Les Promesses
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SUZY AND MEE
SUZY AND MEE

158 abonnés 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2022
L'idée première, sauver une cité bien pourrie, la réhabiliter et en chasser les vilains marchands de sommeil, n'est qu'un prétexte à mettre en scène deux personnages incroyables, à la fois ambigus et charismatiques et que l'on aimerait suivre l'espace d'une série et non d'un film d'1h30 ! Réflexion sur le pouvoir et sur le fait d'être au service d'un autre... j'ai beaucoup aimé, notamment la scène "Barack Obama"... jouissive ! Le réalisateur sait avancer sur la pointe des pieds... j'adore!
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 158 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2022
Film prenant, et même haletant dans sa dernière demi-heure, Les Promesses reconcilie avec le cinéma hexagonal : un entrelacs d'ambitions plus ou moins cachées, un mille-feuilles étonnamment digeste. La complexité des différentes situations entremêlées pourrait donner un film brouillon, c'est au contraire d'une admirable fluidité.
Reda Kateb est excellent. Huppert, après quelques années à enchaîner les films plus ou moins ratés et/ou ridicules, trouve ici un rôle où elle convainc totalement.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2021
La politique n’est pas forcément un sujet qui plaît à tous. Et ce n’est pas non plus un sujet très courant sur le grand écran et pourtant ce domaine nous a offert quelques pépites. En France on se souvient par exemple de « L’exercice de l’état » ou de « Quai d’Orsay » et aux États-Unis de l’excellent « Les Marches du pouvoir » qu’avait mis en scène Georges Clooney. Ces films ont su rendre ce sujet intéressant et divertissant. Pas sûr que « Les Promesses » soit aussi tout public, si on peut qualifier les œuvres citées précédemment comme telles. En effet, cette œuvre est plutôt austère et complexe et il faut s’accrocher quand on ne goûte pas à ce milieu élitiste et si particulier. C’est peut-être son principal défaut d’ailleurs: d’être réservé à une base de spectateurs courageux et aptes à ce type de sujets. Mais si on aime cela ou que l’on fait l’effort, ce long-métrage est passionnant de bout en bout.



Second film de Thomas Kruithof après « La Mécanique de l’ombre », un film qui braconnait déjà un peu dans la sphère politique, il nous déroule une histoire qui sur le papier ferait fuir n’importe qui par son côté à la fois banal, nébuleux et, à priori, inintéressant. Mais par la grâce d’un scénario d’une précision chirurgicale rare, ultra méticuleux et particulièrement documenté, toutes ces réserves sautent les unes après les autres. On est littéralement plongé dans la vie d’une mairesse d’une grande ville de banlieue tiraillée entre un problème de rénovation d’une cité insalubre, une nouvelle course aux municipales et la possibilité de devenir ministre. Tout est décortiqué avec attention dans les moindres détails et on ressent le réalisme des situations comme jamais. On les vit presque et c’est peut-être ce qui, comme par magie, permet de nous captiver avec un récit de prime abord presque répulsif. Et cette histoire anodine et banale de gestion d’une ville et de rapports de hiérarchie politique de devenir addictive et aussi tendue qu’un thriller. Mais il faut s’accrocher, c’est complexe et peut-être que la partie avec le logement aurait pu être remplacée par un sujet plus compréhensible par tous. Qu’importe, pour ceux qui font l’effort c’est un rollercoaster cinématographique et politique.



La mise en scène est aussi froide, distancée et clinique que le sujet. Tout est gris. Comme tous ces relations de forces, ces arrangements, cette corruption et ces mensonges propres à un corps politique généralement pas net et gangréné par la corruption. Mais « Les Promesses » ne se fait pas dénonciateur, il est juste réaliste, objectif et dissèque avec précision ce qu’est le monde de la politique aujourd’hui, d’une manière presque documentaire. Mais tout ceci serait bien moins réussi si Isabelle Huppert ne nous offrait pas encore une de ces compositions magistrales, impeccables et absoute de toute critique. Elle est incroyable dans la peau de cette mairesse, juste plus vraie que nature. Et Reda Kateb lui tient la dragée haute, c’est dire, dans un pas de deux parfait. Ce long-métrage c’est une heure et demie de joutes politiques jubilatoires et excitantes, de dialogues ciselés, de retournements de situation qui tiennent en haleine et d’informations passionnantes. Alors ce n’est peut-être pas très avenant vu de l’extérieur et peut-être que le sujet n’est pas très attirant, mais tout bon cinéphile ne peut qu’admirer les qualités intrinsèques et instructives de cette chronique politique et sociale magistrale.



