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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 août 2014
Que ce soit l'affiche du film ou encore le casting, il y avait de quoi se réjouir avant d’aller voir ce film.Même si l'on reste diverti par l'histoire, on reste loin, très loin d'un film au potentiel "Sélection de Cannes"...et pourtant !Sur fond de "conspiration raciale" l'idée de départ était plutôt bonne mais le scénario n'est pas à la hauteur de l'intrigue. Ce thriller manque de finesse et de contenu.
Ce polar franco-sud-africain est une agréable découverte. Le réalisateur Jérôme Salle, dont j'avais seulement vu l'honorable "Anthony Zimmer", a la réputation d'un faiseur talentueux mais pas très subtil. Or si "Zulu" (2013) manque parfois de finesse dans son scénario, il jouit d'une portée historique et politique aussi pertinente qu'inattendue. D'ailleurs le film fut diffusé en clôture du festival de Cannes 2013, ce qui laissait augurer une dimension auteuriste potentielle. De plus, cette adaptation du best seller éponyme de Caryl Ferey offre une brillante étude de caractères, puisque ses 2 héros sont des hommes complexes, porteurs de failles psychologiques lourdes, marqués chacun à leur manière par les heures sombres d'un passé pas si lointain. L'apartheid est en effet au coeur du film, qui a le mérite de nous éclairer sur certains aspects oubliés, comme l'abominable Coast Project, ou de nous rappeler le fonctionnement de la commission "Vérité et réconciliation". De fait, le film interroge en permanence sur la notion de pardon et son application concrète, ce qui fait de "Zulu" bien plus qu'un banal thriller. D'ailleurs, c'est curieusement dans cette dernière dimension que le film déçoit un peu : l'histoire démarre efficacement, l'intrigue à tiroirs se développe progressivement, mais ne décolle jamais vraiment, lestée par une absence de rebondissement majeur. Un mot sur les têtes d'affiche US, vraiment bons et aidés par des personnages bien écrits : Forest Whitaker campe un descendant zoulou marqué au fer rouge par l'apartheid, et Orlando Bloom son partenaire badass au bout du rouleau. Les seconds rôles sud-africains assurent aussi, et les magnifiques paysages locaux magnifient l'ensemble. Et puis, c'est quand même agréable un blockbuster où un flic peut être aloolo, où on baise sans garder ses sous-vêtements, et où la crasse et la misère ne sont pas enjolivés.
Film violent, tant dans l'action que dans la psychologie du propos ou des personnages. La peinture de l'afrique du Sud faite par le réalisateur Jérôme Salle est à la fois profondément sombre et d'une rare beauté. Les décors sont tantôt sublimes, tantôt cradingues type ghetto. L'histoire est traitée avec un réalisme saisissant, les acteurs premiers rôles comme second rôle sont exemplaires de justesse. Bloom et Withaker en tête. Un quasi chef-d'oeuvre.
Il y a bien un où deux point noirs, le film n'est pas parfait, mais on n'en retient que le positif. A voir absolument.
Le très beau duo de personnages : "vieux" flic noir (Forest Whitaker, plutôt mince pour une fois) et le "jeune" flic blanc alcoolique (Orlando Bloom méconnaissable...si ce n'est une musculature hors de propos) enquêtent sur un meurtre dans le contexte d'une Afrique du Sud post-apartheid où les tensions racistes sont loin d'avoir disparues, dans un pays gangrené par les drogues et ses gangs de dealers. Même si on peine à comprendre vers où le film veut nous emmener parmi la multitude de personnages secondaires, cette errance semble voulue et calquée sur celle de nos personnages. Belle réussite techniquement (réalisation, musique) par cette équipe française.
Excellent thriller du réalisateur Français Jérôme Salle (Largo Winch, Anthony Zimmer) , « Zulu » surprend par la crédibilité et la dureté de son discours. Au delà de la simple enquête policière, il s'agit d'un véritable état des lieux de l'Afrique du Sud au moment ou son charismatique leader, Nelson Mandela, vient de mourir. Force est de constater que le fossé qui séparait la population indigène des riches Afrikaners ne s'est pas comblé loin s'en faut. Les inégalités sont toujours bien présentes et aucune amélioration n'est prévisible à cours terme. On peut légitimement se demander comment tout cela va finir humainement et politiquement. Pour en revenir au film, l'intrigue est prenante et ne manque ni d'action, ni de suspense. Elle se suit avec plaisir et sans le moindre ennui d'autant que les deux acteurs principaux Orlando Bloom et Forest Whitaker offrent une très belle prestation. Au final, on obtient un excellent film de près de deux heures qui se suit sans aucun ennui. Il faut absolument que Jérôme Salle persévère dans cette voie inédite en France, ça assure !
