Avec sa Palme d’or, ses Golden Globes et son oscar du meilleur scénario, "Anatomie d’une chute" a incontestablement été l’un des temps forts français de 2023. Et c’est amplement mérité. Autrice prometteuse, Justine Triet entre désormais dans la cour des grandes. A partir d’un simple fait divers, banal au premier abord, la cinéaste construit un objet passionnant et maîtrisé de bout en bout. Et puis les oscars ne s’y sont pas trompés : la force du film demeure son texte. Certaines scènes sont brillantissimes en termes d’écriture. Tout cela est complété par une magnifique interprétation d’ensemble, Sandra Hüller en tête. On peut certes regretter une théâtralisation excessive de la justice française, notamment à travers cet irascible avocat général interprété par Antoine Reinartz. Mais un film de cette qualité est plutôt rare dans le paysage cinématographique français.
Bien pour le jeu d acteur, surtout d actrice mais pas le film de l année non plus… En spoliant, je dirai que j aime l émission faites entre l accusé car on sait ce qui s est vraiment passé à la fin alors que là…
Précédé de son immense succès j'y allais convaincue d'être subjuguée et ça a été loin d'être le cas malheureusement, ça reste une histoire d'artistes bobo blanc qui règle leur compte en mode film policier des années 80 à la télé. Sans compter que j'ai eu l'impression que tout avait été pompé sur the staircase, la version documentaire de delestrade qui est assez magistrale pour le coup.
Que c'est long, que c'est lent, que c'est verbeux Clairement ce n'est mon cinéma, quel ennui, jai du mal a comprendre les louanges, les récompenses même si c'est certainement mérité
Incroyable de nullité. 2h30 à attendre que quelque chose se passe, à attendre une chute, que nenni. Un épisode de "faites entrer l'accusé" est bien plus exitant.
Oui, c'est le portrait d'une femme libre, qui essaie de le rester, avec les affres de la vie en couple et de famille. Oui; c'est surtout le portrait d'un couple qui essaie de survivre, avec la pression du manque d'argent. Quelle justesse dans ce film: tout est juste. Bravo la réalisatrice, les actrices; les acteurs. Même la place de l'anglais dans la société française est abordée et plus largement la place de l'étrangère...
Très bon film ! Emouvant, après je n'ai pas mis 5 étoiles parce que c'est très long ! Mais si c'est long et bien bah c'est mieux que de voir un film long et nul ! Bref le chien trop mignon les acteur très bien je recommande !
Mal joué, invraisemblable, des incohérences et une histoire de couple sans intérêt. Et à la fin, on n'apprend rien d'intéressant. Et pour ce qui est de la forme : ça ressemble à un mauvais téléfilm.
Rarement on aura vu un scénario aussi méthodiquement détaillé et précis dans son écriture. Les interprètes sont incroyables de justesse, alors que dans la plupart des films les dialogues de gendarmes, juges et autres avocats, sonnent faux, on n'a ici pas l'impression de voir des acteurs jouer. "Anatomie d'une chute" est long et pourtant Justine Triet arrive à nous maintenir en haleine jusqu'à son terme en installant de véritables moments de tension et d'émotion. Avec ce film elle réalise une œuvre plutôt unique et impressionnante de maitrise qui mérite pleinement sa Palme d'Or.
Scénario capillotracté, beaucoup de choses sonnent faux: le procès (procureur et présidente ridicules, échanges accusation/défense artificiels, spoiler: le gamin mature faisant un test infâme sur son chien). . Bien trop long aussi et mal filmé. Reste une bonne actrice. Cela méritait-il une palme d'or et tout le foin qu'on en a fait ? Pas pour moi. Surfait.
Très bien écrit, joué et réalisé sur le plan technique. Pour le reste, on a droit à l'obsession française : une femme forte victime d'un homme lâche et du monde. Tout est mis en place autour de la scène de dispute, qui scelle le film : spoiler: pourquoi l'aurait-elle tué alors que c'est elle qui a le dessus ? Pour la suite, la tension redescend rapidement, jusqu'à la résolution définitive, spoiler: brutale et rendant inintéressante tout le reste du propos : en fait l'enfant savait.
Tout ça pour ça... Il y a plus simple pour s'offrir la jouissance d'exposer au monde un homme minable et une femme forte. Mais il faut dire que c'est bien amené. Quoique très mal conclu. Au moins, on ne pourra pas accuser Cannes de ne pas être dans l'air du temps cette année
Superbe film très réaliste mes acteurs jouent a merveille 朗 j'ai adoré ce film / les acteurs sont criant de vérité ! J'ai découvert swann arlaud dans le film paysan j'adore e cet acteur
Je n’ai pas compris cette pluie de récompenses pour un film banal qui raconte la dérive d’un couple d’écrivains tourmentés par leurs souffrances cérébrales. Le film se veut coller à une réalité, pourtant ces angoisses intellectuelles sont loin du quotidien du spectateur qui ne se sent pas très impliqué. La mise en scène ordinaire est plombée par la moitié des dialogues en anglais alors que c’est un couple franco-allemand. Quel intérêt ? C’est très agaçant. À part Sandra Hüller qui mérite bien son César, l’interprétation des autres personnages et tout à fait banale : l’avocat n’a aucune personnalité, l’avocat général se la joue un peu trop, le juge d’instruction est insignifiant et la présidente du tribunal très agaçante. L’aspect polar est mal retranscrit avec des gendarmes et des experts qui font une enquête à charge de manière caricaturale et un déroulement des débats au tribunal qui porte plus sur des échanges de bar que sur le formalisme de rigueur dans cette assemblée. Et le vrai mobile du soi-disant crime n’est jamais abordé. De plus, c’est bien trop long.
Anatomie d’une chute est un thriller psychologique captivant et profondément intelligent, réalisé avec une maîtrise impressionnante par Justine Triet. Ce film explore les complexités de la vérité et des relations humaines à travers un récit tendu et subtilement construit, où chaque détail compte.
La photographie est remarquable, jouant avec la lumière et les cadrages pour renforcer l’intimité et l’ambiguïté de chaque scène. Les plans dans la maison isolée, presque oppressants, contrastent avec les moments de procès où la tension est palpable, rendant le spectateur constamment impliqué.
L’originalité du film réside dans son traitement nuancé de la narration, laissant place à l’interprétation et évitant les réponses faciles. Justine Triet ne cherche pas à imposer une vérité, mais à exposer les zones grises des relations humaines et des perceptions. Le récit oscille entre drame familial et enquête judiciaire, brouillant les frontières entre victime et coupable.
Sandra Hüller est absolument magistrale dans le rôle principal, livrant une performance pleine de subtilité et d’émotion retenue. Son jeu, à la fois puissant et fragile, porte le film et ancre le spectateur dans l’intensité de son personnage. Les seconds rôles, notamment Swann Arlaud, ajoutent encore plus de profondeur à cette œuvre complexe.
Anatomie d’une chute est un film magistral qui pousse à la réflexion et qui reste en tête longtemps après le générique de fin. Justine Triet livre ici un chef-d’œuvre, un mélange parfait de tension, d’émotion et d’ambiguïté. Une véritable prouesse du cinéma contemporain.