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Cinemadourg

905 abonnés 1 782 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2022
La promesse de ce film était de nous plonger dans un thriller politique axé sur les défis de nos banlieues françaises : pari réussi !
Madame le maire (Isabelle Huppert) et son directeur de cabinet (Reda Kateb) vont nous montrer à quel point faire avancer des dossiers n'est pas chose facile, même quand vous êtes à la tête d'une municipalité.
Petits arrangements entre amis, lobbying, coups bas, on voit rapidement que ce monde est une vraie jungle dans laquelle il faut savoir jouer des coudes à défaut d'être rapidement broyé.
La paire Kateb / Huppert fonctionne admirablement dans cette oeuvre sans temps mort ni concession.
Plus que les idées ou le charisme, on se rend compte grâce à ce long-métrage que les qualités les plus importantes en politique sont le courage et la combativité.
Habile et assez passionnant.
Site CINEMADOURG.free.fr
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2022
Les films politiques peuvent soit dénoncer les politiciens, soit montrer leur engagement. Ici on se retrouve dans un entre-deux, où la soupe politique est omniprésente, mais pour une bonne cause. Une maire veut débuter un grand plan de réhabilitation d'une cité insalubre. Tout se joue ailleurs, et pourtant c'est bien ce projet qui reste au centre de toutes les attentions. Austère, 'Les Promesses' est probablement assez proche du travail quotidien de nos représentants. Un travail nécessaire, critiqué par beaucoup, et pourtant bien peu enviable.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2022
Des promesses, l'éclatant premier long-métrage de Thomas Kruithof, La mécanique de l'ombre, en donnait beaucoup. 5 ans plus tard, son deuxième film les tient en montrant que l'exercice du pouvoir, loin de toute démagogie ou caricature, se caractérise d'abord par sa complexité et par le fait de transiger avec des contingences qui ne correspondent que de loin avec des idéaux personnels. La démonstration tient d'abord par l'échelon choisi, celui d'une municipalité, en l'occurrence de la banlieue parisienne, avec ses problèmes spécifiques. La première qualité de Les promesses est la finesse de son écriture qui rend les choses compliquées presque simples et ne fait pas preuve d'angélisme dans la description du quotidien d'une mairesse et de ses administrés. Des coups bas, il y en a, des mensonges et des compromissions aussi, mais au service d'une volonté farouche de faire triompher des convictions, quitte à y laisser des plumes. Heurts sur la ville mais aussi choix d'une voie plutôt qu'une autre : rude est le labeur municipal et le film parvient dans le même temps à ne pas négliger l'aspect humain de la fonction, tout en mettant en avant ce duo maire/directeur de cabinet, tellement primordial, mais rarement aussi bien vu. Dans un sens, Les promesses est un hommage à la démocratie, un système faillible mais sans doute le moins pire de tous les régimes. Inutile de dire que Isabelle Huppert est parfaitement taillée pour ce rôle de mairesse et elle forme avec Reda Kateb un attelage plus que convaincant. Le reproche majeur que l'on pourrait faire au film est cependant sa mise en scène, un peu terne, mais la pertinence de son scénario et sa structure en forme de thriller social font presque oublier cette lacune.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2022
Clémence Collombet (Isabelle Huppert) est la maire de la troisième ville du 9-3 (Aubervilliers ? Aulnay ?). Son second mandat arrive à son terme et, comme elle s’y était engagée, elle s’apprête à passer la main à sa première adjointe. Mais, flanquée de son fidèle directeur de cabinet (Reda Kateb), elle tient à mener à bien avant son départ le projet auquel elle tient depuis toujours : la rénovation du quartier des Bernardins. Pour y parvenir, elle doit décrocher la subvention de soixante-trois millions d’euros que le Gouvernement lui a promise.

La bande-annonce des "Promesses" ne vous aura peut-être pas donné l’envie délirante de le voir. Encore Isabelle Huppert vous êtes-vous dit en retenant un soupir ! Encore Reda Kateb dans le rôle d’un immigré de banlieue en mal d’intégration républicaine ! Encore un petit film français qui caricature la vie politique et ses compromissions !

