Intéressant de rentrer dans la vie des travailleurs de centrales, rythmée par ces nettoyages et purifications incessants qui démontrent l'inanité de ce mode de production d'énergie. A part le quotidien de ces travailleurs sous-traitants d'EDF, l'histoire d'amour est banale et on tombe un peu dans les standards de films français du genre. Globalement, le film est quand même intéressant
L'histoire d'amour, comment dire... électrique!? Jeu de mots mis de côté, Grand Central n'est pas seulement grand dans le texte, il est aussi à l'image. Réalisation soignée, scénario ficelé à point. Léa Seydoux confirme, Tahar Rahim sur la même lignée. Deux acteurs faisant des choix judicieux, un poil risqués. Honnêtement, bravo à eux. *TOP 6 FILM 2013*
Un sujet social intéressant sur le travail dangereux au sein d'une centrale nucléaire et des acteurs percutants (Olivier Gourmet, Tahar Rahim). Le contexte assez inédit et la mise en tension permet à "Grand Central" de retenir l'attention.
Si l'atmosphère oppressante et les personnages nous embarque dans leur quotidien, le film reste bancal sur plusieurs aspects. Le scénario ne sait pas toujours quoi raconter et comble avec une intrigue amoureuse très maladroite, presque superflue. L'enjeu passionnel n'est pas puissant et ne transmet pas de grande émotion, contrairement à la critique sociale beaucoup plus percutante sur les conditions dangereuses de travail.
Une incursion intéressante chez les ouvriers du nucléaire, beaucoup moins sur la partie sentimentale.
Encore une discordance entre les critiques pro. et les spectateurs ! Actuellement 1 étoile mais je pense que l'écart va se creuser. Il faudra bien, un jour qu'on essaie d'expliquer cette différence. Pour moi c'est du télé film.....Histoire simple, sentiments caricaturaux des personnages, documentaire sur les centrales nucléaires naïf utilisation de toutes les qualités de Léa Seydoux....,
Au vu des critiques lors de son passage à Cannes, je suis allée voir ce film pleine d'espoir. Hélas, ce long métrage parait être en fait un court métrage inutilement étendu à une durée supérieure. Le film traine donc en longueur. Dommage et vraiment déçue.
Rebecca Zlotowski réunit dans Grand Central deux acteurs français qui ont le vent en poupe : Léa Seydoux et Tahar Rahim (étoile montante depuis son interprétation très remarquée dans Un Prophète de Jacques Audiard). De plus, le pitch de ce long métrage hexagonal avait tout de quoi émoustillé en amont la critique puisqu'il est question d'une romance à trois ambiguë, contradictoire avec pour toile de fond le dur labeur au sein d'une centrale nucléaire. Formidable opportunité donc pour les acteurs d'exprimer tout leur talent, d'exposer les différentes facettes de leur jeu dans cette histoire d'amour faite de faux-semblants, de doutes et de passions réprimées. Cependant, outre une originalité indéniable notamment en ce qui concerne le contexte géographique et les notions gravitant autour du leitmotiv sous-jacent du film (à savoir l'amour) comme par exemple le parallèle intéressant existant entre les radiations amoureuses et les radiations nucléaires (invisibles, détruisant petit l'individu de l'intérieur et indélébiles), Grand Central demeure en quelque sorte inaccessible empêchant à l'émotion de jaillir pleinement et de toucher le spectateur, la faute sans doute à des personnages trop peu attachants et difficilement compréhensibles. Même si cela ne remet en aucun cas en doute la qualité de la prestation des deux principaux protagonistes, extrêmement convaincants en marginaux brisés (mention spéciale à Léa Seydoux, littéralement bluffante, et à Olivier Gourmet qui interprète un second rôle que l'on aurait aimé apercevoir davantage). Par conséquent, Grand Central s'apparente à une déception, la fin nous laissant de plus sur notre faim, car la grande sobriété de la mise en scène neutralise l'émotion, évidemment violente mais trop contenue, ce qui est malheureusement vital dans ce genre de production malgré la partition très juste des acteurs et la volonté évidente de Rebecca Zlotowski de se démarquer d'une romance traditionnelle même si elle en reprend de nombreux codes (incertitudes des sentiments, histoire d'amour liant un trio...).
