Note moyenne
3,3
32473 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
426 critiques
4
598 critiques
3
494 critiques
2
415 critiques
1
231 critiques
0
131 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Tonton Luc, c'était le rédempteur de tous les tontons français un peu limite, celui qui se rêvait en Spielberg, en Scott ou en Cameron. De tous, c'est le seul qui a réussi, accompagné de son imaginaire et de ses désirs régressifs, à franchir le mur de la mondanité, d'une certaine élite culturelle mondiale. Toute la question est de savoir comment, car l'exploit qui consiste à réunir 180 millions d'euros n'est pas mince.
Il m'a fallu du temps pour le comprendre. En fait, Luc Besson est un organisateur de soirée et en cela réside son talent et sa singularité. Chaque film peut se voir comme une fête, un grand bal costumé dont le point d'orgue fût "le cinquième élément", film tourné à une époque avec laquelle Besson était en phase... C'en est suivit une décennie de paris incertains, de décisions économiques aussi spectaculaires que risquées. Tonton Luc avait l'ambition de faire sortir la France de son carcan culturel, peut-être animé par sa volonté de régler ses comptes.
Il faut rappeler que d'une part ses débuts furent plombés par la critique, et que d'autre part Besson se fait une certaine idée de ce que veut le public, et une certaine idée de ce qu'en comprennent les studios Hollywoodiens qui sont dans le vrai et de ce qu'en comprend l'exception culturelle française qui se fourvoierai sans lui.
Une école alternative plus tard, qui recrute sans exigence de diplôme (ce qui évoque la stratégie d'un certain Xavier Niel), Besson se retrouve dans une mauvaise passe. En effet, les recettes d'autrefois ne fonctionnent plus et le studio de la plaine Saint-Denis, malgré la captation d'une bonne partie des subventions du CNC, est un gouffre financier, puis au milieu des années 2010, le coup de grâce.
Aux États-Unis, Harvey Weinstein, producteur parmi les plus puissants d'Hollywood, tombe sous les accusations de viols. Tout un système de chantage et de manipulation éclate au grand jour et suscite l'indignation puis la révolte des femmes du monde entier. C'est la vague #Metoo.
Weinstein devient le symbole de la domination masculine, de la culture du viol, thèmes qui deviennent prégnants et façonnent la conscience de toute une génération. Et dans le sillage de Weinstein, d'autres têtes roulent par terre, encore et encore, scandale après scandale. Le phénomène est mondial et nul n'est épargné. Pas d'exception française cette fois-ci : tonton Luc lui même, entre autres, se trouve mis en accusation. Toute cette vague redéfinit en profondeur la sensibilité de l'époque et le regard en retour sur l'œuvre de tonton Luc est sévère, l'un de ses fils rouge étant la figure de la "femme enfant", phantasme matriciel du patriarcat.
Alors oui, il fut encore capable de rassembler tout un casting et toute une équipe technique sur son nom, pour un dernier tour de piste, en faisant tapis. Et cela donne un résultat confus. Pour le meilleur, un esprit de synthèse et un savoir faire qui permet la mise en branle de scènes d'actions bien réglées. Pour le pire, hélas, une écriture paresseuse voir rétrograde, en particulier pour ce qui a trait aux personnages féminins et au relations homme/femme. Entre les deux une direction artistique beaucoup trop marquée par ses emprunts. En résulte une parade passéiste et confuse, que l'on pourrait interpréter comme un soupir d'incompréhension de la part d'un cinéaste dépassé, dépassé par les évènements, dépassé par lui même.
Il m'a fallu du temps pour le comprendre. En fait, Luc Besson est un organisateur de soirée et en cela réside son talent et sa singularité. Chaque film peut se voir comme une fête, un grand bal costumé dont le point d'orgue fût "le cinquième élément", film tourné à une époque avec laquelle Besson était en phase... C'en est suivit une décennie de paris incertains, de décisions économiques aussi spectaculaires que risquées. Tonton Luc avait l'ambition de faire sortir la France de son carcan culturel, peut-être animé par sa volonté de régler ses comptes.