Balayez vos a priori et courez voir "Les Promesses". C’est peut-être le meilleur film du moment. Il est l’oeuvre de Thomas Kruithof qui avait signé en 2016 un polar politique injustement ignoré ("La Mécanique de l’ombre"). Son scénario est co-écrit par Jean-Baptiste Delafon, le co-créateur de "Baron Noir", sans doute la meilleure série jamais réalisée sur la vie politique française.

"Les Promesses" a les mêmes qualités que "Baron noir". Comme lui, il dépeint avec beaucoup d’intelligence et beaucoup de réalisme le quotidien de la vie politique : le dévouement des hommes (et des femmes ici) politiques, les dilemmes de l’engagement, les processus de décision ministérielle…. Il le fait sans jamais verser dans le manichéisme : le personnage joué par Isabelle Huppert est de ce point de vue remarquable – et l’interprétation de cette immense actrice, dont je dois respectueusement m’incliner devant le talent, est aux petits oignons – qui réussit en même temps à camper une personnalité altruiste dévouée au bien public et une ambitieuse qui s’ignore.
Comme lui, il multiplie les rebondissements au point de nous donner le tournis. "Les Promesses", comme "Baron noir", nous balade, sans nous dire où on va et à quoi il faut s’attendre. Ce pourrait être une faiblesse. C’est une force. Il n’y a rien de prévisible dans ce film dont on ignore quand on en lit le pitch quel en sera l’enjeu et a fortiori quel en sera le dénouement.
Comme lui, il parie sur l’intelligence des spectateurs. Accrochez vous à votre siège. ne vous laissez pas distraire. Et allez voir "Les Promesses" accompagné.e pour pouvoir en discuter ensuite !
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2022
C’est une réalisation de Thomas Kruithof dont le dernier film, La Mécanique de l'ombre en 2017, était déjà dans le milieu politique mais plus en thriller. Il a écrit le scénario avec Jean-Baptiste Delafon qui avait fait celui des deux premières saison de Baron Noir. Les Promesses a été sélectionné à la Mostra de Venise.



Ce film va donc nous amener sur le terrain de la politique en partageant le quotidien d’une mairesse, et plus particulièrement son combat pour réhabiliter la cité délabrée de sa ville. Thomas Kruithof a préféré ne pas orienter politiquement sa réalisation à droite ou à gauche en ne donnant pas le nom du parti de Clémence. Cela va donner une notion d’universalité importante. Un drame qui va aussi dénoncer l’état déplorable de certains quartiers pris en otage par des gens malhonnêtes se faisant leur bénéfice sur la misère.

Grâce à Les Promesses, nous allons donc pouvoir observer les dessous du dernier combat de cette mairesse pour son dernier mandat. Il y a bien sur la face visible de l’iceberg avec notamment les réunions avec les habitants. Le plus intéressant va être les petits dessous. Forcément, le monde politique rime aussi avec les arrangements. Liée de bonnes relations avec ceux au-dessus, faire des bras de fer avec son parti pour obtenir gain de cause ou encore mentir “pour le bien de tous”. Comme on dit, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Un dicton fait pour la politique et que ce film va brillamment montrer.

Cependant, nous n’avons pas affaire à une caricature véreuse. Il est très appréciable de voir la juste mesure mise. Malgré la déformation de la réalité faite par Clémence auprès des habitants du quartier, le portrait n’est pas forcément négatif. Le film peut en partie redonner espoir en nos élus locaux. Les méthodes ne sont pas toujours les bonnes, mais cela ne veut pas dire que le cœur n’y est pas. Rien n’est tout blanc ou tout noir. Certains ne pensent qu’à leur petit pouvoir, mais d'autres mentent pour le bien de la majorité. Jusqu’à la fin, on va être suspendu pour savoir si tout ce plan va aboutir ou non. Si ce mensonge était pour aider les habitants ou juste briguer plus de pouvoir.

