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    5ème Set
    note moyenne
    3,7
    475 notes dont 79 critiques
    répartition des 79 critiques par note
    19 critiques
    26 critiques
    28 critiques
    4 critiques
    2 critiques
    0 critique
    Votre avis sur 5ème Set ?

    79 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 29 mai 2021
    Le sport de prédilection d'Alex Lutz, c'est l'équitation et non le tennis. Même s'il s'est entraîné dur pour le tournage de 5ème set, son niveau reste encore très bas, selon ses propres dires. Pourtant, il est très crédible dans le film, notamment pour tous ces petits gestes ou rituels du joueur qu'il a énormément travaillé. La grande force du long-métrage de Quentin Reynaud, c'est son réalisme avec le parti pris de s'intéresser à un tennisman, jeune espoir qui n'a pas percé, classé au-delà de la deux centième place mondiale et qui; à 37 ans, doit disputer les qualifications de Roland-Garros pour accéder au tableau final. 5ème set est le portrait intime d'un homme qui n'a pas renoncé malgré les pépins physiques et qui ne peut se résoudre à abandonner la partie malgré tous les revers (dans tous les sens du terme) qui ont jalonné sa vie. Et cela, sous le regard d'une mère possessive déçue par les échecs de son rejeton et d'une épouse qui a sacrifié sa propre carrière. Autre atout du film : sa manière de montrer un match, loin de la perfection des images télévisées, en mettant en valeur la "violence" des échanges comme sur un ring couleur ocre où deux boxeurs s'envoient des coups à distance. A cet égard, les 25 dernières minutes de 5ème set sont remarquables, une pièce en 5 actes, pleine de bruit, de fureur et de suspense. Alex Lutz est exceptionnel dans ce rôle de "has never been" auquel les deux excellentes actrices que sont Kristin Scott Thomas et Ana Girardot donnent la réplique avec beaucoup de répondant.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    4,0
    Publiée le 23 juin 2021
    Il y a les jeunes et puis il y a les anciens.
    Il y a ceux qui commencent leur carrière et ceux qui la terminent.
    Jeux de regard entre les deux générations. Chacun observe la situation de l’autre et se projette.
    Forcément on s’interroge.
    Comment finirais-je moi qui commence ?
    Ai-je fait ce qu’il fallait quand j’ai commencé, moi qui finis ?
    Et « 5ème set » se pose là au milieu de tout ça.

    Étonnamment Quentin Reynaud, l’auteur de ce film, n’est pas un auteur en fin de carrière.
    Au contraire, au moment de tourner ce film il n’avait que 37 ans et c’était seulement son deuxième long-métrage.
    Et pourtant son film parle d’un homme en bout de course.
    Thomas Edison – son héros – arrive à la fin de sa carrière. Il était un espoir et puis a connu un long tunnel. Un très long tunnel jusqu’à la fin. Une fin qu’impose la loi inflexible de l’âge. Une fin que dicte un corps poussé à bout.
    Les questions forcément se posent.
    Les questions sur « les raisons de… »
    Les questions sur la pertinence à s’obstiner.
    Les questions sur le « à quoi bon… »
    …Et pourtant Thomas Edison dans ce film a 37 ans, soit l’âge de l’auteur.
    En somme Quentin Reynaud aborde ici cet instant de vie comme une charnière.
    Une croisée des chemins.
    Or c’est là que se trouve l’un des grands intérêts de ce film.

    « L’un des grands intérêts » dis-je car, dans les faits, « 5ème set » sait aussi faire valoir bien d’autres qualités.
    Dès les premiers plans, Reynaud nous renvoie à l’élégance de sa technique.
    Technique plastique tout d’abord avec un cadre métrique et un vrai sens de la mise en scène de son sujet, que ce soit par les couleurs ou bien encore la (dé)composition du mouvement.
    …Mais technique narrative aussi. Il suffit d’un ralenti pour comprendre l’intensité et l’importance d’un lancé ; une balle qui tournoie en l’air pour y lire « Roland Garros » ; puis la marche d’un homme au visage usé qui vient faire une IRM de son genou avec un sac de tennis sur le dos et des chaussettes roussies par la terre battue.
    Pas un mot et déjà beaucoup de choses sont dites.
    Pour ma part, c’est comme ça qu’un film parvient au mieux à me faire la cour…
    …ou plutôt devrais-je dire « le court ».