Il faut rappeler que d'une part ses débuts furent plombés par la critique, et que d'autre part Besson se fait une certaine idée de ce que veut le public, et une certaine idée de ce qu'en comprennent les studios Hollywoodiens qui sont dans le vrai et de ce qu'en comprend l'exception culturelle française qui se fourvoierai sans lui.
Une école alternative plus tard, qui recrute sans exigence de diplôme (ce qui évoque la stratégie d'un certain Xavier Niel), Besson se retrouve dans une mauvaise passe. En effet, les recettes d'autrefois ne fonctionnent plus et le studio de la plaine Saint-Denis, malgré la captation d'une bonne partie des subventions du CNC, est un gouffre financier, puis au milieu des années 2010, le coup de grâce.
Aux États-Unis, Harvey Weinstein, producteur parmi les plus puissants d'Hollywood, tombe sous les accusations de viols. Tout un système de chantage et de manipulation éclate au grand jour et suscite l'indignation puis la révolte des femmes du monde entier. C'est la vague #Metoo.
Weinstein devient le symbole de la domination masculine, de la culture du viol, thèmes qui deviennent prégnants et façonnent la conscience de toute une génération. Et dans le sillage de Weinstein, d'autres têtes roulent par terre, encore et encore, scandale après scandale. Le phénomène est mondial et nul n'est épargné. Pas d'exception française cette fois-ci : tonton Luc lui même, entre autres, se trouve mis en accusation. Toute cette vague redéfinit en profondeur la sensibilité de l'époque et le regard en retour sur l'œuvre de tonton Luc est sévère, l'un de ses fils rouge étant la figure de la "femme enfant", phantasme matriciel du patriarcat.
Alors oui, il fut encore capable de rassembler tout un casting et toute une équipe technique sur son nom, pour un dernier tour de piste, en faisant tapis. Et cela donne un résultat confus. Pour le meilleur, un esprit de synthèse et un savoir faire qui permet la mise en branle de scènes d'actions bien réglées. Pour le pire, hélas, une écriture paresseuse voir rétrograde, en particulier pour ce qui a trait aux personnages féminins et au relations homme/femme. Entre les deux une direction artistique beaucoup trop marquée par ses emprunts. En résulte une parade passéiste et confuse, que l'on pourrait interpréter comme un soupir d'incompréhension de la part d'un cinéaste dépassé, dépassé par les évènements, dépassé par lui même.
une forte identité visuelle et de très bon effets spéciaux malheureusement avec un scénario plutôt classique assez oubliable.
Je trouve les commentaires sont rudes. Même si l’histoire ne correspond pas totalement à la BD, le film est incroyable avec d’excellents acteurs, effets spectaculaires et beaucoup d’émotions.
J-L Besson est vraiment un Grand réalisateur et producteur.
J-L Besson est vraiment un Grand réalisateur et producteur.
Visuellement, Valérian et la Cité des mille planètes (2017) est impressionnant : Luc Besson propose un univers riche, coloré et ambitieux, avec des effets spéciaux vraiment réussis. Sur ce point, le film en met clairement plein les yeux.
Mais tout le reste peine à suivre. Le scénario est confus, parfois décousu, et manque de rythme, ce qui rend le visionnage long malgré le potentiel de l’univers. Les dialogues ne sont pas toujours convaincants, et le duo principal manque de naturel et de charisme pour vraiment porter l’histoire.
Au final, on reste surtout avec l’impression d’un énorme écrin visuel qui ne parvient pas à cacher un récit trop faible. Une belle vitrine technique, mais un film peu marquant sur le fond.
Mais tout le reste peine à suivre. Le scénario est confus, parfois décousu, et manque de rythme, ce qui rend le visionnage long malgré le potentiel de l’univers. Les dialogues ne sont pas toujours convaincants, et le duo principal manque de naturel et de charisme pour vraiment porter l’histoire.
