Ma critique du film “The Substance”
Effets spéciaux : 10 sur 10
Interprétation : pas loin de 10 sur 10, je vais dire 9 sur 10
Effets de mise en scène (gros plans et grands angles éxagérés, type Brazil) : je mets 8 sur 10.
Histoire et thème du film : 5 sur 10
Intrigue : 2 sur 10
Scénario : 1 sur 10
Dialogue : 0,5
Hémoglobine : 21 000 litres (à ce que j'ai lu sur la fiche Wikipédia de ce film)
Faut-il expliquer plus ?
L'histoire de ce film : une star de la télé, Elisabeth, émission de gym matinale, se fait virer car elle est trop vieille.
Dans la foulée elle a un accident de voiture et à l'hôpital, on lui propose d'avoir recours à une substance qui la rajeunit considérablement, mais seulement une semaine sur deux. Alors, une semaine sur deux elle devient Sue, belle et jeune, surtout très belle. Sue se fait embaucher à la place de Elisabeth. Mais, attention, il faut respecter les consignes et le partage du temps, sinon, c'est la catastrophe.
Il s'écoule 25 minutes avant que l'héroïne prenne la première injection, et 12 minutes de plus pour qu'elle sorte de la salle de shoot. L'histoire commence à ce moment-là, c'est un signe, mais elle n'avance pas plus vite ensuite.
En fait, c'est plus suggéré que raconté.
Comme dit plus haut, il y a peu de dialogue.
Y a-t-il un message ? Probablement. Un message sur l'acceptation de soi, sur l'acceptation du vieillissement.
Tout ça pour ça, pourrait-on dire.
C'est un cinéma différend, le rythme du film est peut-être l'élément de séduction ?
Rythme propre aux films d'horreurs ?
Certains se réjouiront avec les références à d'autres œuvres cinématographiques. J'y ai vu de la mauvaise copie de Shining (de Stanley Kubrick), de Carrie (De Palma), d'Elephant man (de David Lynch), de la mouche (de David Cronenberg) ou même des nombreux Dr Jekyl, Mr Hide.
C'est le mythe de Dorian Gray version show business.
En tout cas, je ne vois pas trop ce qui pouvait me séduire vraiment, je suis allé jusqu'à la fin par curiosité.
Certes Margaret Quelley donne bien le change à Demi Moore, même si elles ne se croisent pas, ou presque pas, seulement à la fin, dans cette scène de combat interminable et ridicule, c'est un plaisir, et Dennis Quaid est tellement ... tellement quoi ? Tellement insupportable que c'est un plaisir aussi.
Bande son, costumes et décor. Là, c'est TOP, réussi.
Autre sujet : ce film est pour certains, un peu misandre, ou bien faut-il penser qu'il est féministe ?
Ou pas ? Féministe dans un drôle de sens, non ? Ou pas féministe du tout, machiste en fait ?
Mais bon, ce serait un autre récit, un autre débat.
Ah, j'ai failli oublier. Deux heures et vingt minutes.
Horriblement long.
Cette histoire aurait pu être mise en scène et montée en format court métrage.
Un spectateur a écrit qu'il a arrété le film après la scène de la cuisse de poulet ...
Ah ah ah ...
Je comprends cela.
Pourquoi n'ai-je pas fait de même ?
J'ai vu ce film sur le replay de canal+, un dimanche après-midi où je n'avais pas grand-chose à faire.
Heureusement que je n'étais pas dans une salle, que je n'avais pas acheté un ticket pour ce film.
Ai-je eu du plaisir à le regarder ? Mouais ! Pas vraiment.
J'avais bien vu que l'indice d'affinités de Allo Ciné était 58, que la moyenne des 9000 notes était 3,6 et j'avais lu une partie des 1390 critiques, dont une partie des 295 qui avaient mis une note de 1 ou moins. Je crois que ce film a été surévalué.
181 personnes ont écrit une critique avec la note de 5
462 avec une note de 4 ou plus.
Et moi ? Que dire ?
J'ai hésité entre MAUVAIS et TRES MAUVAIS. Je vais donner finalement la note de 2,5 en étant généreux.
Je dirai donc tout de même que c'est peut-être MOYEN. Mais, faut le dire vite, très vite. C'est du cinéma après tout, le cinéma est un art avec des œuvres diverses et variées. La diversité en fait sa richesse, je me marre.
Je n'ai pas aimé et je me suis même demandé pourquoi j'avais regardé ça.
Je ne vois pas dans quelle circonstance, je pourrais vous inviter à le regarder.
Par simple curiosité ? Parce que vous êtes fan des films d'horreur ?
Franchement, passer votre chemin, j'aurais peut-être du moi aussi passer à côté, temps un peu perdu quand même.