Certes, Michel Gondry aime bien les petits mécanismes magiques, un peu trop peut-être, et c'est sans doute ce qui fait que la première partie du film peut paraître un peu dure à digérer. Mis à part cela, on retrouve vraiment l'histoire et le message du roman de Boris Vian, et la réalisation de la deuxième partie sert parfaitement l'émotion du moment, avec des couleurs qui se ternissent, des murs qui rétrécissent et une atmosphère malsaine qui englobe tout. Bref, si le film manque de légèreté au début, il se rattrape avec une deuxième partie exceptionnelle.
Tout le génie et la maîtrise de Gondry sont dans cette fidèle adaptation du roman de Boris Vian. Une œuvre poétique et surréaliste à souhait, dans un écrin de petits bidouillages talentueux. Bravo !
On retrouve bien l'esprit complètement barré du bouquin mais je ne saurais pas dire quoi, il y a un truc qui ne passe pas... impossible de mettre le doigt dessus mais je ne suis spas ressortie complètement satisfaite
GENIAL!!!!! J'ai adoré!!! Il fait désormais parti de mes films préférés!! Entre humour, amour et larmes, Un esprit farceur au début qui dérape dans le glauque a la fin, une merveille!! Ont retrouve des acteurs qui jouent divinement bien Le scénario est particulièrement bien fait!! Bravo!!
Colin tombe amoureux de Chloé. Ils se marient et la maladie en la personne d’un nénuphar pulmonaire vîent gâcher leurs vies. C’est la seconde adaptation du roman de Boris Vian, roman réputé comme inadaptable car reposant sur un univers tellement particulier et une ambiance aussi particulière. Michel Gondry dans la première partie nous inonde de trouvailles visuelles plus excentriques les unes que les autres ;on se croirait presque chez Terry Gillian Il pose le cadre d’un récit surréaliste. Mais voilà en ce concentrant sur l’environnement, il en oublie ses personnages (Tout ça se paiera cash dans la seconde partie.) La surcharge visuelle focalise notre attention et parasite la trame scénaristique, nous empêchant de nous attacher aux personnages (juste quelques répliques fidèles au texte de Vian parviennent à attirer notre attention.) Assommé par cette première partie très visuelle ; la seconde plus dramatique, qui se termine par un noir et blanc froid et sombre, sauve l’ensemble. Elle n’est pas sans rappelée l’expressionnisme allemand des grandes heures du muet. Un bel exercice de style et certainement la partie la plus réussie du film. Mais voilà Gondry nous a laissé sur le bord de la route et on se retrouve peu concernés par la tragédie finale grandissante touchant les personnages. Parlons ensuite du casting. Pourtant très adepte de Duris, ce rôle très fanfan est assez étrange ; lui-même dit avoir eu du mal à trouver le ton avec ce personnage. Dans la seconde partie, il tire mieux son épingle du jeu. Mais de façon générale, et surtout dans la première partie, les acteurs donnent souvent l’impression de surjouer dans le film, ce qui les rend peu crédibles Pour conclure : un film d’une beauté formelle sans conteste et bourré de trouvaille mais avec un manque d’âme. Cependant, la description de l’absurdité du monde du travail dans lequel Colin, le nanti, est plongé sent le vitriol. Belle réussite.
Gondry avait mis beaucoup plus d'intensité dans Eternal Sunshine. J'espérais au fond de moi retrouver ça dans l'écume des jours, mais le côté farfelu prend le dessus. Pourtant, qui mieux que Gondry aurait pu réaliser ce film... Seul le casting m'a fait tiquer, des inconnus auraient mieux collé. Est-ce ça qui a fait que je n'y croyais pas? Que les personnages ne m'ont pas émue? spoiler: Que la fameuse ligne du bouquin qui annonce que Chloé va mourir, et qui nous laissait comme deux ronds de flan dans le livre, nous laisse ici de marbre? Et clairement, il y a un problème de dosage. Quand Colin serre la main de Chick par exemple, une fois ça suffit. Une impression de lourdeur se dégage assez vite dans le film, et on finit (presque) par s'ennuyer.
Je suis parti au bout de 30 min, quelle déception, un film rempli de trucs qui ne servent à rien , les dialogues sont nuls à chier... Impossible de rentrer dans le film. Et dire que ce film a du coûté au moins 20 millions d'euros ... Bravo le navet. Je ne mets pas 0 étoile car les acteurs malgré un jeu moyen ont fait le boulot..
Très brillant à bien des égards - cinématographiquement parlant chaque corps de métier mérite un césar (photo, costumes, décors aussi évidemment), le film à force d'accumuler les trouvailles visuelles en devient indigeste et oppressant, comme une métaphore de lui-même. Malgré la qualité indéniable de l'ensemble - la réalisation, le jeu... - l'émotion ne parvient pas à se frayer un chemin jusqu'à nous. La forme a trop pris le pas sur le fond et on sent les acteurs, sans doute un peu conscients du problème, se débattre tant bien que mal pour nous parler. En outre, c'est un peu trop long et on finit par décrocher...
"L'écume des jours" de Michel Gondry, ou comment piétiner un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature française à grands coups de semelles dégoulinantes d'effets spéciaux nauséabonds, le faire lyncher sur la place publique par des acteurs au jeu plus que désolant, et profaner son cadavre en osant plusieurs adaptations libres plus inconcevables les unes que les autres.
Ayant lu auparavant le chef d'oeuvre de Boris Vian, je n'ai clairement pas été déçue en regardant celui de Michel Gondry ! L'Ecume des jours me paraissait inadaptable au cinéma, pourtant Mr Gondry l'a fait, avec toute la poésie et la délicatesse que l'on retrouve dans le roman. L'esthétique du film est remplie de bonnes idées, la musique est magnifique et colle tout à fait à l'ambiance. Les acteurs sont bons dans l'ensemble, chacun incarne bien son personnage, j'avais l'impression de relire le livre au fur et à mesure, et c'était très agréable !
Drôle d’idée de vouloir adapter ce livre à l’écran ! L’histoire est pour le moins improbable mêlant l’amour, le monde du travail, le jazz, la religion, la maladie, la société, la philosophie, la mode intellectuelle… Conte philosophique sans tête ni queue il était probablement destiné à finir dans les mains de Michel Gondry, le magicien de Eternal Sunshine of the Spotless Mind qui m’émerveilla en 2004. Et pour le coup le destin n’a pas été tendre, car dans son film, tout tend à éclairer notre curiosité, mais tout s’acharne à y éteindre notre émotion. Si l’on entend bien l’excellence des acteurs, on doit se contraindre à reconnaître que leur jeu est enfermé dans une esthétique surjouée propre au conte philosophique voulue et assumée par le réalisateur.
On ne s’ennuie pas mais on reste spectateurs d’une longue suite de belles images qui se passent facilement ne serait ce que d’une histoire. On espérait crier au génie, on sort de la salle sous une petite pluie fine qui nous réveille et efface rapidement les souvenirs enfumés d’un spectacle sans destin.
Je pense que ce genre de film, on adore ou on déteste. Moi, je dirais qu'il m'a laissé complètement indifférent. Je me suis immensément ennuyé en essayant de regarder cette succession d'inepties sans queue ni tête et d'y trouver un quelconque intérêt. Ce n'est ni drôle, ni touchant, ni beau, ni... rien du tout. J'étais accompagné d'une personne qui avait pris la peine de lire le livre récemment. D'après cette personne, le film décuple le délire du livre au point que ça en devient insupportable... Mais je n'empêche personne d'adorer. A chacun son trip.