Plus de plumes, plus de jungle, mais un peu moins de magie
Rio 2 fait ce que toutes les suites animées font : monter le volume, élargir le décor, ajouter des personnages… et courir un peu dans tous les sens. Mais malgré ce trop-plein, le film garde ce qui faisait le charme du premier : de la couleur, du rythme, et un vrai amour de la musique brésilienne.
Cette fois, cap sur l’Amazonie : Blu, Perla et leurs enfants quittent la ville pour retrouver la famille perdue au cœur de la forêt. On troque le bitume de Rio pour une nature luxuriante, et ça se voit : l’animation est encore plus éclatante, avec des décors vivants, organiques, et une faune en folie. C’est généreux, parfois trop, mais visuellement, c’est un festival.
Côté scénario, c’est plus chargé : tensions familiales, conflit nature vs civilisation, anciens ennemis de retour, triangle amoureux, déforestation… Il y a au moins trois intrigues en parallèle, ce qui crée du rythme mais laisse peu de place pour respirer. On sent que le film veut tout raconter, tout chanter, tout illustrer — quitte à surcharger.
Heureusement, l’énergie est intacte. Les séquences musicales sont toujours aussi inventives, drôles et bien chorégraphiées. L’humour fonctionne, même si c’est parfois un peu plus bruyant que fin. Et malgré la dispersion, l’ensemble reste très agréable à suivre : le film reste sincère, festif, chaleureux — et ça fait du bien.
Rio 2 ne dépasse pas le premier, mais il réussit à prolonger l’univers sans tout gâcher. Une suite dense, un peu foutraque, mais portée par une joie de vivre communicative. Et franchement, pour un film familial, c’est déjà beaucoup.