8294 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
442 critiques spectateurs
5
102 critiques
4
216 critiques
3
88 critiques
2
21 critiques
1
7 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Tony L'Ambassadeur
41 abonnés
566 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 1 mai 2016
Je pense que l'on sera tous d'accord pour établir un postulat : Les cinq actrices choisies par Deniz Gamze Ergüven sont d'une beauté renversante. Elles sont en plus des actrices talentueuses en herbes (à suivre...). La réalisatrice nous propose ici un regard unique sur des considérations et des traditions désuètes et terribles. La grande force du film c'est justement ce point de vue et c'est grâce au talent de Deniz Gamze Ergüven que nous, spectateurs, découvrons à travers les yeux de cette fratrie ce que leurs ainés leur réservent. Une atmosphère de grandes vacances, de complicité, de fraicheur, de liberté règnent d'abord puis un climat plus suspicieux s'installe pour donner vit finalement à une vraie révolution. La réalisatrice n'aurait pas pu choisir un aussi beau titre et si révélateur que Mustang. Un beau coup de coeur pour la jeune actrice Güneş Nezihe Şensoy qui est extraordinaire. RÉVÉLATION.
Je trouve que le réalisateur aurait pu aller encore plus loin dans ses prises de vues et dans l'intensité du film. C'est assez long à démarrer et, même si le sujet est important, on se lasse assez vite. Contrairement à Much Loved par exemple, le politiquement correct est assez présent pour un film aussi engagé...
Par ailleurs, les acteurs manquent selon moi de naturel et surjouent un peu certaines scènes... Dommage !
Excellent film féministe qui met bien en valeur les contradictions entre les aspirations de la jeunesse et une société patriarcale. On remarquera à cette occasion que la religion ne joue aucun rôle apparent dans ces traditions machistes. Les jeunes filles ne sont d'ailleurs pas voilées. Toutes les comédienne sont excellentes, en particulier la plus jeune qui pétille d'intelligence. L'humour se mêle au drame avec bonheur et un scénario bien ficelé ne laisse aucun temps mort. Un petit bijou d'humanité et de féminisme à ne pas manquer.
Ce film est en tout point une réussite. À travers une histoire assez simple, le reset heures le décrit une situation qui se produit même encore maintenant à savoir des jeunes filles qui sont très couvés par leurs parents dans un environnement assez particulier. Il est important de souligner la qualité des jeunes actrices, très convaincante dans leur rôle respectif. C'est un film qui mérite d'être vu.
Filmé avec beaucoup de tendresse Mustang raconte une histoire sombre, terrifiante et poignante de l'acharnement d'une tradition, d'une religion, de règles illogiques sur cinq sœurs issues d'une famille musulmane. La condition de la femme selon l'interprétation de la religion selon l'homme est présentée sans détour, les mariages forcés, les habits obligatoires, les couvres feus, etc, apparaissent réalistes sans patho ni forcing... Mustang présente la suffocation de 5 jeunes filles qui vont se battre et obtenir leur indépendance jusqu'à un final renversant, magnifique, mélancolique et très touchant. Un grand film.
Ce film mérite vraiment le césar du meilleur premier film. Ces 5 jeunes filles sont belles magnifiques vivantes exaltées contemporaines elles veulent légitimement découvrir la vie le monde, elles veulent vivre être libre de leur vie de leur corps de leur avenir ,mais peu à peu le carcan se referme elles sont emprisonnées, privées de tout peu à peu en prison :résignation rébellion suicide révolte évasion, liberté , face à une tradition et une civilisation rigides dictées par des hommes et la religion; c'est aujourd'hui que ca se passe. un vrai film bouleversant
La réalisatrice déplace des valeurs et des préoccupations occidentales et françaises sur la Turquie, un pays qu'elle ne connait visiblement pas. A part dire "le féminisme c'est bien" et "il n'y a pas les droits de l'homme en Turquie", le film ne dévoile pas grand chose. Finalement, le film est très donneur de leçon, très français.
Un film fort qui avec une énergie et une grâce incroyable nous fait découvrir les interdits de la société traditionnelle turque. Tel un thriller, nous suivons ces 4 sœurs dans leur tentative d'émancipation, nous souffrons avec elle, nous rêvons pour elle.
Deniz Gamze Ergüven signe ici un premier long métrage remarquable. Avec ses faux airs de "Virgin Suicides" (Sofia Coppola - 1999), "Mustang" traite de l'émancipation des femmes en Turquie et du poids de la tradition, voire de la mysoginie de la société, dans les villages reculés. La cinéaste aborde son sujet avec doigté et beaucoup de finesse, y insufflant une forte intensité émotionnelle. On s'attache facilement à ces jeunes filles tiraillées par les pressions familiales et leur soif de liberté. C'est beau, puissant, intelligent et l'on ressort pas tout-à-fait indemne de cette histoire. Un coup-de-coeur que je conseille fortement.
Ce film dénonce la condition des femmes et des jeunes filles en Turquie. La volonté de la plus jeune de la fratrie à ne pas se laisser faire est le fil rouge de de film. C'est un enchaînement de petites scènes de la vie quotidienne avec une accumulation de petites choses qui rendent la vie des ces 5 sœurs de plus en plus difficiles au point où elles ne peuvent plus sortir de chez elles, privées d'école entre autres. La maison devient une prison. Jusqu'au drame pour la 3eme. Et finalement la délivrance pour les 2 cadettes.