Malgré les apparences, Zulu est avant-tout un film policier. Au delà du scénario finalement assez basique, le long-métrage se distingue en relevant des problèmes spécifiques à l'Afrique du Sud. Le film est cohérent, les acteurs sont très bons et les personnages sont bien travaillés. Ici, pas de chichis, les scènes sont brutales et réalistes... Et c'est tant mieux. 3,5/5
Jérôme ne nous avez gratifié que d'un bon Anthony Zimmer et des moyens Largo Winch mais revient en force avec ce film : Zulu. Film de clôture du dernier festival de Cannes, Zulu est un polar très sombre et violent, certaines scènes le sont vraiment donc attention à cela pour certains. Cependant, Zulu réussit le coup de maître d'être un super thriller, haletant, sombre et superbement interprété. Forest Whitaker est très bon, comme toujours de toutes façon et moi je met une mention spéciale à Orlando Bloom à qui on a fixé cette image de gentil Will Turner dans les Pirates des Caraïbes et qui joue à merveille un fic à contre emploi. Le scénario est très habile et permet d'agréable moment même si on aurait aimé une vingtaine de minutes de plus pour mieux s'encrer dans le récit et à se moment là, de pousser encore plus de pitié pour les personnages. Le film montre les divergences des méthodes policières, de la gravité de la situation dans certaines quartiers d'Afrique du Sud, en plus avec le décès de Nelson Mandela, nous incite d'autant plus à le regarder et à nous questionner. Cependant, ce film n'évite pas les clichés mais tout cela est vite oublié. En résumé, un très bon polar, haletant, superbement interprété, réfléchi, bien construit mais qui n'évite pas certains clichés
Afrique du Sud_ Un décore original pour un film assez violent finalement_Un peu de clichés à l'image des scientifiques sans scrupules essayant sur des gamins des médicaments ? drogues ? violentes chimies neurologiques qui à un certain dosage pourraient devenir le médicament_ celui qui rapporterait la gloire du chimiste_l'argent_le pouvoir_L'ensemble reste superbement mené par de redoutables comédiens . . .
Excellent polar (action, suspense, émotion...) et, en même temps, une peinture édifiante de l'Afrique du Sud post-apartheid. Forest Whitaker domine la distribution.
Une plongée particulièrement oppressante dans l'Après appartheid . Une Afrique du Sud finalement au même visage. Violence,pauvreté, misère,corruption et il faut bien en parler extermination. Un duo de choc, deux acteurs, deux types de calibre différent. Une double vision de cette Afrique du Sud encore fragile et souffrante. Le réalisme sans complaisance de certaines scènes peuvent heurter le jeune public, mais c'est pour mieux montrer la réalité et surtout comme pointer du doigt une résurgence du passé...que tout recommence et qu'il y aura des hommes courageux pour dire stop. Orlando Bloom hallucinant en flic usé jusqu'à l'os. Forest Whitaker, toujours cette force tranquille qui véhicule la sagesse du "bon zoulou ".Un polar à voir et revoir.
Adaptée du roman éponyme de Caryl Ferey, cette coproduction franco-africaine est une enquête laborieuse, caricaturale et indigeste, ponctuée de scènes de violence gratuite et au dénouement improbable. Ni les acteurs peu inspirés ni les dialogues médiocres ne sont à la hauteur de ce sujet brûlant qui méritait meilleur traitement. Reste une belle photographie et un message d’espoir pour l’Afrique du Sud.
l'histoire de fond est intéressante mais dommage que ce film ne sorte pas des clichés du polar "le super détective acharné au travail qui a par ailleurs une vie personnelle désastreuse avec son divorce, son fils qu'il voit peu, son non paiement de pension alimentaire (pour sa femme qui vit dans une luxueuse villa) et son alcoolisme chronique qui ne l'empêche pas d'avoir une plastique impeccable"