4600 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
387 critiques spectateurs
5
45 critiques
4
123 critiques
3
131 critiques
2
55 critiques
1
22 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Alnm0309
4 abonnés
77 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 26 décembre 2022
Une vraie réussite de stress et de noirceur. Le film tient le spectateur en haleine tout du long et reste bien dans les esprits, voire dans nos cauchemars.
Avec The Black Phone, Scott Derrickson continue son exploration d’une horreur vintage, format Super 8, pour cette fois mobiliser non plus le sens de la vue mais celui de l’ouïe : un téléphone noir prétendument cassé par le ravisseur, au fil électrique coupé, qui permet à l’enfant captif de communiquer avec des prédécesseurs moins soucieux de l’aider que de l’utiliser comme bras armé de leur vengeance. Le film heurte par la brutalité avec laquelle il représente la jeunesse : les scènes de harcèlement et de règlement de comptes font couler le sang et brisent des membres, les trottoirs et cours de récréation mutent en salles de spectacle dans lesquelles se réunit un public nombreux comme venu au cirque, les insultes obscènes se multiplient entre deux prières… Comme chez Stephen King, l’enfant se définit par un rapport au monde violent avec ceux de son âge ainsi qu’avec son entourage direct, à savoir sa famille. Le Mal, habilement interprété par un Ethan Hawke masqué, se révèle peu à peu allégorie d’un sadisme parental, et l’enfermement un déplacement vectoriel de la lutte entre les générations, jusqu’au triomphe de l’une d’elles. Souvenir de The Hole (2009), où Joe Dante plongeait également un adolescent dans un dédale mental surréaliste conduisant ce dernier à vaincre son père. Le long métrage se distingue du tout-venant des productions d’épouvante actuelles par un rythme lancinant et une opacité scénaristique qui tend d’abord à nous laisser insatisfaits avant de brillamment faire converger ses fils narratifs. Truffé d’illusions et de fausses pistes, il construit un mystère qui n’apparaît jamais artificiel parce qu’il s’attache à ses personnages et qu’il feint de découvrir les situations en même temps qu’eux ; il s’appuie notamment sur la dynamique frère-sœur qui demeure à l’écran en dépit de leur éloignement respectif. Religion et surnaturel cohabitent de façon inextricables pour conjurer toute entreprise d’explication psychologisante : les motivations du démon masqué sont inconnues, de même que sa relation avec un frère qui vit sous le même toit que lui. Le discours officiel des adultes, qu’il s’agisse de la police ou du personnel administratif du lycée, se voit privé de son, recouvert par la musique de Mark Korven, suivant l’idée que de tels propos sont stéréotypés et qu’ils n’apportent rien à ce récit souterrain. La seule communication qui vaille relève du fantastique, mobilise la voix de revenants qui guident Finney dans un labyrinthe immobile au terme duquel il aura appris à utiliser sa force. Une œuvre d’initiation mémorable, preuve de l’importance de Scott Derrickson dans le paysage fantastique contemporain.
L'atmosphère sinistre est recrée, mais le frisson ne vient pas. Le kidnapping sous forme fantastique s'encre dans une linéarité, pour un traitement peu convainquant. Une mise en scène sobre contrecarrée par de éléments fantastiques pour maintenir l'imprévisible autour de ce téléphone. Les habitants de cette petite ville, tout comme ses enfants manquent de consistance et de représentativité. Le camion du faucheur rôde sans vergogne parmi les vélos, il est alors difficile d'y voir l'élément irrécusable qui apporterait un semblant de teneur et de tension en dehors des cauchemars de la jeune sœur. La touche fantastique reste une effet sanguinolent jusqu'au bout qui apporte pièces après pièces, le feelgood ending attendu.
Avec ou sans masque, Ethan Hawke est brillant. Histoire haletante meme si le scenario n'est pas tout a fait originale. Quelques details fait sortir ce film de sa banalite, ce qui le rends divertissant. Les ingredients sont reunis pour un thriller sombre et angoissant.