De sa double culture de franco-turque, la réalisatrice Deniz Gamze Ergüven à toute liberté de regarder avec acuité les bons côtés et les travers des deux sociétés. C'est ce qu'elle fait dans son premier long-métrage et apparemment avec brio vu la série de Césars que ce dernier a reçus. Elle nous entraîne donc dans sa Turquie natale, loin de la cosmopolite Istanbul ou de la populeuse Ankara, dans l'arrière-pays traditionaliste et dans le sillage de cinq sœurs adolescentes. Un petit jeu innocent en public avec les garçons de leur école va les faire basculer prématurément dans la réalité de ce que sera leur vie de femme. Dans cette société musulmane patriarcale traditionaliste où l'honneur/la réputation/la chasteté (tous ces termes étant synonymes et interchangeables dans ce contexte) est si important, leur quotidien va radicalement se transformer les faisant prisonnières d'une maison transformée en véritable prison où le rôle de la femme va leur être asséné sans relâche. La réalisatrice nous trace le destin de ces jeunes filles rebelles et pointe du doigt la discrimination faite aux femmes toujours soupçonnées d'êtres l'agent de la luxure. La protection de leur “honneur” n'étant en fait qu'un emprisonnement sous la dictature des hommes qui représentent, à travers le mariage, la seule échappatoire qui n'est en fait qu'un nouvel avatar de cet isolement. La force du film est de ne pas asséner ce constat de manière abrupte, mais de l'intégrer dans une histoire où les personnages ont une existence propre qui ne sert pas qu'à la leçon. Ces jeunes filles sont pleines de vie et d'imagination et même leur destin inéluctable d'épouses ne parvient pas à éteindre cette flamme de vie. Ce film montre le combat de jeunes qui veulent s'émanciper de cette culture patriarcale dans une Turquie qui s'enfonce de plus en plus dans un conservatisme autoritaire. Pour un premier long-métrage la réalisatrice s'en sort avec beaucoup de brio et les éloges flatteurs qui ont précédé ce film ne sont absolument pas exagérés. Un film à voir absolument.
Magnifique, quelle claque! j'ai été terriblement touché par ce film; contre ces hommes (mais aussi contre certaines critiques aux propos misogynes), une colère si intense qu'elle en est devenue indescriptible s'est emparée de moi. Certains hommes font honte a k'humanité
Esthétique, lumineux et poétique. Les actrices et acteurs sont tous très bons et la réalisatrice forme une très belle équipe avec son chef opérateur. C'est du cinéma, beau et émouvant.
J'ai vu ce film suite aux commentaires élogieux des spectateurs et des critiques... et tous ces prix!! Quelle déception!! C'est un film totalement idéologique, destiné à un public de bobos parisiens nombrilistes et méprisants. Les actrices ont la même expression du début jusqu'à la fin, l'histoire est invraisemblable, la musique est agaçante... La réalisatrice a dû s'inspirer des souvenirs de sa grand-mère qui aurait vécu dans un village reculé de la Turquie... Mais non, cela se passe aujourd'hui! Alors, on n'y croit pas du tout!! Quelle supercherie! Comment peut-on encenser un tel navet sinon pour dénigrer un pays, une culture?!
Ce film mérite amplement sa caméra d’or à Cannes, ses 4 Césars et sa sélection pour les Oscars. L’histoire est simple : 5 jeunes sœurs orphelines vivent en Turquie à 100 km d’Istanbul chez un des oncles, étant chaperonnée par leur grand-mère. Elles sont via la musique et internet, désireuses de vivre la vie que peut vivre toute jeune fille en Europe occidentale mais ce souhait se heurte aux interdits de la culture Turque. Elles vont ainsi subir un véritable enfermement de plus en plus policier au sein de la maison familiale pour « protéger leur pureté » avant des mariages arrangés. Les unes doivent subir, les autres trouvent des échappatoires que je ne révélerai pas. Ces 5 jeunes filles sont très soudées entre elles ce qui leur procure une énergie exceptionnelle, une force de vive rayonnante avec des scènes d’intimité m’évoquant Bergman. La plus jeune de sœurs, la plus malicieuse est un prodige de conseils pour ses sœurs. Le jeu de cette petite dernière, Lela, est remarquable de fraîcheur et de spontanéité et espérons que Güneş Nezihe Şensoy nous procurera d’autres interprétations de ce type. La mise en scène est superbe avec des plans rarement vus et un fil narratif nous tenant en haleine. L’image est souvent très belle et la bande son musicale parfaite. Des scènes qu’on pourrait dire répétitives sont en fait là pour bien nous rappeler la présence permanente des rites d’une société d’un autre temps. Bref un film prodigieux dont on peut contester la véracité sur le terrain car on a vraiment du mal à comprendre comment il a pu être tourné en Turquie de nos jours même. En fouillant un peu on apprend que Deniz Gamze Ergüven dont c’est le premier long métrage et qui sort de la FEMIS a en fait une double nationalité française et turque et qu’elle a– comme ses héroïnes - été en permanence confrontée à ces chocs culturels faisant régulièrement dans sa jeunesse la navette entre la France et la Turquie. Un film jubilatoire qui vous donne la pêche et laisse un grand espoir pour la jeunesse insoumise, belle et forte à l'état brut ce qui nous renvoie au Mustang du titre … en espérant que cet espoir ne soit pas déçu par les gouvernements et/ou les religieux et ne se transforme en amertume voire en révolte contre le monde occidental.