    Car le héros central reste bien le court dans ce film.
    Un court qui opprime les corps, tourne les têtes, malmène les familles.
    On l’adule alors qu’il maltraite.
    Il laisse des cicatrices et pourtant on veut l’embrasser à nouveau.
    Il y a presque dans cette image du court l’idée d’une projection de l’ego.
    Pas certain que Reynaud ait vraiment pris conscience d’à quel point son film questionne le mal de notre époque – l’hypertrophie de l’ego dans nos parcours de vie – mais à explorer avec sincérité et exhaustivité les turpitudes de son héros, il parvient malgré tout (et peut-être malgré lui) à fournir un portrait habile de son temps.

    Parce qu’au fond le bon Thomas n’est ni héros, ni anti-héros.
    Il est juste présenté comme le produit d’une situation donnée.
    spoiler: Thomas est avant tout le produit d’une mère fan de tennis qui a cru en lui mais qui l’a peut-être broyé ; transformant cette quête égotique pour la réussite de Thomas en quelque-chose de plus complexe… Réussir c’est aussi se réconcilier. Se battre c’est aussi préserver une relation passée qu’on n’a pas voulu vaine. Mais Thomas est aussi le produit d’une femme aimante qui a su l’accompagner, à ses dépends. Elle, elle est passée à autre chose. Elle a dû assumer les conséquences de sa grossesse comme d’autres doivent affronter une opération du genou. Elle a fait le choix d’une autre alternative. Un questionnement différent. Une autre manière d’appréhender ceux qui vivent au travers de « projets de vie ». Et puis il y a l’enfant, ou plutôt les enfants qui structurent aussi l’existence de Thomas. Son propre gosse qui l’adule. Son apprenti qui le questionne sur le passé et sur l’avenir. Et puis il y a ce jeune gamin de dix-sept ans qui appelle à conscientiser la fin d’un cycle…

    …En fait, à bien y réfléchir, Thomas a le choix sans l’avoir.
    Il a certes des alternatives qui s’offrent à lui, mais au final il restera toujours le même homme. Un homme qui a consacré sa vie au court.
    Un homme qui n’a que ça et ne sera d’ailleurs jamais vu autrement qu’à travers ça.

    Et c’est peut-être là que se trouverait et la limite et la force de ce « 5ème set ».
    Limite d’abord car un film comme celui-ci ne peut que nous amener à interroger sur son propos et sa finalité.
    Quand bien même explore-t-il toutes les facettes de ce culte de l’ego que ce film ne peut s’empêcher de magnifier ce combat autodestructeur.
    Cet homme a beau souffrir et faire souffrir tout le monde autour de lui que néanmoins sa détermination fascine ; que son auto-lacération au service de la cause du court devient à travers la caméra de Quentin Reynaud quelque-chose de beau.
    (Et doit-on s’en étonner de la part d’un jeune auteur issu d’un milieu privilégié qui, dès le plus jeune âge, s’est vu offrir la possibilité de jouer au tennis, à l’acteur mais aussi au producteur ?)

    Seulement c’est aussi une force que je ne peux nier d’un autre côté : oui ce film est beau.
    Et même si parfois Reynaud s’abandonne à de la caméra au poing qui, moi, me laissera toujours pensif sur la réalité de sa pertinence, il faut néanmoins bien lui reconnaitre qu’en retour les matchs sont particulièrement bien retranscris.
    Qu’il s’agisse du goût du détail, de la sublimation des outils et des lieux, ou bien du rythme et de la tension d’une partie, Raynaud fait le boulot.
    Et l’air de rien c’était une partie délicate qu’il fallait savoir jouer.
    Car n’oublions pas que la Fédé de Tennis a financé le film. Pas mal de partenaires ont aussi visiblement demandé à être sur-représentés à l’écran (Aahh… Wilson… Aesics… On ne voit que vous à l’écran !) Le risque était donc grand de se transformer en une sorte de « Top Gun » du tennis, le talent de Tony Scott en moins…
    Mais fort heureusement, Quentin Reynaud a su jouer de ses contraintes pour mieux les poser comme des effets de réalisme.
    Sur cet aspect d’ailleurs : chapeau. Les échanges sont assez remarquablement filmés ; questionnant d’ailleurs régulièrement sur les méthodes utilisées…
    spoiler: (Pour le coup, la blessure du match final, j’ai grimacé comme pour un vrai match.)

    …et d’ailleurs c’est particulièrement agréable d’avoir l’impression de suivre un match de Roland Garros au cinéma.
    …Un plaisir au moins équivalent à celui que j’ai ressenti en voyant un concert de Queen sur grand écran grâce à « Bohemian Rhapsody ».