C'est le retour de Scott Derrickson à l'horreur, 6 ans après avoir fait un petit tour du côté de chez Marvel. "Black Phone" est donc un film d'épouvante-horreur, mais qui emprunte bien plus au fantastique et au thriller qu'autre chose. Cela ne veut pas dire que le long-métrage ne possède pas de moments horrifiques, mais que l'ensemble de celui-ci est plus fourni qu'un seul et même genre. D'ailleurs, des scènes de tensions, il y en a, et la plupart sont très efficaces. Toutes ces scènes impliquant le téléphone font vraiment froid dans le dos. Le tout jouant sur un principe de mise en scène permettant d'intégrer physiquement les personnages à qui parle Finney, dans la pièce. Cela va créer des moments assez glauques et angoissants, avec même quelques très bons jumpcares, ce qui est assez rare pour le souligner ! Quant aux autres genres du projet, on sera sur une histoire contenant beaucoup de suspens et de mystères, d'où le côté thriller. Globalement, cela ne sera pas trop mal mené. Le tout tient en haleine tout au long du film, il n'y a pas vraiment de gros temps morts, la mise en scène de Scott Derrickson y étant pour beaucoup. J'ai particulièrement apprécié certaines scènes d'enlèvements notamment, qu'il va caractériser par de petites séquences (parfois sans dialogues) où le quotidien des personnages sera bousculé par cette mystérieuse camionnette noire. L'idée de placer l'histoire durant les années 70 permet de créer ce genre de moments grâce à des filtres rappelant les images assez crades de ces époques. Bien que la base de cela soit très certainement pour surfer sur la mode des projets nostalgiques actuels. Par contre, il est clair que le mystère n'est pas forcément très haletant pour autant. C'est peut-être même le seul défaut à reprocher au film, son scénario contient des faiblesses. Quelques personnages secondaires sont assez inutiles d'ailleurs (Max par exemple). Mais c'est assez léger, tout le reste sera très appréciable. J'ai apprécié ce film, je vous le recommande sans trop de problèmes. Ce n'est peut-être pas au niveau de certains films de ce type, mais le mélange des genres donne un supplément d'âme pas désagréable. Pour conclure, un moment très sympathique.
Plus un thriller fantastique qu'un film d'horreur, "Black phone" tient en haleine malgré une enquête policière vraiment légère et un scénario de base classique (un serial killer enlevant des enfants dans une paisible ville des états unis). L'originalité (et le côté fantastique) réside donc dans les coups de téléphone des précédentes victimes qui vont aiguiller Finney sur la voie à emprunter pour sauver sa peau. Les jeunes acteurs sont plutôt bons (notamment la soeur de Finney), mais Ethan Hawke est lui véritablement sous exploité...Dommage!
Visiblement à l’aise au sein de la maison de Jason Blum, Scott Derrickson signe un film de frousse efficace et bien troussé. Un récit d’émancipation poussé à l’extrême où grandir est un affrontement direct contre ce que le monde adulte a de plus terrifiant.
Franchement je me demande si j’ai regardé le même film que certains ont vu…!!! Film très ennuyeux, aucun suspense, aucune scène effrayante, rien de rien, encore plus nul que Burried ! Passez votre chemin ..
▪︎▪︎Avertissement ⚠️ : les bande-annonce s'avèrent assez explicites sur l'intrigue du film . Hélas de nos jours elles montrent souvent beaucoup trop de choses, en + d'être parfois assez bavardes 臘♂️. Ici, le mieux serait de faire l'impasse dessus pour voir le film directement et que la découverte soit totale ▪︎▪︎
▪︎| Le réalisateur de "Sinister" revient avec "The Black Phone" un thriller horrifique des plus perturbants et stressant à souhait. Saisissant par son réalisme, on perd pied dans un récit à la noirceur foisonnante qui nous prend aux tripes. Ce cauchemar est porté par un trio d'acteurs talentueux à commencer par Ethan Hawke (qu'on ne présente plus) qui joue ici un psychopathe faucheur d'enfants aussi terrifiant qu'enigmatique duquel les intentions obscures seront révélés dans le dernier acte. Comment ne pas mentionner son masque de démon blanc souriant . Sûrement pas le genre de type qu'on aimerait rencontrer la nuit dans une sombre ruelle . Vient Mason Thames et Madeleine McGraw qui livrent des performances de haut niveau pour leur jeune âge. Ils sont bluffants et stupéfiants dans la richesse de leur jeu. Chapeau !
À regarder un soir de pleine lune dans le noir total |▪︎
On a plus affaire ici à un thriller qu'à un véritable film d'horreur. Malgré tout le scénario est bien ficelé et hyper angoissant et les acteurs tous bien dans leur rôle.
Un film de survivant version ado. L’ambiance est sombre certes et l'angoisse est souvent présente. Mais on a surtout la présence de fantômes au travers du téléphone. C’est ça que j’ai assez aimé. Avec le don de médium de la sœur, on a un film frissonnant plutôt que d’horreur. Assez prenant et assez réussi dans son genre. Avec en plus une fin assez musclée qui donne au film une résolution assez émouvante.
Un bon thriller soft avec un scénario alambiqué mais efficace. Quelques longueurs et des scènes à rallonges. Du bien trop peu dans la tension pour en faire un excellent film. La prestation d'Ethan Hawke sous exploitée. 3.5/5 !
Quand on creuse un peu plus le scenario on se rend compte qu'il est finalement assez creux et l'aspect très teen-movie du long métrage pourra aussi rebuter les plus anciens. Mais ce huis-clos conceptuel regorge également de bonnes surprises et de bonnes intentions. Les rares jumps-scare font très bien leurs effets, la mise en scène est maitrisée et les jeunes acteurs son très crédibles. Au final c'est un très bon divertissement.
Si l'écriture et la mise en scène a la prétention de mélanger les genres, la réalisation est aux oubliettes, comme ce film qui ne laissera aucune trace dans le genre.