveloppe le récit, en fixe la perspective : il ne sera pas question de victoire mais ce qu'elle signifie.
Cette idée trouve sa traduction la plus brutale à Omaha Beach. Caméra instable, couleurs délavées, espace fragmenté : la violence surgit sans apprêt, sans exaltation. Les corps mutilés ne sont pas des images de bravoure ; ils pèsent, ils encombrent. La guerre apparaît comme une machine militaire qui broie des singularités. Au milieu du chaos, le capitaine Miller (incarné par Tom Hanks) ne figure pas un héros flamboyant, mais une responsabilité tenue malgré la peur.
C’est dans cette tension que la mission « sauver Ryan » prend son sens. Elle demeure irrationnelle mais c’est précisément dans cet excès que le film affirme la valeur irréductible d’une vie face à la logique comptable de la guerre. La musique de John Williams refuse tout triomphe. Et lorsque Miller murmure « Earn this », le sacrifice cesse d’être un simple fait narratif : il devient une exigence morale, adressée autant au survivant qu’à nous.
Ainsi, quand Ryan âgé demande à sa femme : « Dis-moi que j’ai été un homme bien », son regard traverse l’écran. La question déborde le personnage. Elle nous atteint. Avons-nous, nous aussi, mérité l’héritage reçu et le prix payé pour qu’il nous parvienne ?
spoiler: C'est l'histoire d'un film sponsorisé par la boucherie Sanzot (au 421 pas 431). Et bonne chance à Ryan avec son syndrome de culpabilité du survivant.
- Cette critique contient des spoilers -
Le réalisme et l'immersion de la scène d'introduction reste 10 ans plus tard, tout aussi traumatisante. La sauvagerie des combats, les cris, les gros plans sur les organes mis à nu, les corps mutilés, les crânes écrasés. Les tremblements de main. Ce débarquement est extraordinairement réaliste pour certains historiens quand pour d'autres ce réalisme est surtout une glorification de l'héroïsme américain. On ne voit en effet que des ricains alors qu'ils étaient moins nombreux à débarquer que les anglais. C'est ce type de film qui font qu'en 1945 quand on demande aux français qui a gagné la guerre, ils répondaient : les russes et qu'aujourd'hui ils répondent de façon écrasante : les américains. Les récits façonnent notre vision de la réalité et de l'histoire. Malgré la tentative de Spielberg pour éviter d'esthétiser cette boucherie, le fait d'être aussi captivé pendant les 2H40 prouvent que les scènes de guerre portent en elles une fascination morbide.
Ce film est sans doute l’un des plus difficiles que Spielberg est réalisé durant toute sa carrière, bien que nous suivons une petite unité mené par T. Hanks pour sauver un homme incarné par M. Damon, il nous confronte à l’horreur de la guerre (plutôt de toutes les guerres mêmes si ici présent est la 2nde guerre mondiale) et la peur de mourir qu’éprouve les soldats
D'un réalisme époustouflant qui sera magnifié par la suite dans la série "Band of Brothers" (top 5 des meilleures séries de tous les temps selon moi), le film pâtie de son patriotisme un peu trop excessif (héroïsme poussé à l'extrême ou encore escouade sauvée sur le fil comme par hasard...) qui lui empêche d'avoir une note supérieure selon moi par rapport à d'autres films du genre.
Une œuvre de guerre monumentale réalisée par Steven Spielberg, portée par Tom Hanks dans une interprétation d’une intensité bouleversante. La mise en scène, brute, immersive, d’une précision presque terrifiante, plonge le spectateur au cœur du chaos avec un réalisme saisissant. Chaque plan respire la tension, la poussière, l’urgence, soutenu par une distribution solide où Tom Sizemore, Edward Burns, Matt Damon, Barry Pepper et tant d’autres livrent des performances marquantes.
Le film impressionne autant par sa technique que par son humanité. La caméra colle aux hommes, à leurs doutes, à leur courage, révélant la guerre dans ce qu’elle a de plus violent et de plus profondément humain. Une expérience cinématographique puissante, essentielle, qui reste gravée longtemps après son visionnage.