Au final, on reste surtout avec l’impression d’un énorme écrin visuel qui ne parvient pas à cacher un récit trop faible. Une belle vitrine technique, mais un film peu marquant sur le fond.
Le film est tiré d'une bande dessinée, hélàs cette recette est souvent problématique, on attend pas la même chose des deux, la BD fait beaucoup appel à l'imaginaire du lecteur, l'intrigue est rarement complexe, et la transposition au cinéma devient compliquée. Il en ressort un film aux décors riches mais qui est bizarrement fade, les deux acteurs principaux manquent de relief. C'est dommage, on sent qu'il y a eu beaucoup de moyens, on a tous les ingrédients mais ça reste superficiel. Ce qui est surprenant c'est de voir des similarités avec Star Wars, et le copieur n'est pas celui qu'on croit !
Un bon film mais plus pour ado ou pré ado que pour adulte. Il y a des bonnes idées et même si le scénario est un peu confus, on passe un bon moment.
Des paysages magnifiques bien conformes à la bande dessinée. Une créa tivité qui dépasse celle de Starwars. Mais peut-être un peu trop car, du coup, on a du mal à suivre l'histoire...
que c'est long, creux, mal joué, mal doublé. Au départ on croit à une copie de Avatar, puis tout s'enchaîne sans véritable scénario. Plus de 2h30 on l'on s'ennuie, aussi bien les spectateurs que les acteurs
Très mauvais choix des 2 acteurs principaux. Et film gâché par la VF de Cara Delevingne.
Dialogue ubuesque.
Dialogue ubuesque.
Valerian et la cité des mille planètes
La qualité des décors apporte davantage de détails au film, ce qui permet de développer un univers plus vivant et immersif.
Le film exploite bien le voyage spatial, ce qui renforce le sentiment de découverte et d'exploration.
Le personnage de Rihanna manque de développement, ce qui donne l'impression que le personnage manque d'utilité.
La perle manque d'utilité narrative, ce qui affaiblit certains enjeux du film.
Le résumé évoque la notion du temps, mais celle-ci est finalement peu exploitée, ce qui manque de cohérence avec le récit.
Le film explore plusieurs planètes, mais développe peu leur identité et leur présentation.
La réaction des humains face aux extraterrestres est peu exploitée, réduisant l'impact des tensions politiques et sociales. Ça limite l'immersion des univers.
Les motivations de Valerian et Laureline restent parfois floues, ce qui réduit l'implication émotionnelle.
Perle : Valerian et la cité des mille planètes est un film qui se regarde.
La qualité des décors apporte davantage de détails au film, ce qui permet de développer un univers plus vivant et immersif.
Le film exploite bien le voyage spatial, ce qui renforce le sentiment de découverte et d'exploration.
Le personnage de Rihanna manque de développement, ce qui donne l'impression que le personnage manque d'utilité.
La perle manque d'utilité narrative, ce qui affaiblit certains enjeux du film.
Le résumé évoque la notion du temps, mais celle-ci est finalement peu exploitée, ce qui manque de cohérence avec le récit.
Le film explore plusieurs planètes, mais développe peu leur identité et leur présentation.
La réaction des humains face aux extraterrestres est peu exploitée, réduisant l'impact des tensions politiques et sociales. Ça limite l'immersion des univers.
Les motivations de Valerian et Laureline restent parfois floues, ce qui réduit l'implication émotionnelle.
Perle : Valerian et la cité des mille planètes est un film qui se regarde.
