Derniers Avis : Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait - Page 10
Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait
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Mickkado
10 abonnés
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4,5
Publiée le 14 février 2021
Très belle ronde amoureuse qui questionne la moralité du désir, le choix d'y céder ou d'y résister, une valse raffinée et très bien écrite aux décors changeants comme les sentiments. Très bien interprété à commencer par l'étonnante Camelia Jordana.
Un film théorique, ennuyeux et bavard, très bourgeois et parisien aussi. Mouret ne filme que des personnages aisés, vivant dans des demeures très spacieuses voire luxueuses, ne rencontrant aucun problème d'argent. L'absence de préoccupation politique et sociale, l'incapacité de filmer des personnages n'appartenant pas à ce rang constitue d'ailleurs un vrai problème pour l'ensemble de son cinéma. Les dialogues, tant loués par certains, ne font pourtant qu'égrener des poncifs bien connus sur l'amour. A part quelques moments bien sentis, Mouret n'invente rien, et sa narration maniérée ne sauve pas des intrigues répétitives parlant encore et toujours d'amours adultérines. Le saupoudrage très mécanique de musique classique agace et lasse. On pourra retenir certains plans plutôt jolis, et la sincérité de Schneider, Jordana ou Dequenne. Macaigne, lui, fatigue. Dommage, "Mademoiselle de Jonquières" était si réussi, fort et émouvant. Et quand on s'inspire de Diderot, les dialogues sont forcément meilleurs ! Ici, Mouret signe son pire film à mes yeux, peut-être à égalité avec celui dans lequel joue Joey Starr. Le burlesque de "Fais-moi plaisir", entre autres, lui réussissait mieux aussi. Le concert de louanges entendu ici et là, tout comme les nominations aux Césars me semblent incompréhensibles, imputables peut-être au manque de films dans cette année de Covid ?
D'Emmanuel Mouret, je garde le souvenir impérissable de "Changement d'Adresse" et la prestation drôle, légère et insouciante de Frédérique Bel dans le rôle d'Anne... Le film n'était pas sans défaut mais assez novateur dans le ton. J'ai donc suivi Mouret mais malheureusement, il n'a pas été à la hauteur de mes attentes, ne sachant pas vraiment évoluer et se renouveler, voire même, devenant de plus en plus lourd au fil de sa filmographie, à la façon d'un Jean-Pierre Léaud réalisateur. "Les choses qu'on dit, les Choses qu'on fait" n'échappe pas à la règle Mouret. c'est convenu, précieux (à l'excès), TRÈS bourgeois, tant dans le ton que dans les décors et l'étiquette sociale des protagonistes et même si le film se laisse regarder, ça ne "casse pas trois pattes à un canard" et rien ne flotte dans l'air, après... Dommage.
Je me suis laissée tentée par ce film, car il avait d'excellentes critiques, mais personnellement je ne suis vraiment pas séduite. Ce film nous parle d'histoires d'amour, d'amitié et de toutes leurs nuances, et le sujet est plutôt bien traité, le problème, pour moi ce n'est pas le fond, mais la forme. Les dialogues ampoulés, emplis de passé simple, déclamés plus ou mois (mal)adroitement par des acteurs au (sur)jeu inégal, empêchent de ressentir la moindre empathie pour les personnages. Pour reprendre son souffle entre deux longues tirades, le spectateur se retrouve noyé sous un tel flot de violons qu'on frise la parodie, et tout cela dure plus de 2h00 ... il y'a les choses qu'on dit, les choses qu'on fait, mais dans la vie les non-dits et les silences sont souvent plus éloquents que de longs discours et ce film aurait gagné à s'en inspirer.
Des acteurs qui ne sont pas à la hauteur à l'exception de Macaigne, un scenario ennuyeux, je m'interroge encore sur les bonnes critiques de ce film...le seul point positif : c'est bien tourné et la photographie est travaillée. 1 étoile pour la pellicule.
Emmanuel Mouret compose à nouveau sur la dérive des sentiments et le fait cette fois-ci de belle manière : La première partie, enlevée, lègère et rapide ou fusent les dialogues et les situatrions est digne d'un meilleur Rohmer, genre contes moraux. La deuxième partie se veut plus grave et le destin du quatuor principal d'un riche casting nous prend au couer et aux tripes. Très bien écrit, parfois drole, toujours subtil, le film d'Emmanuel Mouret vaut aussi pour son casting 4 étoiles. Camélia Jordana, belle comme un coeur, nous fait ressentir els étapes émotionels par lesquels passent son personnage avec un charme indéniable. Niels Schneider n'a jamais été aussi sombre, faisant lui auusi ressentir les émotio,ns de son personnage, celui qui sans aucun doute colle le plus au titre entre ce qu'il dit et ce qu'il fait et ce qu'il ressent. Vincent Macaigne est d'une sobriété qu'on lmui connaissait peu et Emilie Duquesne n'a jamais été aussi poignante surtout dans la deuxième partie du fiilm. Si vous êtes allergique à ce que l'on appelle la qualité française, passez votre chemin. Sinon, ce film devrait vous combler tant les émotions y sont fortes et subtiles.
