Pas son genre
Note moyenne
3,4
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422 critiques spectateurs

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44 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 mai 2014
Une histoire d'amour sur la difficulté de former un couple de milieux sociaux différents. Très bien interprété par Emile Dequenne et le beau Loic Corbery de la comédie française. Film d'observation, de réflexion. Je me demande comment le couple fonctionne, et que cherche Loic (peut-être à apprendre à profiter de la vie?). J'ai apprécié la réalisation plutôt subtile et sans jugement malgré les clichés. Le personnage d'Emilie est attachant mais celui de Loic un peu plat, vide. Je suis restée sur ma faim sans être très touchée même si le film est bien fait, avec pudeur.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2014
Après l'excellente trilogie "Un couple épatant", "Cavale", "Après la vie" (2001) et jusqu'à son denrier "38 témoins" (2012) Lucas Belvaux s'était focalisé dans le drame sur fond d'une certaine violence sociale. Avec ce nouveau film le réalisateur belge ouvre une nouvelle voie avec un film plus léger (un peu plus) et offre un romance qui ne manque pas de qualités... et de défauts ! Le couple épatant est interprété par Emilie Dequenne et Loïc Corbery. On connait Emilie Dequenne, et là elle joue une jeune coiffeuse pétillante et souriante assez proche de sa vraie personnalité (d'après elle). Par contre il s'agit du vrai premier rôle pour Loïc Corbery, pensionnaire de la Comédie Française qu'on a pu apercevoir dans des seconds voir des troisièmes rôles comme dans "A coup sûr" (2013) où il comparait Laurence Arné à une limace !... Belvaux adapte le roman éponyme de Philippe Vilain et filme donc cette histoire d'amour entre un prof de philo, bobo parisien avec une jeune coiffeuse provinciale. Tout repose donc sur la différence sociale mais surtout sur cette différence culturelle. Le gros défaut du film réside dans l'incroyable profusion de clichés et autres poncifs... La coiffeuse est inculte, frivole, et se passionne pour des choses qui sont jugés beauf comme le karaoke où appelé son amant "chaton" et aime la musique des années 80 (mon dieu !). Le prof de philo a presque honte de travaillé à Arras (?!), il se croit supérieur, il sait tout, est super cultivé, sur de lui... Ce clivage très fortnous empêche de croire vraiment à cette histoire d'amour. En effet ce prof de philo semble finalement plus en étude philo-sociologique vis à vis de sa conquête. Si le roman est écrit à la première personne (le prof étant le narrateur) ici c'est un peu différent, le prof est antipathique et froid tandis que la fraicheur et le charme de Emilie Dequenne a toute notre empathie. Malgré tous ces stéréotypes et imageries simplistes Belvaux réussit à nous emporter, se mise en scène filme amoureusement la coiffeuse et sert dès qu'il peut le regard à la fois perdu et sur de lui du prof. Quelques scènes sont un peu longues (karaoke) mais l'émotion est souvent au rendez-vous. Un beau film au final mais trop bancal pour vraiment nous combler.
djacno T.
djacno T.