Les Promesse arrive à briller grâce à son casting impressionnant. Isabelle Huppert va mener d’une main de maître cette mairie. Elle est bien accompagnée par Reda Kateb. Il est génial en tant que directeur de cabinet venant d’un quartier populaire, mais qui veut oublier toute cette vie d’avant. Une déconnexion qui pourrait lui coûter cher s’il ne se reprend pas. On peut aussi souligner un casting secondaire de qualité avec Soufiane Guerrab Naidra Ayadi, Jean-Paul Bordes ou encore Walid Afkir.
Christophe Martino-Gauchi
Christophe Martino-Gauchi

8 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2022
Intensité de la première image à la dernière ! Un casting remarquable, scénario parfait, image et musique magnifiques.
Un excellent film comme on les aime ! A voir absolument
Sophiane Tilikete
Sophiane Tilikete

10 abonnés Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2022
Brillant, fin et pertinent. Une tranche de vie réaliste d'un quotidien politique. Un casting performant
Helene De Prins
Helene De Prins

5 abonnés Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2022
Un film brillant, haletant, sur l'engagement politique à l'échelon national. Une direction d'acteurs parfaite, un duo Reda Kateb / Isabelle Huppert novateur qui fonctionne extrêmement bien. En tant que spectateurs, nous sommes embarqués dans leur aventure pour suivre ce qui anime les protagonistes au quotidien. Ca prend aux tripes, il y a du suspens, d'excellentes punchlines et une fin à couper le souffle ! Un film qui nous fait bcp de bien et redonne bcp d 'espoir dans la politique.
Helene De Prins
Guillaume Crisafulli
Guillaume Crisafulli

83 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2022
Un film fort qui montre réellement ce qu'est la politique locale, l'ambition, les intérêts personnels sur fond de réalité quotidienne. Très bien Interprété par Isabelle Huppert et Reda Kateb, mais aussi par tous les acteurs.
Agnès J.
Agnès J.

16 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 février 2022
Jë ne comprends pas toutes ces critiques élogieuses. A part le fait que c’est très bien joué, je ne me suis pas intéressée à tous ces micmacs politiques. M a paru très long et ennuyeux.
Abus Dangereux
Abus Dangereux

69 abonnés 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2022
Nous sommes dans le 93. C’est un jour important pour Clémence (Isabelle Hupert), maire depuis 12 ans car une commission se réunit pour accorder ou non, une aide de 63 millions d’euros afin de réhabiliter la cité des Bernardins, copropriété en faillite et dans un état d’insalubrité. Ainsi commence « Les promesses », et cette introduction très rythmée grâce à un montage alterné est très maitrisée. La suite le sera tout autant, et le rythme ne faiblira pas. Maire intègre, proche de ses administrés, Clémence est en fin de mandat, et ne se représente pas. L’obtention de cette subvention serait pour elle une façon de terminer en beauté sa mandature. Formidablement aidé par son directeur de cabinet Yazid (Reda Kateb), elle va tout faire pour arriver à ses fins mais reniera certains de ses principes et ne tiendra pas toutes ses promesses. C’est ce que nous raconte le film en décryptant les rouages du monde politique et ses arcanes et en soulignant la solitude des deux personnages principaux, phagocytés par leur métier. Bien écrit, bien mis en scène et interprété, ce film appréhendé comme un thriller, tient lui toutes ses promesses.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 février 2022
Excellent film, s’appuyant sur un scénario solide et réaliste ! En prenant à rebours l’habituel « tous pourris » que les poujadistes de tous bords ne se lassent pas de déclamer, ce film réhabilite la politique locale et l’engagement de ses édiles pour oeuvrer au bien-être de leurs administrés. Les édiles en question sont ici la maire et son directeur de cabinet d’une ville de banlieue à l’habitat dégradé, miné par des affairistes et autres marchands de sommeil qui n’ont d’autre intérêt que de laisser pourrir la situation, de sorte que les quelques propriétaires restants se découragent devant le situation toujours plus dégradée, ce qui permettra aux corrompus de racheter les biens pour une bouchée de pain et d’y entasser de pauvres congénères qui, eux, paieront le prix fort pour disposer d’un matelas et d’une bassine d’eau. Les rôles qu’interprètent à merveille Isabelle Huppert et Reda Kateb sont très forts et nullement manichéens. Du mensonge par omission, ils passent au vrai mensonge, pour convaincre les récalcitrants à s’engager, persuadés que cette voie est la seule qui leur permettra de mener à bien ce projet de réhabilitation foncière, qui a besoin du soutien de l’État, toujours parcimonieux.

Isabelle Huppert est très convaincante et Reda Kateb crève l’écran, dans un rôle très inhabituel pour lui et qui lui donne l’occasion de montrer toute la richesse de son jeu d’acteur. Les seconds rôles (Laurent Poitrenaux, Jean-Paul Bordes, Naidra Ayadi) sont fort bien dessinés et remarquablement interprétés. Le scénario est vif, joliment argumenté, sans temps mort, sans caricature outrancière des situations. Un film qui fait mouche !
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