Au secours! Du pathos célébré par des dialogues pédants et désincarnés de personnages cul cul la praline, au service d'un script prétentieux croyant tout savoir de l'amour et des rapports humains. Du théâtre filmé nombriliste pseudo intellectuel. à chaque parole j'ai l'impression de lire le scripte tant tout manque de naturel et d'émotion et transpire la vacuité. J'apprécie les acteurs mais peine à rentrer dedans tant leurs dialogues sont articulés comme une poésie qu'on doit réciter telle une musique sans émotions.. Evidemment la presse et la profession acclament et crient au génie, ce qui achève de m'agacer. Le néant dicté avec des rimes, ça ne suffit pas à grimer l'ennuie... Ce qui pourrait être une énième réflexion sur l'amour et la passion est à la place une longue et bien trop longue agonie des sens avec une galerie de personnages creux, toujours gentils et doux voire simplets, lointains sans profondeurs empêchant d'être captivés par leur va et vient, leur silences et leur destin. Quand est ce que le cinéma français que j'aime et respecte arrêtera de pondre ce genre de films?
Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait est un grand film sur la conversation qui part constamment d’un drame pour arriver à quelque chose de sublime et d’inatteignable, rappelant que « toute réflexion sur la conversation contemporaine s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus vaste sur les caractéristiques et les malaises de la société moderne » (Emmanuel Godo, La Conversation, 2014) ; ce faisant, il injecte du romanesque dans ses récits qui prennent en charge une réalité douloureuse pour mieux la convertir en un réservoir de fiction et d’images à explorer. Raconter devient se raconter, l’histoire individuelle se perd dans ce que le lyrisme a d’universel, puisque celle-ci se voit adressée, projetée dans un espace intermédiaire entre l’interlocuteur – qui deviendra à son tour locuteur – et le spectateur. Le petit cinéma d’Emmanuel Mouret apparaît à la fois telle une anomalie dans le paysage audiovisuel français, mais également comme un prisme nous donnant accès à une réalité que nous connaissons bien ; son sens du marivaudage, qui repose sur l’échange de propos galants et recherchés, raccorde nos préoccupations actuelles à un temps immémorial avec lequel il communie par et dans la conversation. La seule limite du long métrage est qu’il oublie parfois que le marivaudage est affaire de dosage, usant et abusant des récits enchâssés qui revendiquent leur entrelacement comme traduction à l’écran de l’esprit de conversation (certes) mais qui attestent un trop-plein à mi-parcours. Reste une œuvre audacieuse et intelligente qui donne envie d’aller à la rencontre de l’autre entre deux couvre-feux.
Confidences et confidents Amoureux et amoureuses transis Conçu comme un opéra, ou comme un vaudeville avec un florilège de musiques célèbres "arrangées". Dialogues ciselés : "On désire le désir de l'autre", "Il n'y a pas de faute si il n'y a pas de règle" , "Il y a relation durable si il y a des intérêts communs". Mention spéciale à l'admirable Emilie Dequenne, qui passe du rire aux larmes, qui exprime une palette incroyable de sentiments qui deviennent palpables. Un petit bijou ce film...
Ah ! l’Amour et le Désir, vaste programme !!! Ici chacun est amoureux d’un/une autre mais ne vit pas forcément avec et les confidences des protagonistes permettent de mieux comprendre que, souvent, d’autres couples auraient été plus pertinents. C’est cette complexité de l’être humain dans ses relations amoureuses mêlée aux choix dictés par l’éducation judéo-chrétienne que j’ai aimé suivre. On s’attache aux personnages et certains rebondissements sont bien amenés. Ce film a obtenu Les Lumières de la presse étrangère du meilleur film français 2021. Même si ce film a des qualités dont je viens de parler, j’ai vu une dizaine de films français bien meilleurs que celui-ci en 2020. « Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait » a une durée aussi longue que son titre et surtout, très dialogué, il en est parfois surjoué, façon déclamation de théâtre classique. Emmanuel Mouret commence à avoir une belle filmographie – sauf quand même le mauvais « Vénus et Fleur » (2004) et à une moindre mesure « Caprice » (2015) – mais il ne se renouvelle pas beaucoup et exploite, à travers la plupart de ses films, le même thème dans un même traitement qui en devient désormais un peu lassant.
ouahh impressionnant de la pur masturbation intellectuelle totalement inutile je pense que ce type de film est réservé soit à ceux qui sont en cure soit à ceux pour qui les longues séances d' analyses n' ont servi à rien c 'est au mieux perché et au pire sous produits interdits y 'avait longtemps que je n' avais pas vu une écriture aussi néfaste les anglais savent faire ce genre de chose mais visiblement on part de très loin en France
Triste film francais ennuyant, pompeux à souhait, avec des longueurs, des dialogues désuets et avec une Camelia Jordana qui aurait décidément bien besoin de 2 ou 3 années de rattrapage pour apprendre à jouer.
Moi les films d'Emmanuel Mouret je les aime vraiment quand il joue dans ses films, je n'aime pas beaucoup le casting de ce film un peu trop arrosé à la sauce adultère