Rebecca Zlotowski choisit pour Grand Central un cadre encore très peu utilisé au cinéma et pourtant très présent dans l'actualité, à savoir une centrale nucléaire. Je ne suis pas expert sur le sujet et je ne sais donc pas si c'est fidèle à la réalité mais c'est très intéressant et ça fait froid dans le dos. J'ai beaucoup aimé la réalisation avec beaucoup de messages qui passent dans le silence que cela soit sur le thème des centrales nucléaires ou que cela soit dans l'histoire d'amour qui lie les deux protagonistes. Ça parle beaucoup avec des regards et des gestes, on sent une grande complicité entre Tahar Rahim et Léa Seydoux qui sont définitivement deux des plus grands acteurs de leur génération.
Joli film qui vaut notamment par la présence solaire de Léa Seydoux, mais tous les autres acteurs sont bons également. L'histoire un pu cousue de fil blanc, mais l'ensemble est plaisant. On peut regretter que la description sociale de ce groupe de travailleurs sous(traitants du nucléaire soit traité de façon un peu superficielle, c'est dommage car le thème était original et peu traité au cinéma.
Grand Central est un drame se déroulant autour de la zone de maintenance d'une centrale nucléaire française. Le film nous propose de suivre Gary, jeune homme volontaire et sans diplômes, à la recherche d'un emploi non qualifié dans un centrale nucléaire. En enfilant sa combinaison et en pénétrant le quotidien de la centrale, Gary découvre la rigueur des procédures de sécurité, le jargon du métier, mais aussi la peur constante de l'irradiation. Les employés, encadrés par Gilles, vivent en communauté dans des quartiers communs, et pallient à l'ingratitude de leur poste par l'entraide. Gary va entrer dans un idylle impossible avec Karole. Le film est porté par des acteurs tous convaincants (Olivier gourmet est décidément saisissant dans tous ses rôles), une réalisation et une mise en scène immersives qui nous plongent dans l'univers (quelques cadrages atypiques qui plairont aux amateurs de photographie), et une bande son très à propos (thèmes aliénants répétés en boucle, qui contribuent à l'atmosphère de sursis). Si le thème de la relation avec la femme d'un camarade n'est pas original, le croisement avec le huis-clos de la centrale lui fait prendre une autre mesure de drame personnel, et le spectateur ressent la tension monter tant pour les raisons amoureuses que pour l'épée de damoclès des radiations. Un film à voir ne serait-ce que pour les partis pris esthétiques, qui sont discrets mais au service de la narration, de la sensation de pesanteur et de la sensation omniprésente que ces protagonistes vivent dans un monde à part.
l'interet reside dans le lieu : une centrale nucleaire comme toile de fond c'est d'actualite Les acteurs sont bons mais il manque un truc on s'ennuie je n'ai pas d'explication, il semble long tellement long ...
Une intrigue un peu mince, pas suffisamment développée, pourtant prometteuse, mais qui n'empêche pas de passer un bon moment et qui a le bon goût de nous documenter sur un métier peu connu. Les personnages sont bien cernés et crédibles et le film est bien rythmé.
ce film fait l'effet d'une bombe à retardement, une épée de damoclès à laquelle on se familiarise et qu'on finit par aimer. Tahar Rahim fini enfin de faire ses preuves et montre en quoi il est indispensable au cinéma français aujourd'hui. Léa Seydoux enivre et nourrit la tension tout au long.
Une déception, une juxtaposition de bonnes idées (le cadre, la réalisation) qui laissait envisager un meilleur rendu. Mais au final, un manque de liant entre ces idées qui laisse cette impression que le film attendu est resté sur le coté de la route. Dommage.