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4,0
Publiée le 2 mai 2026
Killers of the Flower Moon revient sur les crimes commis contre les Osages dans l’Oklahoma des années 1920, lorsque leur richesse pétrolière a attiré convoitise, manipulation et meurtre. Un film dense et grave, que j’ai apprécié autant comme récit historique que comme plongée morale dans la prédation.
Avant de le voir, il faut avoir en tête que Martin Scorsese ne signe pas un simple thriller d’enquête. Adapté du livre de David Grann, le film s’inscrit dans le versant funèbre de son cinéma, celui du crime, de l’argent et de la corruption morale. À travers l’histoire réelle des Osages, il construit une fresque sur la dépossession, la complicité et la manière dont tout un système peut rendre le crime possible.
Le film explore avant tout la prédation coloniale. La richesse des Osages est traitée comme une anomalie par ceux qui estiment qu’elle devrait leur revenir. Scorsese montre alors une violence moins spectaculaire que méthodique, qui passe par le mariage, la famille, la médecine, les affaires ou la loi. Le mal est partout, justement parce qu’il avance souvent à visage ordinaire.
Le récit s’intéresse aussi à la trahison intime et à la corruption morale. Il montre comment l’amour, la confiance et les liens familiaux peuvent être contaminés par l’argent et la domination. Derrière le récit criminel, le film interroge la responsabilité individuelle dans une logique collective, ainsi que la facilité avec laquelle une société ferme les yeux lorsqu’elle tire profit de l’injustice.
J’ai surtout apprécié le film comme une grande fresque. La reconstitution est impressionnante, portée par les décors, les costumes, les voitures et le casting. Les performances, souvent dans la retenue ou l’ambiguïté, renforcent la gravité de l’ensemble. La mise en scène, ample et maîtrisée, installe une atmosphère lourde, soutenue par la musique et par un climat de plus en plus étouffant.
Toutefois, le film demande une vraie attention. J’ai parfois eu du mal à situer certains personnages, leurs rôles et leur place dans cette mécanique collective. La durée se ressent aussi par moments, même si elle participe clairement à l’ampleur du récit. Cela rend l’expérience exigeante.
Au final, Killers of the Flower Moon propose une œuvre grave, dense et maîtrisée sur la cupidité, la dépossession et la complicité. Un film important, dont la force vient autant de son ampleur historique que de sa noirceur morale.
C’est mieux que the irish man mais ce film ne méritait pas une telle durée surtout quand la psychologie des personnages n’est en fait pas très approfondie. Je ne peux pas dire qu'on s’ennuie malgré tout mais à la fin du film on se dit quand même : vache 3h30 pour un scénario autant cousu de fil blanc. Bref un film moyen car trop prévisible et sans véritable profondeur malgré sa durée.
Un film qui aurait pu être plus court (3h30) pour développer une intrigue intéressante, celle de la traîtrise des américains blancs sur les peuples indiens amis... Le héros un peu niais impeccablement joué par Di Caprio et son oncle De Niro parfait en véreux échafaudent un plan contre leur propre famille (par alliance), on se demande où cela va mener, le suspens est garanti malgré des longueurs.
Moi perso je trouve ça dégueulasse de faire ça a Leonardo l actrice principale a clairement plus de 25 ans et est un peu grassette pauvre Leonardo tout ce qui doit endurer y aurait mérité minimum le double de sont cachais j suis avec toi gros
Martin Charles Scorcese naît le 17 Novembre 1942, de l'union de parents d'origine sicilienne catholique traditionnel, tous deux acteurs, à New York. Asthmatique et frêle, le jeune Martin ne peut pratiquer de sport et ses parents l'emmènent fréquemment au cinéma. Epris d'une foi profonde, il se destine d'abord à une vie religieuse et entre au séminaire en 1956 afin d'être ordonné prêtre. Jugé trop jeune (n'ayant que 14 ans) et indiscipliné pour s'engager si tôt dans le ministère sacerdotal, il est renvoyé au bout d'un an. Il termine ensuite ses études dans le Bronx puis intègre l'université de New York et obtient une maîtrise en 1966. Après des débuts prometteurs, et avec la carrière qu'on lui connaît depuis, Martin Scorcese est devenu l'une des têtes de proue du Nouvel Hollywood et signe, avec "Killers of the flower moon", sa 30ème réalisation. Ce film adapte le roman non fictionnel de David Grann -"La note américaine" paru en 2017- où l'auteur retrace ses recherches sur les meurtres des natives Osage: dans les années 1920, plusieurs membres de cette tribu, vivant dans le comté dOsage en Oklahoma, sont assassinés après avoir découvert du pétrole sur leurs terres et s'en être enrichis. Le "Bureau of Investigation" (qui deviendra la . en 1935) mène tardivement l'enquête. Présenté en avant-première au Festival de Cannes 2023, ce long métrage, sombre et immersif, révèle de l'intérieur une vaste conspiration, donne une force cinématographique et une profondeur émotionnelle à ce qui n'était autrefois qu'une note de bas de page durant la Prohibition, dans la longue et brutale histoire du génocide des natives. Et comme cette histoire a rarement reçu l'attention qu'elle mérite dans le cinéma américain, Martin Scorcese lui donne ici toute la légitimité qui lui revient de droit, en explorant un territoire dramatique réel inédit. "Killers of the moon" est certes raconté par un cinéaste "blanc" et Mr Scorcese aborde lui-même la question "qui a le droit de raconter l'histoire de qui" en apparaissant à la fin du film. Avec esprit et humilité, il s'inscrit dans une vaste tradition narrative, englobant la radio, le théâtre et le cinéma, qui n'a cessé d'exploiter, d'exclure et de passer sous silence les images et les récits de la vie des natives.