    D’ailleurs, à bien tout prendre en compte, cet effet de réalisme est peut-être ce que le film réussit de mieux. (C’est Roland qui va être content.)
    C’est ce qui me fait d’autant plus regretter certains choix.
    Alex Lutz pour commencer.
    Certes il est excellent mais il est aussi très vieux. Trop vieux pour le rôle.
    Ça se voit que le mec a plus de quarante balais et moi c’est le genre de détail qui me perturbe et nuit régulièrement à mon immersion.
    Énorme question aussi sur le choix de ce nom de personnage : Thomas Edison.
    Juste… Juste non.
    Thomas Edison ce n’est pas possible.
    Soit ça a un sens et dans ce cas c’est totalement grossier et absurde.
    Soit ça n’a pas de sens et dans ce cas c’est totalement con.
    Le mec est français et n’est pas du genre à révolutionner quoi que ce soi. Et même si j’ai bien compris que l’américanisme est particulièrement prégnant au sein de cette maison de production hexagonale qui se fait appeler « Apollo » avec une petite fusée en guise de logo, je pense qu’à un moment donné il faut aussi savoir réfléchir aux symboles qu’on emploie pour éviter de rappeler en permanence au spectateur qu’il est en train de regarder une œuvre faite d’artifices.
    (Oui je sais : je suis chiant et tatillon, mais je sais que vous aimez mes critiques aussi pour ça, vilaines canailles que vous êtes. Alors bon…)

    Ainsi, malgré tout et l’un dans l’autre, « 5ème set » reste pour moi un film à voir. Indéniablement.
    Et si on est en droit de blâmer quelques erreurs, qu’on les mette sur le dos de la jeunesse.
    Car après tout Quentin Reynaud est loin d’être en fin de match.
    Ce set de cinéma, ce n’est que son deuxième.
    Il a encore le temps de peaufiner son jeu, maitriser sa technique, et de devenir ce qui nous manque que trop dans le circuit hexagonal : un auteur qui confirme.
    Pauline Chanfrey
    Pauline Chanfrey

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    5,0
    Publiée le 16 juin 2021
    Enfin un film de sport crédible, au plus près des joueurs de tennis de haut niveau. Très bonne mise en scène, Quentin reynaud signe un très beau deuxième film.
    Alex lutz est époustouflant dans ce film.
    Le suspens des dernières minutes vous scotch à votre fauteuil !

    A voir à voir à revoir !
    Cinemadourg
    Cinemadourg

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    3,5
    Publiée le 26 juin 2021
    J'ai toujours un petit blocage avec le comédien Alex Lutz, il a un "je-ne-sais-quoi" d'agaçant qui m'a toujours un peu rebuté.
    Mais pour ce film parlant de tennis, il fallait forcément que je m'y plonge ! Et la surprise est plutôt bonne !
    Un ancien grand espoir du tennis français, après de lourdes blessures, tente toujours à 37 ans de vivre de son sport malgré un classement au-delà de la 100ème place mondiale...
    Ce drame nous immerge donc dans la difficulté du quotidien pour ces centaines de joueurs et joueuses de tennis aspirant à sortir de l'anonymat en tentant leur chance au plus haut niveau.
    La mise en scène est hyper réaliste (y compris les séquences sur le terrain) et l'acteur principal est véritablement très convaincant, épaulé de plus par deux actrices impeccables : Ana Girardot et Kristin Scott Thomas.
    Une oeuvre tennistique très réussie !
    Site CINEMADOURG.free.fr
    Chris58640
    Chris58640