42 abonnés 858 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mai 2014
Un film entre ringardise et bobo-attitude qui ennuie profondément. Les acteurs surjouent. L'ensemble manque de sincérité et de crédibilité.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 mai 2014
Un excellent moment. De très bons acteurs, et pas seulement les deux personnages principaux...
Très belle scène d'amour. Je ne les aime pas d'habitude mais là, c'était tout en pudeur.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 mai 2014
Je ne sais pas ce qui a pris à Télérama, les Inrocks et une de mes amis qui ont trouvé de grandes qualités à ce film car c'est un NAVET !
Le sujet, a priori, peut-être intéressant : un prof de philo et une coiffeuse peuvent-ils s'aimer ? mais enfin, ça casse pas non plus trois pattes à un canard et ça peut-être traité par toute bonne comédie romantique américaine légère. (oui car le genre léger, comme le vaudeville, n'est pas dénuée de philosophie - ce n'est pas car on rit que c'est con) - mais que trouve t-on dans le film ? une collection de clichés tous plus gros les uns que les autres ! Une sorte de revisite de Bienvenue chez les chtis en moins drôle (film que je n'ai déjà pas aimé) qui se donne des airs de profondeur.
Et étant une prof qui habite à Paris et qui bosse par Arras, je connais le sujet. Les personnages sont monolithiques au possible, sans nuances et ne bougeront pas d'un poil tout le film : le prof de philo est le cliché du prof de philo tout comme Paris, la ville qui lui est associée: arrogant, distingué - d'ailleurs à Paris, forcément, on fait des soirées culturelles branchouilles au champagne et on a un appart géant avec 15 mètres carré de bureau / la coiffeuse est associée à la Province (!) où on peut se payer 3 nuits d'hôtel chic par semaine avec un salaire de prof et où les collègues viennent nous accueillir au train (ben oui, on leur fait déjà l'honneur de poser le pied dans leur contrée alors qu'on est parisien !). Le must, ce sont les mecs bourrés qui chanteraient tous les soirs "Viens mon chti quinquin" sur la grand place : rien qu'avec cette scène, le film se met tout le Pas de Calais à dos.
Bon, mais la caricature n'est pas le problème principal. Le raté cinématographique vient du fait qu'il n'y a pas de cinéma au sens que la caméra n'arrive jamais à nous faire croire un dixième de seconde au fait que ces deux là seraient amoureux : cela reste un postulat de base, une idée qu'on devrait accepter, alors qu'aucun plan ne vient nous faire ressentir de l'amour. On n'y croit tout simplement pas ! Le prof de la philo se tape la coiffeuse mais on ne sait pas pourquoi : elle n'est jamais filmée de manière sensible, avec le point de vue du prof. On laisse le spectateur se démerder et accepter l'idée, l'imaginer, sans jamais se donner les moyens de nous y faire croire ou de nous faire ressentir quoi que ce soit.
D'ailleurs, l'abondance de texte du personnage de la coiffeuse (on a envie de tirer un coup de feu dans les enceintes pour la faire taire) montre à la fois l'incapacité de nous faire sentir visuellement de l'émotion et nous amène à nous dire : non vraiment c'est pas possible de subir une telle logorrhée et d'être amoureux - (tout comme on ne croit pas que la coiffeuse trippe à mort sur les scènes de lecture de Proust... bien qu'on y ait droit au moins 4 fois dans le film, pas car ce n'est pas possible mais car la caméra ne nous y fait pas croire)
Deux exceptions pour être honnête : la scène où la coiffeuse en boîte essaie de faire danser le prof de philo fonctionne tout comme celle où elle essaye de lui faire ouvrir les yeux pendant l'amour (ce qui ne parvient pas à nous faire oublier que la première scène de "cul" (on n'en voit pas) du film peut entrer en compétition avec les pires scènes de cul du cinéma mondial.
La fin est juste improbable : spoiler: que la coiffeuse quitte sa ville, son boulot, ses amis pour fuir un mec qui n'habite pas là
n'a aucun sens et on n'y croit pas, comme à tout ce qui a précédé...
Fontaine Eric
Fontaine Eric

78 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2014
Peut-on parler d'un film qui porte l'histoire du romancier sur l'interprétation féminine d'Emilie DEQUENNE, qui au fond prend son envol à la 55 minutes du scénario de Lucas, doit-on réduire le champ d'investigation du réalisateur sur les méandres philosophiques d'un discours cérébral, composé de l'âme humaine ? Le film prend une autre tournure et une dimension certaine à sa conclusion avec la performance d'Emilie Dequenne qui sort grandie d'une histoire compliquée...
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2014
Voilà un film étonnant. Rien à voir avec une comédie qui vous fera rire aux larmes. Juste sourire à plusieurs reprises avec, entre autres, plusieurs scènes de karaokés, ou certaines allusions aux "stars" cent pour cent people.