Luc Besson nous avait habitué à mieux avec ses précédents films. Valerian Et La Cité Des Mille Planètes est un film long où on se demande quand il va commencer. Je mets au moins 2 étoiles pour les décors du film
Je ne comprends pas ce loupé de la part de Besson ! Il à été (ou tout du moins sa firme Europa Corps, producteurs de la série animé de "Valérian et Laureline", Au demeurant , une excellente série animée et respectant à peu prés dans les grandes lignes le canon de Mézières et Christin, c'est à se demander se les producteurs regardent ce qu'il produisent ! On y retrouve tous les personnages des BD, dans une création de scénario excellente ! Alors pourquoi ne s'en est il pas inspiré pour le film ! Pour beaucoup de gens, "Valérian & Laureline commence avec l’album BD n°1 qui raconte la rencontre des deux personnages face à un méchant (Xombul) dans un moyen age mystique ! C'est sans aucun doute l'un des meilleurs album du couple Christin-Mézières ! Alors pourquoi ne pas s’être inspiré de cet album et de la série animée ? Certes, cela reste un bon film de SF, Mais pour beaucoup de Fans (Dont Bibi, qui à lu tous les album BD et vu la série animées), ce film n'est pas du tout dans l'esprit de "Valérian & Laureline", cela dit, comme je l'ai dit plus haut, cela reste un bon film de SF à regarder en Famille ! Mr Besson, refaite le nous, mais cette fois, révisez BD et Série animée que vous avez produit je vous le rappelle ! Merci de la part d'un grand Fan de Valérian & Laureline de 68 Ans, comme quoi, l'age n'est rien si on garde son esprit d'enfant intact !
Huit ans plus tard donc, je me décide à poser les yeux sur ce Valerian, pensé pour être l'équivalent
spoiler:
du Star Wars hexagonal (mais avec des stars internationales)
. Et d'ailleurs, Luc Besson ne s'est pas privé de marteler combien George Lucas avait tout piqué à la bande dessinée de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières pour accoucher de Star Wars. En réalité, le cinéaste américain a surtout déroulé une mosaïque d'influences allant de Valerian à Tolkien, en passant par Joseph Campbell, Akira Kurosawa ou Frank Herbert. La stratégie est simple : vous avez aimé la saga spatiale de Lucas, alors venez découvrir son modèle. En plus, les moyens sont là (197 millions de dollars, maintes fois mis en avant durant la promo). Puis comme l'a démontré la décennie chez Besson (Angel-A, Adèle Blanc-Sec, Malavita ou Lucy), quand la qualité est au rendez-vous ce serait dommage de s'en priver.
L'énorme budget se voit à l'écran. Pour ainsi dire, il barbouille pratiquement chaque photogramme, entre les VFX, spoiler: les guests stars et caméos en cascade
. Il y a une générosité indéniable chez Valerian, qui cumule les propositions d'univers et péripéties en tous sens. Oui, il y a de quoi faire avec un tel matériau. Et malgré la masse de travail qu'a représenté sa transposition au cinéma, force est de constater que les effets spéciaux sont solides (à part quelques incrustations moches). C'est déjà pas mal, pourrait-on dire. Malheureusement, ça ne pèse pas bien lourd face au rouleau compresseur Besson. La direction artistique est un bordel informe. On multiplie les styles à chaque vignette, tant et si bien que l'univers ne propose aucune cohésion d'ensemble. Le Cinquième Élément optait également pour une esthétique baroque, mais pas à un degré aussi frénétique que Valerian. Se dégage l'impression d'un grand huit dont on ne connait ni le plan ni les règles. Une chose mise en évidence lors d'une séquence spoiler: de poursuite dans les entrailles d'Alpha (la station-planète)
où on change sans arrêt d'environnement. Ça devrait être cool, mais c'est simplement vain. De la poudre aux yeux, on aurait pu essayer de passer outre si le film était correctement écrit...
Malgré le budget, malgré les multiples argentiers, malgré le cahier des charges et en dépit de la pression, l'écriture de Besson est toujours aussi problématique. Si le film a le mérite de na pas être ennuyeux, il est pourtant extrêmement pénible à suivre. L'écriture est un nouvel exemple de dégringolade autant sur l'intrigue que les protagonistes ou même l'humour (pas un seul gag ne marche). Comme le fil rouge est famélique en plus d'être ultra-convenu, il faut délayer donc Besson enchaine les MacGuffin pour temporiser et les deus ex machina pour s'en sortir. Et quand on revient enfin sur les rails de l'histoire principale, c'est pour nous faire spoiler: de l'exposition à vingt minutes de la fin
. Sachant qu'on a déjà compris de quoi il est question depuis deux heures, à l'inverse de nos deux héros. D'ailleurs, parlons-en de ces nouvelles figures avortées du space-opera (qui s'en remettra très bien).
