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Galactus
9 abonnés
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3,5
Publiée le 13 octobre 2018
Un très bon western, cela va sans dire, bien réalisé et bien interprété. Il y a pourtant un je ne sais quoi qui pour moi l'empêche d'être dans la catégorie excellence.
Trois ans après le douteux "Dheepan", Jacques Audiard revient avec un premier film américain, une incursion dans le western plutôt réussie. "Les frères Sisters" séduit par la modestie de son écriture (un montage parallèle bien tenu, deux duos qui finissent par se rejoindre à mi-parcours), la beauté de sa photographie qui contraste nettement avec celle, poisseuse et lassante, de ses derniers films français et par une mise en scène qui, à défaut d'être originale, est dépourvue d'effets de style qui encombraient de plus en plus le cinéma d'Audiard. Il ne faut pas chercher de grands moments de bravoure dans "Les frères Sisters" mais suivre avec un certain plaisir une histoire narrée avec élégance, dans laquelle l'humour et la cruauté se côtoient naturellement. Il est donc assez surprenant de voir un film d'Audiard aussi modeste dans sa facture, aussi simple dans sa manière de créer une complicité entre des acteurs et des personnages sans que ces derniers soient psychologiquement épais (ce qui reste malgré tout une limite). Alors que le film met longtemps en scène une banalité de la violence, règle essentielle pour survivre dans ce monde de brutes, il prend le spectateur à contre-pied au moment où les quatre personnages principaux sont réunis : leur entente dans leur quête d'or est proche d'un pacifisme absolu dans un lieu quasi idéal (une rivière dans les bois californiens) mais va s'écrouler lors de la meilleure scène du film, qui met en évidence l'inexorable cupidité des hommes. Le film déçoit néanmoins dans un dernier quart d'heure expéditif, à peine filmé puisque sans aucun intérêt scénaristique, se concluant par une scène balourde, aussi anecdotique qu'inconséquente. Malgré quelques réserves, le virage opéré par Audiard est convaincant dans la mesure où le cinéaste semble enfin avoir trouvé des procédés formels et d'écriture à la hauteur de ses ambitions, judicieusement revues à la baisse.
Je me suis rarement autant ennuyé (version polie) au cinéma. Et pourtant j'adore les westerns (Rio Bravo, La horde sauvage, Johnny Guitare ou dans un genre différent Il était une fois dans l'ouest, liste non exhaustive). Film lent, long. Histoire quelconque et même ridicule sur la fin. Images moches. Beaucoup de scènes sombres. Aucune touche d'humour. Evidemment les comédiens sont bons, Heureusement, ce sont des pros. Autre point positif le réalisme des coups de feu. Je ne vois pas ce que Jacques Audiard est allé faire dans cette galère.
Avec trois grands acteurs anglophones il y avait de quoi faire un vrai western; les décors, les flingues sont là. Par contre J Audiard ne veut pas respecter les codes du western et il les fait parler et il met des bons sentiments, il veut du social... Bref ça n'est plus crédible et ça sent le cinéma français. Il y a une contradiction que l'on doit supporter et cela gâche le film. Si vous vouliez le Western c'est raté vous avez juste le Canada Dry
C'est simple, mon avis est très mauvais, les extraits m'ont donné envie, je voulais partir du film au bout de 30minutes , il n' y a aucun suspens, aucune histoire, on s'ennuie et on regrette le choix. Je ne recommande pas du tout.
Jacques Audiard se lance via le Western à la conquête de l'ouest anglophone...Avec ce film mélant exploration de l'âme humaine et violence, il risque bien d 'atteindre son objectif. Les deux frères, tueurs à gages, sont de bons professionnels sans état d'âme quant à leur Job, mais le couple est disymétrique avec Charly, brute de décoffrage et dominateur, et Elie, l'aîné plus réfléchi, plus sentimental, plus responsable, plus ouvert. Le duo qu'ils poursuivent, missionnés par le Commendatore, est lui aussi atypque, utopique, un brin intello, et pourtant assoiffé d'or, mais pour la bonne cause..
Personnellement, j'ai trouvé le démarrage du film assez lent et la fin plus intéressante, quoique la dernière scène avec le retour au bercail chez Maman, ne m'ait pas semblé indispensable.
Jacques Audiard fait ici preuve d’audace et de facétie. Un western dans lequel nous accompagnons les féroces cow-boys dans un processus régressif incroyable ! Ces deux frères ont pour patronyme « Sisters ». C’est déjà un point de départ conséquent pour s’engager dans une vie au Far-west, surtout si l’on est chasseurs de primes. Quand l’un s’enivre et débloque ensuite, l’autre dort avec son étole doudou ! Le père était une grosse brute, le cadet l’a supprimé un jour, où il en faisait trop. Depuis, l’aîné, coupable de n’avoir pas commis lui-même le meurtre, n’a d’autre alternative que de protéger son frère puîné. À l’issue de maintes péripéties, les deux frères rejoignent le giron maternel. L’accueil est improbable, puisque la mère n’imagine pas revoir un jour ses deux progénitures. Une aventure tellement déconcertante à laquelle on ne s’attendrait pas. Jacques Audiard peut tout se permettre et nous le suivons avec délectation !!