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    4,0
    Publiée le 20 juin 2021
    Les conditions sanitaires ont contrarié la sortie initiale de « 5ème Set » et elles ont peut-être, paradoxalement rendu service au premier film de Quentin Reynaud qui, du coup, sort sur les écrans après un chouette tournois de Roland Garros, ce qui peut lui attirer des spectateurs. Franchement, il faut savoir que « 5ème Set » est un premier film car la première chose qui saute aux yeux, c’est la qualité de la réalisation. Je l’ai déjà dit plein de fois, filmer le sport au cinéma est terriblement difficile. Cela peut paraitre paradoxal vu que la télévision sait très bien le faire, mais souvent le cinéma a bafouillé devant le sport. Dans le cas présent, il s’agissait pour Quentin Reynaud de filmer un sport hyper maitrisé par la télévision : le tennis. Reynaud a choisi de varier son approche : il filme les points en caméra rapprochée, nous fait vivre les échanges comme si nous étions Thomas Edison, ou comme si nous étions son adversaire. Il arrive par ce biais à rendre compte de la vitesse de la balle, de la longueur du court, chose peu évidente à évaluer devant sa TV. Le score apparait sur fond noir, sans fioriture, il n’en faut pas davantage pour marquer le suspens. Le match final, qui prend à lui seul pas loin des 20 dernières minutes du film, est censé être télévisé. Alors Quentin Reynaud en profite : il continue de filmer les points à hauteur de joueur mais aussi parfois hors champs au travers des yeux et des réactions des spectateurs, voire des téléspectateurs. Et puis, le dernier jeu est filmé intégralement « à la France Télévision », avec les commentaires et les ralentis. Les trois méthodes combinées rendent les matchs, et notamment le dernier, aussi palpitant qu’une demi-finale Nadal/Djokovitch : on est cloué sur son fauteuil et on souffre avec les joueurs comme si on était sur le court. C’est du très beau boulot de réalisateur, pour un premier film c’est assez remarquable. Surtout que le film ne manque pas d’autres qualités hors les scènes de matchs, la photographie est soignée, les plans sont bien réfléchis et je souligne l’importance que Quentin Reynaud a accordée au son. Déjà sa bande originale est parfaitement intégrée aux images mais surtout, il accorde un soin tout particulier à ce qu’on pourrait appeler les « son parasites » : les réminiscences d’un souvenir sonore, les clameurs du court mitoyen qui déconcentrent, le bruit sec de la balle. « 5ème Set » est un film dans lequel le son prend une vraie place et ce n’est pas si souvent. Même si les seconds rôles sont parfaits, celui de Kristin Scott Thomas et d’Ana Girardot étant si bien écrits qu’on pourrait presque développer un film sur leur personnage (notamment Eve, l’épouse qui a arrêté sa carrière et dont on sent qu’elle s’est sacrifiée pour Thomas, et pas toujours pour le meilleur), c’est la performance d’Axel Lutz qui va mette tout le monde d’accord. J’imagine qu’il est doublé sur le court, mais c’est tellement bien fait qu’on oublie complètement ce paramètre au bout de deux minutes. Il est formidable, faisant passer par le regard toutes les émotions possibles, la rage de vaincre, la souffrance physique, le désarroi du sportif en fin de carrière, la peur du vide, tout simplement. Affuté, hyper impliqué dans son rôle, faisant passer toutes les émotions sans jamais en faire un once de trop, il est parfait et parfaitement juste et il signe une performance de haute volée. Lutz est un acteur qu’on aurait bien tort de cantonner à un style ou un autre, il est capable de tout jouer et il le prouvera encore. Le scénario de « 5ème Set » a plein de qualité mais la première, c’est d’évoquer un sujet bien peu traité par le cinéma : le sport de haut niveau, son ingratitude, et la souffrance physique et psychique qui l’accompagne. Je me souviens avoir évoqué cela au travers d’un des personnages des « Crevettes Pailletées » qui avait des soucis avec la presse, et avec sa fédération et m’être dit que cela aurait pu faire l’objet d’un film entier. Et bien le voilà, ce film que j’espérais sur ce sujet, et le scénario ratisse large : souffrance physique, souffrance psychologique, parents sur impliqués à la limite du toxique, dureté incroyable des médias sportifs, relations complexes avec l’argent et les sponsors, rivalités plus ou moins saines avec les adversaires, difficulté à envisager la reconversion quand on a tout sacrifié, sacrifice professionnel et personnel du conjoint, etc… On sent que Quentin Reynaud (car en plus de réaliser et d’incarner l’entraineur de Thomas, je crois bien qu’il est à l’écriture du film) veut traiter son sujet de manière large et ne pas se contenter du drame d’un homme face à sa raquette. Il n’y a qu’un seul absent au tableau, la fédération française de tennis dont on se demande, quand on voit « 5ème Set », à quoi elle peut bien servir à part encaisser les licences ! spoiler: Si on excepte une scène finale terriblement frustrante et une fin qui n’en n’est pas une tout en en étant une (il faut voir le film pour comprendre cette phrase !)
    , je ne vois pas grand-chose à redire sur « 5ème Set » dans son ensemble. Sans être un chef d’œuvre, « 5ème Set » est malgré tout un film de grande, de très grande qualité. Il marquera peut-être, l’avenir le dira, un tournant dans la carrière d’Axel Lutz.
    AvisAmateur
    AvisAmateur