Une réalisation d'une grande importance historique, porté par un casting remarquable.
Dernier film en date de Martin Scorsese, « Killer of the Flower Moon » est une œuvre fleuve autant par sa longueur que par son sujet. Inspiré d’un livre relatant des faits réels, survenus au début du 19e siècle, le film revient spoiler: sur les meurtres organisés d’une population Amérindienne pour s’emparer de leur fortune tirée de l’exploitation du pétrole provenant de leurs terres . Si le sujet est très intéressant, bien réalisé, bien narré et bien incarné par des acteurs de talent (Leonardo Dicaprio et Robert de Niro, habitués de martin Scorsese sont, comme toujours, parfaits), le film souffre d’un défaut majeur : sa longueur et son rythme. Le film dure, en effet, 3h30 et on peut se poser la question de la pertinence d’une durée si longue pour raconter cette histoire. La longueur excessive du film et son rythme assez lent, fait que, si on ne s’ennuie pas, on sent quand même le visionnage passer. La première partie narrant le contexte et présentant les personnages souffre de certaines longueurs. La deuxième partie, avec l’arrivée du FBI (même s’il n’en porte pas encore le nom) et l’enquête sur les meurtres est plus intense, sans pour autant captiver. Au final, le film aurait gagné à être plus resserré pour gagner en intensité et en efficacité. Killer of the Flower Moon est donc une belle œuvre formelle mais qui ne m’a pas suffisamment touché ou captivé pour me marquer durablement.
Il n'y a pas à dire, c'est bien filmé, propre, pesant. Un film de Scorsese, ce n'est pas du McDo, du film en boîte à la Netflix, on a là la vraie patte d'un auteur. La maître nous plonge dans la tragédie des amérindiens osages devenus riches grâce à leurs terres à pétrole, mais qui sont la proie d'escrocs sans scrupule parmi lesquels DiCaprio et De Niro. Déchirant, révoltant, exagérément long, avec des longueurs que vous détesterez si vous n'aimez pas vous poser un peu, "Killers of the Flower Moon" vaut le coup, bien que sa fin aurait pu être moins abrupte et davantage travaillée selon moi.
Passionnant bien qu'un peu long, une histoire méconnue mais qui rétablit certaines vérités effacées. Les acteurs ont absorbé l'histoire, Di Caprio excelle comme à son habitude, De Niro au sommet de son art et Lily Gladstone, magistrale, complète un casting aux petits oignons. Maîtrisé, documenté, des décors somptueux, une multitude de détails, un scénario complet mais qui se perd parfois dans des dialogues sans fin. Mais du très grand Scorsese tout de même, avec un cameo bienvenue en fin de film [/spoiler]. Du grand Art
Un drame historique intense et très bien mis en scène par Monsieur Scorsese. Le récit est solide et les performances, notamment celles de DiCaprio et Leto, sont remarquables. La soundtrack j'ai énormément apprécié, dommage quelques longueurs qui ralentissent parfois le rythme, mais dans l'ensemble le film reste captivant et immersif.
PLOUF... RRrrrrr RRRRrrrr.... je me suis endormi. Des longueurs à n'en pas finir. C'est sûr, le paysage est beau, tout est bien filmé, mais que c'est long... A voir un jour de pluie, si vous prevoyez une sieste de 3 heures, ou si vous souffrez d'insomnies.
Plusieurs membres de la tribu indienne Osage sont assassinés après avoir trouvé du pétrole sur leurs terres. Avec DiCaprio et De Niro sous la direction de Martin Scorsese et, à mes yeux, Lily Gladstone est la plus impressionnante dans son rôle. Le film est une belle fresque ; c'est instructif, il y a du suspense et de belles scènes. Mais au global j'ai trouvé le film assez sombre et un peu long.