Découvrir Mad Max pour la première fois en 2025, c’est un peu comme ouvrir une capsule temporelle du cinéma de genre. On sent immédiatement le film ancré dans la fin des années 70, autant dans son esthétique que dans sa manière de raconter l’histoire. Pourtant, malgré son âge, il dégage une énergie brute qui m’a surpris. J’y ai trouvé quelque chose de très instinctif, presque sauvage, qui donne envie de continuer jusqu’au bout.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’ambiance. Le film installe progressivement son univers sans trop d’explications, et j’ai apprécié cette approche sèche et directe. On n’est pas encore dans le délire post-apocalyptique total des suites, mais plutôt dans une société qui se fissure, au bord du chaos. Cette transition est intéressante à observer, et elle rend la violence plus dérangeante, parfois même malaisante, parce qu’elle semble encore "réaliste".
Mel Gibson, dans son premier grand rôle, est convaincant même si son personnage reste assez fermé émotionnellement. Justement, cette retenue fonctionne bien avec le ton du film. J’ai trouvé que la montée dramatique était efficace, même si le rythme peut sembler inégal par moments. Certaines scènes traînent un peu, mais d’autres, notamment sur la route, sont tendues et mémorables, surtout quand on pense aux conditions de tournage.
Au final, si je lui mets 4/5, c’est parce que Mad Max est un film imparfait mais fondateur. On sent les limites du budget et de l’époque, mais aussi une vraie vision de cinéma. Ce ne sera sûrement pas le plus spectaculaire de la saga, mais c’est celui qui pose les bases et qui mérite d’être vu au moins une fois, ne serait-ce que pour comprendre d’où vient ce mythe du cinéma d’action.