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    5,0
    Publiée le 18 juin 2021
    Super film, captivant de bout en bout et original.
    Alex Lutz est toujours très bon et incarne bien le personnage.
    A voir sans hésiter !
    velocio
    velocio

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    3,5
    Publiée le 12 juin 2021
    Ancien joueur de tennis de très bon niveau, Quentin Reynaud avait réalisé en 2016 un premier long métrage en collaboration avec Arthur Delaire : "Paris-Willouby", un film dans lequel Alex Lutz avait un des rôles principaux. Pour son premier long métrage en solo, Quentin Reynaud a choisi de s'intéresser à un sujet qu'il connait bien, le tennis, et il a choisi Alex Lutz pour interpréter le rôle principal, celui de Thomas Edisson, un joueur professionnel de 37 ans, un joueur vieillissant, un joueur qui, 20 ans auparavant, avait été un grand espoir du tennis français mais qui, à cause d'une demi-finale perdue en 2001 à Roland-Garros alors qu'il avait 19 ans et au cours duquel il avait eu plusieurs balles de match, n'a jamais fait la carrière espérée. Thomas, qui, malgré ses blessures répétées, croit toujours en lui, espérait obtenir une invitation pour le tournoi de Roland Garros 2019, mais il doit se résoudre à passer par la galère des qualifications. "5ème set" est un film très crédible sur les "petits" joueurs professionnels de tennis, des joueurs qui vont d'un tournoi mineur à un autre, perdant le plus souvent de l'argent en transport et en hébergement, des joueurs qui doivent passer par les qualifications pour pouvoir entrer dans les tournois majeurs. Dans "5ème set", Thomas est entouré de Eve, son épouse, une ancienne joueuse de bon niveau qui a arrêté sa carrière de joueuse pour s'occuper de son mari et qui aimerait bien que Thomas prenne sa retraite de joueur professionnel. Dans son entourage, il y a aussi Judith, sa mère, une femme qui gère un club de tennis, qui refuse de venir voir jouer son fils depuis sa défaite de 2001 et qui est la première à affirmer que Thomas n'a jamais eu le mental d'un grand champion. On notera que la Fédération Française de tennis a accueilli le tournage du film sur les courts de Roland-Garros. Excellent en chanteur de variété sur le déclin dans "Guy", Alex Lutz est tout aussi excellent en tennisman sur le déclin. Ana Girardot dans le rôle d'Eve et Kristin Scott Thomas dans celui de Judith lui donnent une réplique très solide.
    btravis1
    btravis1

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    3,5
    Publiée le 26 juillet 2021
    Pas forcément fan d'Alex Lutz au cinéma, je le trouve très crédible dans ce film et l'univers du tennis professionnel pour un joueur n'ayant pas réussi à percer, les sacrifices que ça engendre, tout ça est parfaitement rendu. Et l'intensité des matchs ainsi que l'aspect psychologique de ce sport sont bien portés à l'écran.
    Nico F
    Nico F

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    3,5
    Publiée le 16 juin 2021
    Vraiment pour les fans de tennis ... bon les matchs ne sont pas spectaculaires mais au final c'est assez bon grâce aux acteurs principaux de grand classe .
    tupper
    tupper

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    4,0
    Publiée le 27 juin 2021
    Introspection au cœur du quotidien, du mental, des relations professionnelles, amicales, familiales d’un sportif de haut niveau que tout le monde voit sur le retour, sauf lui. Alex Lutz est crédible et convaincant. 5eme set s’inscrit dans cette lignée des films “de sport” à haut potentiel de captation et d’émotion.
    Alice025
    Alice025

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    3,5
    Publiée le 23 juin 2021
    Un film intéressant sur le monde du tennis et plus précisément sur l'enjeu d'une carrière passé un certain âge. Le scénario est de bonne qualité, Alex Lutz nous livrant une prestation admirable et réaliste de ce tennisman qui veut prendre une revanche sur son passé. On y voit l'envers du décor et certaines sacrifices et conflits familiaux qui peuvent en découler également.
    Le match final est palpitant et le dernier plan du film est idéal. Belle découverte.

    http://cinephile-critique.over-blog.com
    Yves G.
    Yves G.