Le plus gros défi pour le spectateur, ce sera de s'attacher à de pareilles têtes-à-claques. Conçus comme des archétypes, Valerian et Laureline deviennent des caricatures gonflantes au bout de cinq minutes...Et il en reste encore cent vingt ! Sacrée épreuve, surtout que Besson ne va pas du tout les faire évoluer d'un pouce. Laureline demeure la seconde-en-chef piquante mais spoiler: tellement amoureuse de son gougnafier de supérieur (le rôle-titre)
. Et ce dernier est sans conteste le plus insupportable de tous. Arrogant, queutard, fier de lui et lourd comme pas permis. Comme il reste le même d'un bout à l'autre spoiler: et qu'il arrive à ses fins (il réussit sa mission et serre la nénette)
, il est permis de penser que Besson se projette un peu chez lui. Et que dire de leur incarnation ? Cara Delevingne n'est pas une actrice, elle le prouve une fois de plus. Le constat est moins gratiné que pour le pitoyable Suicide Squad mais on reste sur un niveau assez bas. Quant à Dane DeHaan, il joue la partition sans trop de bémols, mais avec un personnage aussi imbuvable et défaillant, comment l'apprécier ?[/spoiler] Impossible.
Et dernièrement, comment accorder la moindre crédibilité à ces adolescents graciles face à n'importe quelle menace ou supérieur hiérarchique ? Il y a un fossé entre l'aura de ces deux serpillières et le charisme d'un Clive Owen ou le professionnalisme de Sam Spruell. Et je n'ai pas parlé de spoiler: Rihanna, dont la présence tient avant tout du calcul opportuniste soyons sérieux. Eh bien la chanteuse ne joue pas. Elle ne sait pas (vous avez vu Battleship ?) donc elle s'en fiche
. Ses quelques minutes d'apparition sont affreusement embarrassantes, mais confirment que le projet partait décidément trop en vrille pour mettre dans le mille. Comme de juste, Valerian s'est sévèrement crashé au BO, anéantissant tout espoir de franchise (on a eu chaud). Pour ma part, je l'ai rattrapé pour pas mourir idiot. Le problème, c'est qu'une fois affranchi, je me suis senti encore plus bête.
. Et d'ailleurs, Luc Besson ne s'est pas privé de marteler combien George Lucas avait tout piqué à la bande dessinée de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières pour accoucher de Star Wars. En réalité, le cinéaste américain a surtout déroulé une mosaïque d'influences allant de Valerian à Tolkien, en passant par Joseph Campbell, Akira Kurosawa ou Frank Herbert. La stratégie est simple : vous avez aimé la saga spatiale de Lucas, alors venez découvrir son modèle. En plus, les moyens sont là (197 millions de dollars, maintes fois mis en avant durant la promo). Puis comme l'a démontré la décennie chez Besson (Angel-A, Adèle Blanc-Sec, Malavita ou Lucy), quand la qualité est au rendez-vous ce serait dommage de s'en priver.
L'énorme budget se voit à l'écran. Pour ainsi dire, il barbouille pratiquement chaque photogramme, entre les VFX, spoiler: les guests stars et caméos en cascade
. Il y a une générosité indéniable chez Valerian, qui cumule les propositions d'univers et péripéties en tous sens. Oui, il y a de quoi faire avec un tel matériau. Et malgré la masse de travail qu'a représenté sa transposition au cinéma, force est de constater que les effets spéciaux sont solides (à part quelques incrustations moches). C'est déjà pas mal, pourrait-on dire. Malheureusement, ça ne pèse pas bien lourd face au rouleau compresseur Besson. La direction artistique est un bordel informe. On multiplie les styles à chaque vignette, tant et si bien que l'univers ne propose aucune cohésion d'ensemble. Le Cinquième Élément optait également pour une esthétique baroque, mais pas à un degré aussi frénétique que Valerian. Se dégage l'impression d'un grand huit dont on ne connait ni le plan ni les règles. Une chose mise en évidence lors d'une séquence spoiler: de poursuite dans les entrailles d'Alpha (la station-planète)
où on change sans arrêt d'environnement. Ça devrait être cool, mais c'est simplement vain. De la poudre aux yeux, on aurait pu essayer de passer outre si le film était correctement écrit...