À ce côté paillettes va se heurter le monde d'Emmanuel Kant et sa pensée philosophique.

C'est à la fois profond, douloureux aussi, mais avec des moments de légèreté savamment maîtrisés. La mise en scène est d'une belle élégance. Le scénario parfaitement écrit et les dialogues subtils servent grandement l'intérêt du film.

"À partir du moment où on juge un personnage, on le tue." a déclaré Lucas Belvaux. Point de jugement ici. Juste le poids des mots, de la pensée aussi, qui deviennent chez certains un barrage pour laisser passer les sentiments.

Une histoire d'amour magnifiquement interprétée par deux comédiens, jeunes et beaux, qui tiennent en haleine du début à la fin du film. Et quelle fin !

Je ne connaissais pas Loïc Corbery. Une grande et belle découverte. À ses cotés la lumineuse Émilie Dequenne déploie toutes les facettes de son talent.

Elle illumine le film de bout en bout.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2014
Le cinéma de Lucas Belvaux (Pour rire !, Rapt, Un couple épatant, Cavale, Après la vie, La raison du plus faible) présente un peu les mêmes caractéristiques que celui d'Hirokazu Kore-Eda: leurs films, qu'ils soient bons ou moyens, sont toujours d'une grande sensibilité, sous l'apparence d'un sage classicisme.
La suite ici :
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 mai 2014
Ce film est un condensé de clichés ahurissant : Clément est prof de philo, il ne regarde pas la télévision et ses parents vont à l'opéra...Jennifer est coiffeuse, son fils s'appelle Dylan, elle adore les karaokés, Jennifer Aniston et Anna Gavalda...Voilà tout est dit!!

Les dialogues sont écœurants de lieux communs, les personnages sont exécrables : lui est insignifiant et elle est énervante et il n'y a strictement aucune émotion. Les scènes de karaoké sont interminables tout comme les conversations des personnages qui frisent le ridicule.

Quel dommage de voir la trop rare et talentueuse Emilie Dequenne dans un rôle si pauvre...

Un film caricatural et agaçant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 mai 2014
Pas vraiment la question de l'amour transcende t il les classes sociales mais simplement une différence de sentiments entre un homme et une femme. Sobriété, justesse et une extraordinaire Emilie Dequenne.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mai 2014
Très beau film. Emilie joue tellement bien. Elle est si joyeuse, émouvante ! Quand à Loic, je ne le connaissais pas mais il est super. Un très bon moment.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 mai 2014
Intelligent , fin, subtile. Une histoire Certe banale mais qui véhicule à travers elle de nombreux messages sur la société , la différence...Lucas Belvaux a tout compris. Pas besoin d'effets spéciaux ou d'action , le film nous transporte et ces acteurs sont très convainquant.
cinoque
cinoque

13 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2014
"Les chansons disent la vérité, plus elles sont bêtes, plus elles sont vraies. D'ailleurs, elles ne sont pas bêtes, qu'est-ce qu'elles disent?: ne me quitte pas, ton absence a brisé ma vie, je suis une maison vide sans toi, laisse-moi devenir l'ombre de ton ombre ou bien, sans amour on est rien du tout..." C'est ce que dit Mathilde, l'amoureuse flouée à son ex-amant dans La Femme D'à Côté, le film de Truffaut. C'est, plus que l'opposition entre l'intellectuel et la midinette ce que semble avoir voulu développer Belvaux: selon que l'on est "savant" ou inculte, comment aime-t-on? Il le fait dans un film qui n'évite pas toujours les caricatures ou les effets trop marqués, mais avec une comédienne épatante: il faut voir Émilie Dequenne chanter, danser, sourire, aimer, détester, haïr, etc... Belvaux multiplie les gros plans, étire les scènes d'amour
et de karaoké où elle crève l'écran pour notre plus grand plaisir. Allez voir cette comédienne rare!
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2014
Jusqu'à présent, c'est quasiment "les yeux fermés", si l'on peut dire, qu'on se dirigeait vers tout nouveau film de Lucas Belvaux. "Pas son genre" va peut-être modifier un peu la donne. Non pas que ce film soit mauvais, mais il est quand même un peu trop mollasson dans sa réalisation, avec des scènes souvent trop longues et d'autres, celles de karaoké, BEAUCOUP trop longues. Dommage, car le sujet du film, adaptation du roman homonyme de Philippe Vilain, est très intéressant : que peut donner une histoire d'amour entre un intello, prof de philo et écrivain, spécialiste de philosophie germanique et une coiffeuse d'Arras, fan de karaoké, de Jennifer Aniston et des romans d'Anna Gavalda ? Pour traiter ce sujet, il y avait un grand nombre de choix possibles : l'homme pouvait être quelqu'un de sincère dans ses relations amoureuses, ou ne pas l'être ; la femme pouvait être une véritable bécasse ou bien quelqu'un d'intelligent tout n'ayant pas fait de grandes études, tout en n'ayant pas une grande culture. Si l'on met de côté le choix inverse d'une histoire d'amour entre une femme intello et un homme "brut de décoffrage" ou le choix d'une histoire d'amour homosexuelle, cela nous donne quand même déjà 4 possibilités, toutes aussi intéressantes à traiter l'une que l'autre. Le choix de "Pas son genre" : dès le début, on sait que Clément, l'intello, ne croit pas à l'amour et qu'il manque donc de sincérité dans ses relations amoureuses. En plus, c'est un de ces parisiens indécrottables pour qui il ne se passe rien d'intéressant dès que le périphérique est franchi. Voilà qui ne peut que compliquer l'histoire d'amour ! Quant à Jennifer, sa culture est limitée mais, finalement, elle s'avère aussi philosophe que Clément, sauf que sa philosophie à elle n'a rien de théorique : elle vient du ressenti, elle vient du cœur et non de ses lectures. Voilà qui, au contraire, pourrait faciliter l'histoire d'amour ! A condition, bien sûr, que Clément soit capable de s'en apercevoir ! Vous voyez : il y a de quoi faire sur un tel sujet, d'autant plus qu'Emilie Dequenne excelle d'un bout à l'autre du film à traduire tous les états d'âme de Jennifer. A côté d'elle, Loïc Corbery apparait bien fade, mais le comédien n'y est pour rien, c'est le rôle qui veut ça ! Résultat : on regrette d'autant plus que la réalisation du film ne soit pas à la hauteur du sujet. Sinon, il y a une question que j'aimerais poser à Lucas Belvaux : pourquoi, lorsque la mère de Clément demande à son mari, à propos du musicien contemporain Pascal Dusapin, de donner la liste de ses compositeurs préférés, la réponse ne contient que des musiciens français ou "culturellement" français (Honegger) ?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mai 2014
Clément, philosophe parisien, va être envoyé faire ses classes à Arras 3 jours par semaine. Mais c'est trop pour lui. Afin d'occuper ses soirées dans cette ville si loin du St-Germain des prés, il décide instinctivement de draguer sa coiffeuse Jennifer (prononcez Djennifer), jolie et radieuse.

C'est là que cet amour par défaut oscille entre passion des corps et désillusion sociale. Au début chacun explore le monde de l'autre, mais la réalité les rattrape, surtout pour Jennifer.
La photographie est plutôt bonne, les acteurs jouent impeccablement, mention aux 2 acteurs principaux.
Les scènes de la vie courante sont posées, on peut apprécier profondément ce qu'ils ressentent, même la certaine distance que met Clément sur tout le féminin. Le dernier Karaoké est magistral.

spoiler: la fin est plus heureuse qu'on ne le pense


Un conte de fées pour adulte, à voir.
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