    Suivre son activité 636 abonnés Lire ses 2 340 critiques

    3,5
    Publiée le 29 juin 2021
    Thomas Edison (Alex Lutz) a été un jeune prodige du tennis plein d'avenir comme ce sport en connut tant. Mais après avoir échoué d'un cheveu à se qualifier en finale de Roland-Garros en 2001, il a plongé dans les profondeurs du classement ATP. Aujourd'hui, à près de trente-huit ans, marié à Ève (Ana Girardot), une ex-championne de tennis elle aussi, père d'un petit garçon, il vivote grâce à quelques maigres cachets et quelques cours particuliers.
    Malgré son âge, il n'a pas renoncé à la compétition. Le tournoi de Roland Garros 2019 lui donnera peut-être l'occasion d'un ultime baroud d'honneur. Mais, il lui faut d'abord franchir les trois tours des qualifications avant d'affronter une jeune gloire montante du tennis français, Damien Thosso.

    Le tennis est un sport extrêmement télégénique. Qui n'a pas passé des heures cloué devant son poste à regarder une finale de Grand Chelem ? Pourtant, les films sur le tennis sont rares : "Borg/McEnroe" raconte la rivalité qui opposa les deux stars au jeu si dissemblable et qui culmina lors de la finale de Wimbledon de 1980, "Battle of the Sexes" évoque, autour de la figure de Billie Jean King (interprétée par Emma Stone), le tennis féminin des 70ies et sa quête laborieuse de légitimité. On peut rajouter à cette liste bien courte deux documentaires récents : "L'Empire de la perfection" en 2018 et "Guillermo Vilas : Un classement contesté" en 2020.

    Ce que réussit à merveille "5ème set" est précisément de recréer l'ambiance électrique qui entoure une balle de match, le silence autour du court, la fébrilité anxieuse qui précède le point décisif. On tremble devant ce film, comme on tremble devant un match, les paumes moites de l'adrénaline qu'il déclenche. Le jeune réalisateur Quentin Reynaud sait y faire : il fut lui-même un bon joueur de club avant d'abandonner sa carrière sur blessure. Il place sa caméra sur le cours, juste derrière l'épaule des joueurs, nous donnant des angles de vue que les retransmissions classiques n'offrent pas. Le jeu y devient plus rapide, plus physique, plus âpre : les balles fusent, la terre battue gicle, les joueurs ahanent...

    Le film est porté à bout de bras par Alex Lutz. On connaissait son immense talent depuis sa composition dans "Guy" qui lui valut en 2018 le César du meilleur acteur. Il n'avait jamais touché une raquette de tennis avant ce film et nous donne l'impression étonnante de posséder un niveau professionnel (trucage ? angle de caméra ?). Face à sa femme, face à sa mère, il incarne l'obstination têtue du sportif en fin de carrière qui n'accepte pas de raccrocher.

    Le film se termine sur un plan surprenant. Comment l'interprétez-vous ?
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

    Suivre son activité 571 abonnés Lire ses 3 348 critiques

    3,0
    Publiée le 17 juin 2021
    A 36 ans, Thomas n’a jamais vraiment brillé au tennis. Pourtant, il y a 17 ans, il était l’un des plus grands espoirs du tennis. Mais une défaite en demi-finale l’a traumatisée. Aujourd’hui, il se prépare pour son dernier tournoi. Du moins en théorie, car il refuse d’abdiquer, malgré les pressions de sa mère, de sa femme et des journalistes. Ce long-métrage avec Alex Lutz n’est pas un film de sport à proprement dit, mais plutôt sur le déclin d’un homme qui refuse d’admettre la réalité. Rythmé sur une intrigue très pessimiste, le film s’étire un peu en longueur. C’est dommage, car la dramaturgie s’avère passionnante. Le match final d’une durée de vingt minutes aurait pu quant à lui être palpitant, mais sa mise en scène et ses choix de cadrage et de musique ne l'illustrent pas sous son meilleur angle.
    D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Ufuk K
    Ufuk K

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    3,5
    Publiée le 30 juin 2021
    "5è Set " assez bien accueilli par la critique est un drame sportif plutôt réaliste. En effet le film doit beaucoup à Alex Lutz dans la peau d'un tennisman de 38 ans en fin de carrière, le réalisateur dépeint d'une manière cruelle et sincère le quotidien des sportifs qui doit se démener pour vivre de leur passion dans un scénario qui tient la route.
    pierrre s.
    pierrre s.

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    4,0
    Publiée le 2 juillet 2021
    Un drame puissant qui par son histoire et surtout sa réalisation nous permet de découvrir une autre facette du sport de haut niveau. Celle de ceux qui galèrent, qui luttent. Les acteurs sont très bons et le final est un très grand moment de suspense.
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