Malgré le budget, malgré les multiples argentiers, malgré le cahier des charges et en dépit de la pression, l'écriture de Besson est toujours aussi problématique. Si le film a le mérite de na pas être ennuyeux, il est pourtant extrêmement pénible à suivre. L'écriture est un nouvel exemple de dégringolade autant sur l'intrigue que les protagonistes ou même l'humour (pas un seul gag ne marche). Comme le fil rouge est famélique en plus d'être ultra-convenu, il faut délayer donc Besson enchaine les MacGuffin pour temporiser et les deus ex machina pour s'en sortir. Et quand on revient enfin sur les rails de l'histoire principale, c'est pour nous faire spoiler: de l'exposition à vingt minutes de la fin
. Sachant qu'on a déjà compris de quoi il est question depuis deux heures, à l'inverse de nos deux héros. D'ailleurs, parlons-en de ces nouvelles figures avortées du space-opera (qui s'en remettra très bien).
Le plus gros défi pour le spectateur, ce sera de s'attacher à de pareilles têtes-à-claques. Conçus comme des archétypes, Valerian et Laureline deviennent des caricatures gonflantes au bout de cinq minutes...Et il en reste encore cent vingt ! Sacrée épreuve, surtout que Besson ne va pas du tout les faire évoluer d'un pouce. Laureline demeure la seconde-en-chef piquante mais spoiler: tellement amoureuse de son gougnafier de supérieur (le rôle-titre)
. Et ce dernier est sans conteste le plus insupportable de tous. Arrogant, queutard, fier de lui et lourd comme pas permis. Comme il reste le même d'un bout à l'autre spoiler: et qu'il arrive à ses fins (il réussit sa mission et serre la nénette)
, il est permis de penser que Besson se projette un peu chez lui. Et que dire de leur incarnation ? Cara Delevingne n'est pas une actrice, elle le prouve une fois de plus. Le constat est moins gratiné que pour le pitoyable Suicide Squad mais on reste sur un niveau assez bas. Quant à Dane DeHaan, il joue la partition sans trop de bémols, mais avec un personnage aussi imbuvable et défaillant, comment l'apprécier ?[/spoiler] Impossible.
Et dernièrement, comment accorder la moindre crédibilité à ces adolescents graciles face à n'importe quelle menace ou supérieur hiérarchique ? Il y a un fossé entre l'aura de ces deux serpillières et le charisme d'un Clive Owen ou le professionnalisme de Sam Spruell. Et je n'ai pas parlé de spoiler: Rihanna, dont la présence tient avant tout du calcul opportuniste soyons sérieux. Eh bien la chanteuse ne joue pas. Elle ne sait pas (vous avez vu Battleship ?) donc elle s'en fiche
. Ses quelques minutes d'apparition sont affreusement embarrassantes, mais confirment que le projet partait décidément trop en vrille pour mettre dans le mille. Comme de juste, Valerian s'est sévèrement crashé au BO, anéantissant tout espoir de franchise (on a eu chaud). Pour ma part, je l'ai rattrapé pour pas mourir idiot. Le problème, c'est qu'une fois affranchi, je me suis senti encore plus bête.
Un vrai petit chef d'œuvre dans la lignée du 5eme élément, avec des acteurs top, un rêve pour les adeptes de la bd !!!
On est bien plongé dans le monde du Valérian de la BD.
Film à grand spectacle.
Du pure Luc Besson
Film à grand spectacle.
Du pure Luc Besson
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse