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Jmartine
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3,0
Publiée le 8 novembre 2016
A 80 ans, alors qu’il annonçait que Jimmy’s Hall était son dernier film, Ken Loach remet le couvert, indigné de la cruauté de la politique de David Cameron. Il n’a rien perdu de sa colère, de son empathie à l’égard des laissés pour compte, des oubliés du système, des écorchés de la vie…de là « Moi Daniel Blake » méritait-il une palme d’or à Cannes ? On peut s’interroger…Le constat et la critique que fait Ken Loach d’un système absurde et violent secouent le spectateur …qui d’ailleurs applaudit à la fin de la projection…le public va s’indigner, verser une larme peut être….mais ce discours aurait mérité plus de nuance et moins de manichéisme. Sa vision des employés d’une administration sourde et sûre de ses prérogatives, s’acharnant à appliquer des réglementations opaques et excluantes édictées dans les hautes sphères de l’administration frise la caricature…le casting n’a pas gâté ces petits employés des Jobs Centers britanniques dont l’inefficacité serait volontaire….ils sont tous gris, obtus, au physique ingrat…cet aspect là m’a gêné …Ceci dit, bien sûr on ne peut être que touché par la dignité de Daniel Blake, qui met toute son énergie et son humour dans une bataille quasi désespérée, planté devant son ordinateur dont il ne sait se servir…Dave Johns est criant de vérité, bien sûr on compatit à la détresse de Katie ( touchante Hayley Squires) en passe de se faire broyer par la machine administrative…on veut croire en cette fraternité, et au sourire des deux enfants de Katie. Ken Loach a fait confiance à des quasi inconnus qu’il dirige parfaitement…la mise en scène est d’une grande simplicité et efficacité, dommage qu’à vouloir trop démontrer il n’ait pu échapper à l’écueil d’un certain manichéisme…
Cannes, Ken Loach, film social -> Palme d'Or. C'est un raccourci peut-être mais c'est la réalité. Les derniers films du cinéaste sont très engagés afin de dénoncer les dérives de la société, tout particulièrement la société britannique, auprès des personnes mises en marge du système. Bien sûr qu'il en faut et que c'est nécessaire. Encore faut-il que ce ne soit pas trop manichéen. Car c'est un peu le sentiment ressenti au sortant du film. Bien sûr, la trame principale est bien construire, elle nous révèle les failles d'un système à la pointe de la technologie et soit-disant bien pensé. Mais elle nous force trop dans un seul sens quitte à aller dans l'extreme. Le film est filmé avec beaucoup de sobriété pour donner plus de force au propos. Les acteurs sont bons. Mais c'est loin d'être le meilleur film du cinéaste.
Ken LOACH livre un drame social bouleversant. Le film est efficacement porté par l'excellent duo JOHNS-SQUIRES. Les deux principaux interprètes livrent deux magnifiques interprétations. La mise en scène est à la fois efficace et réaliste. Il y a du rythme et des scènes percutantes. "Moi, Daniel Blake" mérite amplement sa Palme d'or.
Excellent comme d'habitude, qui vous remue les tripes ! Quand on pense que nos services publics se dirigent tous vers ça : "le tout numérique" on prend une sacrée claque et on se demande ce qu'il reste d'humanité.
Très émouvant, et très critique sur la société anglaise actuelle, les travers de son administration, la vie difficile des citoyens. Une très belle histoire de solidarité , de confiance. Parfaitement interprété, c'est un très bon Ken Loach
Trop de misère tue la misère. A force de vouloir faire dans le misérabilisme ce film en devient presque comique. La seule chose qui m'a empêché de dormir ,c'est de savoir qu'il a été palme et qu'il a de bonnes critiques.Scandaleux.Ce film est plat long ennuyeux pathétique, prévisible bref il mérite la palme d'or du navet 2016
Le cœur serré et le poing levé. Daniel ne peut pas travailler car il a des problèmes de cœur. Il ne peut pas non plus toucher d'aides car les autorités compétentes en ont décidé ainsi. Katie, fraîchement débarquée de Londres avec ses deux mômes, multiplie les problèmes avec le « Pôle Emploi » britannique. La rencontre de ces deux personnages donne une formidable leçon d'humanité. Pas de doute, nous sommes chez Ken Loach : La langue claque comme une musique urbaine et le propos est engagé. Sur la forme, le film est sobre, sans musique ou presque et les effets sont minimalistes. L'attention est portée sur les personnages, ces humains confrontés au rouleau compresseur de l'administration, cette machine qui broie celui qui n'en comprend pas les codes. Ici, il est évident que les codes sont fait expressément pour ne pas être compris et pour laisser sur le bord du chemin celui que l'on accusera d'oisiveté. Il y a des scènes effrayantes et révoltantes comme j'en ai vues peu. Ça prend aux tripes et donne envie d'exploser la tronche des ordures qui profitent de ce système ou de ceux qui le cautionnent. Mais le film n'est pas pessimiste ou misérabiliste, loin de là. Il rappelle que le rempart contre l'horreur est précisément cette humanité à laquelle il faut s'attacher absolument, que la solidarité n'est pas un slogan à répéter selon le sens du vent. Il y a aussi l'idée que le système prive l'individu de sa responsabilité vis à vis de son prochain. Il ne s'agit donc pas d'une fable moralisatrice et manichéenne dans laquelle le vilain serait montré du doigt. Ici, le « méchant » n'a pas de nom, il est en chacun de nous dès lors que nous cessons d'assumer notre responsabilité dans les choix (politiques notamment) que nous faisons. Bref, un film terrible et lumineux, qui ne pourra laisser personne de marbre, à faire voir à tous les décideurs politiques et à leurs groupies. La Grande-Bretagne d'aujourd'hui est la France de demain si nous ne décidons pas de mettre fin au massacre. Merci à Ken Loach de réussir à montrer ce qu'on peine parfois à voir.
Du très bon ken Loach. Film social et politique qui nous met en face des absurdités du monde d'aujourd'hui et d'une administration qui écrase et humilie les plus faibles. Ceux qui trouvent ce film caricatural et outrancier n'ont jamais du avoir à faire à ce genre de situation. Oui, il y a des gens démunis qui ne savent pas se servir d'internet, qui ont du mal à faire valoir leur droits. Ken Loach dépeint une réalité et tant mieux s'il a obtenu avec ce film la palme d'or
"Moi, Daniel Blake" est à coup sûr un plaidoyer sans aucune concession de la misère sociale dans laquelle est plongée une très grande partie de notre population broyée par un système qui l'enfonce bien plus qu'il ne la soutient ou la défend. Pour ce faire, Ken Loach dirige ses acteurs sur le fil, leur faisant parfaitement endosser des rôles plus vrais que nature, chacun d'entre eux, petits ou grands réussissant à nous émouvoir plutôt deux fois qu'une, comme surtout Dave Johns et Hayley Squires, dans leur superbe prestation... Un film très prenant certes, où l'espoir est délibérément et cruellement absent, presque trop afin de tout miser sur le pathos nécessaire au spectateur pour le toucher au plus profond alors qu'une fin misant jusqu'au bout et à fond sur la solidarité humaine entre ces deux êtres aurait apporté le message positif enfin attendu... Car le piège ici est sans doute dans le désir manifeste d'enfiler les pires situations, afin de bien nous prouver que rien de rien n'aura souri dans l'existence de Dan ou de Katie... Et jusqu'à la fin, on tombe à pieds joints dans ce que l'on ne sait que trop sur tous nos dysfonctionnements certes absolument scandaleux et extrêmement bien mis en évidence, et que le cinéaste dénonce avec raison mais aussi quelquefois de façon presque trop caricaturale et appuyée, puisque l'on se doute d'ailleurs à l'avance de l'implication des événements telle une spirale infernale, dans lesquels vont tomber inévitablement chacun des personnages. Cette descente aux enfers bien trop ordinaire que connaissent des millions de gens pour même quelquefois finir dans la rue a de quoi nous retourner, mais il s'agirait de savoir quelle mesure réelle apporter dans ce monde centré uniquement sur le profit ? Et un peu à la manière du journalisme d'investigation qui montre du doigt et dénonce, qu'en reste-t-il réellement après ? Du cinéma utile, indispensable sans aucun doute pour celui qui aura la chance et le luxe de l'apprécier tout en rentrant ensuite au chaud chez lui, et qui ainsi ne fait rien avancer puisque dès le lendemain, tout continuera et se reproduira à l'identique pour celles et ceux dont la vie va basculer, et qui n'ayant rien à manger, n'auront même pas à imaginer ou espérer s'offrir le luxe d'une petite toile au ciné... Alors oui, un film plus qu'utile, qui le sera vraiment de manière magnifique quand il nous aura tous décidés à nous prendre par la main pour dénoncer ensemble dans la rue le comportement de notre triste et riche société envers toute une frange de la population laissée honteusement pour compte...
On se dit qu'on sait déjà ce qu'on va voir, la machine qui broie les gens en difficulté au lieu de les aider... mais l'illustration qui en est faite est d'une puissance qui vous serre à la gorge pour qui a encore un fond d'empathie pour ses frères humains. Bien documenté, nerveux, ce film ne cède pas à la facilité des "gentils contre les méchants" puisque les fonctionnaires anglais y généralement décrits, comme de braves gens appliquant la procédure sans mollir, tout comme la participants des expériences de Stanley Milgram envoyaient sans sourciller une décharge mortelle de 450 volts à un inconnu...
Parfois drôle voire hilarant souvent triste et prenant. En fait le cinema de Ken L , je ne peux pas être contre... Les sujets sont signifiant et prenant pourtant les parties pris sont loin de la crudité de "loi du marchés" . Des très belles scènes fortes... La banque alimentaire, la scène du tag sur le mur.... Ken L porte en bandoulière son engagement et pour cela j'ai du mal a n'être pas d'accord sur ces choix... Pourtant le débats le questionnement me semble important d'être présents même dans ces partis pris. C'est justement là que je trouve que Ken L ne va pas assez loin... Il ne se met pas lui même en danger.
Ken Loach a toujours la pêche. Et il le prouve à 80 balais avec son "Moi Daniel Blake", qui détaille en Angleterre les rouages kafkaïens d'un fantôme d'état-providence, rouages dans lesquels un brave type se trouve peu à peu broyé à la fin d'un parcours de citoyen ordinaire mais exemplaire. Daniel Blake est menuisier. Il a 59 piges et se remet d'une crise cardiaque. Les médecins le considèrent inapte au travail, mais la case infarctus n'est pas prévue dans les formulaires du pôle-emploi local qui doit subvenir à ses besoins avant la reconnaissance de son statut d'invalide. Total, pour toucher le chômage en attendant d'être pensionné, il doit pouvoir ...prouver qu'il cherche activement du taf. Docile et résolument positif, il démarche mais galère à s'inscrire dans les cases informatiques, à cause de son incurie face aux claviers et autres souris. Parallèlement à ses tentatives absurdes (et presque comiques, entre les conversations avec des voix enregistrées et les rares entretiens avec de réelles personnes, bornées ou impuissantes, qu'il réussit à obtenir...), il se lie d'amitié avec une mère célibataire, bien démunie elle aussi, et ses deux enfants. Il les soutient et les aide, sans rien demander en échange, solidaire instinctif. Franc du collier, empathique et chaleureux, Blake est une belle personne. Il finit par se révolter à sa façon très respectueuse, ce qui d'ailleurs est l'occasion d'un moment fort, très jubilatoire pour nous. Mais pour la machinerie ultralibérale dématérialisée, cette belle personne est...personne. Et pour qui (per)sonnera le glas, je vous laisse deviner... Si sa trame est assez prévisible et les profils de ses protagonistes presque convenus, le film que nous livre K.Loach est généreux, important et utile. Il fonctionne, au même titre que "La loi du marché" qui abordait en France une problématique voisine, assez récemment.... K.loach a reçu une palme méritée pour ce beau coup de poing dans nos tronches de nantis qui devrait, dans un monde idéal, faire se lever les hommes de bonne volonté comme vous et moi, pour qu'on en finisse avec l'argent-roi...
Les films de Ken Loach se suivent et se ressemblent de plus en plus. Nul doute que ce Moi, Daniel Blake, récompensé par la très prisé palme d'or, était attendu or le film, au scénario cousu de fils blancs et aux péripéties très attendus,manque cruellement de subtilité malgré la force du sujet et la conviction des acteurs tous très justes. Mais à trop accentuer les stéréotypes, le film devient trop binaire opposant schématiquement les gentils pauvres à une administration dénuée d'humanité. Loach a voulu faire, une fois n'est pas coutume, un film d'utilité publique. Le côté mélodramatique est un peu forcée même si certaines scènes sonnent justes et on regrettera un final à la fois trop prévisible et tire larme. Loach, en grand maître du film social, sait quand même doser ses effets et évite les longueurs superflus. Efficace mais prévisible, Moi,Daniel Blake, c'est du cinéma social grand public, pas désagréable mais cinématographiquement sans grand intérêt.
Scandaleux. Des passages d'un ridicule m'ayant presque poussé vers la sortie. Le film est lent, et se termine sur ce que l'on pouvait prévoir dès le début. Entre le début et la fin nous nous retrouvons dans un reportage sans saveur sur la vie dans une banlieue anglaise. Problématique sociale ridiculisée par ce film. Ce film décrédibilise le festival de Cannes à lui tout seul.
Ce film est trop désespérant si bien que je crois que le scénario est trop poussé. Trop de détresse. J'ai du mal à rentrer dans la vie de Daniel Blake. Franchement ! La société anglaise est elle vraiment si inhumaine ?!!