Un très grand gachis de très bons acteurs! Le scénario est nul, une histoire trop trop banal. Rien est developpé veritablement.J'ai mis la moitié d'une étoile juste pour les images de paysages de l'ouest american...
Pour ma part j'ai été déçu par ce film que j'attendais beaucoup . La trame est jonchée de moments très longs, et la fin respire le "Je ne savais pas comment mettre fin à l'aventure" . Des scènes d'actions toutefois sympa mais aucune profondeur chez les protagonistes . Ce film mérite quand même d'être vu mais je témoigne pas d'une grande ambition .
Une mise en scène assez prodigieuse et un décor parfois très précis fait que l'on aime regarder ce film. Mais,on aurait aimer s'attendre à plus de musique, plus de poésie et peut-être à une fin plus "grandiose" et je me suis demandée que veut nous faire passer comme message J. Audiard ? La violence assez présente et l'histoire assez "banale" fait que je n'ai pas été éblouie.
Le nouveau film de Jacques Audiard est sur de nombreux aspects la bonne pioche de la rentrée. Que ce soit sur le casting, la bande son ou même l’évolution psychologique des personnages, rien n’est laissé au hasard dans ce western d’un genre nouveau. Ici, c’est l’empathie qui prime : le destin croisé de nombreux antagonistes attachants au passé trouble est finalement réuni et nous laisse perplexe. Enfin, les duos géniaux John C.Reilly - Joaquin Phoenix et Jake Gyllenhaal - Riz Ahmed sont les points forts de ce western inclassable.
Jacques Audiard, signe avec Les Frères Sisters, un western atypique qui ressemble aux standards du genre tout en s'en éloignant, ne serait ce que par son histoire originale. Néanmoins au début, les informations sont délivrées au compte goutte jusque rendre parfois la narration chaotique. Mais tout cela s'arrange, quand les protagonistes se retrouvent et entament chacun, leurs propres histoires et dévoilent progressivement leurs personnalités intimes derrière des caractères superficiels et violents. Ce film rude, puissant, nous entraîne dans des univers âpres, durs et authentiques où les bruits ambiants remplacent l'habituelle et envoûtante musique de E. Morricone. Ce choix austère rudoie un peu le romantisme conventionnel du genre, mais ne nuit en rien à la virtuosité de l'ensemble. Quelque bémols pourtant, dans la construction, l'oubli ou non de développer certains personnages ( comme le Commandator joué par le génial R. Hauer. Vite expédié ! ) Sinon, pari réussi pour ce français qui a osé - dignement - s'attaquer a ce genre mythique et aux monstres sacrés du cinéma qui les ont réalisés .
Il était évident que, bien qu'étant français, le cinéma de Jacques Audiard s'exporterait, un jour, dans l'immensité des plaines du Far West, dans ce monde viril, cruel, violent où les thèmes de la rédemption, du sens du sacrifice, de la souffrance dans l'accomplissement si chers au realisateur pouvaient pleinement s'épanouir. Ce qui est plus sidérant dans cette totale réussite est qu'Audiard laisse, cette fois ci, émerger l'humour, la sensibilité, la fraternité et surtout l'émotion. Outre l'exceptionnel scénario, il est difficile de ne pas vanter la magnifique photographie de Benoît Debie, la musique envoûtante d'Alexandre Desplat et l'extraordinaire complicité des quatre interprètes même si John C.Reilly prouve définitivement qu'il est un très grand et que Riz Ahmed crève l'écran. Du très grand cinéma.
Du grand art ou comment nous rendre sympathiques deux tueurs à gages particulièrement dangereux. Il faut bien comprendre les enjeux de cette course à l’or pour entrer dans chaque personnage. La confrontation des frères Sister avec l’autre tandem confine à la perfection et renvoie à l’Amérique des années 50. Ils vont côtoyer un chimiste idéaliste qu’ils étaient censés torturer et un détective, transformant cette course au crime en un chemin initiatique, ramenant finalement nos héros affranchis de leur sinistre mission vers le nord, leur point de départ.
Quand tu pars avec un duo Joaquin Phœnix - John C. Reilly, en ajoutant Jake Gyllenhaal en second rôle, on peut aisément dire que tu as une bête de casting. Ce western a tout d’un classique du genre : chasse à l’homme, rançon, traversé du désert, gâchette facile, ruée vers l’or, conquête de l’Ouest. Un chef opérateur au service de la mise en scène version carte postale. Avec de tel bonhomme à l’écran et un Jacques Audiard derrière la caméra, on est en tout point dans un combo qui devrait sentir le souffre. La fumée est bien présente. La relation fraternelle au cœur d’un débat d’ego, quand bien même les liens du sang reste infaillible. Mais ce supplément d’âme abrasif qui nous enflammerai le tout est lui absent, similitude des 3 derniers longs du cinéaste.